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AFFAIRE APOLLONIA : VOS REACTIONS

Les victimes de l’affaire Apollonia depuis 2006, se sont constituées partie civile en 2009. 5 ans de procédure, 5 ans d’inscription au fameux fichier des incidents de paiement. Une double peine.

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Des épargnants dépouillés

 

 

Vous avez été nombreux à réagir à mon dernier billet sur l’Affaire Apollonia. Ici je publie quelques réactions. Que les « oubliés » soient compréhensifs.

« Pris la main dans le sac – notaires banques et banquiers- poursuivent normalement leurs activités, alors que leurs victimes sont poursuivies par leurs escrocs, sont inscrites depuis plusieurs années au fichier des incidents de paiement de la banque de France (FICP) avec toutes les conséquences, leurs biens et leurs revenus sont saisis. Des situations dramatiques que les lenteurs et la compassion de la justice pour les banques et les notaires ne cessent d’aggraver depuis 8 ans.
Nos avocats sont intervenus auprès du Gouverneur de la banque de France pour corriger cette injustice. Mais leurs interventions n’ont jamais été suivies d’effet. Cette peine s’ajoute à toutes nos difficultés et nos souffrances
 » témoigne Mr Claude Michel, le Pt de l’Asdevilm.

Le fichier des incidences de paiement

« Le fichage au FICP constitue un désastre pour les victimes, celles en activité se trouvent dans des situations ubuesques.
Les banques devront dédommager les victimes pour ce préjudice incluant toutes les pertes, faute de pouvoir financer leur activité normalement
 » confie une victime.

« Je fais partie de ceux mis par les banques en FICP. J’ai même perdu mon entreprise par les banques ne m’ont plus suivi à partir du jour où je suis passé en FICP. Je confirme la double peine.
Les banques m’ont demandé de céder la gérance en quoi elles accéderaient à ma demande de prêt. J’ai cédé la gérance et ai réinvesti 40.000 euros pour en définitive avoir un refus et arrêter mon entreprise
 » raconte un ex dirigeant d’entreprise .

Une génération sacrifiée

 

« Notre jeunesse sacrifiée aux études : médecin spécialiste c’est long, très long. Mais au bout on se dit que c’est le rêve. On élève 4 enfants on a des projets de vie pour eux pour nous.
Et un jour une “une bande” avec dans le peloton de tête un notaire détenant le sceau de la république vient vous extirper 5 signatures pour 5 procurations pour 5 actes à venir. Tout cela en moins de 15 minutes dans le bureau d’un commercial véreux.
Ce jour là, vous ne le savez pas encore, mais le rêve est devenu cauchemar. Nuits blanches, destruction de tous nos repères, de notre structure mentale. Le gouffre abyssal qui s’ouvre devant nous est monstrueux et sans espoir.
La désespérance, c’est bien ce qui va nous guider pendant plusieurs années.
Notre combat au côté de l’association Asdevilm et de nos avocats…, nous a porté au delà de toute espérance, vers un monde redevenu acceptable au fil des déceptions, mais aussi des victoires.
Presque 10 ans ont passé et nous avons appris à vivre “avec”.
Pour autant nous ne relâchons pas notre vigilance, nous savons à qui nous avons affaire…
Les institutionnels ont voulu notre mort ! Nous ne nous sommes pas laissés faire. Pour être libres et fiers de la société dans laquelle nous vivons et que nous transmettons, nous avons résisté 
».

Une justice à deux vitesses ?

« Les 70 000 cotes du dossier pénal accablantes pour les notaires, les banquiers et les banques, ne suffisent pas à la justice pour mettre fin à ces drames humains. Le choix du pourrissement de ce dossier qui fait peur ne règlera pas les graves problèmes qu’il renferme.
Que la justice puisse à ce stade trouver encore des circonstances atténuantes pour les banques ayant violé des milliers de fois la loi Scrivener en disant “qu’il s’agit d’erreurs banales”, ne mettra pas un terme à la souffrance des victimes et aux nombreux scandales révélés par l’affaire APOLLONIA
 » conclut Claude Michel.

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