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Coup de pouce pour les passoires énergétiques en vue

Assouplissement en vue pour les bailleurs propriétaires de passoires énergétiques.

Le gouvernement deviendrait-il plus pragmatique ? Le NOUVEAU PROJET DE LOI ELARGISSANT le dispositif Jeanbrun fait évoluer l’interdiction de location de logements considérés comme des passoires thermiques. En effet s’il est voté tel quel,les propriétaires pourront remettre leur bien en location dès lors qu’ils s’engagent formellement, par contrat signé, à réaliser des travaux de rénovation énergétique sous 3 ans pour une maison individuelle, 5 ans pour un appartement. Un engagement réaliste si l’on détient un bien en dehors d’une copropriété, ce qui est plus fréquent en province, qu’en région parisienne.  

Cet assouplissement parait réalisable si le bien est situé dans une copropriété qui s’est déjà engagée dans un processus de rénovation énergétique. Et ce, même si les lourds travaux n’ont pas encore commencé.

L’objectif de cette mesure : « remettre environ 700 000 logements sur le marché locatif tout en fournissant aux propriétaires des revenus pour financer les travaux ».

Commentaire du leader de la rénovation : « C’est une excellente nouvelle pour le marché locatif et pour la transition énergétique du parc immobilier français. En permettant à 700 000 logements de retrouver le marché sous condition de rénovation, le gouvernement ne sanctionne plus, mais privilégie l’efficacité. Chez IlliCO travaux, nous sommes prêts à mobiliser notre réseau d’artisans qualifiés pour transformer cet engagement politique en chantiers réels, partout en France » conclut Thierry Abriat.

Mon précédent article : biens locatifs, gros plan sur la rénovation énergétique.

DONNEZ ICI VOTRE AVIS SUR CETTE FUTURE MESURE


IMMO DE LUXE : PARIS RESTE ATTRACTIF

Sur fond de guerre en Ukraine et en Iran, le marché parisien des biens de prestige tient bon. Mais pour combien de temps ?

« Après deux années de correction marquées par une baisse des prix d’environ 10%, le marché de l’immobilier résidentiel de prestige a retrouvé à Paris, un niveau d’activité soutenu depuis la mi-2025 » explique Richard Tzipine, directeur général de Barnes. Mais depuis octobre dernier, un certain attentisme s’est manifesté.

Plusieurs raisons à cette situation : en France, le changement de 1er ministre et les interrogations sur le budget. Sur le plan international, la poursuite de la guerre en Ukraine et fin mars, l’invasion de l’Iran par les Etats-Unis et Israël ont aggravé le climat d’incertitude.

Forte hausse de l’offre

Résultat : l’offre de biens à vendre des agences de Barnes a gonflé de 50% en un an. Pas de doute, cet indicateur donne un sérieux avantage aux acquéreurs. Les responsables d’agences Barnes à Paris le reconnaissent en chœur : « Pour qu’un bien trouve preneur au prix, son évaluation doit être faite au plus juste. Finis les rêves. Aujourd’hui nous faisons de la pédagogie pour inciter les vendeurs à être raisonnables ».

Plusieurs segments de marché

Même dans le secteur de l’immobilier de prestige parisien, il existe plusieurs catégories. « Le très haut de gamme, marche bien. Tout comme le pas cher. En revanche, les biens avec un défaut – vis-à-vis, situés au 1er étage- et/ou des travaux à faire, ont dû mal à intéresser des acheteurs » poursuit Richard Tzipine.

Chez Barnes comme chez d’autres spécialistes de l’immobilier haut de gamme, les grands biens ont une surface d’au moins 100 m2. Les étrangers ne veulent pas s’embarrasser de gérer des travaux.

Quelques belles histoires…

Rive gauche, le VI° arrondissement attire les français fortunés et les Américains souvent découragés par Trump. Les appartements anciens avec une hauteur sous plafond de 3,80 à 4,20 mètres, sont recherchés. Situé rue Guynemer, un bien s’est signé sur la base de 30.000 euros/m2.

La barre de 50.000 euros/m2 a été franchie pour un appartement situé dans un immeuble du XVIII° siècle, rue de Varenne.

…. Et d’autres

En revanche, rive droite, on assiste à un certain retard à l’allumage.

Dans le VIII°, la clientèle américaine recherche des biens implantés dans le Triangle d’Or : Place François 1er, Avenue Georges V et l’Avenue Montaigne.

Sans surprise la clientèle du Moyen-Orient, notamment des émirats ne se manifeste pas. Exception faite de quelques libanais en quête d’un havre de paix dans la capitale. A noter qu’un Iranien s’est porté acquéreur d’un bien à 5 millions d’euros. Mais pour le financer, il attend que ses fonds soient débloqués.

Le stop and go du marché

Dans ce marché naviguant à vue, des craintes s’imposent : la poursuite de la guerre en Iran, le ralentissement économique et la prévisible hausse des taux d’intérêt. Sans oublier, l’échéance électorale de 2027 qui risque fort de freiner le marché. Du moins pour les acquéreurs français. Les étrangers seront moins sensibles à ce rendez-vous présidentiel.

Mon précédent article sur l’immobilier de luxe


IMMOBILIER DE LUXE : PARIS TIENT BON

Malgré l’instabilité gouvernementale qui caractérise notre pays depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, Paris se classe à la sixième positions des grandes destinations internationales.

