IMMOBILIER : PENSER A LA RENOVATION CLIMATIQUE
Publié : juillet 17, 2026 Classé dans : Immobilier Commentaires fermés sur IMMOBILIER : PENSER A LA RENOVATION CLIMATIQUE
Après trois canicules en France, en quelques mois, l’année 2026 bat des records en termes de chaleur. 43°C dehors, 30°C dedans, les copropriétés françaises font face au défi des bouilloires thermiques
Chaleur diurne et nocturne.Entre le 24 et le 28 juin 2026, la France a connu l’épisode caniculaire le plus intense jamais enregistré depuis le début des mesures météorologiques. Saintes a atteint 43,8°C, Saumur 44,1°C, et Paris a dépassé les 40°C deux jours consécutifs.
Avoir très chaud le jour est pénible. Mais la nuit c’est encore pire. Dans la capitale, le mercure n’est descendu que jusqu’à 29,5°C le 26 juin, un niveau inédit à cette latitude.
Impact de la canicule sur votre logement
« Après des journées entières à accumuler la chaleur, les façades, les murs, les toitures et le bitume continuent de la restituer tout au long de la nuit, empêchant les logements de retrouver une température supportable » remarque un pro du secteur. Si vous vivez dans un immeuble, il y a fort à parier que le thermomètre s’est accroché aux 30°C durant des jours, voire plus d’une semaine.
Face à des épisodes caniculaires plus précoces, plus fréquents et plus intenses, la rénovation des copropriétés ne répond plus seulement à un objectif d’économies d’énergie. Elle devient un enjeu de santé et d’adaptation du parc immobilier au changement climatique.
Un parc immobilier conçu pour un climat qui n’existe plus.
Selon l’INSEE, un logement sur cinq en France, soit près de 7,5 millions de logements, a été construit entre 1946 et 1970. Édifiés avant les premières réglementations thermiques, ils ont été conçus pour protéger leurs occupants du froid hivernal. D’ailleurs les premières réglementations thermiques répondaient aux chocs pétroliers et au besoin de limiter les consommations de chauffage (voir plus bas).
La notion de « bouilloire thermique »
Dans ces copros des années 1946 à 1970, les murs, planchers et toitures absorbent les calories. Lorsque les nuits restent très chaudes, les bâtiments ne parviennent plus à se refroidir.
Après trois ou quatre jours de fortes chaleurs, le bâtiment lui-même devient une source de chaleur : une « bouilloire thermique » de jour comme de nuit, avec des températures intérieures pouvant rester durablement supérieures à 30°C.
De la rénovation énergétique à la rénovation climatique
Sous coup d’avantages fiscaux, profitant surtout aux entreprises, la rénovation des copropriétés s’est concentrée sur la réduction des consommations de chauffage. « Progressivement, nous passons de la rénovation énergétique à la rénovation climatique. Il convient d’ améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments tout en les adaptant aux nouvelles conditions climatiques. D’où la nécessité de penser simultanément confort d’hiver, confort d’été, résilience et sobriété énergétique » préconise Sylvain Lefevre, Président de Synergiec.
Désormais, en matière de rénovation, il faut conserver la chaleur en hiver et empêcher les bâtiments de surchauffer en été. Les solutions ? isoler les toitures et les façades notamment par l’extérieur, remplacer les fenêtres et installer des systèmes de ventilation. Par exemple, on peut remplacer les menuiseries et mettre en place des brise-soleils dans le cadre d’une climatisation passive.
Rappel : le confort d’été longtemps oublié
Voici 3 dates clés et tardives relatives, au confort d’été dans les immeubles d’habitation.
° 2005, le confort d’été entre dans la réglementation.
° 2013, une température intérieure de référence à ne pas dépasser en été, est fixée à 21°C par la RT 2012.
° 2022, avec la RE2020, le confort d’été devient enfin un critère réglementaire à part entière. Que constate-t-on ? Plutôt que de fixer une température maximale, la réglementation mesure la durée et l’intensité des périodes de surchauffe à l’aide d’un indicateur de degrés-heures d’inconfort.
