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IMMO DE LUXE : PARIS RESTE ATTRACTIF

Sur fond de guerre en Ukraine et en Iran, le marché parisien des biens de prestige tient bon. Mais pour combien de temps ?

« Après deux années de correction marquées par une baisse des prix d’environ 10%, le marché de l’immobilier résidentiel de prestige a retrouvé à Paris, un niveau d’activité soutenu depuis la mi-2025 » explique Richard Tzipine, directeur général de Barnes. Mais depuis octobre dernier, un certain attentisme s’est manifesté.

Plusieurs raisons à cette situation : en France, le changement de 1er ministre et les interrogations sur le budget. Sur le plan international, la poursuite de la guerre en Ukraine et fin mars, l’invasion de l’Iran par les Etats-Unis et Israël ont aggravé le climat d’incertitude.

Forte hausse de l’offre

Résultat : l’offre de biens à vendre des agences de Barnes a gonflé de 50% en un an. Pas de doute, cet indicateur donne un sérieux avantage aux acquéreurs. Les responsables d’agences Barnes à Paris le reconnaissent en chœur : « Pour qu’un bien trouve preneur au prix, son évaluation doit être faite au plus juste. Finis les rêves. Aujourd’hui nous faisons de la pédagogie pour inciter les vendeurs à être raisonnables ».

Plusieurs segments de marché

Même dans le secteur de l’immobilier de prestige parisien, il existe plusieurs catégories. « Le très haut de gamme, marche bien. Tout comme le pas cher. En revanche, les biens avec un défaut – vis-à-vis, situés au 1er étage- et/ou des travaux à faire, ont dû mal à intéresser des acheteurs » poursuit Richard Tzipine.

Chez Barnes comme chez d’autres spécialistes de l’immobilier haut de gamme, les grands biens ont une surface d’au moins 100 m2. Les étrangers ne veulent pas s’embarrasser de gérer des travaux.

Quelques belles histoires…

Rive gauche, le VI° arrondissement attire les français fortunés et les Américains souvent découragés par Trump. Les appartements anciens avec une hauteur sous plafond de 3,80 à 4,20 mètres, sont recherchés. Situé rue Guynemer, un bien s’est signé sur la base de 30.000 euros/m2.

La barre de 50.000 euros/m2 a été franchie pour un appartement situé dans un immeuble du XVIII° siècle, rue de Varenne.

…. Et d’autres

En revanche, rive droite, on assiste à un certain retard à l’allumage.

Dans le VIII°, la clientèle américaine recherche des biens implantés dans le Triangle d’Or : Place François 1er, Avenue Georges V et l’Avenue Montaigne.

Sans surprise la clientèle du Moyen-Orient, notamment des émirats ne se manifeste pas. Exception faite de quelques libanais en quête d’un havre de paix dans la capitale. A noter qu’un Iranien s’est porté acquéreur d’un bien à 5 millions d’euros. Mais pour le financer, il attend que ses fonds soient débloqués.

Le stop and go du marché

Dans ce marché naviguant à vue, des craintes s’imposent : la poursuite de la guerre en Iran, le ralentissement économique et la prévisible hausse des taux d’intérêt. Sans oublier, l’échéance électorale de 2027 qui risque fort de freiner le marché. Du moins pour les acquéreurs français. Les étrangers seront moins sensibles à ce rendez-vous présidentiel.

Mon précédent article sur l’immobilier de luxe


IMMOBILIER A PARIS : TOUJOURS PLUS

AVEC LE CARBURANT DE LA BAISSE DES TAUX D’INTERET, LES PRIX DES LOGEMENTS ANCIENS DANS PARIS REALISENT UN NOUVEAU RECORD, SELON LES NOTAIRES.

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Des taux d’intérêt incroyablement bas, une relative confiance dans l’avenir, l’absence des placements alternatifs et des inquiétudes sur la réforme des retraites, autant de facteurs qui jouent un rôle d’accélérateur de décision pour acheter de l’immobilier dans la capitale.  Résultat : le cap des 10.000 euros le mètre carré en moyenne a été franchi à Paris durant le mois d’aout, selon les Notaires du Grand Paris, lors de leur dernier point trimestriel.

