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L’ART RUSSE : BIENTOT AUX ENCHERES

A LA MI OCTOBRE, 80 TABLEAUX D ARTISTES RUSSES DU DEBUT DU XX SIECLE SERONT VENDUS AUX ENCHERES A PARIS PAR ARTCURIAL.

Natalia Gontcharova, Paysanne et enfant aux puits (Etude), circa 1910,

Huile sur toile, estimations : 275 000 – 350 000 € selon Artcurial

Pour cette rentrée, je vous conduis sur les traces de la peinture russe dans la première moitié du XX° siècle. Le mardi 16 octobre 2018, Artcurial consacrera une matinée de vente à la dispersion de 80 œuvres provenant de la collection Tatiana et Georges Khatsenkov : près d’un siècle de créations russes à Paris, de 1890 aux années 1970, offrant un panorama inédit sur le travail de ces artistes épris de liberté.

Installés depuis près de 30 ans sur la côte d’Azur, qui attira et inspira tant les peintres russes, Tatiana et Georges Khatsenkov,  se sont plongés avec passion dans l’histoire de ces aventuriers de l’art qui trouvèrent en Paris un refuge.

Les tableaux et sculptures de leur collection offrent une vision surprenante de l’art russe au XXe siècle, profondément moderne et anticonformiste, débarrassé du joug de la propagande.

« Choisir Paris pour disperser cet ensemble, c’est revenir aux sources des échanges artistiques entre la France et la Russie au XXème siècle. Constituée par un couple d’amateurs passionnés, cette collection offre un éclairage non-conventionnelle sur l’histoire de la peinture russe dans la 1ère partie du XXème siècle » signale Bruno Jaubert, Directeur associé, Département Art Moderne, Artcurial.

Ces aventuriers de l’art russe réussirent à développer en France,  une réelle liberté de ton. Parmi les artistes figurant au catalogue de cette vacation, je remarque notamment Sonia Terk-Delaunay. Agée de 20 ans, elle s’installe à Paris en 1905. Immédiatement marquée par le fauvisme d’Henri Matisse, le primitivisme et l’expressionnisme allemand, elle réalise en 1908 un Nu (estimation 60 000 – 80 000 € ). Et Marie Vassilieff : définitivement parisienne à partir de 1907, elle occupe une place  particulière dans la constellation des artistes installés à Montparnasse avant la révolution. L’artiste transforme son atelier en une véritable libre académie de peinture

Xénia Muratova, historienne de l’art et auteure de l’ouvrage La Russie inconnue – Art russe de la première moitié du XXe siècle : chefs-d’oeuvre de la collection Tatiana et Georges Khatsenkov souligne l’apport essentiel des artistes russes dans l’évolution des tendances de l’avant-garde et de l’art abstrait. Ils ont également eu une influence sur l’art figuratif y compris le réalisme poétique et l’art néoclassique des années de l’entre-deux-guerres.

L’estimation globale de cette vacation se situe entre 1,2 million et 1,6 million d’euros. Ce score estimatif pourrait être supérieur à la fin des enchères.

 


RITZ : VENTE HISTORIQUE DU MOBILIER

A PARIS, UNE EXPOSITION PLONGE LE VISITEUR AU CŒUR DE L’UNIVERS DU RITZ.

Image associée

 

 

Avec le Ritz, Artcurial adjugera le mobilier de son cinquième palace. Cette vente aux enchères se déroulera au 17 au 21 avril 2018. Armez vous de patience pour faire la queue.

Depuis son inauguration, le 1er juin 1889, le Ritz Paris et ses somptueux décors incarnent l’élégance et le luxe feutré synonymes de l’art de vivre à la française.

A la fois intimiste et étincelant, le style Ritz fut immédiatement adopté par les clients du monde entier. En particulier, des têtes couronnées, célébrités, artistes,  et écrivains : Marcel Proust, Ernest Hemingway, Coco Chanel, Audrey Hepburn ou Marie Callas.

Lors de cette vente, des milliers de lots provenant des anciens aménagements successifs du célèbre hôtel seront proposés aux enchères. Avant cette vacation, du 12 au 16 avril 2018, une grande exposition publique gratuite de près de 3 000m² métamorphosera les salons de l’hôtel Marcel Dassault, siège parisien d’Artcurial sur les Champs-Elysées. Avec le concours du décorateur français Vincent Darré, une sélection des 10.000 pièces du catalogue y sera présentée.

Inspiré de la grande tradition, cet écrin éphémère, que j’ai découvert lors d’une visite réservée à la presse,  réinterprète l’esprit  du palace de la place Vendôme. Pour saisir l’envers du décor, je vous conseille cette petite vidéo intitulée Il était une fois le Ritz Paris.

Lors de cette vacation, près de 3.500 lots provenant des anciens aménagements du Ritz depuis 120 ans devraient trouver preneur. Compte tenu de l’intérêt des acquéreurs étrangers, en particulier américains, l’estimation du produit de la vente à 1 million d’euros pourrait être multiplié par dix. A suivre.


DU RIFIFI DANS LE PLACEMENT ART

AVANT LE 9 AVRIL 2018 LES CLIENTS D ’ARTECOSA/SIGNATURES DOIVENT DECLARER LEURS CREANCES. EXPLICATIONS

 

Photographie par Aurel BAUH

Nu à la Mer Noire, Aurel Bauh

 

La société Artecosa, devenue Signatures, proposait à des investisseurs d’acheter des manuscrits, photographies et documents historiques originaux de valeur.

