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IMMOBILIER : QUE NOUS PROMET MACRON ?

DES INTERROGATIONS SUBSISTENT SUR LE PROGRAMME IMMOBILIER DU NOUVEAU LOCATAIRE DE L’ELYSEE. MAIS SI LA PIERRE EST CONSIDEREE COMME UNE RENTE, GARE AUX MAUVAISES SURPRISES.

 

Emmanuel Macron n’aime pas les rentiers. Suite à son élection comme président de la République, propriétaires immobiliers et professionnels ne cachent pas leurs craintes.

« Le nouveau président pourrait percevoir l’immobilier comme une rente, comme un actif non productif. Diriger l’argent investi dans l’immobilier, notamment via les dispositifs de défiscalisation, vers les entreprises, reviendrait à tuer le dispositif d’investissement locatif Pinel, soit 50 % du marché résidentiel neuf », m’explique Norbert Fanchon, Président du Directoire du Groupe Gambetta.

 

DE L’ISF A L’IFI ?

 

Pas de doute, la création d’un impôt sur la fortune immobilière refroidit nombre de contribuables. Les statistiques sur l’ISF révèlent la prépondérance de la pierre dans le patrimoine des assujettis.

L’idée du nouveau locataire de l’Elysée consisterait à conserver les mêmes règles que l’ISF, mais uniquement sur l’immobilier. En clair : imposition à l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) à partir de 1,3 million d’euros d’actif net, après l’abattement de 30% sur la résidence principale. Les propriétaires bailleurs d’immobilier géré en direct sont déjà découragés par les contraintes des rapports locatifs et le plafonnement des loyers dans certaines zones géographiques. L’instauration de l’IFI pourrait inciter certaines à effectuer des arbitrages en faveur d’investissements productifs comme par exemple le capital risque. Et ce, à une période où les prix immobiliers sont repartis à la hausse. Mais pour combien temps?

A noter qu’une réflexion est en cours afin de faire sortir la « pierre papier » de cet IFI. Par « pierre papier », entendez les SCPI (société civile de placement immobilier) et les OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier).

ET LA FLAT TAX ?

Autre interrogation : la flat tax de 30% s’appliquera-t-elle ou non aux revenus fonciers perçus par les investisseurs ? Si oui, ce serait une bonne nouvelle compte tenu de l’imposition actuelle de leurs revenus fonciers. En se basant sur une tranche marginale d’imposition d’au moins 30% et 15,5% de CSG, nombre de bailleurs sont taxés à au moins 45% sur leurs revenus locatifs. Malgré cela, limiter l’ISF à la détention immobilière constituerait un mauvais signe de communication et ferait de la pierre – résidence principale et/ou placement- le mal aimé des placements.

A VOTRE AVIS, FAUT-IL OU NON TAXER L’IMMOBILIER ? POUR QUELLES RAISONS?

Merci de vos réactions en bas de ce billet,  dans la rubrique « laisser un commentaire » .

 

 


DU NOUVEAU POUR LE DROIT DES CONTRATS

INTRODUIT DANS LE CODE CIVIL, L’ABUS DE DEPENDANCE DEVIENT UN VICE DE CONSENTEMENT. ET PERMETTRAIT D’OBTENIR L’ANNULATION D’UN CONTRAT COMME PAR EXEMPLE UN BAIL COMMERCIAL.

Cette fois, je vous amène sur  le terrain du droit des contrats, qui comme vous le savez, réunit deux parties, par exemple un particulier et une entreprise.

Je vous signale une modification importante avec l’introduction d’une nouvelle notion dans le Code Civil. En effet lordonnance du 10 février 2016 fait état de l’abus de dépendance, qui devient un cas de violence. Ainsi, une partie qui en est victime pourra obtenir l’annulation de tout contrat conclu à compter du 1er octobre 2016 pour vice du consentement. Et ce, en vertu du fameux 1143 du Code civil, modifié par l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016-art2 :

« Il y a également violence lorsqu’une partie, abusant de l’état de dépendance dans lequel se trouve son cocontractant, obtient de lui un engagement qu’il n’aurait pas souscrit en l’absence d’une telle contrainte et en tire un avantage manifestement excessif ».

