ART DE VIVRE : VIVE LES CREMANTS DE BOURGOGNE
Publié : novembre 1, 2015 Classé dans : Famille, Vins | Tags: Crémant de Bourgogne, Gevrey-Chambertin, maison Louis Bouillot, Nuits St Georges 1 commentaireAPPRECIER LES BULLES DU CREMANT DE BOURGOGNE. UN VIN TOUT EN SEDUCTION ET PLUS ABORDABLE QUE LE CHAMPAGNE
Les fêtes de fin d’année approchent. J’en profite pour vous faire (re)découvrir le Crémant de Bourgogne, tout au long des agapes si le menu s’y prête. Sinon en apéritif, voire avec le dessert.
L’appellation Crémant de Bourgogne s’étend sur un territoire particulièrement important, du Nord au Sud : Chablisien, Châtillonnais, Côte de Nuits, Côte de Beaune, Côte Chalonnaise et Côte Mâconnaise et Beaujolais. La vendange et l’élaboration du Crémant de Bourgogne – appellation d’origine contrôlée (AOC) depuis le 17 octobre 1975 – sont strictement règlementées. Plus abordable que le Champagne, le Crémant a sa place dans une belle cave de particulier.
Les deux principaux cépages
Seuls 4 cépages sont autorisés pour élaborer des crémants de Bourgogne. Voici les 2 principaux :
Le pinot noir apporte fruité, structure, et vinosité
Le chardonnay pour la fraîcheur et l’élégance
Et les 2 cépages secondaires :
Le gamay tout en gourmandise (à hauteur de 20 % maximum dans l’assemblage)
L’aligoté pour sa vivacité
DES CREMANTS BLANCS OU ROSES
Les particularités de chaque cépage permettant des assemblages harmonieux donnent des crémants au caractère très différent. Les cuvées expriment l’étonnante richesse des terroirs de Bourgogne : rosés, blancs de blancs, blancs de noirs, millésimés, grandes cuvées, pour des apéritifs et des repas très gustatifs. Généralement dans le commerce vous trouvez des Crémants « génériques », sans année particulière. Sachez qu’il est possible de vous en procurer des millésimés. « De grande qualité et édités en quantité limitée, les crémants millésimés ont une personnalité représentative des raisins d’une année de vendange exceptionnelle » m’explique-t-on à la maison Bouillot qui a réalisé 29% des exportations de l’appellation Crémants de Bourgogne l’an dernier. La gamme de cette maison de vins basée à Nuits-St-Georges (21) comprend notamment de douze Crémants de Bourgogne. Après les avoir dégustés, trois ont retenu mon attention.
Perle Rare millésimé 2012 Puissant et raffiné, ce Crémant de Bourgogne Brut Millésimé résulte d’un assemblage d’un peu plus de la moitié pinot noir (55%) et 45 % chardonnay. J’ai apprécié la belle brillance de ce vin expressif, d’une belle fraîcheur aromatique. Dès l’ouverture, des notes fruitées rappellent la pêche de vigne puis affirment des arômes amandés et briochés.
Perle d’Or rosé 2009 Présenté en bouteille gravée, ce crémant est élaboré uniquement dans les meilleurs millésimes et avec un élevage partiel sous bois. Un peu plus de la moitié pinot noir (60%), 35 % chardonnay et 10 % gamay dont 5% sont passés en fûts durant six mois. Comme accord vin mets, je vous le recommande pour des mariages maritimes et iodés : sur un filet de poisson, une nage d’écrevisses, des coquillages et crustacés, il séduit autant le regard que les papilles.
Cuvée « Les Grands Rayes-Blanc » Brut Nature millésime 2005
Toujours dans un souci de qualité, la maison Bouillot signe des cuvées « grands terroirs ». Inédites en Bourgogne, elles sont nées au sein d’appellations villages, autour des nobles cépages pinot noir et chardonnay. Ayant pour origine la célèbre appellation de Gevrey-Chambertin, des Blanc de Noirs et 100% pinot noir (dont 20% en fût), cette cuvée est vraiment ma favorite. Attention, son édition est limitée à 1.829 bouteilles !
IMMO GERE : CHERE INDEMNITE D EVICTION
Publié : octobre 25, 2015 Classé dans : Uncategorized | Tags: Appart City, Belambra, Odalys 2 CommentairesUne mauvaise surprise attend les investisseurs au terme du bail commercial : l’indemnité d’éviction à verser au gestionnaire. Explications.