Selon les documents publicitaires émis par la société, cet investissement permettait de collectionner des œuvres d’art dans un marché en pleine évolution et de bénéficier d’une fiscalité avantageuse avec notamment une imposition des plus- values à 6% hors de CRDS et une exonération de l’ISF.

Outre les avantages fiscaux des ces « biens divers » ou placements atypiques,  Artecosa devenue Signatures mettait en avant « la raréfaction des œuvres et l’intérêt de plus en plus fort de nouveaux pays comme la Chine ». Dans ses contrats de vente commercialisés avant 2016, elle proposait aux clients de conserver leurs œuvres pendant au moins cinq ans. « Moyennant quoi, elle leur promettait une plus-value de 7,5% par an, soit 43,56% de performance en cinq ans » m’explique un proche du dossier.

Suite à l’intervention de l’AMF (Autorité des marchés financiers), cette société présidée par l’ancien directeur général salarié d’Aristophil a modifié ses contrats de vente en supprimant la garantie de plus-value, la garde et l’obligation de rachat des œuvres. Pas de doute, le scandale Aristophil a jeté le discrédit sur ce type de placement. Aussi dans un jugement du 8 février 2018, le tribunal de commerce de Paris déclarait une mesure de sauvegarde à l’encontre de Signatures.

 

L’URGENCE

Les investisseurs disposent d’un délai de deux mois à compter du début de la mise en place de la sauvegarde, soit jusqu’au 8 avril 2018 pour réaliser une déclaration de créance établie sur la valeur de sauvegarde et la plus-value. « Normalement ils n’ont pas de créance vis-à- vis de la société car ils sont propriétaires de leurs œuvres. Cependant, la déclaration de créance constitue une garantie supplémentaire, si le tribunal venait à requalifier l’option de rachat, en tromperie » m’explique un avocat en droit du marché de l’art. Son cabinet défend plusieurs centaines d’investisseurs (français, belges et suisses) ayant acheté des collections à la société Aristophil.

De plus, ils disposent d’un délai de trois mois, soit jusqu’au 8 mai 2018 pour effectuer une revendication en propriété de leur(s) œuvre(s).

D’après une association de consommateurs, la vente aux enchères volontaire réalisée fin 2017 d’autographes de Churchill, Baudelaire, Einstein, Victor Hugo et Jackie Kennedy œuvres commercialisées par Artecosa/Signatures n’ont atteint que 10% à 20% du prix de vente initial !

Positionnée sur le marché de l’art, le cabinet d’expertise comptable Dolbeau propose aux particuliers de se charger de récupérer les œuvres auprès de la société Artecosa/Signatures, par l’intermédiaire de professionnels qualifiés et dûment mandatés. Il peut aussi réaliser les déclarations de créance et/ou de revendication en propriété.  Et même de les accompagner pour céder leurs œuvres en salle de vente avec des mandats de vente. Et ce, pour des honoraires de 360 euros TTC par mandat de vente d’œuvres ne dépassant pas 100.000 euros. Afin d’éviter tout conflit d’intérêt, le cabinet n’attaque ni les courtiers ni la société Artecosa/Signatures.

 

Par ailleurs, je consacrerai mon prochain billet  de blog sur l’ Escale à Sète. Cette fête des traditions maritimes se déroulera au 27 mars au 2 avril prochain. Une belle destination pour le week-end pascal.


THEATRE : RABELAIS A VERSAILLES

UN VRAI SPECTABLE DE TROUPE, ALLIANT THEATRE, DANSE ET MUSIQUE, A L’AFFICHE, A VERSAILLES DEBUT DU 6 AU 11 MARS

 

https://i1.wp.com/www.theatremontansier.com/wp-content/uploads/2017/08/Rabelais-OK_%C3%A0-la-une.jpg

Cette fois, je vous emmène au théâtre Montansier de Versailles qui programme du mardi 6 mars au lundi 11 mars, une pièce de Jean-Louis Barrault consacrée à Rabelais.

« En 1968, quelques semaines après le fameux « mois », et donc après son éviction du Théâtre de l’Odéon, Jean-Louis Barrault et sa troupe créaient à Paris, à l’Elysée Montmartre, un spectacle fondamentalement baroque et totalement fou. Le génial directeur de la compagnie Renaud/Barrault s’était attaqué à l’œuvre de Rabelais et osait une adaptation nouvelle et ambitieuse, un parcours ludique et délirant. Il proposait une traversée des cinq livres de l’œuvre de celui qui fut non seulement conteur et romancier mais aussi grammairien, poète, philosophe, médecin, jurisconsulte, astronome, maître suprême en philosophie…

Jamais rejouée depuis 1968, je vois là, avec la complicité des équipes du Studio d’Asnières et du Théâtre Montansier, matière à créer un vrai spectacle de troupe, alliant théâtre, danse et musique » m’explique Hervé Van der Meulen, le metteur en scène.

Pendant un spectacle de deux heures et demie délicieuses, 19 comédiens jouent toute l’oeuvre de Rabelais.

 

RABELAIS, L’INTEMPOREL
Ici la joie et le vin sont les maîtres de cérémonie. Né 70 ans avant Shakespeare, Rabelais a certes inscrit dans son œuvre toute l’actualité évènementielle et culturel de son temps. Mais par son incroyable imagination, sa verve, sa joyeuseté, sa bouffonnerie, il dépasse ce cadre pour rejoindre l’intemporel et l’universel.

A voir en duo ou en famille, en attendant le mois Molière programmé en juin prochain.