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EN RUSSIE : LE LAC BAIKAL, MER SACREE

IMMERSION DANS UNE CONTREE SAUVAGE ET SOUVENT INACCESSIBLE PAR LES ROUTES. UNE IMPRESSION DE BOUT DU MONDE REGNE DANS LA RUSSIE ORIENTALE.

Le fameux lac Baïkal en été

 

Suite à mon périple en Sibérie, voici un coup de projecteur sur le lac Baïkal. J’ai passé une bonne semaine près de ce lac, grand comme la Belgique. Je l’ai longé également dans le Transsibérien.

Se baigner dans le Baïkal

UNE GIGANTESQUE RESERVE D’EAU DOUCE

Quelques chiffres d’abord pour cerner son importance. Site du patrimoine mondial de l’Unesco, le lac Baïkal s’étend sur 636 km de long et 79,4 km de largeur maximale. Sa profondeur se chiffre à 1.637 mètres, un record mondial. Résultat : il contient 23.000 km3 d’eau, soit 5 fois le volume cumulé des cinq grands lacs américains. Et plus que le volume de la mer Baltique (21.000 km 3). Un score à comparer aux 89 km3 du Lac Léman, le plus grand lac d’Europe occidentale.

 

Impressionnant en été avec ses airs de grande bleue, le lac Baïkal doit l’être encore davantage en hiver. Comme à cette période le thermomètre peut descendre à – 40°Celsius, voire – 50° Celsius, il se transforme en banquise pendant cinq mois. D’ailleurs les autorités sibériennes balisent une route sur la glace. Ce tracé évite les « Torossy », ces  grandes plaques de glace, verticales, parfois hautes de 2-3 mètres formant des barrières infranchissables et  impressionnantes. Bien sûr, elles sont visibles lors d’un voyage à bord du Transsibérien.

 

Pendant tout le trajet, j’ai admiré des steppes évoquant les paysages mongols, d’immenses prairies avec des vaches, de petits bourgs aux maisons de bois.

 

Au bord du lac, l’hébergement reste sommaire : camping ou gites (toilettes souvent à l’extérieur). Le soir, nous apprécions la bania (le sauna russe) , mélange de sauna finlandais et de bain de vapeur turc !

ÎLE OLKHON : ENTRE 3 RELIGIONS
Habitée surtout par les bouriates, l’île d’Olkhone constitue l’un des plus beaux sites du PARC NATIONAL « Pribaïkalski ». Comme l’homme s’y est installé il y a 13.000 ans, elle compte 143 monuments archéologiques : généralement des fresques gravées sur des parois rocheuses.

Toute cette contrée est également un haut lieu du chamanisme où les hommes communient avec les esprits. Actuellement cette pratique coexiste avec le bouddhisme et l’orthodoxie. Des Vieux Croyants ayant refusé le schisme religieux intervenu dans la religion orthodoxe au XVII siècle continuent de défendre leurs traditions. Diner dans une famille de Vieux Croyants nous fait remonter le temps .

Des vieux croyants en tenue traditionnelle

 

 

 


RUSSIE : OSEZ LE TRANSSIBERIEN

UN PARCOURS DE PRES DE 20.000 KILOMETRES ALLER-RETOUR A TRAVERS LA RUSSIE ET 7 FUSEAUX HORAIRES. RECIT D’UN PARCOURS ENTRE LA SIBERIE ORIENTALE ET LA BOURIATIE.

© Gaëlle Cochard

Le fameux Transsibérien

Etudiante, je rêvais de relier Moscou à Vladivostok par le Transsiberien. En ne quittant pas ce train mythique reliant l’Europe à l’Asie, il faut 8 jours pleins pour effectuer ce trajet de 9.285 km, à une vitesse moyenne de 60 km/h. N’ayant pas eu le courage d’effectuer un voyage aussi long, enfermée dans un compartiment.  Et sans contact avec la population locale, car je ne parle pas russe. La décision est prise de faire un aller et retour d’Irkoutsk à Oulan Oudé.

Avant le départ

De Paris, il faut compter 10 heures de vol et un transit de 2 heures à l’aéroport de Moscou pour se rendre à Irkoutsk, la capitale de la Sibérie Orientale, appelée le « Petit Paris Sibérien », située à 5.200 km de Moscou. Décalage horaire : + 6 heures par rapport à Paris.

Quant à Oulan Oudé, la capitale de la république autonome de la Bouriatie, membre de la Fédération de Russie, elle se trouve sur la route du thé. La Bouriatie compte environ 70% de Russes et 30% de Bouriates, des Mongols. Ne l’oublions pas, dans cette partie de la Russie, le plus grand pays du monde, nous sommes déjà à proximité de l’Extrême Orient.

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Plusieurs lignes ferroviaires.