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IMMOBILIER A BRUXELLES : DES PRIX SAGES
Publié : juillet 10, 2026 Classé dans : Immobilier | Tags: Bruxelles Commentaires fermés sur IMMOBILIER A BRUXELLES : DES PRIX SAGESENTRE PARIS ET BRUXELLES, LES PRIX DE L’IMMOBILIER RESIDENTIEL FONT LE GRAND ECART. UNE BONNE NOUVELLE POUR NOS EXPATRIES.

Alors que seulement 300 kilomètres séparent Bruxelles de Paris, les prix de l’immobilier résidentiel de prestige n’ont rien à voir. Habiter dans la capitale belge reste largement à la portée de nos expatriés
« Les acheteurs français constituent toujours le groupe d’acquéreurs étrangers le plus important et le plus actif sur le marché résidentiel haut de gamme de Bruxelles. D’ailleurs ils soutiennent la demande dans certains des quartiers les plus prisés de la capitale belge » souligne Jean de Kerchove, PDG d’Immobilière Le Lion, agence basée à Bruxelles.
Généralement, les Français s’installent de l’autre côté de la frontière parce qu’ils travaillent dans une institution européenne. Les plus fortunés préfèrent y établir leur résidence principale et leur résidence fiscale.
Les Français en tête de la demande étrangère
Les ressortissants français privilégient dans les communes huppées du sud comme Ixelles et Uccle, pour leur proximité avec l’Hexagone et pour la présence d’écoles internationales, dont le Lycée Français Jean-Monnet. Ils se concentrent dans le quartier du Châtelain d’Ixelles et dans Le haut de Saint-Gilles Forest à Uccle.
A Ixelles et Uccle, le prix au m² e situe en moyenne entre 4.000 et 4.200 €. Dans ces secteurs chics belges, le prix médian des appartements tourne autour de 265.000 €. Et celui des maisons, autour de 525.000 €.
Résultat : pour le même budget, comparé à Paris, on peut s’offrir un appartement familial au lieu d’un studio. Toutefois, les biens haut de gamme dans le sud de Bruxelles dépassent souvent les 700.000 €.
Un achat réfléchi
De chaque coté de la frontière, les acquéreurs prennent le temps de réfléchir. Ils décortiquent à fond les atouts et les inconvénients du logement, ses performances énergétiques. Les biens avec travaux peinent à trouver preneur. Plus question de s’emballer.
Les amateurs de discrétion préfèrent les ventes « off market ». Sans publicité, elles représentent quasiment une transaction sur trois à Bruxelles.
Mon précédent article sur l’immobilier de luxe parisien, avant l’invasion en Iran. Depuis le marché est devenu ultra-sensible au contexte géopolitique.
https://mdenoune.com/2026/01/23/immobilier-de-luxe-paris-tient-bon/
Coup de pouce pour les passoires énergétiques en vue
Publié : avril 24, 2026 Classé dans : Immobilier, Impôts Commentaires fermés sur Coup de pouce pour les passoires énergétiques en vueAssouplissement en vue pour les bailleurs propriétaires de passoires énergétiques.

Le gouvernement deviendrait-il plus pragmatique ? Le NOUVEAU PROJET DE LOI ELARGISSANT le dispositif Jeanbrun fait évoluer l’interdiction de location de logements considérés comme des passoires thermiques. En effet s’il est voté tel quel,les propriétaires pourront remettre leur bien en location dès lors qu’ils s’engagent formellement, par contrat signé, à réaliser des travaux de rénovation énergétique sous 3 ans pour une maison individuelle, 5 ans pour un appartement. Un engagement réaliste si l’on détient un bien en dehors d’une copropriété, ce qui est plus fréquent en province, qu’en région parisienne.
Cet assouplissement parait réalisable si le bien est situé dans une copropriété qui s’est déjà engagée dans un processus de rénovation énergétique. Et ce, même si les lourds travaux n’ont pas encore commencé.
L’objectif de cette mesure : « remettre environ 700 000 logements sur le marché locatif tout en fournissant aux propriétaires des revenus pour financer les travaux ».
