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L’IMMOBILIER DE LUXE EN SUPER FORME

FORTE HAUSSE DES VOLUMES DES TRANSACTIONS DES BIENS DE LUXE, BAISSE DES DELAIS DE VENTE ET RELATIVE STABILITE DES PRIX.

Sur fond de Brexit, la France devient une destination attirante pour les entreprises étrangères. Traditionnellement en raison de la langue anglaise, la Grande Bretagne était la porte d’entrée des grands groupes américains sur le continent européen. Aujourd’hui certains se tournent donc vers la France. D’autant que son image s’améliore hors des frontières. En particulier pour les Français qui étaient devenus non résidents. Pas étonnant dans ces conditions que le marché immobilier des appartements familiaux et des biens de luxe, à Paris et dans l’ouest parisien se trouve en superforme.

D’après les dernières statistiques du Groupe Féau s’appuyant sur un vaste réseau à l’international, de janvier à mai 2018, les volumes de ventes ont progressé de 32% par rapport à la même période de l’année précédente.

Autre constat : sur ce marché tonique, les délais de vente se réduisent de manière inédite. « En particulier, pour les appartements familiaux de 5 pièces, de 150 m², le délai de vente moyen est tombé de 62 jours au premier semestre 2017 à 23 jours sur les 5 premiers mois 2018 » me signale Charles-Marie Jottras, Président de Daniel Féau. Pour ce type de biens, les acquéreurs font souvent une offre au prix, dans les quelques jours suivant la mise en vente !

Cette diminution significative du délai de vente s’observe également pour les grands appartements, c’est-à-dire au-delà de 250 m².

 

DES PRIX ASSEZ STABLES

Mais cette accélération du marché parisien n’entraine pas une envolée des prix au m². Voici les évolutions par segments de prix de vente, de janvier à mai, entre 2017 et 2018 :

 

  • Entre 1 et 2 millions d’Euros, le prix moyen au m² est passé de 12. 214 € à 12. 661 €, soit 3,7 % de hausse en un an.
  • Entre 2 et 4 millions d’Euros, le prix moyen au m² est passé de 13.955 € à 14. 113 €, soit une hausse de 1,1 % en un an.
  • Au-delà de 4 millions d’Euros, le prix moyen au m² est passé de 19. 724 € à 20. 836 €, soit une hausse de 5,6 % en un an.

 

QUI SONT LES ACHETEURS ?

En 2018, chez Féau pour les ventes entre 2 et 4 millions d’Euros, 31 % de  acquéreurs sont non-résidents. Parmi eux, 59 % sont de nationalité française. Ce chiffre inédit confirme le mouvement de retour des français de l’étranger, notamment de Grande-Bretagne. Pour les ventes supérieures à 4 millions d’Euros, la part des acquéreurs non-résidents monte à 61 %, un record. Parmi eux, 42 % sont de nationalité française ; il s’agit sans doute du retour des investisseurs et des entrepreneurs.

 

LA PLACE DE PARIS DANS LE MONDE

 Paris intègre cette année le top 10 des marchés de résidences principales les plus dynamiques au monde. L’embellie se poursuit donc pour la capitale française.

Sur le podium, Hong-Kong garde la première place pour la deuxième année consécutive. Cette cité-État domine les palmarès datant pour les ventes records (deux ventes récentes au-delà de 100 millions de Dollars) que pour la pression de la demande pour les biens de grand luxe. Explication : de riches chinois « mainland »  cherchent à sécuriser une partie de leur patrimoine en dehors de leur pays.

Enfin Londres vient d’être détrônée par New-York pour la deuxième place des grands marchés mondiaux de biens résidentiels de luxe. La capitale britannique a souffert à la fois des incertitudes liées au Brexit et du durcissement des dispositions fiscales, en particulier du régime des « Non-Dom ».


IMMOBILIER : TOUR D’HORIZON EUROPEEN

La France et le Royaume-Uni se classent au rang des pays les plus chers d’Europe, selon une étude signée par Deloitte. De son coté, le réseau Era table sur une légère reprise du marché cette année.