Décodons : par exemple un bail commercial signé par un investisseur avec un exploitant de résidence gérée (tourisme, EPHAD, etc…) dépend du droit des contrats. « Il y a dépendance économique lorsque les loyers tirés de ce placement immobilier impactent de telle manière sur les ressources de l’investisseur qu’il se trouve dans un lien de dépendance avec l’exploitant. Face au risque relevé par l’exploitant de quitter la résidence ou de déposer le bilan, les particuliers se retrouvent contraints d’accepter de signer un avenant au bail, voire un nouveau bail, pour entériner une baisse de loyer » constate Me David Sabatier avocat à Paris.

 

UN CONSENTEMENT REGULIER OU NON ?

En signant les nouvelles conditions, ils ont certes donné leur consentement. Mais les modalités de ce nouvel accord est-il respectueux de leurs intérêts ou au contraire, y a-t-il vice du consentement ? Si oui, se pose alors la question de savoir comment annuler le nouveau contrat lorsque l’autre partie a disposé d’un moyen de pression fort. La partie (le particulier) dispose d’un délai de 5 ans à partir de la signature du nouveau contrat pour demander la nullité du contrat. Et ce, en démontrant devant le tribunal- généralement le tribunal de grande instance- l’abus de dépendance économique.  « Si l’on reste dans le domaine des résidences gérées, l’investisseur doit être capable de démontrer un lien de dépendance économique avec l’exploitant du fait du versement des loyers » poursuit Me David Sabatier. Il peut ainsi requérir l’annulation du nouveau contrat et récupérer ainsi son ancien contrat (ou bail commercial) ou obtenir des dommages et intérêts.

 

« A l’appui d’un arrêt de la Cour d’appel de Versailles (CA Versailles 6 juillet 2016), nous avons eu l’idée d’utiliser le mécanisme du mandat pour conférer à une association le pouvoir d’agir en justice de manière collective et non individuelle, avec des coûts moins importants » conclut Me David Sabatier. Différente de l’action de groupe, ce type d’action aurait en effet l’avantage de partager les frais d’avocat entre les membres. Mais les victimes d’abus de dépendance économique doivent savoir qu’une longue procédure n’est pas forcément gagnée d’avance.

 


APPART CITY SERA RECAPITALISE

L’ EXPLOITANT APPART CITY RENFORCERA SON CAPITAL DE 20 MILLIONS D EUROS. ET CE, MALGRE LE COUP DE BLUFF POUR TENTER DE GAGNER DU TEMPS ET DE L’ARGENT.

 

 

SCOOP.  A la date fatidique de fin avril, Appart City gestionnaire de plus de 100 résidences urbaines vient de renoncer à la fameuse clause suspensive, que j’avais signalée  dans mon dernier billet de blog . En clair, même si le quota de nouveaux baux est loin d’être atteint, cette société sera recapitalisée.

De bonne source, Appart City, locataire ou preneur des baux commerciaux conclus avec les investisseurs, convoquera une assemblée générale des actionnaires en vue d’augmenter son capital de 20.000.000 d’euros.

Ce renforcement des fonds propres devrait donc intervenir en juin prochain. Quels acteurs apporteront les fonds?

Que retenir de ce feuilleton ? Pendant quatre mois, des professionnels du droit ont fait pression sur les investisseurs pour qu’ils signent le nouveau bail assorti d’une baisse de loyers et d’un renoncement à l’encaissement des impayés. Et ce, sous peine d’une déconfiture de l’exploitant. Cette affaire a suscité près de 500 commentaires souvent très polémiques sur mes derniers billets de blog !