Et même si les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, ces officiers ministériels prévoient un prix moyen du mètre carré dans les immeubles anciens situés à Paris, de 10.280 euros en octobre, d’après la projection des valeurs figurant dans les avant-contrats déjà signés.  Pas de doute, malgré le faible niveau des taux d’intérêt, les particuliers perdent du pouvoir d’achat immobilier.

Toujours à Paris l’Odéon s’affiche comme le quartier le plus cher, avec un prix moyen/m2 de 17.040 euros. Et La Chapelle, le plus accessible à seulement 7.470 euros/m2. Dans les ventes records parisiennes, les notaires du Grand Paris citent un triplex de 328 m² qui a trouvé preneur sur la base de 30.390 euros/m2, pour une somme proche de 10 millions d’euros, hors droits d’enregistrement.

TROIS QUARTIERS GAGNANTS SUR 5 ANS

En se penchant sur l’évolution des prix sur des cinq dernières années,   il aurait fallu tabler sur les quartiers Odéon (+ 35,1 % de hausse des prix dans la période), Hôpital Saint-Louis (+ 31,9 %) et même sur la Porte Saint-Denis (+ 31,6 %). Situé dans le 10e, ce secteur central est devenu à la mode.

Coté volume des transactions  de logements anciens dans la capitale, la tendance est au tassement, avec un recul de 1% sur un an. Seulement 36.530 actes signés entre le troisième trimestre 2018 et le second trimestre 2019.  Cette évolution tranche celle du marché national qui crève le plafond du million de transactions (1.017.000 ventes dans l’ancien en France au 30 juin).


EXPO TOUTANKHAMON A PARIS : IL EST ENCORE TEMPS

JUSQU’AU DIMANCHE 22 SEPTEMBRE, LES RETARDATAIRES PEUVENT ENCORE ADMIRER LA SUPERBE EXPOSITION CONSACREE AU JEUNE PHARAON A LA GRANDE HALLE DE LA VILLETTE A PARIS. BONS PLANS.

 

Les insignes du pouvoir sous le Nouvel Empire (XVIII° dynastie) proviennent de la tombe

du jeune pharaon, qui a régné de 9 à 19 ans.

Un million de billets ont déjà été vendus pour l’exposition « Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon » à Paris qui pourrait dépasser « l’exposition du siècle » de 1967, qui avait attiré 1,2 million de visiteurs venus admirer des pièces du tombeau du pharaon.

Le chiffre de vente a été annoncé début juillet par les organisateurs. Lancée fin mars à la Grande Halle de la Villette, dans le nord-est de la capitale, l’exposition présente 150 objets provenant du musée du Caire et qui avaient été trouvés dans la tombe du jeune pharaon en 1922. Le spectaculaire sarcophage en quartzite rouge contenait trois cercueils emboîtés les uns dans les autres, dont le dernier (110 kg) en or massif abritait la momie de Toutankhamon.

Mais la pièce maîtresse du trésor,  le fameux masque funéraire en or de plus de 10 kg incrusté de lapis-lazuli et d’autres pierres semi-précieuses, n’a pas fait le voyage à Paris. Il a été abîmé en 2014 lorsque la barbe postiche, symbole de tous les pharaons, s’était détachée du menton lors de travaux dans le musée du Caire. Il faudra donc juste se contenter de l’affiche…

Face au succès, cet espace muséal a déjà prolongé d’une semaine, jusqu’au 22 septembre 2019 cette exposition phare. De plus des horaires spécifiques ont été aménagés pour l’été, avec une fermeture à 22h (au lieu de 21h) les vendredi, samedi et dimanche, du 12 juillet au 31 août. Attention, le métro le plus prés est Porte de Pantin.

