APPART CITY SERA RECAPITALISE
Publié : avril 29, 2017 Classé dans : Immobilier | Tags: Appart City, recapitulisation, residence gérée 56 CommentairesL’ EXPLOITANT APPART CITY RENFORCERA SON CAPITAL DE 20 MILLIONS D EUROS. ET CE, MALGRE LE COUP DE BLUFF POUR TENTER DE GAGNER DU TEMPS ET DE L’ARGENT.

SCOOP. A la date fatidique de fin avril, Appart City gestionnaire de plus de 100 résidences urbaines vient de renoncer à la fameuse clause suspensive, que j’avais signalée dans mon dernier billet de blog . En clair, même si le quota de nouveaux baux est loin d’être atteint, cette société sera recapitalisée.
De bonne source, Appart City, locataire ou preneur des baux commerciaux conclus avec les investisseurs, convoquera une assemblée générale des actionnaires en vue d’augmenter son capital de 20.000.000 d’euros.
Ce renforcement des fonds propres devrait donc intervenir en juin prochain. Quels acteurs apporteront les fonds?
Que retenir de ce feuilleton ? Pendant quatre mois, des professionnels du droit ont fait pression sur les investisseurs pour qu’ils signent le nouveau bail assorti d’une baisse de loyers et d’un renoncement à l’encaissement des impayés. Et ce, sous peine d’une déconfiture de l’exploitant. Cette affaire a suscité près de 500 commentaires souvent très polémiques sur mes derniers billets de blog !
L’AVIS D’INVESTISSEURS
« Malgré une baisse encore des retours de signatures, Appartcity a enfin décidé officiellement de sa recapitalisation en renonçant tout simplement à la clause suspensive…
Aucune surprise donc, puisque le résultat était connu depuis le départ. Tout était du chantage et un coup de poker…
Il fallait faire signer coute que coute, pour gagner ce que l’on pouvait gagner…..
Les actionnaires vont injecter 20 millions d’ici 1 mois » me signalent un pool d’investisseurs ayant conservé leur bail d’origine.
QUE VOUS AYEZ OU NON SIGNE LE NOUVEAU BAIL, REAGISSEZ CI DESSOUS
APPART CITY : LE BILAN A MI- AVRIL
Publié : avril 23, 2017 Classé dans : Immobilier | Tags: Appart City 14 CommentairesL’EXPLOITANT DE RESIDENCES URBAINES APPART CITY PROPOSE A UN PEU PLUS DE 10.000 INVESTISSEURS DE SIGNER UN NOUVEAU BAIL AVANT LE 1ER MAI 2017. LE POINT SUR CETTE PROLONGATION.

Prévue initialement jusqu’au 31 mars, la signature du nouveau bail proposé par Apart City à quelques 10.000 investisseurs a été prolongée jusqu’au 30 avril, faute du manque d’enthousiasme des bailleurs, comme signalé dans un précédent billet.
L’exploitant communique sur un taux de retour de l’ordre de 50% à fin mars. Selon nos informations, il se situait autour de 40%. Loin des 80% escomptés à l’origine pour ce nouveau bail commercial assorti d’une baisse de loyers rétroactive. Quels constats dresser ?
- « Afin de laisser les investisseurs dans le flou, Appart City fait de nouveau preuve d’opacité » me confie un copropriétaire.
- Et de poursuivre : « les résidences ayant signé sont majoritairement celles conseillées par les 4 avocats, soit environ les 2/3 des signatures. Seulement 10% des résidences hors les 4 avocats ont signé. En outre 70% des résidences dont la baisse de loyers se limite à 5% sont signataires ».
- Depuis le 1er avril, le rythme de signatures se ralentit : à peine une centaine de baux signés par semaine.
- « A mi avril, 6.000 nouveaux baux sont signés sur les 8.000 envoyés. Et sur un total de 12.950. Le nombre de résidences ne signant pas s’élève à 48 » me signale un autre investisseur.
- Depuis les dernières semaines, trois résidences urbaines exploitées par Appart City sont déjà sorties de son périmètre : Béziers et Magny les Hameaux au 1er avril, Narbonne au 1er mai.
- D’autres résidences envisagent sérieusement de leur emboîter le pas pour trouver un nouvel exploitant.
RENONCER A ATTEINDRE LE QUOTA ?
Pour rappel, le quota de 80% des résidences est nécessaire fin avril et aucun délai supplémentaire n’est prévu dans le protocole. Actuellement 43 résidences ont signé sur 99 et 13 hors accord. « Même si 4 résidences pourraient atteindre le seuil des 75% fin avril, le résultat se trouverait donc loin du fameux quota de 80% souhaité…..Dans ces conditions, les dirigeants ont le choix entre deux solutions : soit activer avant le 30 avril, c’est-à-dire dans moins d’une semaine la clause de renonciation spécifiée à l’article 1.3 du nouveau bail, soit renoncer à tous les nouveaux baux signés » m’explique un observateur. Reste une question majeure : comment et dans quelles conditions, cette société sera recapitalisée?
RESIDENCE GEREE : DONNER UN MANDAT DE GESTION ?
Publié : mars 31, 2017 Classé dans : Immobilier, Placements | Tags: fonds de commerce, mandat de gestion, residence gérée 44 CommentairesAU LIEU DE SIGNER UN BAIL COMMERCIAL AVEC UN NOUVEL EXPLOITANT, IL EST POSSIBLE DE LUI DONNER UN MANDAT DE GESTION. LE POINT SUR CETTE FORMULE.