Un train touristique ou régulier

Moins confortable que le train touristique, le régulier accueille des Russes et des Etrangers. Même s’il ne dispose pas de douche, il a le mérite d’être plus authentique. Il faut donc se contenter de deux cabinets de toilette « biologiques »,  très sommaires pour huit compartiments par wagon. A raison de quatre personnes ou couchettes par compartiment… Heureusement nous avons privatisé un compartiment, moyennant un supplément.

Toilette de chat à bord. Vive les lingettes!

La Provodnista

En théorie, c’est l’ange gardien du compartiment. En pratique, cette jeune « responsable de voiture » ne semble pas encore être passée au régime capitaliste. Assez passive, la notre se limitait à ouvrir la porte du wagon à chaque arrêt et à surveiller que les voyageurs descendus à quai quelques minutes pour se rafraîchir, remontent à temps dans le train.

Chaque wagon dispose d’une sorte de samovar, version ferroviaire, qui procure aux passagers de l’eau chaude. Bien utile pour se préparer un thé ou un plat lyophilisé. La Provodnista vend notamment quelques barres de céréales. Mais il est préférable d’aller au wagon restaurant. Bien sûr, s’il y en a un dans le train. Un conseil : être autonome au niveau de la nourriture. Bon à savoir: la vodka est interdite dans le Transsibérien.

L’indispensable thermos

Le soir, la responsable de voiture distribue des draps et une serviette de toilette. Mais il faut se contenter d’un lit de 68 cm de large. Même si le compartiment est bien conçu, évitez les gros bagages.  Sous le lit, l’espace bagage se limite à 36 cm/65cm/40cm. Mieux vaut donc voyager léger !

Bonne nuit

L’heure de Moscou

« Seul le chemin de fer russe s’oriente en permanence à l’horaire de Moscou. Toutes les horloges des gares affichent l’heure de Moscou du coté quai et l’heure locale du côté ville » m’avait prévenue Yulia Santalova de Tsar Voyages.  D’ailleurs seule l’heure de Moscou figure sur le billet de train.

Sur ce tronçon, après avoir franchi la crète de Cisbaïkalie, le train longe la rive sud du superbe lac Baïkal. Et suit ses côtes sur près de 170 km.

Je reviendrai sur cette plus grande réserve d’eau douce du monde, dans un prochain billet de blog.  Les paysages alternent entre épaisses forêts et villages de maisons de bois. Très vite la notion du temps devient flou et l’on cède à la magie de la Russie.

 


IRAN : DECOUVRIR SHIRAZ ET ISPAHAN

DESTINATION A LA MODE, L’IRAN EST UN PAYS D’UNE RARE BEAUTE. ENCORE A L’ECART DU TOURISME DE MASSE.

Un bas relief de la mythique cité de Persépolis

Pour cette découverte du pays des mollahs, j’ai limité mon voyage à deux destinations phare : Shiraz , la capitale des arts et  la légendaire Ispahan. Sans oublier bien sûr, le merveilleux site de Persepolis. En revanche, j’ai zappé Téhéran, qui exception faite de ses musées, ne présente guère d’intérêt.

Au lieu d’évoquer les richesses architecturales de ce pays que vous retrouverez dans n’importe quel guide touristique, je préfère vous faire part de mes impressions. Démarrons par les critiques.

Les moins

Pour les femmes, cette destination nécessite de se plier aux règles vestimentaires de la loi islamique. A la différence de l’Arabie Saoudite, c’est supportable. Dès 9 ans, les filles portent le foulard. Les adolescentes  branchées ont tendance à laisser quelque peu tomber leur foulard sur leurs cheveux décolorés.

A Shiraz, des jeunes aspirant à plus de liberté

Même si la majorité de la population n’est pas pratiquante, elle étouffe sous cette chape religieuse. Si vous croisez un iman avec un turban noir, sachez qu’il est plus radical qu’un collègue au turban blanc.

Bien sûr, au niveau alimentaire, l’alcool est interdit. Pas grave. Je dois reconnaître que les Moritos iraniens sont buvables.

Le traditionalisme. Dans notre hôtel à Ispahan réservé par l’association Arvel Voyages, nous avons assisté aux khastegari d’Ispahan, ces rencontres arrangées en vue de conclure un mariage. Une sorte de speed dating islamique avec chaperons en tchador. Dans la troisième ville d’Iran, ce rite immuable se déroule tous les soirs de 5 à 7 dans les plus grands hôtels de la ville.

Les plus.

Des pays du Magreb aux Emirats, je n’ai jamais rencontré une hospitalité aussi chaleureuse. Les Iraniens, surtout les jeunes sont avides de contacts avec les étrangers. Et s’ils parlent anglais, c’est facile de discuter avec eux.

Une jeune famille

Comme le pays s’est ouvert récemment au tourisme- depuis la révolution islamique- les rapports restent encore authentiques. Pour l’instant, il reste à l’abri des affres du tourisme de masse.   Qu’en sera-t-il plus tard ? Appelé « Nowrouz » ou « le jour nouveau » en persan, le Nouvel An coïncide avec l’équinoxe du printemps qui symbolise le renouveau dans le monde entier.