La Sorbonne dans le 5° à Paris
Mauvaise surprise pour les investisseurs dans l’immobilier géré. En particulier les résidences étudiantes, comme en témoignent les nombreuses procédures en cours contre des exploitants . Au terme des neuf ans du bail commercial, ils ne sont pas autorisés à récupérer leur bien pour le gérer en direct ou via un autre gestionnaire.
DES PROCES EN COURS
Un exemple parmi d’autres. Le service propriétaires de la résidence Studéa Voltaire à Paris 11° vient d’exiger d’un investisseur, le « dédommagement » d’un peu plus de 46.700 euros. Dans un récent courrier, il se base sur :
- le chiffre d’affaires/an moyen par lot sur les 3 dernières années, soit 8.011 euros pour l’indemnité principale d’éviction
- 3 mois de bénéfice net pour l’indemnité complémentaire soit 769 euros
- Une quote part de l’indemnité globale de 13.933 euros
« Représentant quasiment le tiers du prix d’achat de mon studio étudiant, cette demande est délirante » me confie cet investisseur. Qui vante « la belle vie immobilière» ?
Toujours pour cette résidence Studéa Voltaire, la Cour d’Appel de Paris vient de fixer une indemnité d’éviction à 12.300 euros. Entre temps, l’investisseur a dû faire appel à un expert judiciaire, ce qui entraîne des frais importants.
Mon conseil : s’adresser à un avocat spécialisé pour qu’il négocie à l’amiable la baisse cette indemnité définie par l’article L 145-14 du code du commerce, mais vague au niveau de son évaluation.
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QUE RETENIR ?
« En fin de bail commercial, l’éviction du locataire – en l’occurrence l’exploitant de la résidence – est possible moyennant le versement d’une indemnité d’éviction (cas des dossiers Appart City, Belambra ou Odalys) à moins que le congé ne soit donné par l’exploitant lui-même. Son montant doit en principe couvrir tous les frais et coûts nécessaires à l’installation de l’exploitant dans une autre résidence : frais de déménagement, de structuration, frais d’acquisition d’un nouveau fond de commerce etc. » m’explique. Me David Sabatier, avocat spécialisé en baux commerciaux à Paris.
Enfin je regrette que la mention sur l’indemnité d’éviction ne soit pas obligatoire pour un bail commercial. A noter toutefois qu’en vertu d’un arrêté du 23 décembre 2009, les documents de commercialisation (plaquettes commerciales et autres) des résidences de tourisme doivent faire mention de l’existence de cette couteuse indemnité.
Vous avez une mauvaise expérience pour changer d’exploitant, réagissez ici.
RESIDENCES DE TOURISME SOUS SURVEILLANCE : VOS REACTIONS
Publié : octobre 17, 2015 Classé dans : Famille, Immobilier, Impôts, Placements | Tags: bail commercial, DGCCRF, résidence de tourisme 6 CommentairesMon dernier billet sur une MORALISATION des pratiques commerciales dans le secteur des résidences de tourisme a suscité pas mal de réactions des internautes. Voici une sélection de leurs commentaires.

En matière de résidences de tourisme, trois points basiques sont à rappeler, signale un de mes abonnés :
« Tout d’abord, le bail est rédigé par le gestionnaire sans possibilités de changer une ligne. Ensuite il s’agit d’un bail commercial. Par définition, en cas de rupture par l’une des parties des compensations financières doivent venir de la partie cassant le bail.
Donc ce n’est pas un bail locatif (résidence). ATTENTION, la différence est très importante. Enfin, il convient de bien assimiler le statut du LMNP (loueur en meublé non professionnel) et celui du LMP (loueur en meublé professionnel) »
Les spécificités du bail commercial
Pas question de comparer un bail d’habitation conclu pour un logement que l’on donne à la location, avec un bail commercial conclu avec un exploitant de résidence de tourisme. Un internaute précise :
« – Le bail commercial peut être rompu par des clauses peu explicitées, ce qui fait qu’au final le loyer n’est pas garanti et le montage financier croule.
– En cas de révision des loyers à la baisse, l’investisseur n’a pas de possibilité de se couvrir avec une assurance.
– A la sortie, les choses sont plus compliquées que prévu dans les “plaquettes” commerciales. De plus, il y a peu d’information fournie lors de la signature.
– En cas de défaillance du gestionnaire, l’investisseur s’expose à requalification fiscale ; encore fois, pas d’information sur ces points à la signature …
Finalement, tous les risques/points sensibles pouvant pièger l’investisseur ne sont pas évoqués clairement à l’investisseur.