L’AVIS D’INVESTISSEURS

« Malgré une baisse encore des retours de signatures, Appartcity a enfin décidé officiellement de sa recapitalisation en renonçant tout simplement à la clause suspensive…

Aucune surprise donc, puisque le résultat était connu depuis le départ. Tout était du chantage et un coup de poker…

Il fallait faire signer coute que coute, pour gagner ce que l’on pouvait gagner…..
Les actionnaires vont injecter 20 millions d’ici 1 mois
 » me signalent un pool d’investisseurs ayant conservé leur bail d’origine.

QUE VOUS AYEZ OU NON SIGNE LE NOUVEAU BAIL, REAGISSEZ CI DESSOUS

 


VIN : LES ETATS- UNIS, UN ELDORADO POUR LES FRANCAIS

DEPUIS 2013, LE MARCHE DES VINS AUX ETATS UNIS SE POSITIONNE COMME LE PREMIER MARCHE MONDIAL DE CONSOMMATION DE VIN EN VALEUR. UNE OPORTUNITE POUR LES PRODUCTEURS FRANCAIS.

 

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Investir dans les vignobles

 

 » Les USA ont toujours été un marché qui fait rêver les producteurs français. Le positionnement des vins français a toujours été dans le haut de gamme, Bordeaux avec les crus classés, la Bourgogne » m’explique un fin connaisseur de l’exportation des vins français . Le cœur du marché est occupé par les italiens, australiens, chiliens avec des vins de marques fortes.
« Le développement du vignoble de Californie au début des années 80, a suscité l’intérêt et le goût du vin des consommateurs américains en même temps que se développait la qualité et la diversité de la restauration ainsi que la presse spécialisée » poursuit-il. Le temps de la prohibition est bien loin et bien oublié. Depuis 2013, le marché des vins aux Etats-Unis, se positionne comme le premier marché mondial de consommation de vin en valeur.

 « Les Etats-Unis sont à la fois un marché producteur et consommateur de vin. Avec 419 000 hectares, ils sont dotés du cinquième vignoble au monde et représentent avec 22 millions d’hectolitres, le quatrième marché mondial en production », souligne Benoit Léchenault, Directeur d’Agrifrance du groupe BNP-Paribas. Ses clients en gestion de fortune sont tentés d’investir dans des vignobles tricolores.

Outre Altantique, et malgré l’élection de Trump, les perspectives sont très favorables pour les vins français qui restent une référence sur ce marché. La concurrence est rude, mais notre vignoble possède de sérieux atouts. Même si elle a tendance à perdre des places face aux producteurs du nouveau monde, la France reste un leader incontesté aux USA sur le segment haut de gamme (premium et luxe) ainsi que sur le rosé. Les Etats-Unis sont en effet le premier client de la Provence, dont ils achètent 36% des vins exportés. Les premiers crus et les grands crus de Bourgogne par exemple n’ont pas de concurrents au niveau mondial. Le domaine de la Romanée Conti est unique au monde.

Si l’Italie reste le premier fournisseur de vin aux Etats-Unis avec 28% des volumes et 31% de la valeur, la France avec seulement 11,6% des volumes, demeure une référence sur le haut de gamme et bénéficie d’une excellente image. Elle se hisse en deuxième place avec 29% de parts de marché en valeur.

LES 4 PREMIERS PAYS IMPORTATEURS EN 2015

 

Dans le monde, une bouteille sur 4 est consommée en dehors de son pays d’origine. Mais contrairement à la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Chili où 60% de leur production est exportée, les Etats-Unis consomment 80% de leur propre production. Premier marché consommateur de vin au monde depuis 2013, les Etats Unis ont consommé 31 millions d’hectolitres en 2015, soit 13% de la consommation mondiale. Derrière se placent, la France avec 11%, l’Italie et l’Allemagne avec chacun 9% et la Chine avec 7%. CHEERS