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RITZ : VENTE HISTORIQUE DU MOBILIER

A PARIS, UNE EXPOSITION PLONGE LE VISITEUR AU CŒUR DE L’UNIVERS DU RITZ.

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Avec le Ritz, Artcurial adjugera le mobilier de son cinquième palace. Cette vente aux enchères se déroulera au 17 au 21 avril 2018. Armez vous de patience pour faire la queue.

Depuis son inauguration, le 1er juin 1889, le Ritz Paris et ses somptueux décors incarnent l’élégance et le luxe feutré synonymes de l’art de vivre à la française.

A la fois intimiste et étincelant, le style Ritz fut immédiatement adopté par les clients du monde entier. En particulier, des têtes couronnées, célébrités, artistes,  et écrivains : Marcel Proust, Ernest Hemingway, Coco Chanel, Audrey Hepburn ou Marie Callas.

Lors de cette vente, des milliers de lots provenant des anciens aménagements successifs du célèbre hôtel seront proposés aux enchères. Avant cette vacation, du 12 au 16 avril 2018, une grande exposition publique gratuite de près de 3 000m² métamorphosera les salons de l’hôtel Marcel Dassault, siège parisien d’Artcurial sur les Champs-Elysées. Avec le concours du décorateur français Vincent Darré, une sélection des 10.000 pièces du catalogue y sera présentée.

Inspiré de la grande tradition, cet écrin éphémère, que j’ai découvert lors d’une visite réservée à la presse,  réinterprète l’esprit  du palace de la place Vendôme. Pour saisir l’envers du décor, je vous conseille cette petite vidéo intitulée Il était une fois le Ritz Paris.

Lors de cette vacation, près de 3.500 lots provenant des anciens aménagements du Ritz depuis 120 ans devraient trouver preneur. Compte tenu de l’intérêt des acquéreurs étrangers, en particulier américains, l’estimation du produit de la vente à 1 million d’euros pourrait être multiplié par dix. A suivre.


DU RIFIFI DANS LE PLACEMENT ART

AVANT LE 9 AVRIL 2018 LES CLIENTS D ’ARTECOSA/SIGNATURES DOIVENT DECLARER LEURS CREANCES. EXPLICATIONS

 

Photographie par Aurel BAUH

Nu à la Mer Noire, Aurel Bauh

 

La société Artecosa, devenue Signatures, proposait à des investisseurs d’acheter des manuscrits, photographies et documents historiques originaux de valeur.

Selon les documents publicitaires émis par la société, cet investissement permettait de collectionner des œuvres d’art dans un marché en pleine évolution et de bénéficier d’une fiscalité avantageuse avec notamment une imposition des plus- values à 6% hors de CRDS et une exonération de l’ISF.

Outre les avantages fiscaux des ces « biens divers » ou placements atypiques,  Artecosa devenue Signatures mettait en avant « la raréfaction des œuvres et l’intérêt de plus en plus fort de nouveaux pays comme la Chine ». Dans ses contrats de vente commercialisés avant 2016, elle proposait aux clients de conserver leurs œuvres pendant au moins cinq ans. « Moyennant quoi, elle leur promettait une plus-value de 7,5% par an, soit 43,56% de performance en cinq ans » m’explique un proche du dossier.

Suite à l’intervention de l’AMF (Autorité des marchés financiers), cette société présidée par l’ancien directeur général salarié d’Aristophil a modifié ses contrats de vente en supprimant la garantie de plus-value, la garde et l’obligation de rachat des œuvres. Pas de doute, le scandale Aristophil a jeté le discrédit sur ce type de placement. Aussi dans un jugement du 8 février 2018, le tribunal de commerce de Paris déclarait une mesure de sauvegarde à l’encontre de Signatures.

 

L’URGENCE

Les investisseurs disposent d’un délai de deux mois à compter du début de la mise en place de la sauvegarde, soit jusqu’au 8 avril 2018 pour réaliser une déclaration de créance établie sur la valeur de sauvegarde et la plus-value. « Normalement ils n’ont pas de créance vis-à- vis de la société car ils sont propriétaires de leurs œuvres. Cependant, la déclaration de créance constitue une garantie supplémentaire, si le tribunal venait à requalifier l’option de rachat, en tromperie » m’explique un avocat en droit du marché de l’art. Son cabinet défend plusieurs centaines d’investisseurs (français, belges et suisses) ayant acheté des collections à la société Aristophil.

De plus, ils disposent d’un délai de trois mois, soit jusqu’au 8 mai 2018 pour effectuer une revendication en propriété de leur(s) œuvre(s).

D’après une association de consommateurs, la vente aux enchères volontaire réalisée fin 2017 d’autographes de Churchill, Baudelaire, Einstein, Victor Hugo et Jackie Kennedy œuvres commercialisées par Artecosa/Signatures n’ont atteint que 10% à 20% du prix de vente initial !

