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APPART CITY : VOS DERNIERES REACTIONS

QUID DES LOYERS IMPAYES ? QUEL RENFORCEMENT DES FONDS PROPRES ? QUELLE SANTE FINANCIERE ? TROIS QUESTIONS CLES QUE SE POSENT LES INVESTISSEURS.

 

Entourée d’un manque de transparence la recapitalisation d’Appart City intervenue le 1er juin 2017 ne semble pas apaiser les esprits des investisseurs. Voici leurs réactions ainsi celle d’un conseil, à mon précédent billet.

« c’est amusant votre blog! je vous remercie d’informer ici les non-signataires du désagrément persistant qui les affectent alors que les signataires retrouvent la tranquillité..
il suffirait pourtant que ceux qui réfléchissent rejoignent enfin un accord qui marche! 
» commente un avocat.

QUID DES LOYERS IMPAYES ?

«  S’il se confirmait qu’un régime à 2 vitesses s’instaurait, il serait bien entendu totalement illégal et discriminatoire.

Les tribunaux seraient même sans doute en droit de considérer qu’il y a là une tentative d’extorquer par la contrainte la signature d’un nouveau bail contre le paiement des loyers.

Cela ressemblerait à un chantage ou à une extorsion que les tribunaux sauront qualifier comme il se doit » précise un non signataire du nouveau bail.

Réaction d’un autre investisseur : « Si AC n’est pas en mesure de payer ses loyers dans les baux, les résidences continueront de les assigner régulièrement…..Son président actuel fait le tour des résidences pour trouver d’autres résidences signataires, mais continue d’essuyer des refus massifs…. Les signatures sont restées au point mort depuis de nombreuses semaines, et les résidences signataires ne représentant pas la majorité (si on fixe celle- ci à 56 sur une basse de 112 au départ)
Ce chantage à la recapitalisation a été un véritable chantage, car nous connaissions l’issue dès le départ ».

 

RENFORCEMENT DES FONDS PROPRES ?

« L’annonce d’une recapitalisation n’est qu’une annonce et n’est actuellement pas démontrée formellement semble-t-il.
Cette recapitalisation correspond-elle à un apport nouveau de fonds et pour quel montant? Appartcity n’a fait aucune communication claire et précise à ce sujet.
Les promesses faites par Appart’ city  sont le plus souvent jamais tenues.
Vu le nombre de baux non modifiés par une baisse de loyer, et pour lesquels Appart’ city confirme que les retards ne seront pas payés, la dette d’Appart’ city s’accroit de jour en jour.… »

QUELLE SANTE FINANCIERE ?

Des investisseurs se sont penchés sur le bilan d’AC clos au 31 décembre 2015 (le dernier connu).

« Voici le Bilan 2015 d’Appart City, selon le site societe.com :

Dettes fournisseurs (bailleurs): 64 millions d’euros
Dettes fiscales: 20 millions d’euros
Résultat 2015: Déficit de 6 millions d’euros

« J’ai lu attentivement leur bilan complet…une société affichant autant de dettes que son CA annuel!

25 millions d’obligations convertibles, 35 millions d’emprunt obligataire, 64 millions de dettes fournisseur, 20 millions de dettes sociales et fiscales, etc, etc….ils jouent plein pot l’effet de levier…mais un jour????

Ce n’est pas leurs 45 résidences signataires qui vont réellement leur faire faire des économies! Une goutte d’eau puisque cela ne représente qu’à peine 4 millions d’économies…

Cumulé avec les assignations en cours, nul doute que la trêve sera courte…. » conclut l’un deux.

FAITES NOUS PART DE VOTRE AVIS.


APPART CITY ENFIN RECAPITALISE

MALGRE LA RECAPITALISATION  D’APPART CITY, LES NON-SIGNATAIRES DU NOUVEAU BAIL COMMERCIAL SUBISSENT DE SEVERES RETARDS DE LOYERS.

 

Comme prévu, la société Appart City vient d’ être recapitalisée . Son capital est renforcé d’au moins 20 millions d’euros.

Pour les investisseurs privés, il semblerait qu’un régime à deux vitesses s’instaure. Comme des commentaires de professionnels du droit l’affirmaient dans mes précédents billets, les signataires du nouveau bail commercial recevront à l’heure, leurs loyers révisés à la baisse.

En revanche, les non-signataires du nouveau bail commercial continueront de subir de sévères retards de loyers. « Dans des résidences urbaines, les loyers sont même impayés. Les derniers versement de loyers peuvent remonter à septembre 2016, voire à 2016, soit neuf mois de retard » m’explique un investisseur parisien.

Le non règlement répétitif des loyers peut s’accompagner d’une interruption du bail commercial décidée par le tribunal de commerce.

Alors un nouveau parcours du combattant commence pour les bailleurs : celui consistant à retrouver un exploitant fiable dans le cadre de deux grandes solutions. A savoir la signature d’un nouveau bail commercial ou celle d’un mandat de gestion. 

Cette année, quatre résidences sont déjà sorties du parc d’Appart City : Béziers, Narbonne, Magny les Hameaux (près de Versailles) et Brest (Oxford). La résidence de Bobigny devrait sortir en 2018.

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IMMOBILIER : QUE NOUS PROMET MACRON ?

DES INTERROGATIONS SUBSISTENT SUR LE PROGRAMME IMMOBILIER DU NOUVEAU LOCATAIRE DE L’ELYSEE. MAIS SI LA PIERRE EST CONSIDEREE COMME UNE RENTE, GARE AUX MAUVAISES SURPRISES.

 

Emmanuel Macron n’aime pas les rentiers. Suite à son élection comme président de la République, propriétaires immobiliers et professionnels ne cachent pas leurs craintes.

