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VIVE LES BULLES DE CREMANT

AVEC SON PRIX IMBATTABLE, LE CREMANT SE POSITIONNE COMME LE PRODUIT INCONTOURNABLE POUR LES FETES DE FIN D’ANNEE

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La plupart des régions viticoles produisent du Crémant. Mais j’ai un faible pour le crémant de Bourgogne. En particulier celui élaboré par la maison Louis Bouillot basée à Nuits-St Georges (21), qui étoffe sa gamme cette année, avec une cuvée rosée, baptisée « Perle de Molesme ». Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce que les raisins proviennent en grande partie de son vignoble de Molesme, un village en plein cœur du Châtillonnais, au nord de la Bourgogne. En fait, les vignes se situent à 2,5 km de l’Aube et à 9 km du village champenois « Les Riceys », berceau du moine Robert de Molesme, le fondateur 1098 de la célèbre abbaye de Cîteaux.

Pour réussir cette cuvée de qualité, les cavistes ont assemblé trois grands cépages. A savoir surtout du Pinot Noir, du Chardonnay et du Gamay.

 

A la dégustation, j’ai apprécié les bulles très fines et la robe rose pâle aux reflets cuivrès. Avec un vieillissement sur latte compris entre seulement 12 à 15 mois, cet élevage assez court permet de  conserver la fraîcheur et la jeunesse de ses arômes de fruits rouges : groseille, fraise écrasée ou encore  cerise blanche.

Enfin dans ce climat social troublé, je vous signale que les Crémants risquent bien de devenir la nouvelle star des fêtes. Leur qualité gustative peut se comparer honorablement à celle du Champagne. Et leur prix peut être divisé par deux. D’ailleurs dans son émission Capital du dimanche 16 décembre 2018, intitulée « Repas de fête en famille : comment payer moins cher », la Chaîne M6 a consacré un reportage aux crémants, ces vins effervescents ayant le vent en poupe.

 


RECORD : VENTE DES VINS DES HOSPICES DE BEAUNE

EN BOURGOGNE, LE MILLESIME 2018 CONJUGUE QUALITE ET QUANTITE, CE QUI PERMET DE REALISER UN RECORD A LA DERNIERE VENTE AUX ENCHERES DES HOSPICES DE BEAUNE

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Nathalie Baye, Emmanuelle Béart, Erik Orsenna et François Curiel, Chairman Europe-Asie de Christie’s adjugeant la Pièce des Présidents à 230.000 euros.

Généreux et de qualité, le millésime 2018 restera dans les annales en Bourgogne. Et  pour la 158° vente aux enchères des Hospices de Beaune, qui a totalisé un record de 14.199.250 euros (prix marteau ou hors frais acheteurs).

Ce dimanche 18 novembre, les acquéreurs se sont disputés 828 pièces de vin - une pièce correspond à 228 litres, soit 304 bouteilles de 75 cl - contre 787 l’an dernier, issues de 50 cuvées (33 de rouge et 17 de blanc).

PRIX EN HAUSSE ANNUELLE DE 19%

Le prix moyen pour une pièce de rouge s’établit à 15.486 euros. Et celui d’une pièce de blanc ressort à 21.212 euros. Comparé à 2017, le prix moyen de la pièce progresse de 19%. Mais il s’inscrit en dessous de 17.645 euros atteint lors de la vente de 2015 qui se limitait, il est vrai, à seulement 575 pièces.

La fameuse pièce des Présidents dont le produit est reversé à trois associations, a atteint 230.000 euros. Elle a été acquise par Anima Vinum (Brésil) et par Albéric Bichot pour son client canadien.

« Les 828 pièces présentées cette année illustrent encore une fois un millésime où la qualité et quantité sont allées de pair. Je suis convaincue que ce millésime livrera des crus formidables », confie Ludivine Griveau, régisseur du Domaine des Hospices de Beaune

Avant la vente, cette année les équipes de Christie’s et des Hospices de Beaune se sont déplacées pour organiser 25 événements de Singapour à Londres et de Shanghaï à Los Angeles, réunissant plus de 900 personnes.

Sans surprise, les professionnels se frottent les mains. Cette vente aux enchères de renommée internationale donne souvent le là pour le marché des vins de Bourgogne. Seule ombre au tableau : un des récents tweets au vitriol de Donald Trump regrettant que le vin français vendu outre-atlantique soit moins taxé sur le vin américain importé en France. A suivre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


VINS : BIENTOT LA VENTE DES HOSPICES DE BEAUNE

LA RECOLTE 2018 SERA VENDUE AUX ENCHERES LE 18 NOVEMBRE PROCHAIN A BEAUNE (COTE D’OR)

 

Pour ce billet,  je passe le relais à ma fille, passionnée d’oenotourisme.

À l’approche du 3ème week-end de novembre, les Hospices de Beaune et Christie’s, s’activent à la préparation de la plus ancienne vente de charité de l’Hexagone : la célèbre vente des vins des Hospices de Beaune.

Le domaine des Hospices s’est construit par la générosité d’hommes et de femmes de la région depuis 600 ans. Il se répartit sur des terroirs variés et d’exception. Les Premiers et Grands crus, autour de Beaune, mais aussi en Côte de nuits et en Maçonnais avec des parcelles de Pouilly-Fuissé constituent près de 85% du domaine.

