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NOUVEL ACTIONNAIRE CHEZ APPART CITY

LE CANADIEN BROOKFIELD ENTRE DANS LE CAPITAL DE L’EXPLOITANT. EXPLICATIONS.

 

Un peu plus de quatre ans et demi, telle a été la durée de détention d’Appartcity par le fonds d’investissement Equistone Partners Europe. Petit retour en arrière. « En 2014, Park&Suites et Appart’City, deux acteurs significatifs du marché français de la location d’appart-hôtels à usage touristique et professionnel, se sont rapprochés pour former un des leaders du marché. Pour une visibilité unifiée sur le territoire, l’ensemble des 120 résidences hôtelières présentes dans les centres-villes et zone d’activités péri-urbaines, est passé sous l’enseigne Appart’City en 2016  »  signale ce fonds sur son site internet.

 

A la mi-décembre 2018, Equistone cède sa participation majoritaire dans Appart’City à un autre fonds d’investissement : le fonds Brookfield Asset Management. « Bien sûr, en tant qu’investisseurs privés, nous regrettons de ne pas avoir été informés de ce changement d’actionnaires  » regrettent des propriétaires. Nouvel actionnaire rime avec nouvelle équipe. Le 19 décembre 2018, quatre membres du Conseil de Surveillance démissionnent et un nouveau Conseil de Surveillance est nommé.

 

Basée à Toronto et présente à Londres, la société Brookfield Asset Management est une entreprise canadienne de gestion d’actifs alternatifs. A la tête d’un portefeuille de 350 milliards de dollars investis dans plus de 30 pays, ce groupe est coté à la Bourse de New-York (New-York Stock Exchange).  « Ses actifs se concentrent sur les énergies renouvelables, les infrastructures, les fonds privés, la propriété » commente un observateur. Reste à savoir ce que ce nouvel actionnaire réserve aux propriétaires… et à leurs résidences dont certaines pratiquent l’hébergement d’urgence .

 

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BRETAGNE : LE FESTIVAL DES MOMES CET ETE

DU 8 JUILLET AU 23 AOUT 2019, LE FESTIVAL DES ARTS VIVANTS « PLACE AUX MOMES » REVIENT POUR PARCOURIR LA BRETAGNE ET PROPOSER AUX ENFANTS DES SPECTACLES GRATUITS.

 

Magiciens, illusionnistes, artistes en tout genre se donnent rendez-vous cet été dans une vingtaine de stations bretonnes, pour amuser nos chères têtes blondes. Voici une petite sélection des programmes. Mais la liste des spectacles est encore plus variée.

FEU D’ARTIFICE MUSICAL Badabouille bonbon / Badada

Multi – instrumentaliste, le trio de musiciens, chanteurs fantaisistes invite les enfants comme leurs parents à danser et changer, des mélodies sensibles et vives.

 

ILLUSIONNISTE DE LA MOLÉCULE René Cousin / Tout doit disparaître

Alliant humour, magie mentale et effets visuel, ce spectacle convie les juniors et leurs parents à goûter tout bonnement la molécule miracle pour explorer ce qui se cache au -delà de leur horizon cérébral habituel.

 

POÉSIE EXISTENTIELLE Cie du Grand O / Souvent je regarde le ciel

Comment vivre dan s le présent tout en étant conscient des jours à venir ? Ensemble, deux acteurs habitent un cube de 2 mètres. Par les mots, la danse, la musique et l’acrobatie, ils discutent, s’interpellent, interrogeant le rapport d’un individu à ses engagements pour le monde. Vaste programme !

 

L’ART DE DONNER LA VIE K-Bestan / Le Grenier à Pépé

Plus relax cette fois, c’est l’histoire d’une rencontre entre un garçon et une marionnette empreinte de souvenir qu’il fera revivre. Ici cirque, théâtre et musiques s’emmêlent pour un voyage drôle et poétique, dans le monde de l’éternelle enfance.

Au cours de cette 22ème édition, sept compagnies itinérantes assureront 133 représentations tout au long de ce festival. Voici les Rendez-vous :

Tous les lundis à Plouescat, Plougasnou, Pénestin et Trébeurden

Tous les mardis à Fouesnant-les-Glénan, Binic-Etables-sur-Mer, Carnac et Le Guilvinec

Tous les mercredis à Névez-Port Manec’h, Cancale, Arzon et Roscoff

Tous les jeudis à Saint-Quay-Portrieux, Pléneuf-Val-André, Perros-Guirec, Carantec

Tous les vendredis à Erquy, Saint-Cast-le-Guildo et Landéda L’aber Wrac’h.

Des rendez-vous à noter sur vos tablettes.

