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LOYERS : OU EN SOMMES NOUS ?

BIEN QUE CET ETE SERA FRANCO-FRANCAIS, DE NOMBREUX PROPRIETAIRES DE RESIDENCES DE TOURISME N’ONT PAS RECU LEURS LOYERS DU SECOND TRIMESTRE. PETIT TOUR D’HORIZON.

 

 

« Président de l’association de défense des copropriétaires de la résidence du Clos St Hilaire à St Lary Soulan (65) gérée par LAGRANGE/RESITEL. Suite au courrier de la direction nous informant du non paiement de nos loyers jusqu’à nouvel ordre, nous souhaitons nous mettre en rapport avec les autres associations des copropriétaires des résidences gérées par cet exploitant …qui refuse toute discussion » me confie un investisseur privé.

Loin d’être unique, cette situation semble assez générale. Et nombre d’investisseurs dans des résidences gérées n’ont pas perçu leurs loyers du second trimestre 2020. Pire, ils n’ont pas de visibilité sur les mois à venir alors qu’ils doivent rembourser leur crédit immobilier ou conforter leurs revenus. D’après vos remontées d’informations, voici la situation à la mi- juillet en fonction des gestionnaires :

« ARTES TOURISME : aucun retard de paiement (tous les loyers réglés en temps et en heure)

NEXITY STUDEA : aucun retard de paiement

CERISE (groupe Exhore) : Paiement au cas par cas en fonction de la situation économique de chaque résidence; informations multiples de la situation économique auprès de chaque résidence

RÉSIDE Études en Étudiant : régularisation du T2 sur les 3 prochains trimestres par 1/3

RESIDHOMM : pas d’info

APPARTCITY : aucun loyer depuis le 1er mars; aucune proposition de ce gestionnaire….souhaiterait demander 8 mois d’annulation de loyer

ODALYS : a proposé 2,5 mois d’annulation de loyer

ZENITUDE : demande en moyenne 3 mois de franchise de loyer, sans préciser, si il s’agit d’annulation ou de report ».

 

#CetétéjevisitelaFrance

Certes dans sa lettre de juillet 2020, le président du SNRT (syndicat national des résidences de tourisme et des apparthotels) signale que les établissements en villes n’enregistrent guère de reprise. Encore que certaines résidences urbaines en province profitent de la fermeture des hôtels.

La conjoncture s’améliore nettement pour les résidences destinées aux vacanciers. « Après trois mois perdus, la haute-saison d’été va pouvoir être préservée, avec une reprise d’activité à partir de mi-juillet à la mer, à la montagne, à la campagne, sans notre habituelle fréquentation étrangère » reconnaît Patrick Labrune, Pt du SNRT.

En résumé, la situation des propriétaires reste très délicate.

TEMOIGNEZ ICI


APPARTCITY CEDE 6 RESIDENCES A ZENITUDE

VIVES INQUIETUDES DES CENTAINES DE COPROPRIETAIRES DE RESIDENCES DE TOURISME PASSEES DANS LE GIRON DE ZENITUDE.

Sans consulter les copropriétaires, Appartcity a cédé le 1er juillet 2019, à  Zénitude, de ses résidences situées en province. Il s’agit d’une résidence 4* à Divonne,  de 3 résidences 3* implantées au Cannet,  à Mandelieu et à Toulon-Six Fours. A quoi s’ajoutent les résidences du Havre et du Mans, classées 2*.

« Pour concrétiser ces reprises de résidences, Zénitude a dû procéder à une levée de fonds de 800.000 euros  via la plate forme « wesharebonds » au taux de 5,5% sur 60 mois » confie un proche du dossier….Et de poursuivre : « C’est surprenant lorsque les banques prêtent aujourd’hui à 1% sur ces mêmes durées…..Mais à y regarder de près, la notation de la banque de France n’est de 5, ce qui signifie que « l’entreprise a une faible capacité à honorer ses engagements financiers ».

Les 6 résidences cédées n’ont pas été optimisées par Appartcity  : 2 d’entre elles (Le Havre & Le Cannet) étaient pourtant signataires d’un nouveau Bail avec une baisse de loyer entre 26% et 30%, les 4 autres non signataires du protocole Rochet, étaient plutôt mal exploitées.

Pour la reprise d’exploitation du Mans, les investisseurs privés auraient préféré le groupe Exhore, qu’ils avaient approché. Cet opérateur a déjà fait ses preuves dans la reprise de résidences de tourisme urbaines.  Au final leur choix n’a pas été respecté par l’exploitant historique. D’où des interrogations des copropriétaires sur le rapprochement d’Appartcity avec Zénitude.

Une autre résidence (Grenoble) aurait été cédée à un autre groupe et la Résidence de St Maurice, en Ile-de-France est en attente jusqu’au 31 décembre 2019. A noter qu’Appartcity souhaite la rénover avec l’aide financière des propriétaires. Et ce,  malgré une exploitation avec une clientèle sociale depuis de nombreux mois.

 

LE PRECEDENT DU RESORT MIMOZAS

 

La société Zénitude suscite de vives inquiétudes. Depuis fin octobre 2018, cet opérateur a quitté les lieux du resort Mimozas, situé près de Mandelieu (résidence qui était autrefois le fleuron du groupe MMV), soit après seulement 6 mois d’exploitation!

Petit rappel des faits : Après avoir fermé ses portes, et suite à une procédure de redressement judiciaire puis de liquidation judiciaire, le Mimozas Cannes Resort and Spa, géré anciennement par MMV puis la société Splash, a été repris à la barre du tribunal de commerce de Cannes, par Zénitude.

 

En avril 2018, la société communiquait en ces termes : «  La réouverture du site met fin à plusieurs mois d’incertitude sur l’avenir de ce 4 étoiles et de son restaurant. La résidence conservera son nom historique Mimozas Cannes Resort and Spa, et fournira le même type de prestations d’appart-hôtel. Le groupe Zenitude souhaite cependant étendre la notoriété de cet établissement, en créant de nouveaux partenariats commerciaux et en resserrant les liens avec les acteurs locaux, notamment avec l’Office du tourisme qui sera un partenaire privilégié dans cette reprise d’activité ».

 

Bien sûr, l’exemple du resort Mimozas n’est pas pour rassurer les propriétaires concernés….

Affaires à suivre. En attendant, QUELLES SONT VOS REACTIONS A CES OPERATIONS?