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NORVEGE : VOYAGER A BORD DE L’EXPRESS COTIER (1)

Sans complaisance, mes impressions  sur mon voyage maritime avec Hurtigruten en Norvège. Départ de Bergen pour atteindre Kirkenes, un port situé au delà du cercle polaire et du Cap Nord.

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 Longueur: 108m, largueur maximale: 16,5 m et tirant d’eau de 4,7 mètres.

Eté oblige, cette fois je vous emmène en Norvège à bord d’un navire Hurtigruten pour découvrir les fameux fjords.

Plus qu’une croisière, il s’agit d’une expérience. Loin des clubs de vacances flottants embarquant des milliers de passagers, les navires de l’Express Côtier exploités par cette compagnie norvégienne fêtant actuellement ses 120 ans remplissent une triple mission au départ de Bergen et jusqu’à Kirkenes, à la frontière russe : transport public de passagers, de marchandises et de touristes.

Ses douze navires sont conçus dans le même esprit : ici pas de boîte de nuit, ni d’animation de groupe. Et surtout leur capacité reste raisonnable.  Par exemple seulement 294 couchages (pour 149 cabines) sur le MS Vesteralen à bord duquel nous avons embarqué. Ou 640 couchages pour le r Trollfjord. Par rapport aux navires de l’ancienne génération, les récents bénéficient d’une piscine et d’un jacuzzi. Rien de comparable par conséquent avec les clubs de vacances flottants d‘autres compagnies.

Début juillet, nous embarquons à Bergen pour profiter du soleil de minuit, qui éclaire cette région une bonne partie de l’été. Que l’on effectue le trajet Sud vers le Nord, ou vice-versa, le ton est donné dès la première réunion d’information animée par l’officier Egbert Pijfers. « Vous faites avant tout un voyage pour admirer la nature et les paysages. Trente quatre escales ponctueront notre trajet allant du Sud vers le Nord et revenant du Nord vers le Sud. Comme le bateau est ponctuel, nous n’attendons pas les retardataires. Ils devront nous retrouver à l’escale suivante.

Question météo, dans la Norvège du Nord, il s’avère difficile de faire des prévisions. Rien n’est garanti. Une fois, en raison d’une tempête de neige, une excursion vers le Cap Nord a dû être annulée en juin ».

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L’officier Egbert Pijfers veille sur les passagers

Après ces observations, nous sommes rassurés en apprenant que le Gulf Stream réchauffe la côte norvégienne. Même après avoir passé le cercle polaire, les températures restent clémentes en se situant autour de 18° la journée.

L’Express Côtier propose une large palette d’excursions. Je reviendrai sur le sujet dans mon prochain billet. En attendant, je vous fais partager mes impressions.

LES MOINS

° Le coût de la vie en Norvège, largement deux fois supérieur à celui de la France. En juillet 2013, il faut 7 couronnes norvégiennes pour un euro.

° La taille des cabines. Sur les navires de l’ancienne génération, les lits superposés sont nombreux. D’où l’intérêt de bien se renseigner sur le type de cabine réservée.

° Les liaisons aériennes de SAS ou Air France, avec la France nécessitant souvent des escales pour les destinations secondaires, c’est-à-dire en dehors de la capitale Oslo. Mais la situation est en train de s’améliorer avec les dessertes effectuées en vol non stop Paris-Bergen par la compagnie Norwégian Airlines. Et demain par Transavia.

LES PLUS

° Une expérience sur l’Express Côtier, c’est avant tout un enchantement. Les paysages sont splendides et impressionnants. Bien emmitouflés, on apprécie en duo ou en famille, la pureté de l’air, la progression entre les îles basses et plates, la beauté spectaculaire des fjords.

° Un vrai voyage maritime. Dans les îles les plus reculées, l’arrivée de l’Express Côtier constitue un véritable événement. Auparavant, les navires de la ligne transportaient même le courrier. Aujourd’hui, il s’agit de marchandises.

° La possibilité moyennant un supplément de fractionner son itinéraire.  Par exemple en s’attardant à Svolvaer, principale ville de l’archipel des Lofoten, ou à Tromso, camp de base des explorateurs de l’Arctique.

° Le charme des navires de l’ancienne génération avec leurs boiseries et leurs cuivres.  De plus, avec un tirant d’eau réduit, ils accostent très facilement.

Geirangerfjord

Admirer les fjords depuis le pont du bateau

° La qualité de la table. Une carte de vins chère, mais une grande variété de plats chauds et froids. Un superbe buffet de poissons : saumon fumé, truite saumonée, harengs, flétan, morue, maquereau, sans oublier les crevettes. Vive le petit déjeuner scandinave avec ses poissons fumés ou séchés.

° L’ambiance cosmopolite. Jusqu’à une douzaine de nationalités peuvent embarquer. Certes beaucoup de germanophones (allemands, autrichiens, suisses allemands), mais aussi des francophones et des anglophones (anglais, américains, australiens). Pour les norvégiens, comme pour les étrangers, l’Express Côtier est véritablement une ligne maritime de légende.

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VIGNEC, RESIDENCE DE TOURISME AUTO-GEREE

Confrontés aux difficultés de  Résitel, des investisseurs dans une résidence de tourisme à Vignec, ont pris leur destin en mains .

Pic du Midi de Bigorre

Dans les Hautes Pyrénées, la  résidence de tourisme lancée par le groupe Lagrange dans la station de montagne de Vignec fait cavalier seul depuis quelques mois.

Pour avoir les mains libres, les investisseurs confrontés à une sévère baisse de loyers de l’exploitant Résitel et à une forte hausse des charges, a préféré prendre son destin en mains.

Refuser les avenants

« Tous collectivement, nous avons refusé de signer les avenants proposés par Résitel. A la suite de cela, l’administrateur judiciaire a résilié nos baux commerciaux. Par ailleurs, nous avons révoqué le syndic de copropriété, qui était une filiale du groupe Lagrange » m’explique, Thien An Hoang, présidente de l association des copropriétaires de Vignec.

File:Nansouty et vaussenat au col de sencours.gif

Bien sûr, les priorités des investisseurs portaient sur le maintien du statut de résidence de tourisme et la non-réintégration de leurs avantages fiscaux. Pour ce faire, ils ont traité avec des prestataires pour assurer la commercialisation des périodes de location dans cette station de vacances été-hiver. A commencer avec l’office du tourisme de St Lary, qui continue de signaler sur son site internet, cette résidence de tourisme. Un accord de commercialisation a été également conclu avec une plateforme en ligne de distribution et un réseau local travaillant avec des tour- opérators. Ils ont également créé leur propre site internet ouvert à la réservation de séjours. Quant à l’exploitation, elle a été confiée à un prestataire extérieur.

Le montage juridique

Sur le plan juridique, une SAS (société par actions simplifiée) a été montée pour assurer la gestion. Les investisseurs ont signé un bail commercial de neuf ans avec la SAS, qui leur verse un loyer composé d’une partie fixe et d’une partie variable. « Correspondant à 35% du loyer initial, la partie fixe s’inscrit au-dessus du loyer revu à la baisse que proposait Résitel.  Si nous avions accepté son avenant, nous aurions supporté un recul de plus de 70% de nos recettes, sous l’effet conjugué de la baisse de loyers et de la majoration des charges » poursuit Thien An Hoang.

 Un résultat gagnant

A condition de s’investir dans la commercialisation et le suivi des taches administratives, comme par exemple la comptabilité, piloter en auto-gestion une résidence constitue une porte de sortie pour des investisseurs piégés.