Cette instabilité fiscale pousse les grandes fortunes à chercher des cieux plus cléments. « On assiste à une nouvelle vague d’expatriation, notamment vers l’Italie et le Luxembourg » confie en privé un responsable de Barnes. Résultat : le volume des mandats de ventes dans ce réseau spécialisé dans l’immobilier haut de gamme augmente de 11% en 2025. « Face à un choix étoffé, les acheteurs se montrent plus sélectifs et exigeants. Et bien sûr, ils font preuve de prudence dans un contexte politico-économico-fiscal incertain » commente Richard Tzipine, Directeur Général de Barnes.

Les amateurs de la french touch

Du côté des acheteurs, on assiste à une forte arrivée d’Américains, soit pour s’installer au bord de la Seine, soit pour s’offrir un pied à terre. Les errements de la politique de Donald Trump les incitent à traverser l’Atlantique.

D’autres étrangers installés à Londres, découragés par la fiscalité locale, s’installent aussi de ce côté de la Manche. En résumé, les acheteurs internationaux restent présents à Paris.

Les arrondissements gagnants…

Toujours selon Barnes, le XVI° réunit de nombreuses qualités.

« Le IX° reste la coqueluche des jeunes aisés souhaitant s’émanciper des quartiers bourgeois. Et le constitue un marché de report du couteux VI° » poursuit Richard Tzipine.  

Après St Germain en Laye qui a réalisé un beau parcours en 2024, Versailles reprend des couleurs.

Dans un contexte de budgets plus maîtrisés, les clients recherchent surtout des appartements de 90 à 100 m2, avec trois chambres.

… et les grands perdants

Dans cette catégorie figurent le VIII°, un arrondissement aux prix excessifs et manquant souvent de vie le soir.

Dans le XVII°, les vendeurs peinent encore à ajuster leurs prix à la baisse.

Boulogne où les prix avaient dépassé ceux du XVI° sud après le Covid, reste encore surcoté.

A Saint-Cloud et à Garches, il faudrait également un ajustement des prix, suite à la flambée post-covid.

Mon précédent billet sur l’immobilier haut de gamme, à la montagne.


ALPES : GROS PLAN SUR L’IMMOBILIER DE LUXE

LA PREPARATION DES JEUX OLYMPIQUES D HIVER 2030 STIMULE LE MARCHE IMMOBILIER APLIN, SELON KRETZ REAL ESTATE

Les 3 Vallées : l’ultraprime au sommet

Plus grand domaine skiable au monde, le domaine des 3 Vallées, reste l’épicentre de l’immobilier ultra premium en montagne.

À Courchevel 1850, les prix oscillent entre 25 000 et 35 000 €/m², avec des sommets dépassant 45 000 €/m pour les biens les plus exceptionnels. Les chalets ultra-luxe, dotés de piscines intérieures, spas, salles de cinéma, ski-rooms et conciergerie, se négocient entre 30 et 80 millions d’euros. Avec la poursuite de la guerre en Ukraine et le train de sanctions qui frappe la Russie, les touristes russes y sont toujours présents, mais se font discrets.

Moins bling-bling que Courchevel,  Méribel affiche des prix élevés mais plus accessibles, avec une demande soutenue pour les chalets contemporains donnant accès aux pistes et proposant des prestations hôtelières.

À Val Thorens, réputée pour sa situation en altitude et son attractivité locative, la rareté des biens individuels contribue à maintenir des prix robustes, souvent supérieurs à 12 000 €/m² pour les biens haut de gamme.

A Megève, au charme intemporel, les prix des chalets haut de gamme se situent entre 12 000 et 18 000 €/m². Les biens les plus prestigieux, dépassent régulièrement les 10 à 20 millions d’euros. En dehors de l’hiver, le golf, la randonnée, les spas et les restaurants haut de gamme animent la station.

Val d’Isère et Tignes : réputées pour leur ski de haut niveau, ces deux stations confirment leur attractivité auprès des familles. Là aussi, l’offre se veut quatre saisons. Même si dans la pratique, elle se limite souvent à deux saisons : l’hiver et l’été.

La Clusaz, Le Grand-Bornand et Manigod séduisent une clientèle française et internationale en quête d’authenticité à des prix plus accessibles que dans les grandes stations de prestige. Sous l’effet conjugué de la rareté du foncier et de l’attrait croissant pour des biens de caractère, le marché se porte bien.

A Saint-Gervais et Combloux, la vue sur le Mont-Blanc, la facilité d’accès et le développement d’infrastructures modernes attirent une clientèle familiale et patrimoniale, avec une demande soutenue.

Que retenir ?  « L’immobilier de luxe à la montagne reste un marché très solide. Les clients recherchent des biens rares, parfaitement rénovés, dotés d’un haut niveau de confort et une expérience quatre saisons. Avec l’arrivée des JO d’hiver 2030 et l’amélioration des infrastructures alpines, nous observons une dynamique durable qui renforce la valeur et l’attractivité des stations les plus recherchées » analyse Alexandre Bruneau, CEO de Kretz Real Estate.

Par ailleurs, pour en savoir plus sur les intérêts russes à la montagne en France.