Nombre d’investisseurs échaudés par le bail commercial conclu avec leur précédent exploitant, n’ont pas envie de se retrouver liés avec un autre professionnel. Aussi une fois qu’ils ont récupéré le fonds de commerce de la résidence, ils créent une SAS (société par actions simplifiée) pour détenir ce fonds de commerce et intervenir comme mandant auprès du gestionnaire sélectionné. « La SAS a au moins la vertu de pouvoir rendre à peu prés transparente la gestion de l’exploitant » m’explique un investisseur. Le mandant (la SAS regroupant les investisseurs) signe alors un mandat de gestion au nouvel exploitant. Un mandataire sérieux s’engage à apporter tous les soins à la bonne exploitation du fonds de commerce. Et assure la gestion de la résidence pour le compte du mandant.
Pendant la négociation avec le mandataire, il faut veiller à des points clés : le sérieux de la gestion, les travaux d’entretien et les gros travaux, sa rémunération, la durée du mandat et le schéma financier des recettes.
« En tant que mandataire, notre société signe un mandat de gestion de la résidence. Quant à la SAS d’exploitation, elle verse les loyers à chaque copropriétaire, et nous rémunère sous forme d’honoraires de gestion. Parfaitement transparent, notre modèle ne suscite aucun doute ou aucune suspicion chez nos partenaires investisseurs. Un intranet permet aux investisseurs de suivre en direct le remplissage de leur résidence » souligne Yannick Auré, à la tête du Groupe Exhore. Si certains gestionnaires reprenant la gestion d’une résidence, captent les recettes avant de les redonner à la SAS, cette formule n’est pas saine. Pas de doute, la totalité des recettes ou du chiffre d’affaires doit arriver directement sur un compte en banque détenu par la SAS.

Dans la formule du mandat de gestion, les associés de la SAS s’impliquent davantage qu’en signant un bail commercial avec un exploitant. Ils doivent consacrer du temps pour « piloter » quelque peu la résidence, notamment sur le plan financier. En effet toutes les recettes de l’exploitation appartiennent à la SAS qui a également toutes les charges à régler dont les honoraires de gestion. « Lorsqu’on réside à des centaines de kilomètres et qu’on exerce une activité professionnelle, cette implication personnelle n’est pas forcément aisée » poursuit en privé ce président de SAS.
Au final, un mandat de gestion est-il préférable au bail commercial ? Face à un nouvel exploitant respectant ses engagements, les investisseurs devraient toucher un montant des loyers nets de frais relativement similaire. Comprenez sur un chiffre d’affaires de 1.000, les investisseurs (bailleurs ou mandants) perçoivent environ 350.
Dans mon précédent billet, nous avons vu par exemple qu’ Exhore a versé pour la résidence de 140 appartements qu’elle pilote dans le cadre d’un bail commercial conclu il y a 7 ans à Strasbourg, un montant de 434.000 euros de loyers au titre de 2016. Deux remarques : les Cassandre avançant que le nouvel exploitant réduit- lui aussi- son loyer en cours de bail se trompe. Par ailleurs ce montant équivaut largement au niveau de loyer… impayé par le précédent exploitant.
A Lannion, l’exploitant d’origine voulait baisser les loyers de 50%. Devant le refus des investisseurs, il a rompu le bail commercial. Après avoir délégué une expertise sur l’état de la résidence, les propriétaires ont racheté les parties communes et ont mandaté en 2014, Exhore pour la gestion du fonds. « Après une grosse campagne de rénovation, nous avons dopé le chiffre d’affaires de cette résidence de près de 45%. En tant qu’actionnaires de la SAS, nous sommes ravis de cette nouvelle gouvernance. Nos biens se sont valorisés et les reventes restent rares » me confie Christophe Gaume, Président de la SAS.
Une preuve que l’on peut voir la vie en rose dans le secteur de l’immobilier géré.
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RESIDENCE GEREE : CHANGER D’EXPLOITANT ?
Publié : mars 24, 2017 Classé dans : Immobilier, Placements | Tags: Exhore, résidence de tourisme, Terres de France 156 CommentairesENFIN LA VIE EN ROSE DANS LES RESIDENCES GEREES, C’EST POSSIBLE A CONDITION DE S’ADRESSER A UN EXPLOITANT DE QUALITE. QUELQUES EXEMPLES DE BELLES HISTOIRES DE REPRISE.

