IMMOBILIER DE LUXE : PARIS RESTE ATTRACTIF
Publié : avril 18, 2026 Classé dans : Immobilier | Tags: Paris Poster un commentaireSur fond de guerre en Ukraine et en Iran, le marché parisien des biens de prestige tient bon. Mais pour combien de temps ?

« Après deux années de correction marquées par une baisse des prix d’environ 10%, le marché de l’immobilier résidentiel de prestige a retrouvé à Paris, un niveau d’activité soutenu depuis la mi-2025 » explique Richard Tzipine, directeur général de Barnes. Mais depuis octobre dernier, un certain attentisme s’est manifesté.
Plusieurs raisons à cette situation : en France, le changement de 1er ministre et les interrogations sur le budget. Sur le plan international, la poursuite de la guerre en Ukraine et fin mars, l’invasion de l’Iran par les Etats-Unis et Israël ont aggravé le climat d’incertitude.
Forte hausse de l’offre
Résultat : l’offre de biens à vendre des agences de Barnes a gonflé de 50% en un an. Pas de doute, cet indicateur donne un sérieux avantage aux acquéreurs. Les responsables d’agences Barnes à Paris le reconnaissent en chœur : « Pour qu’un bien trouve preneur au prix, son évaluation doit être faite au plus juste. Finis les rêves. Aujourd’hui nous faisons de la pédagogie pour inciter les vendeurs à être raisonnables ».
Plusieurs segments de marché
Même dans le secteur de l’immobilier de prestige parisien, il existe plusieurs catégories. « Le très haut de gamme, marche bien. Tout comme le pas cher. En revanche, les biens avec un défaut – vis-à-vis, situés au 1er étage- et/ou des travaux à faire, ont dû mal à intéresser des acheteurs » poursuit Richard Tzipine.
Chez Barnes comme chez d’autres spécialistes de l’immobilier haut de gamme, les grands biens ont une surface d’au moins 100 m2. Les étrangers ne veulent pas s’embarrasser de gérer des travaux.
Quelques belles histoires…
Rive gauche, le VI° arrondissement attire les français fortunés et les Américains souvent découragés par Trump. Les appartements anciens avec une hauteur sous plafond de 3,80 à 4,20 mètres, sont recherchés. Situé rue Guynemer, un bien s’est signé sur la base de 30.000 euros/m2.
La barre de 50.000 euros/m2 a été franchie pour un appartement situé dans un immeuble du XVIII° siècle, rue de Varenne.
…. Et d’autres
En revanche, rive droite, on assiste à un certain retard à l’allumage.
Dans le VIII°, la clientèle américaine recherche des biens implantés dans le Triangle d’Or : Place François 1er, Avenue Georges V et l’Avenue Montaigne.
Sans surprise la clientèle du Moyen-Orient, notamment des émirats ne se manifeste pas. Exception faite de quelques libanais en quête d’un havre de paix dans la capitale. A noter qu’un Iranien s’est porté acquéreur d’un bien à 5 millions d’euros. Mais pour le financer, il attend que ses fonds soient débloqués.
Le stop and go du marché
Dans ce marché naviguant à vue, des craintes s’imposent : la poursuite de la guerre en Iran, le ralentissement économique et la prévisible hausse des taux d’intérêt. Sans oublier, l’échéance électorale de 2027 qui risque fort de freiner le marché. Du moins pour les acquéreurs français. Les étrangers seront moins sensibles à ce rendez-vous présidentiel.
Mon précédent article sur l’immobilier de luxe

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