IMMOBILIER : LES ABUS DANS LES AIDES AU LOGEMENT

 

Entre l’Europe orientale et occidentale, les prix des logements font le grand écart, confirme la dernière étude Property Index de Deloitte. Sans grande surprise, l’immobilier résidentiel reste nettement moins cher dans les pays d’Europe de l’Est, où les prix des nouveaux appartements vont de 917euros/m² en Hongrie à 1.186 euros/m² en République Tchèque. 

Londres et Paris restent, cette année encore, les capitales les plus chères d’Europe. Le prix moyen d’un appartement dans le centre de Londres peut dépasser les 10.000 euros/m². Quant à Paris, le prix moyen atteint 8.140 euros/m². « L’impact de la crise se fait sentir en France avec, pour la première fois, un fléchissement des prix. Ces derniers restent toutefois globalement élevés et devraient le rester car la construction de nouveaux logements est en panne. Des mesures fortes incitant la relance de la construction sont nécessaires afin d’encourager significativement le pouvoir d’achat en logement des Français. », me signale Laure Silvestre-Siaz, Associée responsable du secteur immobilier chez Deloitte

Inversement, Budapest, Lisbonne et Varsovie se classent au rang des capitales les moins chères d’Europe en 2013, le prix au mètre carré s’élevant respectivement à 1.140 euros, 1.640 euros et 1.704 euros en moyenne.

« D’une année sur l’autre, l’évolution des prix de l’immobilier diffère significativement à l’échelle des pays. L’Autriche et l’Allemagne ont enregistré la plus forte augmentation (7% et 5% respectivement) ; en revanche, on observe à nouveau une baisse conséquente en Italie et en Espagne, de l’ordre de 5% et 13% » poursuit Laure Silvestre-Siaz. Pour en savoir plus sur l’Allemagne et son risque de bulle immobilière, cliquez ici.

De son coté, le réseau de franchise d’agences immobilières ERA constate que   » plus soutenus ou stables en Autriche, Belgique, Allemagne, Suède et Turquie, les prix et les transactions sont en plus faible croissance au Portugal et aux Pays-Bas « .

INVESTIR A L’ ETRANGER ?

En attendant des prix à moins de 2.000 euros/m2 me font rêver. A l’heure des sites internet favorisant la location entre particuliers, pourquoi ne pas acheter un appartement bien placé à Lisbonne ou à Berlin ou encore Amsterdam pour en faire de la location courte durée destinée aux touristes ? Surtout que la location meublée de courte durée à Paris est soumise à une autorisation de la mairie. La location saisonnière d’un logement nécessite d’entamer des démarches de changement d’usage des locaux … ce qui constitue un véritable parcours du combattant, tellement courant avec l’Administration française !


LES VRAIS CHIFFRES DE L’EXIL FISCAL

« L’enfer fiscal » décourage des résidents français et des non-résidents. Résultat : le mouvement d’exil fiscal se poursuit, ce qui impacte le marché immobilier haut de gamme.

source: Knight Franck

A plusieurs reprises dans ce blog, j’ai consacré des billets à l’exil fiscal. Le dernier confirmait la poursuite du mouvement. A la mi-avril, je viens de rencontrer Charles-Marie Jottras, Président du Groupe Féau. « Sur la population des nouveaux mandats de vente entrés au second semestre 2012, pour des biens supérieurs à 2 millions d’euros, 25% des vendeurs quittent la France. Pour les biens d’une valeur de plus de 7 millions d’euros, 44% des vendeurs quittent également l’Hexagone ».

Le poids des non-résidents

Ce n’est pas nouveau. Depuis l’an dernier, des retraités, mais également des jeunes entrepreneurs préfèrent s’expatrier. Cependant Féau m’apporte une précision intéressante : sur ces 25% de vendeurs d’un bien supérieur à 2 millions quittant la France, 8,5% sont des résidents français et 16,5% des non-résidents. Par conséquent des propriétaires payant leurs impôts ailleurs qu’en France. Pour les plus gros actifs immobiliers, le poids des non-résidents grimpe à 28%. Non-résidents ou pas, les quelques centaines de départs ont pour conséquence de mettre sur le marché des biens à vendre qui totalisent environ 1,6 milliards d’euros.

