RESIDENCE DE TOURISME : REMISE EN CAUSE DES AVANTAGES FISCAUX
Publié : septembre 14, 2014 Classé dans : Arnaques, Immobilier, Impôts, Placements | Tags: classement, Lagrange, résidence de tourisme, Résitel, rectification fiscal, redressement, SNRT 2 Commentaires Double peine pour les investisseurs : baisse de loyer et remise en cause des avantages fiscaux, faute de classement de la résidence de tourisme.
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Vignec, dans les Hautes Pyrénées
A ce jour j’ai rédigé un peu plus de 150 billets de blog sur les tracas financiers des investisseurs dans l’immobilier de services géré par un exploitant. Un vaste sujet d’actualité si j’en juge votre fidélité dont je vous remercie et vous invite à vous abonner gracieusement à mon blog.
Aux tracas financiers s’ajoutent des soucis avec le fisc. Pour bénéficier des avantages fiscaux, la résidence de tourisme doit faire l’objet d’un classement de la part des services de la Préfecture. L’exploitant, en l’occurrence Résitel dans le giron du groupe Lagrange dispose d’un délai de 12 mois après la mise en service de la résidence de Vignec ( Hautes Pyrénées ), pour la faire classer. Pour bien comprendre ce dossier, je vous convie à un rappel chronologique
2007-2010 : Parfaitement au courant de cette obligation, Résitel, membre du Conseil d’Administration du SNRT (syndicat national des résidences de tourisme) a certes demandé le classement de la résidence en 3*. En l’absence d’un local d’accueil pour les clients, elle a été rejetée. Normal, imaginez-vous un hôtel sans réception.
Scandale autour du local d’accueil
2011 : un copropriétaire de Vignec est redressé par le fisc au motif que la résidence n’était pas classée. Suite à l’appel des services juridiques de Lagrange, Résitel renouvelle sa demande de classement, mais cette fois en 2*. L’objectif était d’éviter les redressements. « Afin de ne pas répéter l’échec de 2007, Résitel a aménagé le local d’accueil le temps de la visite, puis l’a supprimé, comme l’a constaté un huissier, dès que le classement a été obtenu. Ceci privait la résidence de son avenir et d’un local de service pourtant obligatoire, aussi bien dans la loi que dans le règlement de copropriété » me confie un investisseur privé. Pire : Lagrange a tenté de vendre le local d’accueil à un restaurateur en lui cachant que ce local était local d’accueil. Le restaurateur a gagné en référé.
2013-2014 : Les autres copropriétaires de Vignec reçoivent une proposition de rectification de l’administration fiscale. Je reviendrai sur le sujet dans mon prochain billet. Après avoir aménagé un local d’accueil, les investisseurs autogestionnaires obtiennent enfin le classement de leur résidence en 3*.
Une double peine
Que retenir ? « Outre avoir privé la résidence de Vignec de son indispensable local d’accueil, Résitel a demandé à ses propriétaires des baisses de loyers de 75%. Quand ceux-ci ont refusé, ce gestionnaire les a abandonnés sans local d’accueil, avec un classement 2* alors qu’ils avaient vendu un 3* » poursuit cet investisseur.
Bravo à la forte mobilisation et solidarité des propriétaires, à leur vive capacité d’adaptation, pour remettre en exploitation la résidence de Vignec . Ils doivent encore s’armer de patience pour poursuivre la procédure en cours sur le local d’accueil, le référé n’ayant pas permis de statuer. Alors que l’assignation de cette affaire a été délivrée courant 2013, elle n’a toujours pas été jugée sur le fond.
Et surtout, le litige fiscal subsiste : les copropriétaires sont redressés pour non classement de la résidence de Vignec de 2007 à 2010. Ils sont donc victimes d’une faute entièrement commise par leur exploitant d’origine. A suivre. Que pensez-vous de ces mésaventures? REAGISSEZ ICI
SUISSE : LE SECRET BANCAIRE FINALEMENT PRESERVE ?
Publié : septembre 4, 2014 Classé dans : Banque, Exil fiscal, Impôts, Parlement, Placements | Tags: Etats-Unis, Fatca, secret bancaire, succession, Suisse Commentaires fermés sur SUISSE : LE SECRET BANCAIRE FINALEMENT PRESERVE ?Vers la fin du secret bancaire suisse? Officiellement sans doute. En pratique, pas sûr comme vous le découvrirez ci dessous.

