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VERSAILLES : LE MOIS MOLIERE EN JUIN

UN GRAND RENDEZ- VOUS THEATRAL A NE PAS MANQUER EN JUIN PROCHAIN A VERSAILLES (78)

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Un peu plus de 350 représentations partout en ville. Elles sont essentiellement gratuites et se déroulent dans plusieurs lieux de cette cite prestigieuse. Il suffit seulement de s’armer de patience pour faire la queue. Voici le programme.

À la Grande écurie du roi

 

Anne Delbée, Compagnie Anastasis
Andromaque (1er, 8 et 22 juin, 20h45)
Le Misanthrope (2 et 29 juin, 20h45)
Créations Mois Molière 2018 / Entrée libre

 

Salomé Villiers, Compagnie La Boîte-aux-lettres, en résidence à Versailles
Le Jeu de l’amour et du hasard
(3 juin, 17h, et 5 juin, 20h30)

Entrée libre

Ronan Rivière, Collectif Voix des Plumes, en résidence à Versailles

Le Double (6 et 7 juin, 20h30)
Création Mois Molière 2018 / Entrée libre

 

Jean-Hervé Appéré, Comédiens et Compagnie, en résidence à Versailles

Les Femmes savantes (9 juin, 20h30, 10 juin, 17h)
Création 2018 / Entrée libre

De et par Christophe Barbier
Le Tour du théâtre en 80 minutes (12 juin, 20h30)
Entrée libre

 

Anthony Magnier, Compagnie Viva, en résidence à Versailles
Le Misanthrope (13 juin, 20h30)
Création 2018 / Entrée libre

 

Eric Bouvron, Molière du théâtre privé 2016
Zorba (14, 15 et 16 juin, 20h30)

Création Mois Molière 2018 / Entrée libre

Elisa Benizio, Collectif Les Mauvais élèves, en résidence à Versailles
Les grands rôles
, mise en scène Shirley et Dino (17 juin, 17h, et 23 juin, 20h30)

Création Mois Molière 2018 / Entrée libre


Emmanuel Besnault, Compagnie L’Eternel été, en résidence à Versailles
Les Fourberies de Scapin
(19 juin, 20h, 24 juin, 17h)
Entrée libre

Le Cercle de craie (27 et 28 juin, 20h30) Création 2018 / Entrée libre


Sarkis Tcheumlekdjian, Compagnie Premier acte
L’Homme qui tua Don Quichotte, d’après Don Quichotte (20 juin, 20h30)
Entrée libre


Compagnie La Barrique – troupe canadienne
Molière pour les nuls
(25 juin, 20h30)
Création 2018 / Entrée libre

 

Luca Franceschi, Compagnie du Théâtre des Asphodèles
L’Oiseau vert (30 juin, 20h30, 1er juillet, 17h)
Création 2018 / Entrée libre

 

 

Au Potager du roi

 

Stéphanie Tesson, Phénomène & Cie
Les Fables, spectacle-promenade d’après La Fontaine
(2, 3, 9 et 10 juin, de 17h à 19h) 12€ / 6€


Histoire du soldat, de Ramuz et Stravinsky
mes. Sté­phan Druet, dir. mus. Jean-Luc Tingaud
(17 juin, 18h30)
12€ / 6€

 

 

À l’Académie équestre

 

Charlotte Herbeau, Merci la Prod Com­pagnie

Hugo, extraits d’œuvres de Victor Hugo, de et avec Yves-Pol Denielou (4 juin, 20h30)
Entrée libre

 

 

À Saint Jean Hulst

 

Avec Catherine Salviat, sociétaire honoraire de la Comédie française
Mère Teresa, ombre et lumière de Joëlle Fossier (9 juin, 20h45)
Entrée libre

 

 

À l’Hôtel des Affaires étrangères de Louis XV


Antoine Séguin, Compagnie L’Accompagnie
Ruy Blas… Enfin presque ! d’après Victor Hugo (11 juin, 20h)
Création 2018 / Entrée libre

 

Gwénhaël de Gouvello, Compagnie du Catogan, en résidence à Versailles

Matilda, de Roald Dahl (15, 16 et 17 juin, 19h)
Entrée libre

 


APPART CITY : ENCORE DES DETTES

CET EXPLOITANT EST ACCULE A NANTIR SON FONDS DE COMMERCE POUR GARANTIR UN EMPRUNT.