Notre image « d’enfer fiscal »

Pas de doute, le chiffre symbolique de 75% en matière d’impôt sur le revenu et la lourde fiscalité sur le capital effraient les contribuables français. Mais aussi les non-résidents, alors qu’ils ne sont pas concernés par ces dispositifs fiscaux. En revanche, les non-résidents supportent le régime fiscal des plus-values immobilières : exonération au bout de 30 ans de détention contre seulement 15 ans auparavant et imposition des plus-values aux prélèvements CSG-CRDS !

File:Coat of arms of Saudi Arabia.svg

Emblème de l’Arabie Saoudite

Des régimes dérogatoires

Seuls échappatoire : pouvoir profiter des mesures dérogatoires instaurées par Bercy pour les gros clients du pays du Golfe. Par exemple la famille de l’Emir du Qatar. Ou la famille royale d’Arabie Saoudite… qui compterait quelques 10.000 personnes ! Alors qu’ils sont très attirés par Londres, les clients en provenance des pays du Golfe consacrent environ 10.000 millions d’euros pour s’offrir un bien immobilier à Paris.  Une preuve que ces régimes de faveur tricolores ont du bon. Quand Paris les appliquera-t-il à ses propres ressortissants ? En attendant, des cadres et jeunes diplômés quittent la France.

Retrouvez cet article et d’autres, sur mon blog http://www.mdenoune.wordpress.com

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RUSSIE : CES GRANDES FORTUNES

Les Russes figurent en bonne place dans l’étude Forbes – Société Générale consacrée aux nouveaux « ultra-riches » des pays émergents.

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Alors que la France fait grise mine et lorgne vers la taxe de 75% sur les hauts revenus, j’assiste à la présentation de l’étude Forbes – Société Générale sur les nouveaux « ultra-riches » des pays émergents. Dans ce recueil, la Russie figure en bonne place : les actifs moyens des 20 plus grandes fortunes se chiffrent à 10,1 milliards $ contre 7,6 milliards $ pour le Moyen Orient.
A titre de comparaison, sur les marchés matures comme les Etats-Unis et l’Europe Occidentale, le poids moyens des 20 plus grandes fortunes ressort respectivement à 24,3 milliards $ et à 20,1 milliards $.

Toujours en Russie, si l’on se base cette fois sur les ultra-riches en général,  retenez ces trois points :

TAILLE MOYENNE DE LA FORTUNE: $ 4 600m
ANCIENNETÉ DE L’ACTIVITÉ ENTREPRENEURIALE : 100 % première génération
ÂGE MOYEN DES GRANDES FORTUNES : 50 ans

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Depuis la chute du communisme intervenue il y a 25 ans, le profil des ultra-riches a évolué. A côté des oligarques de la première heure, de vrais entrepreneurs développent une belle idée économique. D’autres profitent du boum immobilier qui fait exploser les prix dans le secteur de la propriété privée.

Leurs placements préférés

 » S’ils sont agressifs dans  leur prise de risques au niveau professionnel, les Russes fortunés sont plutôt conservateurs dans la gestion de leur patrimoine personnel  » me rappelle un fin connaisseur de la réalité économique russe, Jean-Gabriel Arqueros, Directeur de la clientèle russe à la Société Générale Private Banking.  Depuis 2010, l’activité gestion de fortune de cette banque a renforcé sa ligne « Client Russe », avec des équipes de conseillers privés à Genève, Zurich, Londres, Monaco et Singapour.

Les placements de prédilection des Russes fortunés concerne le sport, la philanthropie, la politique, l’art et l’immobilier. Les biens de prestige situés à Paris et sur la Côte d’Azur sont particulièrement appréciés.

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Monastère Russie - Pèlerinage