Depuis le 1er juillet 2014, les banques suisses doivent transmettre à l’administration fiscale américaine, les données bancaires concernant tous leurs clients américains. Cette obligation résulte de la ratification par le Parlement de Berne le 30 juin dernier, de l’accord sur la loi Fatca (Foreign Account Tax Compliance). Toujours pour identifier certains clients non déclarés, la Suisse est prête à introduire cet échange automatique d’information au niveau de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique).
Les sommes en jeu sont considérables. A l’automne 2013, les fortunes étrangères détenues en Suisse s’élevaient à environ 1800 milliards d’euros, selon les calculs de l’économiste Gabriel Zueman. Les trois pays frontaliers de la Confédération arrivent en tête : l’Allemagne avec environ 200 milliards d’euros, la France avec 180 et l’Italie avec 120. Quelques 90 milliards d’euros appartiendraient à des Américains.
Dans ce pays spécialisé dans la gestion de fortune internationale, environ 600 milliards des 1.800 milliards d’euros seraient placés dans des fonds d’investissement suisses domiciliés au Luxembourg où les dividendes échappent à l’imposition. Selon plusieurs estimations publiées par des quotidiens suisses, les Français détiendraient encore 80.000 comptes non déclarés, parfois depuis plusieurs générations.
Quant aux comptes numérotés interdits par la législation antiblanchiment, ils ont été remplacés par les trusts ou des fondations domiciliés dans une poignée de paradis fiscaux. De quoi continuer à abriter les avoirs détenus par les ultra-riches.
Par ailleurs je vous rappelle que la convention fiscale sur les successions a été rejetée par la France…. suite à la dénonciation par la Suisse du projet de convention fiscale donnant un sérieux tour de vis aux résidents suisses d’origine française! Nos compatriotes détenteurs d’un gros patrimoine et en exil fiscal en Suisse apprécieront le geste helvétique.
Merci à tous pour votre fidélité. Faites connaitre mon blog autour de vous, notamment par les réseaux sociaux. Et réagissez à mes billets.
MENACE SUR LES MEUBLES TOURISTIQUES DES GRANDES VILLES
Publié : août 25, 2014 Classé dans : Famille, Immobilier, Impôts, Placements, voyages | Tags: EHPAD, LMNP, LMP, New-York, Paris, résidence étudiantes, résidence de tourisme, résidence seniors Commentaires fermés sur MENACE SUR LES MEUBLES TOURISTIQUES DES GRANDES VILLESA New-York comme à Paris, les mairies partent en guerre contre la location de meublés touristiques pour des durées inférieures à un mois. Le point sur les pratiques des deux côtés de l’Atlantique.

Des deux côtés de l’Atlantique, les « capitales » touristiques comme New-York et Paris semblent faire la chasse aux locations meublées de courtes durées (moins de 28 jours). J’en veux pour preuve la réponse que je viens de recevoir d’un manager d’immeubles à New-York où je cherchais une location pour quelques jours. « Mises en place depuis 2011, des restrictions légales sur ces locations de moins de 28 jours ont affecté le marché des propriétés que vous aimeriez louer. New York Council tente d’éliminer les conflits entre les immeubles de résidents permanents et les personnes louant leurs appartements aux touristes » Résultat : si des résidents permanents d’un immeuble se plaignent des gênes occasionnées (va et vient, bruit) par une location touristique dans leur immeuble, les autorités New Yorkaises mettront leur véto à cette pratique. Mon correspondant poursuit : « Nous vous garantissons de vous fournir un logement de même qualité, en cas d’interruption de l’utilisation de nos appartements une fois que votre location a débuté ». Réjouissant, s’il faut déménager au cours d’un séjour d’une petite semaine !
TOUR DE VIS A PARIS
Maintenant, je vous invite à étudier la situation à Paris où la mairie s’insurge contre la multiplication de locations de meublés. Quelques, 20.000 logements seraient soustraits du marché locatif du logement vide.
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L’ile aux Cygnes à Paris et sa statue de la liberté
Pour la mairie de Paris, les locaux d’habitation loués pour une durée inférieure à 9 mois doivent faire l’objet d’un changement d’usage, si l’on se réfère aux articles L. 631-7 et L. 632-1 du code de la construction. « Ces deux articles sont applicables à Paris, dans les communes de la première couronne et dans l’ensemble des villes de plus de 200.000 habitants », me précise un avocat. Toujours pour lutter contre les meublés touristiques qui font concurrence aux hôtels, une disposition du plan local d’urbanisme (PLU) de Paris, assimile les locations meublées de courte durée à des hébergements hôteliers. A ce titre, elle les soumet donc à une autorisation d’urbanisme préalable de changement de destination. Sans entrer dans les détails, cette obligation s’avère lourde et onéreuse pour le loueur désireux de respecter la loi.
Enfin compte tenu de ces deux articles du Code la construction, il est difficile pour un investisseur de profiter du régime fiscal du LMP (loueur en meublé professionnel) ou du LMNP (loueur en meublé non professionnel) en solo. Comprenez sans investir dans le cadre d’une résidence gérée par un exploitant. Résidence de tourisme en ville ou non, résidence étudiante, seniors, EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Bref autant des résidences où les rapports entre bailleur (investisseur) et locataire (exploitant) sont totalement inversés… en contrepartie d’avantages fiscaux. Généralement le locataire impose ses conditions au bailleur comme l’illustrent vos mésaventures.
Comme ce blog est un lieu d’échanges des investisseurs déçus, j’attends ici vos témoignages sur vos déconvenues. D’ici là, bonne rentrée à tous.




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