 

Opérée en mai 2017, l’augmentation de capital portant sur une injonction d’argent frais de 440.000 euros devait tirer d’affaire Appart City et les investisseurs d’une centaine de résidence de tourisme gérée par ce groupe. La réalité est tout autre. En effet le 12 avril 2018, le nantissement du fonds de commerce d’Appart City a été inscrit au greffe du tribunal de commerce de Montpellier pour un montant de 90.000.000 euros. Et ce, au profit de la Deutsche Bank basée à Luxembourg.

Je vous signale que généralement un crédit est garanti par une sureté réelle comme par exemple un immeuble, voire des marchandises. Dans le cas de cet exploitant, les murs des résidences appartiennent aux investisseurs. Pour rassurer les banquiers, en l’occurrence luxembourgeois, sa seule issue était de donner en garantie de sa dette son fonds de commerce. A la différence de l’immobilier, celui-ci constitue un « bien meuble incorporel » dont la valeur peut se dégrader rapidement.  Difficile de connaître avec exactitude la situation comptable de ce groupe basé à Montpellier,  ses bilans 2016 et 2017 n’étant pas disponibles en ligne. « Wait and see » diront les plus philosophes.

Cela étant les inquiétudes tournent autour de deux grands sujets.

D’une part « la poursuite de retards, voire d’impayés de loyers auprès des centaines de propriétaires .Aussi de  nombreuses résidences toujours en contentieux avec le groupe (assignations en référé en cours, procédure en résiliation, etc… » selon un proche du dossier.

SERIE NOIRE

D’autre part, l’absence de sécurité régnant dans les  résidences confiées récemment en location gérance où se sont déroulés des faits divers : braquage, poignardages, enlèvement. Voici les liens de ces 5 drames de ces faits repris par la presse.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/yvelines-braquage-a-l-hotel-appart-city-a-louveciennes-31-12-2016-6511383.php

http://www.leparisien.fr/velizy-villacoublay-78140/le-client-descend-a-la-reception-un-couteau-plante-dans-le-cou-05-11-2016-6293223.php

Les Ulis : un jeune homme poignardé par un autre dans un hôtel …

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole/lille-corps-decouvert-au-pied-hotel-appart-city-1410781.html

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/saint-maurice-une-jeune-femme-enlevee-pres-d-un-hotel-29-01-2018-7529877.php

 

La série noire d’AC touche les clients comme les investisseurs, certes dans des circonstances moins dramatiques.

EN BAS DE CE BILLET REAGISSEZ ICI 


L’AMF SANCTIONNE UN CONSEILLER DE PATRIMOINE

PLUS DE 400.000 EUROS D’AMENDE POUR UN CABINET DE CONSEILLERS EN INVESTISSEMENT FINANCIER AYANT VENDU LES PRODUITS HOTELIERS MARANATHA, SANS PRENDRE LES PRECAUTIONS D ‘USAGE

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Scandale dans le Landernau des CIF (conseillers en investissement financier). Dans une décision du 11 avril 2018, publiée le 16 avril, la commission des sanctions de l’AMF (Autorité des Marchés financiers) vient de sanctionné le cabinet Conseil Patrimoine Finance, pour son mode de commercialisation des produits hôteliers Maranatha. Depuis l’automne, ce groupe est en redressement judiciaire.

Adhérent de la CNCGP (Chambre nationale des conseillers en gestion de patrimoine), ce cabinet a vendu entre 2012 et 2015 des produits du groupe Maranatha, notamment « Finotel » et « Club Deal ». Il proposait à ses clients de souscrire des parts de sociétés en commandite par actions détenant chacune, directement ou indirectement, les titres d’une ou plusieurs sociétés exploitant un hôtel déterminé (ces titres constituant des instruments financiers au sens de l’article L. 211-1 du code monétaire et financier).

En contrôlant ce cabinet, le gendarme de la Bourse a relevé de graves erreurs :

  • absence de document d’entrée en relation, de lettre de mission et de rapport écrit (aucun des 267 clients ayant souscrit aux produits Maranatha ne s’est vu remettre ces éléments selon le dossier de contrôle);
    -absence d’information sur la connaissance de ses clients ;-omission des commissions perçues dans le registre des conflits d’intérêts en vue de prévenir, gérer et traiter les conflits d’intérêts (article 325-8 du règlement général de l’AMF) ;
    -omission d’information des clients sur les rémunérations perçues ;
    -informations des clients « ne présentant pas un caractère clair, exact et non trompeur ».

Au lieu d’ être exhaustive sur cette décision de la Commission des sanctions, je préfère vous indiquer le lien pour lire, la vingtaine de pages qu’elle comporte.

Dans ce dossier, j’ai été frappée par les points suivants.

