RESIDENCES DE TOURISME SOUS SURVEILLANCE : VOS REACTIONS
Publié : octobre 17, 2015 Classé dans : Famille, Immobilier, Impôts, Placements | Tags: bail commercial, DGCCRF, résidence de tourisme 6 CommentairesMon dernier billet sur une MORALISATION des pratiques commerciales dans le secteur des résidences de tourisme a suscité pas mal de réactions des internautes. Voici une sélection de leurs commentaires.

En matière de résidences de tourisme, trois points basiques sont à rappeler, signale un de mes abonnés :
« Tout d’abord, le bail est rédigé par le gestionnaire sans possibilités de changer une ligne. Ensuite il s’agit d’un bail commercial. Par définition, en cas de rupture par l’une des parties des compensations financières doivent venir de la partie cassant le bail.
Donc ce n’est pas un bail locatif (résidence). ATTENTION, la différence est très importante. Enfin, il convient de bien assimiler le statut du LMNP (loueur en meublé non professionnel) et celui du LMP (loueur en meublé professionnel) »
Les spécificités du bail commercial
Pas question de comparer un bail d’habitation conclu pour un logement que l’on donne à la location, avec un bail commercial conclu avec un exploitant de résidence de tourisme. Un internaute précise :
« – Le bail commercial peut être rompu par des clauses peu explicitées, ce qui fait qu’au final le loyer n’est pas garanti et le montage financier croule.
– En cas de révision des loyers à la baisse, l’investisseur n’a pas de possibilité de se couvrir avec une assurance.
– A la sortie, les choses sont plus compliquées que prévu dans les “plaquettes” commerciales. De plus, il y a peu d’information fournie lors de la signature.
– En cas de défaillance du gestionnaire, l’investisseur s’expose à requalification fiscale ; encore fois, pas d’information sur ces points à la signature …
Finalement, tous les risques/points sensibles pouvant pièger l’investisseur ne sont pas évoqués clairement à l’investisseur.
En revanche, les autres parties (promoteur, constructeur, gestionnaire, intermédiaires …) connaissent tous les “rouages” pour “sortir” en cas de dysfonctionnement sur un des maillons de la chaine.
Comme les prix des biens sont volontairement gonflés (pour que chacun y prenne de quoi ‘se nourrir’), les risques sont très forts.
Pour que ce soit un “vrai” investissement (et pas un placement toxique), il faudrait ramener le prix des biens à celui du marché “réel”, évincer les margoulins promoteurs/gestionnaires, protéger les investisseurs en cas de défaillance des loyers et bien sûr préparer la “sortie” (revente, relocation … )
Mais je doute fort que tout cela s’assainisse, le flou juridique est conséquent ».
Des fraudes bientôt réprimées
Toujours suite à mon dernier billet, voici une autre réaction :
« Il était temps que les services de l’Etat – la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes – mettent leur nez dans cette affaire. On ne peut pas collecter l’impôt alors que les exploitants ne tiennent pas leur engagement.
La situation des résidences de tourisme est catastrophique pour les investisseurs ont été bernés par des gens sans scrupule, ayant su déjouer les services de l’Etat. Il existe ni contrôle, ni obligation des exploitants vis- à- vis des services fiscaux, hormis la déclaration du Chiffre d’Affaire, TVA et autre.
On a vendu aux pauvres investisseurs un produit fiscal non bordé par le code des impôts et le code du tourisme.
Dans cette affaire, la complicité de l’Etat est attaquable, en l’absence d’un dispositif de contrôle des exploitants comme par exemple, le respect des clauses des baux, le versement des charges auprès des syndics des copropriétés…
Croisons les doigts pour la suite ».
En attendant, je ne manquerai pas de vous informer à travers mon blog, des avancées de réunion prévues à la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Poursuivez vos commentaires ici.
RESIDENCES DE TOURISME : LA MORALISATION EN VUE ?
Publié : octobre 9, 2015 Classé dans : Immobilier, Impôts, Placements, Uncategorized | Tags: DGCCRF, FNAPRT, SNRT 10 CommentairesLES PROFESSIONNELS DU SECTEUR DES RESIDENCES DE TOURISME SERONT BIENTOT CONTROLES PAR LA DGCCRF, LA DIRECTION GENERALE DE LA CONCURRENCE, DE LA CONSOMMATION ET DE LA REPRESSION DES FRAUDES

