Recherche

IMMOBILIER : LES SYBELLES INNOVENT

AU LIEU DE FAIRE APPEL A DES PARTICULIERS, LES STATIONS DU QUATRIEME DOMAINE SKIABLE S’APPUIENT SUR DES NOUVEAUX MONTAGES FINANCIERS POUR INVESTIR DANS DEUX RESIDENCES 

Tournant dans le financement de l’immobilier touristique les stations de sports d’hiver. « Lancé dans les années 90 et organisé sous forme de cession d’appartements à des particuliers moyennant la contraction d’un bail commercial au profit d’un unique gestionnaire,  le modèle historique du financement des résidences de tourisme, arrive sans doute en fin de vie » me confie Michel Bouvard, vice-président du conseil départemental  de la Savoie. Le père du dispositif fiscal Censier Bouvard sait de quoi il parle.  Et vous, les fidèles abonnés de ce blog, vous avez connu des expériences d’investisseur plus ou moins heureux en altitude.

Pour les exploitants de remontées mécaniques, les résidences de tourisme financées par le biais de la défiscalisation tournent à terme, au ralenti.  Ne seraient-ce lorsque les investisseurs ne renouvellent plus leur bail commercial avec l’exploitant ou…. Son successeur. Dans le jargon professionnel, les fameux « lits chauds » deviennent des lits froids.

Afin d’éviter cet écueil et de dynamiser l’investissement touristique, l’exploitant des remontées mécaniques des Sybelles regroupant six stations en Maurienne vient d’innover en matière de financement de l’hébergement touristique à la montagne. « La première résidence de tourisme portée par une SCPI montagne et gérée par CGH ouvrira à la Toussuire-Les Sybelles en décembre 2020 » m’explique Alexandre Maulin, à la tête du groupe éponyme.

Toujours dans le périmètre des Sybelles, cette fois au Corbier, une « résidence hôtelière » de 692 lits exploitée par MMV, ouvrira également en décembre 2020. Ce premier immeuble en construction modulaire en station fera l’objet d’un portage financier.

Dans un prochain billet de blog, je reviendrai sur le montage financier de ces deux nouvelles résidences.


FINANCE : GARE AUX ESCROQUERIES

DANS UN CONTEXTE DE TAUX D’INTERET TRES BAS, LES ESCROCS MULTIPLIENT LES ARNAQUES EN FAISANT MIROITER DES PERFORMANCES ELEVEES

File:Gerechtigkeit-1537.jpg

Au moins 1 milliard d’euros perdus par les épargnants entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2019, suite à des escroqueries financières. Tel est le bilan que viennent de dresser conjointement le Parquet du TGI (Tribunal de Grande Instance de Paris), l’AMF (Autorité des marchés financiers) et l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).

« Jusqu’au début 2016, les plaintes concernaient surtout le crédit et le Forex  (en anglais Foreign exchange market ) ou marché des changes. Puis les arnaques  se sont déplacées sur les livrets d’épargne et sur de nouveaux supports : le diamant, les cryptoactifs, les forêts, le vin ou encore les cheptels » note un observateur.

Les autorités rappellent toute proposition d’investissement sur ces biens atypiques mettant en avant une promesse de rendement financier doit faire l’objet d’un enregistrement auprès du régulateur. D’ailleurs cet enregistrement est obligatoire avant toute communication promotionnelle ou tout démarchage.

Dans la pratique, la liste des offres enregistrées est disponible sur le site de l’AMF.

 EN QUETE D’INVESTISSEMENTS REMUNERATEURS

Dans sites internet bien documentés peuvent proposer ces placements atypiques et même des livrets d’épargne.  Les investisseurs se connectent directement sur ces sites

ou sont démarchés par des messages ou publicités ciblées reçues par divers canaux. A l’heure du numérique, la souscription ou l’achat de ces produits s’effectuent en ligne, par internet et par messagerie. Ensuite via un numéro français (ou apparemment français) de téléphone. Mais sans rencontre physique.

Avec son discours manipulatoire, le faux conseiller met en confiance son interlocuteur. Incitée à effectuer un premier versement et rassurée sur la rentabilité et la réalité de son investissement, la victime investira des sommes plus importantes qu’elle ne pourra récupérer.

apo

 

LE PROFIL DES VICTIMES

Trois constats :

  • Les plus de 50 ans représentent plus de 65 % des victimes et 81 % de l’ensemble des sommes perdues, la tranche d’âge la plus impactée étant celle des 60‐69 ans. Disposant d’un patrimoine plus important, cette tranche d’âge est aussi plus disponible que les actifs pour des sollicitations faites par téléphone.