Les 60 hectares de vignobles, légués par des Bourguignons à l’ancien Hôtel Dieu, sont soigneusement cultivés, puis récoltés. La vente de la récolte 2018 se déroulera le 18 novembre prochain. Des acheteurs, toujours plus généreux et internationaux se disputeront les précieuses cuvées.

2018 : UN GRAND MILLESIME

L’exploitation est pilotée jour et nuit par la régisseuse, Ludivine Griveau, et 23 vignerons. Ils veillent sur les ceps comme des mères sur leurs petits. Ces terroirs hétérogènes d’exception, sont soumis aux aléas, toujours plus extrêmes, du climat. Cette année, l’hiver doux et exceptionnellement pluvieux a donné quelques insomnies à ces passionnés viticoles, car en mars, les vignes étaient toujours au repos. Ils commencent à parler d’un « millésime tardif ». Pourtant, en avril, la météo marque un revirement inattendu avec 10 degrés au dessus des normales de saison. L’été s’installe avant l’heure et la végétation galope. Le bourgeon devient un rameau à 5 feuilles en quelques jours.

En juin, des orages exceptionnellement abondants s’abattent sur les vignes, dopant ainsi leur pousse jusqu’à 1 mètre par semaine, du jamais vu ! La canicule de l’été et les records d’ensoleillement accélèrent la maturité des raisins. Finalement, la date des vendages, initialement prévue fin septembre, s’avance fin aout, pour la 3ème année consécutive. Malgré les pics extrêmes du climat, le savoir-faire et la passion de ces viticulteurs suffisent à entretenir le prestige ancestral de ces grands crus. Abondant et de grande qualité, le millésime 2018 a vocation à rester dans les annales des connaisseurs.

SOUTENIR DES OEUVRES

Cette année, 828 pièces de 50 cuvées de prestige vont être proposées à la vente. Chaque pièce contient 228 litres et donnera, après deux ans de fermentation, 288 bouteilles de vin. La patience est de mise, mais n’entrave en rien l’engouement des amoureux des vins d’exception. Restaurateurs, négociants, ils se bousculent nombreux  pour acquérir les cuvées de prestiges de demain. En 10 ans, le prix moyen d’une pièce s’est envolé de 7.000 euros à 14.000 euros, boosté par les 80% d’acheteurs internationaux, essentiellement asiatiques.

 

Une partie de cette vente caritative soutient des œuvres.  Cette année, l’institut Pasteur et l’association de Sœur Emmanuelle, ASMAE, se partageront la « pièce des Présidents ». La vente de ce fût millésimé de 228 litres, issu de l’appellation Corton Grand Cru Clos du Roi, financera la recherche contre le cancer des enfants et soutiendra la scolarisation d’enfants syriens. En 2017, c’est ainsi 410.000 euros qui ont été reversés à des associations caritatives.

Enfin la Maison Bichot à Beaune propose aux particuliers d’acheter en ligne quelques bouteilles de sa sélection 2018, voire une pièce de vin.

 

 

 

 

 

 

 


OENOTOURISME A MERCUREY

EN BOURGOGNE, A MERCUREY (71), LA MAISON ANTONIN RODET PROPOSE UNE VISITE ORIGINALE DE SES CAVES.

Le Clos blanc d’Antonin Rodet, une petite vigne de 16 ares plantée en chardonnay.

 

 » Canicule oblige : en Côte Chalonnaise les vendanges commencent dès mercredi 29 aout, pour les Crémant. Et les jours suivants pour les vins blancs et rouges. Soit une dizaine de jours avant les vendanges 2017  » me confie un vigneron de Mercurey.  L’occasion de découvrir, niché au cœur de Mercurey, le Clos Antonin Rodet, qui propose un nouveau circuit de dégustation en Côte Chalonnaise.

Plus qu’une simple visite, ce parcours, premier en son genre dans ce secteur, permet de partager un instant la vie de la famille d’Antonin Rodet et de faire une pause pour découvrir la Bourgogne vineuse discrète sinon secrète.

Durant 45 minutes, le parcours invite à une immersion dans la Bourgogne viticole de cette famille . Le temps de deux courts-métrages, le visiteur plonge dans le XIXème siècle où il assiste en spectateur privilégié à la naissance et à la croissance de la Maison Rodet. Vient ensuite la mise en lumière de leur quête d’excellence dans la sélection et l’élaboration de ces vins, perpétuant la mémoire du père et du fils.

Par rapport à la version lancée en 2013, la visite s’enrichit de « la table des textures et terroirs » . Trônant dans les jardins du clos, elle met les sens en éveil, puisqu’elle donne l’occasion de goûter et de toucher les différents sols de Bourgogne conférant aux vins leur caractère unique.

Le parcours se poursuit dans la cave d’élevage ponctué d’une dégustation  commentée sur fût de quatre vins : deux blancs et deux rouges.

 

En déambulation libre, le visiteur découvre un espace muséographique où sont mis en scène les objets publicitaires d’époque de cette maison de vins.

A ne pas manquer également, le Clos blanc d’Antonin Rodet, une ravissante petite vigne de 16 ares plantée en chardonnay. Entourée de murs en pierre, elle jouxte la maison et la jolie serre datant d’Eiffel !