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RESIDENCE DE TOURISME : QUEL SORT POUR SODEREV?

Nouvel épisode pour Soderev, qui gére des résidences de tourisme. Une cessation partielle d’activité guette cette filiale du groupe Lagrange

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L’issue approche pour Soderev, une filiale du groupe Lagrange gérant 35 résidences. Le sort de cette société actuellement placée sous le régime de la sauvegarde, devrait être examiné lors de l’audience du tribunal de commerce de Paris, fixée au lundi 13 mai.

L’administrateur judiciaire a procédé à un appel d’offres pour la reprise de l’exploitation de 3 résidences, dont celle des Coches (Les Chalets de Wengen). Les Coches font partie de la station renommée de la Plagne.

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Une proposition globale

Dans son courrier aux investisseurs, il précise « une seule proposition a été reçue, qui ne reprend pas les baux conclus avec les propriétaires, ni aucune proposition de bail, et ne permet pas de solution différenciée pour chacune des résidences, s’agissant d’une proposition globale et indivisible ».

 Trois résidences de tourisme

Si je me réfère au courrier de l’administrateur judiciaire, Soderev a déposé une demande de cessation d’activité de la résidence des Coches.  Si elle est prononcée, celle-ci entraînera l’arrêt de l’exploitation de cette résidence par Soderev. Et par conséquent, la notification de la résiliation des baux commerciaux conclus par les investisseurs français et britanniques.

Le scénario de l’arrêt d’activité de trois résidences  Lagrange (Soderev), liée à l’absence de repreneur  se profilerait donc à l’horizon : quelle image de marque pour la France !

La cessation partielle d’activité

Dans le cadre de la sauvegarde, il peut être procédé à une « cessation partielle d’activité ». Par exemple, Soderev cesse d’exploiter une résidence entière. Dans ce cas Soderev continue son activité sauf dans les résidences faisant l’objet d’une cessation partielle d’activité. Soderev reste sous le régime de la sauvegarde.

 » C’est ce qui s’est passé pour Résitel (cessation partielle d’activité concernant: Vignec, Valloire,clos des fontanelles aux Angles, Mimizan). Résitel est d’ailleurs toujours en sauvegarde  » me rappelle un investisseur.
Bien sûr dans un prochain billet, je vous informerai du sort de ces trois résidences Lagrange.


N’hésitez pas à témoigner sur mon blog. Par ailleurs pour être averti des nouveaux billets, il suffit d’entrer votre adresse mail sous la rubrique VOUS ABONNER (colonne de droite).


VIGNEC, RESIDENCE DE TOURISME AUTO-GEREE

Confrontés aux difficultés de  Résitel, des investisseurs dans une résidence de tourisme à Vignec, ont pris leur destin en mains .

Pic du Midi de Bigorre

Dans les Hautes Pyrénées, la  résidence de tourisme lancée par le groupe Lagrange dans la station de montagne de Vignec fait cavalier seul depuis quelques mois.

Pour avoir les mains libres, les investisseurs confrontés à une sévère baisse de loyers de l’exploitant Résitel et à une forte hausse des charges, a préféré prendre son destin en mains.

Refuser les avenants

« Tous collectivement, nous avons refusé de signer les avenants proposés par Résitel. A la suite de cela, l’administrateur judiciaire a résilié nos baux commerciaux. Par ailleurs, nous avons révoqué le syndic de copropriété, qui était une filiale du groupe Lagrange » m’explique, Thien An Hoang, présidente de l association des copropriétaires de Vignec.

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Bien sûr, les priorités des investisseurs portaient sur le maintien du statut de résidence de tourisme et la non-réintégration de leurs avantages fiscaux. Pour ce faire, ils ont traité avec des prestataires pour assurer la commercialisation des périodes de location dans cette station de vacances été-hiver. A commencer avec l’office du tourisme de St Lary, qui continue de signaler sur son site internet, cette résidence de tourisme. Un accord de commercialisation a été également conclu avec une plateforme en ligne de distribution et un réseau local travaillant avec des tour- opérators. Ils ont également créé leur propre site internet ouvert à la réservation de séjours. Quant à l’exploitation, elle a été confiée à un prestataire extérieur.

Le montage juridique

Sur le plan juridique, une SAS (société par actions simplifiée) a été montée pour assurer la gestion. Les investisseurs ont signé un bail commercial de neuf ans avec la SAS, qui leur verse un loyer composé d’une partie fixe et d’une partie variable. « Correspondant à 35% du loyer initial, la partie fixe s’inscrit au-dessus du loyer revu à la baisse que proposait Résitel.  Si nous avions accepté son avenant, nous aurions supporté un recul de plus de 70% de nos recettes, sous l’effet conjugué de la baisse de loyers et de la majoration des charges » poursuit Thien An Hoang.

 Un résultat gagnant

A condition de s’investir dans la commercialisation et le suivi des taches administratives, comme par exemple la comptabilité, piloter en auto-gestion une résidence constitue une porte de sortie pour des investisseurs piégés.


RESIDENCES DE TOURISME : CA BOUGE ?

Du coté des exploitants de résidences de tourisme comme de celui des investisseurs dans ce produit de défiscalisation, l’organisation se peaufine.

 

En cette fête du muguet, je me penche de nouveau sur l’immobilier géré. « Nées il y a 30 ans, les résidences de tourisme ont eu le souci d’asseoir leur statut et de conquérir les territoires » me rappelle Pascale Jaillet, déléguée générale au SNRT (syndicat national des résidences de tourisme).  Regroupant les exploitants de ces structures d’hébergement, il compte à ce jour 87 adhérents exploitant 1.102 résidences de tourisme totalisant 470.800 lits.

