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VIVE INQUIETUDE DES PROPRIETAIRES DE RESIDENCE DE TOURISME

EN PLEINE CRISE SANITAIRE, LE SNRT ANNONCE UNE PROBABLE BAISSE DES LOYERS VERSES AUX INVESTISSEURS DE RESIDENCES DE TOURISME ET D’APPARHOTELS.

Location vacances maison Fabregues

 

Dans une lettre ouverte aux propriétaires de résidences de tourisme datée du 20 mars 2020, le SNRT (syndicat national des résidences de tourisme et des apparthotels) vient de tirer la sonnette d’alarme.

« Dans un contexte de chiffre d’affaires en berne lié aux nombreuses annulations des dernières semaines sur toutes nos résidences y compris les résidences urbaines, à l’arrêt total des prises de réservations pour l’hiver en cours comme pour les vacances de Pâques et la prochaine saison estivale, les gestionnaires que nous représentons au SNRT ne peuvent supporter les charges fixes habituelles. Notre activité, nos entreprises, vos investissements sont en péril, si nous ne gérons pas ensemble, et avec efficacité, cette terrible période ».

 

Et de poursuivre : « compte tenu de la situation évolutive à laquelle le pays est confronté, il est impossible de déterminer, à ce stade et avec précision, quelles seront les modalités pratiques d’adaptation de vos loyers, mais celles-ci seront inévitables ».

PRENDRE PRETEXTE DE LA CRISE SANITAIRE ?

Dans cette sombre période, l’heure n’est pas à la polémique. En temps normal, de nombreux exploitants ne se privent pas de réviser à la baisse leurs loyers. « Ce document matérialise sans ambiguïté aucune, le risque que les exploitants prennent prétexte de la crise sanitaire actuelle pour suspendre le paiement des loyers et/ou pour mettre les propriétaires sous tension, encore davantage qu’ils ne le faisaient parfois déjà » explique un avocat. Pourtant de nouveaux baux ont été signés après de longues et dures négociations, comme au Center Parcs de Moselle par exemple.

Dans un prochain billet de blog, je tenterai d’analyser l’impact de cette crise pour les investisseurs dans les résidences de tourisme : retard voire baisse de loyers, congé donné par l’exploitant.

REAGISSEZ ICI EN BAS DE CE BILLET


GROS PLAN SUR LE CENTER PARCS DES TROIS FORETS

LE BAIL COMMERCIAL DES PROPRIETAIRES DE LA PREMIERE TRANCHE DE CENTER PARCS EN LORRAINE VIENT D’ETRE RENOUVELE . EXPLICATIONS

Entre Nancy et Strasbourg, sur la commune d’Hattigny en Moselle, un vaste domaine de 470 Hectares accueillait dès la fin 2010, le plus grand Center Parcs d’Europe : le Center Parc des Trois Forêts.  Implanté à 150 km de la Belgique, à 130 km du Luxembourg, à 110 km de l’Allemagne, à 210 km de la Suisse et à 250 km des Pays-Bas (pays d’origine des Center Parcs), les bonnes fées veillaient sur ce resort au vert. Son excellente localisation, à la croisée de plusieurs pays lui permet de réaliser pour ses 1.145 cottages,  un  taux de remplissage de 73% en moyenne. Un joli score. D’ailleurs il affiche le plus haut taux de fréquentation étrangère et il reçoit le plus d’enfants. Voilà pour les vacanciers qui apprécient les confortables cottages détenus par des investisseurs privés.

PRES D’UN MILLIER DE PROPRIETAIRES

Ce resort comporte plus de 980 propriétaires. Des français,  des irlandais, des européens, et même des australiens. Ils représentent au total 18 nationalités ce qui n’est pas une mince affaire pour communiquer. Même à l’heure d’internet. A noter que dans le domaine 2 investisseurs importants ont acheté plus de 165 cottages sur les 1145 du parc. Comme il a été livré par tranches, les baux commerciaux avec l’exploitant Pierre&Vacances, Center Parcs, arrivent à des échéances différentes. La première et la plus importante – avec 870 propriétaires- arrivait à échéance en septembre 2019.  « En 2009, nous avons tous signé un bail se composant de 2 parties :

– la première sur une période d’une année afin de caler tous les propriétaires de la première tranche sur une date de démarrage en septembre 2010.

– la seconde partie, sur un bail de 9 ans, commençant alors en septembre 2010 pour se terminer en septembre 2019 » m’explique l’un des investisseurs.