 


PORTO IMMO SCPI DANS LE COLLIMATEUR DE L’AMF

L’AMF VIENT DE FAIRE UNE MISE EN GARDE CONTRE LES ACTIVITES DE LA SOCIETE PORTO IMMO SCPI PROPOSANT UNE SCPI DU MEME NOM, SANS AUTORISATION.

 

 

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« La SCPI Porto Immo, la meilleure SCPI en 2018 » n’est pas du gout de L’AMF (Autorité des marchés financiers). Le régulateur vient de mettre en garde le public contre les activités de la société PORTO IMMO SCPI  incitant les épargnants, via son site internet www.porto-immo.com, à investir dans la société civile de placement immobilier (SCPI) du même nom sans autorisation. En effet cette société ne dispose d’aucun des statuts légaux l’autorisant à proposer aux investisseurs sur le territoire français de souscrire à des parts de SCPI (sociétés civiles de placement immobilier).  Aussi le régulateur vous  recommande  de ne pas donner suite aux sollicitations des personnes se réclamant de cette société et de ne pas les relayer auprès de tiers, sous quelque forme que ce soit.

 

FAITES PREUVE DE VIGILANCE

D’une manière générale, le gendarme de la Bourse invite les épargnants à appliquer des règles de vigilance avant tout investissement :

·         Aucun discours commercial ne doit faire oublier qu’il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé ;

·         Obtenez un minimum d’informations sur les sociétés ou intermédiaires proposant un placement : identité sociale, pays d’établissement, responsabilité civile, règles d’organisation, etc. ;

·         N’investissez que dans les produits ce que vous comprenez ;

·         Posez-vous la question de savoir comment est réalisée la valorisation du produit proposé (prix d’achat ou prix de vente), renseignez-vous précisément sur les modalités de revente du produit et les délais liés, notamment dans le cas où le produit investit sur une classe d’actifs peu liquide.

LA PIERRE PAPIER NON COTEE

Par rapport à un investissement en direct dans la pierre, je vous rappelle que les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) sont plus accessibles et limitent les risques. De plus, celles investies en immobilier d’entreprise (bureaux, locaux d’activité) vous permettent de compléter de vos revenus ou de profiter de l’effet de levier du crédit. Et même en fonction de SCPI, de diversifier à l’étranger votre patrimoine en parts. Actuellement moins de 5% des encours des SCPI sont investis en dehors de France. Mais de plus en plus de gérants achètent des immeubles en l’Allemagne, afin de profiter à la fois de prix encore attractifs et d’une fiscalité adoucie. « Avec une SCPI investissant à la fois en France et en Allemagne, les porteurs de parts supportent une imposition minorée sur les revenus provenant de loyers versés en Outre-Rhin et évitent les prélèvements sociaux de 17,2% sur lesdits revenus, en vertu de la convention fiscale franco-allemande en vigueur » explique-t-on chez Swiss Life REIM.

Encore faut-il pour souscrire des parts de SCPI s’adresser à sa banque ou à un conseil en gestion de patrimoine ou encore à une société dûment habilitée par l’AMF pour diffuser une SCPI « maison ».

Par ailleurs, il y a quelques mois, l’AMF avait sanctionné un conseiller en gestion de patrimoine.

Un vrai monde requins!

 

 

 

 


APPART CITY : VOS REACTIONS

VOICI QUELQUES RESULTATS FINANCIERS DE CET EXPLOITANT. A VOS CALCULETTES CHERS INVESTISSEURS.

Suite à mon dernier billet de blog sur Appart City et quelques une de ses résidences converties au logement social, vous avez été nombreux à réagir sur mon blog. Voici quelques réactions des internautes.

« Résidence sociale rime surtout avec gros rendement garanti pour le gestionnaire et non respect des appartements des bailleurs (réaménagés avec plusieurs lits superposés par chambre, dégradés et quasi-invendables).
Il y à peine 2 ans, un dirigeant d’Appartcity, obsédé par l’objectif de nous faire accepter des baisses de loyers, assurait qu’il ne recommencerait pas l’ erreur de faire du logement social, qu’il valait mieux laisser ces activités aux « spécialistes » car les expériences fâcheuses (Toulouse, Grenoble, Montevrain résidence poubelle au point d’avoir été fermée par la mairie pour insalubrité dans un état de dégradation …) avaient démontré qu’ils ne savaient pas gérer cette clientèle.  

Et maintenant, un an sur le redressement (futur !) de la société à condition que les propriétaires baissent leurs loyers, un constat s’impose : les efforts des propriétaires ayant cédé au chant des sirènes ne suffisent pas à redresser la barre.
Quand on part en situation de cessation de paiement, quelques dizaines de millions de l’actionnaire et les baisses de loyer, acceptées par seulement la moitié des résidences, ne permettront pas de redresser durablement la situation
» signale un investisseur.