Mon dernier billet sur le bilan à la mi-mars de la signature du nouveau bail chez Appart City a suscité plus d’une centaine de commentaires. A partir de vos nombreuses réactions se dessinent deux mouvements : les signataires de l’accord et les autres.
Comme beaucoup d’entre vous s’interrogent sur le changement d’exploitant d’une résidence de tourisme, là encore deux situations existent. Bien sûr, les reprises de résidence (s), à l’amiable ou par voie judiciaire- par un nouvel exploitant peuvent mal se passer. Depuis plus d’une dizaine d’années, nous avons même assisté à la déconfiture de certains repreneurs. Disposant déjà de leur propre parc des résidences gérées, ils étaient avant tout des commerciaux de la défiscalisation. Et ce, au plus grand dam des investisseurs, qui pour une même résidence peuvent avoir à traiter avec 4 ou 5 exploitants successifs !
QUELQUES BELLES HISTOIRES
En revanche, il existe bel et bien des reprises qui marchent. Généralement elles sont pilotées par de vrais professionnels de la gestion hôtelière pour les résidences urbaines. Forts de leur longue expérience, par exemple dans l’ingénierie touristique ou dans le secteur de l’hôtellerie économique, ils peuvent redresser des situations déficitaires. J’en veux pour preuve la reprise de résidences ex Appart City par le groupe Terres de France ou la société Exhore.
A la double condition que le bail commercial soit cassé et que les copropriétaires récupèrent la jouissance des parties communes, cette reprise peut prendre deux grandes formes: la société de gestion est détenue par l’exploitant ou par les copropriétaires (autogestion).
Dans ce billet, je me penche sur le bail commercial : signé entre le ou les investisseurs propriétaires des murs de l’établissement et la société d’exploitation, propriétaire du fonds de commerce (schéma ci-dessous).

Créé fin 2008, le groupe Terres de France exploite actuellement un parc de 13 résidences (1.000 appartements). Il les gère principalement en détenant la société d’exploitation qui signe un bail commercial avec les investisseurs. Ce bail comprend essentiellement un loyer fixe et un loyer variable. « Nous servons sur l’Appart’Hotel de Quimper (ex appart city Quimper) un loyer global de 38% du CA en 2016 et devrions atteindre 40% en 2017. La part fixe a été calculée en fonction du point d’équilibre de la résidence pour une gestion pérenne. Quant à la part variable, elle est indexée sur le CA HT global uniquement pour éviter tout litige dans les calculs et être totalement transparent vis-à-vis des copropriétaires. Nous fonctionnons avec un système de pallier de CA permettant un partenariat gagnant/gagnant et une augmentation progressive des loyers sans risque de défaillance » m’explique Pierre Bournais, Président de Terres de France.
De son coté, la société Exhore lancée en 2006, compte en gestion à ce jour 18 résidences (1.200 appartements). Elle intervient dans les deux schémas de société d’exploitation. “Très souvent, nous reprenons des résidences dans lesquelles l’exploitant promettait un loyer élevé, mais ne l’honorait pas pour autant. Ainsi à Strasbourg, une résidence de 140 appartements nécessitait des travaux de remise en état et présentait des loyers et des charges impayées. En reprenant en main sa gestion en 2010, nous avons réussi à augmenter sérieusement les recettes locatives” commente Yannick Auré, Pt d’Exhore. Résultat, le loyer versé aux investisseurs a totalisé sur l’année 2016 un montant de 434.000 euros HT (part fixe). A quoi s’ajoute une part variable de 51.000 euros HT. DONC SIX EXERCICES SATISFAISANTS AVEC CE NOUVEL EXPLOITANT.
Reste que pour réussir ce type de reprise, un consensus de copropriétaires au sein de la résidence s’impose. Dans un prochain billet, j’examinerai la situation où les copropriétaires détiennent la société d’exploitation. Et par conséquent s’impliquent davantage dans la gestion. Et ce, même s’ils donnent un mandat de gestion à un exploitant reconnu.

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