Parmi les adhérents, figure toujours le groupe Lagrange. En revanche, des exploitants comme LVR et Quiétude en ont été exclus.

L’une de ses préoccupations actuelles consiste à mieux communiquer. Pour ce faire, ce syndicat donne un coup de neuf à sa lettre d’information et à son site internet : www.snrt.fr.

« Seul hic, les déboires des investisseurs privés dans les résidences de tourisme ne semble pas encore figurer dans ses priorités » me confie un observateur.

Bienvenue à la FNAPRT

Justement pour tenter de faire contrepoids, la FNAPRT (Fédération nationale des associations de propriétaires de résidences de tourisme) a vu le jour en mars 2013. Moins de deux mois après son lancement, elle compte une douzaine d’associations de défense des propriétaires. Parmi ses adhérents figurent :

Village de Cancale, Cap Green Fréhel, Village des Lapons Les Saisies,

Cimes Blanches La Rosiere – Montvalezan, Village de la Mer Talmont-St-Hilaire, Village de Vignec, Cristal Argentières, Bastide de Lascaud,

Port Marine Ste-Maxime, Le Belvédère Luchon, Les Hauts de Chavant

Les Houches, Les hauts de la Houle à Cancale.

« Une quinzaine d’associations sont en cours de constitution et sur le point d’adhérer » me signale Georges Guérin, à la tête de la FNAPRT.

Généralement, les difficultés avec le gestionnaire portent sur des retards, voire des impayés de loyers au cours du premier bail commercial, ou sur le renouvellement dudit bail à des conditions révisées sérieusement à la baisse.

Les ramasseuses d’huitres de Cancale (J S Sargent)

Depuis au moins cinq ans, les accidents se multiplient dans le monde feutré de la gestion des résidences de tourisme, avec notamment le groupe Guinot, LVR et Quiétude. Derniers en date, ceux de Résitel et de Soderev du groupe Lagrange.

Bientôt un rapport de la DGCCRF

La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) devrait rendre un rapport sur les résidences de tourisme. Nul doute que le SNRT et la FNAPRT seront consultés pour l’occasion.

En attendant, je vous donne rendez-vous à l’Ascension. Dans l’intervalle, n’hésitez pas à témoigner sur mon  blog.

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UNE MINI-CROISIERE AVEC COSTA

Un paquebot n’est pas seulement un lieu de détente. Il peut accueillir des congressistes pour célébrer un événement. Exemple avec le réseau immobilier Era.https://i0.wp.com/www.costacroisieres.fr/contents/sezione_navi/MD/img/mediterraneatop.jpg

Comment joindre l’utile à l’agréable ? Je viens de rentrer d’une croisière convention organisée par le réseau Immobilier Era pour célébrer ses 20 ans. Avec 650 congressistes, nous embarquons au port de Savone en Italie (2h30 de route de Nice) pour une min-croisière de 4 jours- 3 nuits. Escales prévues : Barcelone et Ibiza, puis accostage à Marseille. Et surtout des séances de travail dans une unité de lieu.

Un exemple de l’architecture de Gaudi à Barcelone

Depuis le naufrage du Costa Concordia, je l’avoue, je n’étais guère tentée de monter à bord de ces monstres des mers. Dans l’ensemble, je suis agréablement surprise par ces mini-croisières. Mais commençons d’abord par les critiques pour terminer sur les points forts.

Avec ses 211 mètres de long et ses 11 ponts, il faut savoir se repérer rapidement sur le Costa Mediterranea pour retrouver sa cabine parmi le bon millier de cabines.

Les moins

– Si l’on n’a pas la chance d’avoir une cabine située près d’un accès (escalier et/ou ascenseur), il faut beaucoup marcher.

– Bien qu’il y ait plusieurs restaurants, le service du déjeuner au self-service me rappelle les longues files du restaurant universitaire !

– La décoration a de quoi choquer notre goût latin, mais peut plaire aux amateurs des casinos de Las Vegas !

Les plus

Dans les bons points, je vous signale :

–  Les spacieuses cabines équipées d’un balcon privé. Un espace calme pour apprécier le coucher de soleil.

–   Compte tenu de nombre de passagers – environ 2.000 personnes- le service de restauration comme la cuisine sont très corrects.

–    Les rares endroits dédiés à la réflexion, comme par exemple la bibliothèque décorée d’une collection de verres anciens de Murano.

–    La possibilité de faire un footing sur le pont… si vous avez bien sûr vos baskets.

Mes conseils

Dans une croisière, le choix du bateau est aussi important que celui de l’itinéraire. N’hésitez pas à vous renseigner sur sa capacité.

Choisir une cabine proche du pont principal. Sur le Costa Mediterranea, il se situe au 2° pont. En réservant une cabine au 3° ou 4° pont, vous pouvez éviter les queues dans les ascenseurs en prenant les escaliers pour vous déplacer.

Pour diner dans une ambiance plus cosy, préférez le second service au premier, au restaurant ;

Excursions ou non ? si vous connaissez déjà la ville, profitez de l’escale pour l’arpenter en solo. Dans les autres cas, l’excursion constitue la solution plus judicieuse pour découvrir le maximum de choses en peu de temps ;

Pensez aux inter-saisons, moins chargées et moins chères qu’en été… comme les vacances à terre !