Avant même le lancement de l’exposition, un système de réservation de tickets en ligne a été mis en place, pour éviter de longues files d’attente. Mais les retardataires peuvent encore trouver des billets en ligne sur le site officiel. Et même des billets liés à des désistements sur des sites comme le Bon Coin ou Gens de confiance. Dernière solution : se rendre un peu avant 9 heures du matin à la billetterie de la Grande Halle. Pas de doute, les visiteurs sont moins nombreux le matin et l’après-midi. En semaine, le billet adulte coute 22 euros contre 24 euros pendant le week-end.

Partie du Caire pour Los Angeles, avant de gagner Paris, cette superbe exposition ira à Londres. Une autre étape est prévue à Sydney. La tournée doit s’achever en 2024, avec plusieurs autres étapes.  « Le transfert progressif des collections du musée de la place Tahrir, au Caire, vers le futur musée national de Gizeh près des Pyramides, a permis que des objets remarquables puissent exceptionnellement quitter l’Égypte pour la dernière fois » m’explique un spécialiste. Une expo à ne pas manquer en solo ou en famille.

No comment

Seul bémol : les souvenirs présentés dans le magasin à la sortie de l’expo sont plutôt kitch. Entre une bouteille remplie de sable d’Egypte, des magnets à l ’effigie du pharaon, des statuettes, des chameaux,  les produits dérivés foisonnent.


IMMOBILIER A PARIS : LES 10.000€/ M2 ATTEINTS

DANS L’ANCIEN, L’IMMOBILIER PARISIEN VOLE DE RECORDS EN RECORDS. POUR COMBIEN DE TEMPS ?

 

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Depuis 2009, le prix moyen au m² parisien ne cesse d’augmenter. En 10 ans, la hausse atteint 62,5%, selon le réseau d’agences immobilières Century 21, qui vient d’analyser ses transactions effectuées dans la capitale pendant le 1er trimestre 2019.

Pour la première fois, au 1er trimestre 2019, le prix au m² parisien dépasse les 10.000€ pour se situer à 10.005€ en moyenne contre 6.157€ le m² au 1er trimestre 2009. Sur un an, sa progression se chiffre à 8%.

 

FORTE DEMANDE D’OCCUPANTS ET D’INVESTISSEURS

A Paris, la pression de la demande étant extrêmement forte, les délais de vente se contractent pour se situer à 60 jours en moyenne contre 66 jours, un an auparavant. A plus de 51%, cette demande émane des cadres supérieurs et des professions libérales, ayant généralement déjà revendu un bien.

Dans ce contexte de surchauffe, la proportion d’employés et d’ouvriers ne représente plus que 3,4% de l’ensemble des acheteurs contre 16,5% il y a 10 ans.

 

« Comme la gentrification joue à plein, les catégories les plus modestes sont obligées de franchir le périphérique pour s’établir en dehors de Paris »  m’explique Laurent Vimont, Pt de Century 21 France.

 

Progressant de 17,1% en douze mois, la part des transactions destinées à l’investissement locatif dans la capitale représente désormais 29,4% des achats. On se rapproche des niveaux les plus hauts observés en 2011, avec à l’époque 30,1% d’achats d’investisseurs.

Le parc immobilier parisien est essentiellement constitué de petites surfaces. Pour pouvoir acheter, les Parisiens font des concessions en termes de surface et la superficie moyenne baisse (48,3m² en moyenne contre 49,6m² au 1er trimestre 2018). Malgré cette réduction de surface, le montant moyen d’une transaction n’a jamais été aussi élevé à Paris : 483.261€  soit près de 30.000€ de plus qu’il y a un an, toujours selon les transactions effectuées par ce réseau national d’agences immobilières.

Evidemment, ce haut niveau des prix impacte quelque peu le dynamisme du marché. Le nombre de ventes s’inscrit en recul de 2,6% par rapport au 1er trimestre 2018.

Sans jouer les Cassandre, n’oublions pas que même à Paris, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Où va le marché? A quand son retournement ? DONNEZ VOTRE AVIS ICI.