En revanche, les autres parties (promoteur, constructeur, gestionnaire, intermédiaires …) connaissent tous les “rouages” pour “sortir” en cas de dysfonctionnement sur un des maillons de la chaine.
Comme les prix des biens sont volontairement gonflés (pour que chacun y prenne de quoi ‘se nourrir’), les risques sont très forts.
Pour que ce soit un “vrai” investissement (et pas un placement toxique), il faudrait ramener le prix des biens à celui du marché “réel”, évincer les margoulins promoteurs/gestionnaires, protéger les investisseurs en cas de défaillance des loyers et bien sûr préparer la “sortie” (revente, relocation … )
Mais je doute fort que tout cela s’assainisse, le flou juridique est conséquent ».
Des fraudes bientôt réprimées
Toujours suite à mon dernier billet, voici une autre réaction :
« Il était temps que les services de l’Etat – la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes – mettent leur nez dans cette affaire. On ne peut pas collecter l’impôt alors que les exploitants ne tiennent pas leur engagement.
La situation des résidences de tourisme est catastrophique pour les investisseurs ont été bernés par des gens sans scrupule, ayant su déjouer les services de l’Etat. Il existe ni contrôle, ni obligation des exploitants vis- à- vis des services fiscaux, hormis la déclaration du Chiffre d’Affaire, TVA et autre.
On a vendu aux pauvres investisseurs un produit fiscal non bordé par le code des impôts et le code du tourisme.
Dans cette affaire, la complicité de l’Etat est attaquable, en l’absence d’un dispositif de contrôle des exploitants comme par exemple, le respect des clauses des baux, le versement des charges auprès des syndics des copropriétés…
Croisons les doigts pour la suite ».
En attendant, je ne manquerai pas de vous informer à travers mon blog, des avancées de réunion prévues à la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Poursuivez vos commentaires ici.
RESIDENCES DE TOURISME : LA MORALISATION EN VUE ?
Publié : octobre 9, 2015 Classé dans : Immobilier, Impôts, Placements, Uncategorized | Tags: DGCCRF, FNAPRT, SNRT 10 CommentairesLES PROFESSIONNELS DU SECTEUR DES RESIDENCES DE TOURISME SERONT BIENTOT CONTROLES PAR LA DGCCRF, LA DIRECTION GENERALE DE LA CONCURRENCE, DE LA CONSOMMATION ET DE LA REPRESSION DES FRAUDES

Quand le placement plaisir tourne mal
Quasiment chaque semaine, je suis contactée à travers mon blog, par un investisseur en résidence de tourisme, confronté à de sérieuses difficultés. Le scénario se répète : « Notre exploitant nous a fait subir des baisses drastiques de loyer et une augmentation des charges de copropriété ». Son de cloche proche de la part d’une banque, qui ne commercialise plus de l’immobilier géré à la suite des problèmes rencontrés par ses clients.
DE SERIEUX RISQUES FINANCIERS
Au vu des difficultés constatées, la sous-direction du tourisme, en co-pilotage avec la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, vient de mettre en place un groupe de travail . Sa mission : analyser l’existant et étudier les évolutions pertinentes à apporter à la réglementation actuelle. Un constat s’impose : le secteur des résidences de tourisme représente un secteur-clé de l’hébergement touristique. Mais l’investissement dans ce domaine peut s’accompagner de risques financiers pour les propriétaires-investisseurs, que ces derniers ont parfois du mal à appréhender.
L’information préalable du consommateur, tel est le thème de la première réunion, qui sous l’égide des Pouvoirs publics, comprendra des professionnels réunis au sein du SNRT (syndicat national des résidences de tourisme) et des investisseurs représentés par la Fédération Nationale des Associations de Propriétaires en Résidences de Tourisme et Résidences Gérées (FNAPRT).
INFORMER AU PREALABLE L’ INVESTISSEUR
Dans mon prochain billet, je vous ferai part des propositions de la (FNAPRT) regroupant près d’une centaine de résidences de tourisme en difficultés, ce qui représente près de 9000 logements détenus par des investisseurs souvent en litige avec leurs exploitants, pour améliorer l’information préalable de l’investisseur.
Bien immobilier, défiscalisation, TVA, bail commercial, classement... quelles informations indispensables auriez-vous souhaité connaître avant d’investir dans une résidence de tourisme ? Répondez ici en réagissant à ce billet.



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