Positionnée sur le marché de l’art, le cabinet d’expertise comptable Dolbeau propose aux particuliers de se charger de récupérer les œuvres auprès de la société Artecosa/Signatures, par l’intermédiaire de professionnels qualifiés et dûment mandatés. Il peut aussi réaliser les déclarations de créance et/ou de revendication en propriété.  Et même de les accompagner pour céder leurs œuvres en salle de vente avec des mandats de vente. Et ce, pour des honoraires de 360 euros TTC par mandat de vente d’œuvres ne dépassant pas 100.000 euros. Afin d’éviter tout conflit d’intérêt, le cabinet n’attaque ni les courtiers ni la société Artecosa/Signatures.

 

Par ailleurs, je consacrerai mon prochain billet  de blog sur l’ Escale à Sète. Cette fête des traditions maritimes se déroulera au 27 mars au 2 avril prochain. Une belle destination pour le week-end pascal.


THEATRE : RABELAIS A VERSAILLES

UN VRAI SPECTABLE DE TROUPE, ALLIANT THEATRE, DANSE ET MUSIQUE, A L’AFFICHE, A VERSAILLES DEBUT DU 6 AU 11 MARS

 

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Cette fois, je vous emmène au théâtre Montansier de Versailles qui programme du mardi 6 mars au lundi 11 mars, une pièce de Jean-Louis Barrault consacrée à Rabelais.

« En 1968, quelques semaines après le fameux « mois », et donc après son éviction du Théâtre de l’Odéon, Jean-Louis Barrault et sa troupe créaient à Paris, à l’Elysée Montmartre, un spectacle fondamentalement baroque et totalement fou. Le génial directeur de la compagnie Renaud/Barrault s’était attaqué à l’œuvre de Rabelais et osait une adaptation nouvelle et ambitieuse, un parcours ludique et délirant. Il proposait une traversée des cinq livres de l’œuvre de celui qui fut non seulement conteur et romancier mais aussi grammairien, poète, philosophe, médecin, jurisconsulte, astronome, maître suprême en philosophie…

Jamais rejouée depuis 1968, je vois là, avec la complicité des équipes du Studio d’Asnières et du Théâtre Montansier, matière à créer un vrai spectacle de troupe, alliant théâtre, danse et musique » m’explique Hervé Van der Meulen, le metteur en scène.

Pendant un spectacle de deux heures et demie délicieuses, 19 comédiens jouent toute l’oeuvre de Rabelais.

 

RABELAIS, L’INTEMPOREL
Ici la joie et le vin sont les maîtres de cérémonie. Né 70 ans avant Shakespeare, Rabelais a certes inscrit dans son œuvre toute l’actualité évènementielle et culturel de son temps. Mais par son incroyable imagination, sa verve, sa joyeuseté, sa bouffonnerie, il dépasse ce cadre pour rejoindre l’intemporel et l’universel.

A voir en duo ou en famille, en attendant le mois Molière programmé en juin prochain.

 


DINARD : BIENTOT LE FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE

Le Festival du film britannique de Dinard se déroulera fin septembre. De l’autre coté de la Manche, le cinéma d’outre manche est en colère.

 

 

 

Sur fond de Brexit, le Festival du film britannique de Dinard se déroulera cette année du 27 septembre au 1er octobre.

 

« Près de 20% de la sélection parle des migrants. Deux films se déroulent à Calais. Globalement, le cinéma britannique est en colère« , confie Hussam Hindi, directeur artistique de l’événement. Dirigeant depuis 1997 la programmation du Festival de Dinard, ce professeur de cinéma à Rennes, suit de près l’évolution du cinéma britannique. D’ailleurs entre mars et août, il fait sa programmation et voit un maximum de films.

Cette 28° édition sera présidée par Nicole Garcia, l‘actrice et réalisatrice notamment connue pour avoir réalisé « Un week-end sur deux » (1990) ou « Place Vendôme » (1998).
Quant à l’affiche, elle a été signée par Sylvain Garrigues.  « Le personnage mis en scène pourrait sortir tout droit d’une réalisation britannique à l’image d’une Maggie Smith ou d’une Judi Dench. Cette femme âgée arbore tatouage et bijou décalé pour marquer une certaine modernité et rébellion, deux thèmes abordés dans de nombreux films britanniques à l’image du dernier Ken Loach Moi, Daniel Blake”  m’explique l’équipe du festival à Dinard.

Et si cette charmante anglaise ne sourit pas, n’y voyez pas un caractère acariâtre. C’est tout simplement parce qu’on ne plaisante pas avec l’heure du thé !

PROCHAIN BILLET VERS LA MI- AOUT