« Le nouveau président pourrait percevoir l’immobilier comme une rente, comme un actif non productif. Diriger l’argent investi dans l’immobilier, notamment via les dispositifs de défiscalisation, vers les entreprises, reviendrait à tuer le dispositif d’investissement locatif Pinel, soit 50 % du marché résidentiel neuf », m’explique Norbert Fanchon, Président du Directoire du Groupe Gambetta.

 

DE L’ISF A L’IFI ?

 

Pas de doute, la création d’un impôt sur la fortune immobilière refroidit nombre de contribuables. Les statistiques sur l’ISF révèlent la prépondérance de la pierre dans le patrimoine des assujettis.

L’idée du nouveau locataire de l’Elysée consisterait à conserver les mêmes règles que l’ISF, mais uniquement sur l’immobilier. En clair : imposition à l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) à partir de 1,3 million d’euros d’actif net, après l’abattement de 30% sur la résidence principale. Les propriétaires bailleurs d’immobilier géré en direct sont déjà découragés par les contraintes des rapports locatifs et le plafonnement des loyers dans certaines zones géographiques. L’instauration de l’IFI pourrait inciter certaines à effectuer des arbitrages en faveur d’investissements productifs comme par exemple le capital risque. Et ce, à une période où les prix immobiliers sont repartis à la hausse. Mais pour combien temps?

A noter qu’une réflexion est en cours afin de faire sortir la « pierre papier » de cet IFI. Par « pierre papier », entendez les SCPI (société civile de placement immobilier) et les OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier).

ET LA FLAT TAX ?

Autre interrogation : la flat tax de 30% s’appliquera-t-elle ou non aux revenus fonciers perçus par les investisseurs ? Si oui, ce serait une bonne nouvelle compte tenu de l’imposition actuelle de leurs revenus fonciers. En se basant sur une tranche marginale d’imposition d’au moins 30% et 15,5% de CSG, nombre de bailleurs sont taxés à au moins 45% sur leurs revenus locatifs. Malgré cela, limiter l’ISF à la détention immobilière constituerait un mauvais signe de communication et ferait de la pierre – résidence principale et/ou placement- le mal aimé des placements.

A VOTRE AVIS, FAUT-IL OU NON TAXER L’IMMOBILIER ? POUR QUELLES RAISONS?

Merci de vos réactions en bas de ce billet,  dans la rubrique « laisser un commentaire » .

 

 


DU NOUVEAU POUR LE DROIT DES CONTRATS

INTRODUIT DANS LE CODE CIVIL, L’ABUS DE DEPENDANCE DEVIENT UN VICE DE CONSENTEMENT. ET PERMETTRAIT D’OBTENIR L’ANNULATION D’UN CONTRAT COMME PAR EXEMPLE UN BAIL COMMERCIAL.

Cette fois, je vous amène sur  le terrain du droit des contrats, qui comme vous le savez, réunit deux parties, par exemple un particulier et une entreprise.

Je vous signale une modification importante avec l’introduction d’une nouvelle notion dans le Code Civil. En effet lordonnance du 10 février 2016 fait état de l’abus de dépendance, qui devient un cas de violence. Ainsi, une partie qui en est victime pourra obtenir l’annulation de tout contrat conclu à compter du 1er octobre 2016 pour vice du consentement. Et ce, en vertu du fameux 1143 du Code civil, modifié par l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016-art2 :

« Il y a également violence lorsqu’une partie, abusant de l’état de dépendance dans lequel se trouve son cocontractant, obtient de lui un engagement qu’il n’aurait pas souscrit en l’absence d’une telle contrainte et en tire un avantage manifestement excessif ».

Décodons : par exemple un bail commercial signé par un investisseur avec un exploitant de résidence gérée (tourisme, EPHAD, etc…) dépend du droit des contrats. « Il y a dépendance économique lorsque les loyers tirés de ce placement immobilier impactent de telle manière sur les ressources de l’investisseur qu’il se trouve dans un lien de dépendance avec l’exploitant. Face au risque relevé par l’exploitant de quitter la résidence ou de déposer le bilan, les particuliers se retrouvent contraints d’accepter de signer un avenant au bail, voire un nouveau bail, pour entériner une baisse de loyer » constate Me David Sabatier avocat à Paris.

 

UN CONSENTEMENT REGULIER OU NON ?

En signant les nouvelles conditions, ils ont certes donné leur consentement. Mais les modalités de ce nouvel accord est-il respectueux de leurs intérêts ou au contraire, y a-t-il vice du consentement ? Si oui, se pose alors la question de savoir comment annuler le nouveau contrat lorsque l’autre partie a disposé d’un moyen de pression fort. La partie (le particulier) dispose d’un délai de 5 ans à partir de la signature du nouveau contrat pour demander la nullité du contrat. Et ce, en démontrant devant le tribunal- généralement le tribunal de grande instance- l’abus de dépendance économique.  « Si l’on reste dans le domaine des résidences gérées, l’investisseur doit être capable de démontrer un lien de dépendance économique avec l’exploitant du fait du versement des loyers » poursuit Me David Sabatier. Il peut ainsi requérir l’annulation du nouveau contrat et récupérer ainsi son ancien contrat (ou bail commercial) ou obtenir des dommages et intérêts.

 

« A l’appui d’un arrêt de la Cour d’appel de Versailles (CA Versailles 6 juillet 2016), nous avons eu l’idée d’utiliser le mécanisme du mandat pour conférer à une association le pouvoir d’agir en justice de manière collective et non individuelle, avec des coûts moins importants » conclut Me David Sabatier. Différente de l’action de groupe, ce type d’action aurait en effet l’avantage de partager les frais d’avocat entre les membres. Mais les victimes d’abus de dépendance économique doivent savoir qu’une longue procédure n’est pas forcément gagnée d’avance.