° Si les retraités sont les plus touchés (48,2 % des montants investis), toutes les catégories socioprofessionnelles sont concernées ;

°  La région Provence Alpes Cotes d’Azur est la plus concernée par les escroqueries (17,3 % des montants investis), suivie par l’Auvergne‐Rhône‐ Alpes, l’Occitanie, puis l’Ile de France.

Des arnaques se développent aussi à la Bourse.

Ne vous laissez pas tenter par des discours alléchants. Avant toute décision, consultez cette page sur ce site officiel.


BOURSE : ATTENTION AUX ARNAQUES

L’AUTORITE DES MARCHES FINANCIERS MET EN GARDE LE PUBLIC CONTRE LE DEMARCHARGE AGRESSIF VISANT NOTAMMENT DES TITRES BOURSIERS

Résultat de recherche d'images pour "photo AMF"

 

 

Dans le monde des placements, les anglo-saxons qualifient de « boiler room », ou  » technique de la bouilloire », le recours à des tactiques agressives de vente par une entité ne disposant d’aucune autorisation et se présentant auprès des épargnants comme une société de courtage ou une société de gestion d’actifs.

Mais cette technique se répand également en France. En effet l’AMF (Autorité des marchés financiers) vient de mettre en garde le public contre cette pratique frauduleuse visant à solliciter des investisseurs afin de les inciter à acheter de produits financiers sur la base d’argumentaires sans rapport avec la valeur réelle de ces actifs et en faisant miroiter des potentiels de hausse de cours très importants. Existant depuis de nombreuses années, ce type de fraude peut porter sur des sociétés cotées sur différents marchés européens. Et par conséquent viser les investisseurs particuliers dans toute l’Europe.

RECOMMANDATIONS D’ACHAT SUSPECTES

Compte tenu des indices dont elle dispose, l’AMF attire l’attention à propos de recommandations d’achat suspectes sur les actions suivantes cotées sur Euronext Access, à savoir :

  • Media Lab (IT0005324105) ;
  • Arthur Maury (FR0013268067) ;
  • Design your Home (SE0007045380) ;
  • Gour Medical (FR0013371507) ;
  • Parx plastics (NL0012650535) ;
  • Italy Innovazioni (IT0005336521).

D’ailleurs ces incitations à l’achat pourraient se baser sur des informations fausses ou trompeuses et/ou dissimulent des conflits d’intérêts existants. Certains agissements pourraient même constituer des infractions pénales. Cet organisme de contrôle sanctionne régulièrement des opérateurs.

Si vous investissez en Bourse, la plus grande vigilance s’impose donc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


IMMOBILIER A PARIS : TOUJOURS PLUS

AVEC LE CARBURANT DE LA BAISSE DES TAUX D’INTERET, LES PRIX DES LOGEMENTS ANCIENS DANS PARIS REALISENT UN NOUVEAU RECORD, SELON LES NOTAIRES.

BLOG FEAU

Des taux d’intérêt incroyablement bas, une relative confiance dans l’avenir, l’absence des placements alternatifs et des inquiétudes sur la réforme des retraites, autant de facteurs qui jouent un rôle d’accélérateur de décision pour acheter de l’immobilier dans la capitale.  Résultat : le cap des 10.000 euros le mètre carré en moyenne a été franchi à Paris durant le mois d’aout, selon les Notaires du Grand Paris, lors de leur dernier point trimestriel.

Et même si les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, ces officiers ministériels prévoient un prix moyen du mètre carré dans les immeubles anciens situés à Paris, de 10.280 euros en octobre, d’après la projection des valeurs figurant dans les avant-contrats déjà signés.  Pas de doute, malgré le faible niveau des taux d’intérêt, les particuliers perdent du pouvoir d’achat immobilier.

Toujours à Paris l’Odéon s’affiche comme le quartier le plus cher, avec un prix moyen/m2 de 17.040 euros. Et La Chapelle, le plus accessible à seulement 7.470 euros/m2. Dans les ventes records parisiennes, les notaires du Grand Paris citent un triplex de 328 m² qui a trouvé preneur sur la base de 30.390 euros/m2, pour une somme proche de 10 millions d’euros, hors droits d’enregistrement.

TROIS QUARTIERS GAGNANTS SUR 5 ANS

En se penchant sur l’évolution des prix sur des cinq dernières années,   il aurait fallu tabler sur les quartiers Odéon (+ 35,1 % de hausse des prix dans la période), Hôpital Saint-Louis (+ 31,9 %) et même sur la Porte Saint-Denis (+ 31,6 %). Situé dans le 10e, ce secteur central est devenu à la mode.

Coté volume des transactions  de logements anciens dans la capitale, la tendance est au tassement, avec un recul de 1% sur un an. Seulement 36.530 actes signés entre le troisième trimestre 2018 et le second trimestre 2019.  Cette évolution tranche celle du marché national qui crève le plafond du million de transactions (1.017.000 ventes dans l’ancien en France au 30 juin).