LE POINT FINANCIER

Un autre souligne : « Les derniers comptes officiels d’Apparcity publiés (9 mois 2017), demeurent affolants  (source chiffres et analyse : société.com) :

132 M€ de Chiffre d’Affaires et 140 M€ de dettes ! dont 54 M€ de dettes financières, 56 M€ de dettes fournisseurs, 22 M€ de dettes fiscales et sociales et 9M€ d’autres dettes
Société en perte de 3 M€.
Rating société (société.com) : défavorable
Rentabilité (société.com) : défavorable

Niveau d’endettement financier : 234.32% des fonds propres. Si le taux est supérieur à 100%, ce déséquilibre peut signifier que les associés disposent de peu de moyens ou ne souhaitent plus investir dans l’entreprise ».

UNE FORTE DETTE

« Charge de la dette d’Appart City : 97.38% (élevée). Ce ratio permet d’évaluer si le coût annuel de la dette bancaire capte une part trop élevée de la rentabilité du coeur d’activité de l’entreprise. Au delà d’un tiers, on peut considérer que l’entreprise est trop endettée ou ne parvient pas à dégager assez de résultat pour pouvoir payer les intérêts de la dette et continuer dans le même temps à se développer normalement.

Rentabilité nette finale : -2.26% du CA (mauvaise/perte). Le ratio estime la capacité de l’entreprise à dégager un profit net final, après prise en compte de la totalité des charges qui ont été supportées par l’entreprise tout au long de l’année.

Capacité d’auto-financement (CAF) : -4.95% (mauvaise/en chute par rapport à 2015). Ce critère indique la capacité de l’entreprise à générer globalement assez de trésorerie pour pouvoir ensuite maintenir ou développer son activité. Une capacité d’auto-financement négative signifie au contraire que la société disposera  de moins en moins de trésorerie, ce qui risque « d’asphyxier » progressivement son exploitation.

Même en tablant sur des chiffres en légère hausse au titre de 2018, (car c’est une bonne année dans l’hôtellerie en général et qu’Appartcity aura profité de l’effet baisse des loyers sur un exercice complet et d’aides de l’actionnaire), qu’en sera-t-il à moyen terme ?  Et même dès 2019 avec l’augmentation importante de la charge des loyers (Indice des loyers commerciaux ou ILC) ?  

En plus au 1er janvier 2019, nous assistons au retour contractuel au loyer d’origine d’une bonne dizaine de résidences rentables qui avaient accepté des baisses provisoires ».

 

LES QUESTIONS DES INVESTISSEURS

Et de poursuivre : « Combien des rénovations complètes de résidences prévues ont été faites depuis 2015 ? Cette société ne fait que de menus travaux depuis 2 ans dans les résidences. Certes cette société a choisi de rembourser des arriérés, ce qui a un bon effet immédiat pour réduire les charges d’avocat, rassurer et amadouer les propriétaires, l’opinion publique et sans doute les instances surveillant les comptes. Mais l’absence de réels travaux hypothèque la relance et donc l’avenir de nombreuses résidences…

Combien de temps les loyers pourront-ils être honorés dans ces conditions ? A notre avis, Appartcity n’a pas regagné la confiance des banques. Avec le nombre réduit de résidences ayant signé des baisses de loyer, cet exploitant ne peut pas atteindre les objectifs de sortie de crise qui nécessitaient 80% de résidences acceptant les baisses ».

ET DEMAIN ?

« A vendre à bas coûts, on ne génère pas de marge et on plombe  les comptes mais en plus l’état catastrophique de certaines résidences. Du coup, le social devient leur porte de sortie, et malgré des propos soi disant rassurant de ne plus jamais faire de résidence sociale, cela continue encore et encore….quelle autre résidence demain?  

Le précédent dirigeant a voulu éteindre un incendie avec la complicité de quelques conseils…..non seulement le résultat du nombre de signataires est décevant, avec une « économie » provisoire de 5,5 millions (puisque des loyers vont reprendre leur montant d’origine en 2019), mais en plus il a rallumé un autre incendie avec les autres résidences restées à l’écart . Aujourd’hui, on ne voit pas quelle issue favorable pourrait arriver…….

A moins d’une revente prochaine de cette société, en essayant de taire tous les problèmes actuels et d’essayer d’habiller proprement la mariée, comme se l’accordent à penser de nombreux spécialistes (conseillers en gestion de patrimoine, avocats, spécialistes du statut de loueur en meublé professionnel….enfin les vrais »

Mon billet du 16 février 2019 sur cette reconversion dans l’hébergement d’urgence.