Dès juin 2017, il a fallu trouver les coordonnées des propriétaires. Et ce, afin de créer en février 2018,  une association de défense nommée ACD3F. Actuellement, elle compte  plus de 700 membres.  « En prévision du renouvellement des baux – accompagnée généralement d’une sévère baisse de loyers et de lourds travaux à la charge des investisseurs privés- nous avons souhaité constituer une association de défense pour intervenir d’une même voix avec l’exploitant » me signale  Daniel Fleischhaueur, président de l’ACD3F.  Cette association adhère à la FNPRT (Fédération nationale des propriétaires de résidences de tourisme).

Dans un prochain billet, je mettrai l’accent sur la renégociation des baux commerciaux de la première tranche. Pour mémoire, les investisseurs au Center Parcs de l’Ailette ont déjà été confrontés à cette difficile étape.

 


IMMOBILIER : LE RETOUR DES INVESTISSEURS

DU JAMAIS VU DANS L’HEXAGONE : PLUS D’UN ACHAT SUR QUATRE EST DEDIE A L’INVESTISSEMENT LOCATIF

BLOG FEAU

Surprise sur le marché de l’immobilier résidentiel ancien : les investisseurs sont de nouveau présents. Tel est le constat que vient d’établir le réseau d’agences Century 21 dans son bilan annuel.

« En 2019, plus d’une transaction sur quatre a été réalisée à titre de placement, ce qui dope le marché immobilier ancien et fait de la pierre, une valeur refuge absolue » remarque Laurent Vimont, à la tête du réseau en France.  En totalisant 27,2% des transactions l’an passé, les investissements locatifs ont progressé de 25,3% sur un an. Lorsque le nombre des ventes immobilières atteint un record en dépassant le seuil du million, ce score est loin d’être négligeable. Quelques 270.400 logements anciens ont donc été acquis l’an dernier par des investisseurs contre seulement 93.000 biens en 2010. A cette époque, le volume des ventes tournait autour de 600.000 logements.

La faiblesse des taux d’intérêt, les aléas boursiers et la crainte du lendemain en matière de retraite créent un réflexe pierre placement. Quitte à oublier les contraintes des rapports locatifs et l’éventuel plafonnement des loyers. Il est vrai que de nombre de bailleurs privilégient des formules plus souples comme la location meublée, voire la location saisonnière de courte durée.

Avec un achat moyen de 134.202 euros, les employés/ouvriers sont à l’origine de plus d’un quart de ces investissements locatifs. Les cadres moyens ont consacré en moyenne 137.6000 euros à un placement pierre en direct. Et chez les cadres supérieurs, l’investissement se chiffre à 188.000 euros. Malgré le très faible rendement,  des investisseurs achètent même dans Paris intra-muros où la barre de 10.000 euros le mètre carré vient d’être franchie.


IMMOBILIER : LES SYBELLES INNOVENT

AU LIEU DE FAIRE APPEL A DES PARTICULIERS, LES STATIONS DU QUATRIEME DOMAINE SKIABLE FRANCAIS S’APPUIENT SUR DES NOUVEAUX MONTAGES FINANCIERS POUR INVESTIR DANS DEUX RESIDENCES 

Tournant dans le financement de l’immobilier touristique les stations de sports d’hiver. « Lancé dans les années 90 et organisé sous forme de cession d’appartements à des particuliers moyennant la contraction d’un bail commercial au profit d’un unique gestionnaire,  le modèle historique du financement des résidences de tourisme, arrive sans doute en fin de vie » me confie Michel Bouvard, vice-président du conseil départemental  de la Savoie. Le père du dispositif fiscal Censier Bouvard sait de quoi il parle.  Et vous, les fidèles abonnés de ce blog, vous avez connu des expériences d’investisseur plus ou moins heureux en altitude.

Pour les exploitants de remontées mécaniques, les résidences de tourisme financées par le biais de la défiscalisation tournent à terme, au ralenti.  Ne seraient-ce lorsque les investisseurs ne renouvellent plus leur bail commercial avec l’exploitant ou…. Son successeur. Dans le jargon professionnel, les fameux « lits chauds » deviennent des lits froids.

Afin d’éviter cet écueil et de dynamiser l’investissement touristique, l’exploitant des remontées mécaniques des Sybelles regroupant six stations en Maurienne vient d’innover en matière de financement de l’hébergement touristique à la montagne. « La première résidence de tourisme portée par une SCPI montagne et gérée par CGH ouvrira à la Toussuire-Les Sybelles en décembre 2020 » m’explique Alexandre Maulin, à la tête du groupe éponyme.

Toujours dans le périmètre des Sybelles, cette fois au Corbier, une « résidence hôtelière » de 692 lits exploitée par MMV, ouvrira également en décembre 2020. Ce premier immeuble en construction modulaire en station fera l’objet d’un portage financier.

Dans un prochain billet de blog, je reviendrai sur le montage financier de ces deux nouvelles résidences.