Commentaire du leader de la rénovation : « C’est une excellente nouvelle pour le marché locatif et pour la transition énergétique du parc immobilier français. En permettant à 700 000 logements de retrouver le marché sous condition de rénovation, le gouvernement ne sanctionne plus, mais privilégie l’efficacité. Chez IlliCO travaux, nous sommes prêts à mobiliser notre réseau d’artisans qualifiés pour transformer cet engagement politique en chantiers réels, partout en France » conclut Thierry Abriat.
Mon précédent article : biens locatifs, gros plan sur la rénovation énergétique.
DONNEZ ICI VOTRE AVIS SUR CETTE FUTURE MESURE
IMMO DE LUXE : PARIS RESTE ATTRACTIF
Publié : avril 18, 2026 Classé dans : Immobilier | Tags: Paris Commentaires fermés sur IMMO DE LUXE : PARIS RESTE ATTRACTIFSur fond de guerre en Ukraine et en Iran, le marché parisien des biens de prestige tient bon. Mais pour combien de temps ?

« Après deux années de correction marquées par une baisse des prix d’environ 10%, le marché de l’immobilier résidentiel de prestige a retrouvé à Paris, un niveau d’activité soutenu depuis la mi-2025 » explique Richard Tzipine, directeur général de Barnes. Mais depuis octobre dernier, un certain attentisme s’est manifesté.
Plusieurs raisons à cette situation : en France, le changement de 1er ministre et les interrogations sur le budget. Sur le plan international, la poursuite de la guerre en Ukraine et fin mars, l’invasion de l’Iran par les Etats-Unis et Israël ont aggravé le climat d’incertitude.
Forte hausse de l’offre
Résultat : l’offre de biens à vendre des agences de Barnes a gonflé de 50% en un an. Pas de doute, cet indicateur donne un sérieux avantage aux acquéreurs. Les responsables d’agences Barnes à Paris le reconnaissent en chœur : « Pour qu’un bien trouve preneur au prix, son évaluation doit être faite au plus juste. Finis les rêves. Aujourd’hui nous faisons de la pédagogie pour inciter les vendeurs à être raisonnables ».
Plusieurs segments de marché
Même dans le secteur de l’immobilier de prestige parisien, il existe plusieurs catégories. « Le très haut de gamme, marche bien. Tout comme le pas cher. En revanche, les biens avec un défaut – vis-à-vis, situés au 1er étage- et/ou des travaux à faire, ont dû mal à intéresser des acheteurs » poursuit Richard Tzipine.
Chez Barnes comme chez d’autres spécialistes de l’immobilier haut de gamme, les grands biens ont une surface d’au moins 100 m2. Les étrangers ne veulent pas s’embarrasser de gérer des travaux.
Quelques belles histoires…
Rive gauche, le VI° arrondissement attire les français fortunés et les Américains souvent découragés par Trump. Les appartements anciens avec une hauteur sous plafond de 3,80 à 4,20 mètres, sont recherchés. Situé rue Guynemer, un bien s’est signé sur la base de 30.000 euros/m2.
La barre de 50.000 euros/m2 a été franchie pour un appartement situé dans un immeuble du XVIII° siècle, rue de Varenne.
…. Et d’autres
En revanche, rive droite, on assiste à un certain retard à l’allumage.
Dans le VIII°, la clientèle américaine recherche des biens implantés dans le Triangle d’Or : Place François 1er, Avenue Georges V et l’Avenue Montaigne.
Sans surprise la clientèle du Moyen-Orient, notamment des émirats ne se manifeste pas. Exception faite de quelques libanais en quête d’un havre de paix dans la capitale. A noter qu’un Iranien s’est porté acquéreur d’un bien à 5 millions d’euros. Mais pour le financer, il attend que ses fonds soient débloqués.
Le stop and go du marché
Dans ce marché naviguant à vue, des craintes s’imposent : la poursuite de la guerre en Iran, le ralentissement économique et la prévisible hausse des taux d’intérêt. Sans oublier, l’échéance électorale de 2027 qui risque fort de freiner le marché. Du moins pour les acquéreurs français. Les étrangers seront moins sensibles à ce rendez-vous présidentiel.
Mon précédent article sur l’immobilier de luxe

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