Quand le placement plaisir tourne mal
Quasiment chaque semaine, je suis contactée à travers mon blog, par un investisseur en résidence de tourisme, confronté à de sérieuses difficultés. Le scénario se répète : « Notre exploitant nous a fait subir des baisses drastiques de loyer et une augmentation des charges de copropriété ». Son de cloche proche de la part d’une banque, qui ne commercialise plus de l’immobilier géré à la suite des problèmes rencontrés par ses clients.
DE SERIEUX RISQUES FINANCIERS
Au vu des difficultés constatées, la sous-direction du tourisme, en co-pilotage avec la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, vient de mettre en place un groupe de travail . Sa mission : analyser l’existant et étudier les évolutions pertinentes à apporter à la réglementation actuelle. Un constat s’impose : le secteur des résidences de tourisme représente un secteur-clé de l’hébergement touristique. Mais l’investissement dans ce domaine peut s’accompagner de risques financiers pour les propriétaires-investisseurs, que ces derniers ont parfois du mal à appréhender.
L’information préalable du consommateur, tel est le thème de la première réunion, qui sous l’égide des Pouvoirs publics, comprendra des professionnels réunis au sein du SNRT (syndicat national des résidences de tourisme) et des investisseurs représentés par la Fédération Nationale des Associations de Propriétaires en Résidences de Tourisme et Résidences Gérées (FNAPRT).
INFORMER AU PREALABLE L’ INVESTISSEUR
Dans mon prochain billet, je vous ferai part des propositions de la (FNAPRT) regroupant près d’une centaine de résidences de tourisme en difficultés, ce qui représente près de 9000 logements détenus par des investisseurs souvent en litige avec leurs exploitants, pour améliorer l’information préalable de l’investisseur.
Bien immobilier, défiscalisation, TVA, bail commercial, classement... quelles informations indispensables auriez-vous souhaité connaître avant d’investir dans une résidence de tourisme ? Répondez ici en réagissant à ce billet.
DINARD A L HEURE DU CINEMA BRITANNIQUE
Publié : octobre 4, 2015 Classé dans : Art, Parlement | Tags: breaking the bank, Dinard, festival film britannique Commentaires fermés sur DINARD A L HEURE DU CINEMA BRITANNIQUEAMBIANCE BRITISH LORS DU FESTIVAL DU FILM D’OUTRE-MANCHE A DINARD. UNE OCCASION DE DECOUVRIR DES FILMS PLUTOT RARES EN FRANCE.

Petit break à Dinard. Dans cette très select station balnéaire (Ile-et-Vilaine) lancée par les Anglais au XIX° siècle, je découvre le cinéma d’Outre- Manche. Une bonne quarantaine de films programmés entre le 30 septembre et le 4 octobre. Mais dès samedi 3, le jury du 26° Festival du film britannique de Dinard décernait le Hitchcock d’Or Ciné et le Grand Prix du Jury au film « Couple in a hole » de Tom Geens. Un film dur mettant en scène deux britanniques vivant comme des bêtes sauvages dans un trou creusé à même le sol d’une forêt, quelque part en France. Moins d’un an auparavant, ils ont tout perdu dans un terrible incendie. En état de choc depuis le drame, le couple se terre, en rupture totale avec la société. Paul Higgins, Kate Dickie, Jérôme Kircher, Corinne Masiero en sont les principaux interprètes.
Dans les avant premières présentées à Dinard, j’aimerais vous recommander deux films, dont l’un a trait avec les sujets évoqués dans mon blog.
Breaking the bank de Vadim Jean. “Cela fait vingt ans que j’attendais d’être sélectionné au festival de Dinard » me confie ce réalisateur franco-britannique, accompagné au festival de Kelsey Grammer arrivé de Los Angeles, Tamsin Creig et Julie Dray.
Au cœur de la City à Londres, une petite banque privée bicentenaire, aujourd’hui en difficulté, suscite la convoitise d’investisseurs américains et japonais peu scrupuleux. Déchu sur le plan social, son PDG Charles Bunbury incarné par l’acteur américain Kelsey Grammer retrouve sa dignité avec l’aide de sa fille investie dans une banque communautaire. Après le film « Margin Call » consacré à la crise financière de 2008, cette production traite un sujet tragique sur un mode comique. Espérons que ce film soit rapidement distribué en France.