Jeu d’échecs sur le coffre d’une voiture

Cette date phare est également retenue au niveau comptable. Au cours de l’an passé terminé le 20 mars 2017 selon le calendrier persan, l’Iran a accueilli 6 millions de touristes, soit 2 millions de plus qu’entre mars 2016 et mars 2017 (+ 30%). Selon le quotidien TehranTimes, la manne touristique s’est élevée à 8 milliards de dollars. D’ici 2025, l’Iran table sur 20 millions de touristes et 30 milliards de recettes touristiques.

Foulard à la française

L’Iran, c’est un peu comme Cuba, une autre destination que je connais bien. Si l’on est prêt à fermer les yeux- temporairement-  sur le régime politique, mieux vaut s’y rendre rapidement pour découvrir ses merveilles architecturales et son art de vivre.


EVASION : CHERE NEW-YORK (2)

AVANT DE PARTIR ET SUR PLACE, VOICI CE QUI VOUS ATTEND DANS CETTE VILLE QUI NE DORT JAMAIS (VIDEO)

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Le Port de Dieppe signé J.M.W Turner (1775-1851), une toile exposée à la Frick Collection

 

Après mon dernier billet, poursuivons notre visite de Manhattan. New York se poursuit.  A l’angle de Park Ave et de la 42° rue, Grand Central Station édifiée en 1913 mérite un stop pour admirer son plafond au ciel étoilé et découvrir ses restaurants variés. Descendez au sous-sol ( lower level) pour flâner dans le Grand Central Market (voir la vidéo). Et surtout faire une halte gourmande à l’Oyster Bar. Cette vénérable institution est réputée pour ses huitres, les poissons du jour. Au lieu de la table du restaurant, je préfère m’asseoir à l’un des comptoirs où l’on prépare devant vous une de leur spécialité : un showder, ou soupe, par exemple aux palourdes.

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L’Oyster Bar à Grand Central

Coté artistique, en dehors du célèbre Metropolitan Museum of Art (MET), je vous signale la Frick Collection, située également près de Central Park. Dans cet hôtel particulier fréquenté par des initiés, vous apprécierez de superbes meubles et tableaux signés notamment par Boucher, Fragonard, Vermeer, Greco et surtout de superbes marines de Turner.

Ne prétendant pas faire de ce bolg un guide exhaustif, je m’arrête là et vous fait part des surprises new-yorkaises.

Les moins :

Pour entrer aux USA, il faut- avant de partir- se procurer en ligne une sorte de Visa : Esta (Electronic System for Travel Authorization). Valable deux ans, il ne coûte que 14 dollars. Une aubaine pour des sites web en français, soi-disant officiels, de facturer aux touristes, dans un second temps des frais supplémentaires de 65 euros pour l’assistance technique. Après de vives réclamations, j’ai obtenu un remboursement de 40 euros. La solution : se procurer l’Esta en se rendant sur le site de l’ambassade des Etats-Unis, qui vous guidera sur une page en américain intitulée Official Website of the Department of Homeland Security https://esta.cbp.dhs.gov/esta/.

Attention des sites commerciaux s’intitulent site officiel du département of homeland Security

Autre mauvaise surprise : les prix affichés hors taxes… même sur les sites de réservation en ligne, comme par exemple booking. Il faut ajouter au prix d’une nuit d’hôtel près de 15%. A New York l’hébergement est cher, et les prix grimpent en été. Quant à la location chez l’habitant, type AirBnb, elle est encore plus réglementée qu’à Paris. Et de mauvaises surprises guettent les touristes à leur arrivée.

Les Plus

Au niveau de l’aérien, le départ d’Orly et l’arrivée à l’aéroport de Newark avec l’OpenSkies, cette filiale de British Airways qui propose des services aériens haut de gamme entre les Etats-Unis et l’Europe continentale.  Vive les Happy Few : un vol très confortable avec seulement une centaine de passagers. En se limitant à ne voyager qu’avec un bagage cabine, les formalités de sécurité et de police s’effectuent en moins d’une demi heure, des deux cotés de l’Atlantique. Rien de comparable avec les interminables queues de Roissy et de JKF.

A privilégier pour le vol du retour : la Biz Bed, cette cabine classe affaires sur OpenSkies. Et pour dormir une nuit entière, mieux vaut zapper le diner à bord.  Le siège spacieux se transforme en un lit entièrement horizontal. De quoi arriver frais et dispo le matin à Paris.

Et si vous ne louez pas une limousine avec chauffeur, retenez la métrocard qui facilite le transport en métro et en bus. Sans pour autant vous priver de la marche pour « sentir » cette mégapole.

Enfin la convivialité des Américains. Dès qu’ils voient un touriste regarder une carte, ils lui proposent de l’aider. Prenons-en de la graine : même si la France se positionne comme la première destination touristique mondiale, elle reste mal notée au niveau de l’accueil. Soyons plus chaleureux avec nos visiteurs !