Le conflit d’intérêts

Pour diffuser ses produits hôteliers, le groupe Maranatha  versait de confortables commissions : de 5 à 10 % des souscriptions des clients et 0,50 à 1 % des encours générés. Dans ce cabinet, la part de la commercialisation des produits concernés pèserait 75 à 91 % des commissions du cabinet au sein de l’activité de CIF.
Position importante de la commission des sanctions : « Cette rémunération était suffisamment significative pour être regardée comme de nature à inciter CPF à recommander à ses clients d’investir dans des produits Maranatha pour des raisons étrangères au strict intérêt de ces derniers et, pour de ce fait créer un risque de conflit d’intérêts… Par suite, en s’abstenant de se doter des procédures permettant de prévenir, gérer et traiter la situation de conflit d’intérêts née de la rémunération versée par Maranatha au titre de la commercialisation des produits promus par cette dernière, CPF a méconnu l’article 325-8 du règlement général de l’AMF ».

Des informations trompeuses

D’après la commission des sanctions, « les plaquettes commerciales, remises à des clients, faisaient état d’un « capital protégé », de « rendements significatifs » et omettaient d’indiquer les risques associés à l’investissement ». En outre, ces plaquettes font état d’ une « caution » de Maranatha pour ses offres de placement, en indiquent que les actifs du groupe servaient de garantie. Toujours selon l’AMF : en réalité les investisseurs ne bénéficiaient d’aucune protection contre les risques encourus, susceptible d’être qualifiée de garantie ».  En outre, le cabinet a adressé des emails à certains de ses clients indiquant « Il n’y a vraiment aucun risque sur ces placements […] » ; « les investisseurs se verront offrir une rentabilité fixe de 7 % par an […] » ; « […] ci-joint une solution de placement dont le rendement est garanti […] » ; « Le placement bénéficie de la garantie du groupe […] ». Des informations également fausses.

Des sanctions ajustées 

Les faits sont graves. A fin juin 2017 (clôture de l’exercice), ce cabinet affichait un chiffre d’affaires 1.384.640 euros et un résultat d’exploitation de 150.978 euros. L’AMF lui donne  un avertissement et le sanctionne par une amende de 300.000 euros. Quant aux conseillers, ils subiront une sanction pécuniaire de

  • 100.000 euros et un blâme pour celui détenant les deux tiers du capital du cabinet et de
  • 30.000 euros et un avertissement pour chacun des deux autres conseillers, associés minoritaires.

ET APRES ?

Reste à savoir dans quelles conditions, les clients piégés pourront se retourner contre ces conseillers en invoquant leur responsabilité civile professionnelle.  Et ce, sans tomber dans les fourches caudines des avocats affairistes, qui montent bien souvent des associations de défense des épargnants pour alimenter le chiffre d’affaires de leur cabinet.

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RITZ : VENTE HISTORIQUE DU MOBILIER

A PARIS, UNE EXPOSITION PLONGE LE VISITEUR AU CŒUR DE L’UNIVERS DU RITZ.

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Avec le Ritz, Artcurial adjugera le mobilier de son cinquième palace. Cette vente aux enchères se déroulera au 17 au 21 avril 2018. Armez vous de patience pour faire la queue.

Depuis son inauguration, le 1er juin 1889, le Ritz Paris et ses somptueux décors incarnent l’élégance et le luxe feutré synonymes de l’art de vivre à la française.

A la fois intimiste et étincelant, le style Ritz fut immédiatement adopté par les clients du monde entier. En particulier, des têtes couronnées, célébrités, artistes,  et écrivains : Marcel Proust, Ernest Hemingway, Coco Chanel, Audrey Hepburn ou Marie Callas.

Lors de cette vente, des milliers de lots provenant des anciens aménagements successifs du célèbre hôtel seront proposés aux enchères. Avant cette vacation, du 12 au 16 avril 2018, une grande exposition publique gratuite de près de 3 000m² métamorphosera les salons de l’hôtel Marcel Dassault, siège parisien d’Artcurial sur les Champs-Elysées. Avec le concours du décorateur français Vincent Darré, une sélection des 10.000 pièces du catalogue y sera présentée.

Inspiré de la grande tradition, cet écrin éphémère, que j’ai découvert lors d’une visite réservée à la presse,  réinterprète l’esprit  du palace de la place Vendôme. Pour saisir l’envers du décor, je vous conseille cette petite vidéo intitulée Il était une fois le Ritz Paris.

Lors de cette vacation, près de 3.500 lots provenant des anciens aménagements du Ritz depuis 120 ans devraient trouver preneur. Compte tenu de l’intérêt des acquéreurs étrangers, en particulier américains, l’estimation du produit de la vente à 1 million d’euros pourrait être multiplié par dix. A suivre.