The city of London
Up and Down (A long way down), le film posthume de Pascal Chaumeil. Projeté à la soirée d’ouverture, il a été tourné en anglais et à Londres par le cinéaste français (“L’Arnacoeur”, “Un plan parfait”) décédé en Août. Le monde du cinéma lui a rendu hommage en présence de son épouse et de ses deux grands enfants.
Le film met en scène l’ex-bond Pierce Brosnan, un ancien présentateur vedette prêt, un soir de réveillon, à se jeter du haut d’un immeuble où il tombe nez à nez avec trois autres désespérés, partis pour faire la même chose. Ce club des suicidaires retrouvera le goût de vivre. Ce film sortira prochainement en salle.
PRESERVATION DU PATRIMOINE : QUE FAIT L’ETAT ?
Publié : septembre 24, 2015 Classé dans : Art, Famille | Tags: CDAC, DRAC, Meudon, tilleuls, Versailles 2 CommentairesPARADOXE : L’ARGENT PUBLIC EST GASPILLE ALORS QUE DE NOMBREUX MONUMENTS SOUFFRENT D’ UN MANQUE D ENTRETIEN FAUTE DE CREDITS ACCORDES AU MINISTERE DE LA CULTURE.

Un angelot dans les jardins du Château de Versailles
12 millions de visiteurs, c’est la fréquentation enregistrée lors des journées du patrimoine 2015. Pour l’occasion, le Ministère de la Culture et les DRAC (direction régionale des affaires culturelles) avaient ouvert 17.000 sites au public. Avec une première remarquée pour la salle du Congrès de château de Versailles. Bravo pour cette initiative.
Déficit budgétaire sur fond de récession économique oblige, les fonds de l’Etat pour la préservation de nos chefs d’oeuvre s’inscrivent en baisse, comme je le signalais dans un récent article publié dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles et intitulé “SOS sauvons le Patrimoine”.
Jugez un peu: depuis 2012, la baisse des crédits de 128 millions d’euros de l’enveloppe de crédits du ministère de la Culture consacrée au patrimoine fait courir un risque supplémentaire d’entretien insuffisant sur de nombreux monuments.
ARGENT PUBLIC GASPILLE

Coup de gueule. Dans ces conditions, comment s’expliquer le gaspillage de l’argent public sur l’un des plus beaux sites de la région parisienne: l’avenue du Château à Meudon (Hauts de Seine)? La DRAC d’Ile-de-France prévoit d’abattre de somptueux tilleuls ornant cette allée royale, pour les remplacer par des plus jeunes. Situé entre Paris et Versailles, c’est un lieu de promenade favori pour les familles.
“Si ce funeste projet est réellement mis en oeuvre, cela aura pour conséquence de détruire un site magnifique, refuge pour de nombreuses espèces animales et protecteur de la santé des habitants. Suivra alors la replantation de petits sujets. Mais il faut patienter au moins un siècle pour retrouver des allées monumentales, comparables à celles actuelles. Quel gâchis ! » me confie Georges Royer du CDAC (Comité de Défense de l’Avenue du Château). Soutenue par de nombreuses associations et de multiples scientifiques et chercheurs, cette association met tout en oeuvre pour sauver les alignements de tilleuls. Sans être écolo, je vous rappelle l’avertissement de Chateaubriand : « Partout où les arbres ont disparu, l’homme a été puni de son imprévoyance ». Réagissez à ce billet.

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