IMMOBILIER : ACHETER OU NON ?
Publié : juin 12, 2014 Classé dans : Banque, Crédit, Famille, Immobilier, Uncategorized Commentaires fermés sur IMMOBILIER : ACHETER OU NON ?Plus de six Français sur dix (61%) se déclarent propriétaires d’un bien immobilier (56% sont propriétaires de leur résidence principale), dans un sondage Ifop réalisé pour Vousfinancer.com

Parmi différents évènements de la vie, l’achat d’un bien immobilier est perçu comme le plus engageant par plus d’un tiers des Français (36%), juste devant la signature d’un contrat à durée indéterminée (35%) et le mariage ou le Pacs (29%). Ils sont mêmes 43% à le considérer chez les jeunes de 25 à 34 ans, 41% chez les cadres et 40% chez les célibataires. Voici le constat résultant d’ une étude Ifop réalisée en mai 2014 pour le courtier Vousfinancer.com et le Syndicat national des professionnels immobiliers.
Plus de six Français sur dix (61%) se déclarent propriétaires d’un bien immobilier (56% sont propriétaires de leur résidence principale) avec de grandes disparités en fonction de l’âge (seulement 16% des 18-24 ans le sont contre 83% des plus de 65 ans) et des revenus (30% de ceux dont les revenus sont inférieurs à 1200 euros sont propriétaires contre 87% pour les revenus supérieurs à 4 000 euros).
Pour autant, 85% des Français, qu’ils soient propriétaires ou non, déclarent avoir ou avoir eu des craintes au moment d’acheter un bien immobilier. D’abord la charge financière (pour 50% des Français et 59% des 18-24 ans). Sans doute, mais s’engager à payer un loyer constitue également une charge financière. Mais effectivement, en cas de difficultés, je reconnais que c’est plus facile de changer de logement lorsqu’on est locataire que propriétaire. Seul hic: ces cigales ne se constituent pas un patrimoine!
Esnuite un changement de situation professionnelle (chômage) pour près d’un tiers d’entre eux (40% des moins de 35 ans). Enfin, un problème dans leur vie personnelle (divorce, séparation…) pour 21% des sondés (37% des jeunes ou 30% des Français en couple depuis moins de trois ans).
La peur de ne pas obtenir un crédit (18%) n’arrive qu’en cinquième position. Seuls 15% des Français n’ont aucune crainte liée à l’achat d’un bien immobilier. Une fois que vous avez franchi le pas, encore faut-il savoir ce que vous pouvez acheter.
LA SUISSE GATE SES HERITIERS
Publié : juin 5, 2014 Classé dans : Exil fiscal, Impôts | Tags: convention fiscale, droits de succession, Suisse Commentaires fermés sur LA SUISSE GATE SES HERITIERSDANS CET ELDORADO, LE PARLEMENT SUISSE NE SOUTIENDRA PAS LA CREATION AU NIVEAU FEDERAL, D’ UN IMPOT SUR LES SUCCESSIONS

Suisse: vue du palais fédéral
A la lecture du quotidien suisse le Temps, je vous invite à faire un rêve. Et à imaginer que nos journaux français titrent « L’impôt sur les successions n’aura pas le soutien du parlement ».
Pourtant dans son édition du 2 juin 2014, le quotidien helvète relate « L’impôt fédéral sur les successions n’aura pas le soutien du parlement ».
En parcourant cet article, je découvre que « L’initiative propose d’introduire un impôt fédéral sur les successions, dont le taux serait de 20%, à partir d’un legs de 2 millions de francs (suisses). La part du conjoint survivant reste exonérée. Les donations sont imposées à partir de 20 000 francs (suisses)….
Ce prélèvement fédéral remplacerait les impôts cantonaux en vigueur. Actuellement, la taxation des héritages relève en effet de la compétence des cantons. Aucun ne perçoit d’impôt auprès du conjoint survivant ou de la conjointe survivante, mais trois – Vaud, Neuchâtel et Appenzell Rhodes-Intérieures – taxent les sommes héritées par les enfants au-dessus d’un certain seuil. Tous les autres ont renoncé à cette pratique, à l’exception de Lucerne, où les communes ont la compétence de taxer les descendants directs ».

La Suisse et ses 26 cantons
Même si une nouvelle convention fiscale entre la France et la Suisse portant sur les droits de succession a été signée le 11 juillet 2013 afin de changer radicalement la donne des successions franco-suisses, je vous invite malgré tout à étudier l’imposition des successions chez nos voisins. Prenez par exemple le canton du Tessin ou celui d’Argovie : exonération des droits de succession pour le conjoint (e) survivant (e), les enfants, les parents et les grands-parents. ET SI LA FRANCE EN FAISAIT AUTANT ?
Un régime à faire pâlir une de mes amies parisiennes qui vient d’hériter et de… signer un accord avec le fisc français, pour étaler sur dix ans, le règlement de ses droits de succession.
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EPARGNANTS, FAITES PREUVE DE VIGILANCE
Publié : Mai 30, 2014 Classé dans : Placements | Tags: AMF, diamant investissement, InvestDiamond.com 3 Commentaires
L’Autorité des marchés financiers (AMF) attire l’attention sur l’association de son nom et de ses publications avec la communication par voie de presse, d’une plateforme proposant l’achat et la vente de diamants d’investissement en ligne.

Le torchon semble brûler entre l’Autorité des marchés financiers (AMF) et un commercialisateur en ligne de diamants. Comme d’autres confrères, j’ai reçu récemment un communiqué de presse émis par la plateforme InvestDiamond.com, faisant référence au gendarme de la Bourse.
Ce communiqué ayant été relayé par divers sites d’information en ligne, l’AMF tient à dénoncer l’utilisation faite de son nom et examinera avec attention le régime dont relèvent les propositions d’investissement afférentes à la plateforme InvestDiamond.com. Le cas échéant, elle s’assurera notamment que ses communications à caractère promotionnel respectent bien la réglementation .
SOYEZ SUR VOS GARDES
En attendant, l’AMF recommande aux épargnants d’appliquer des règles de vigilance avant tout investissement. Ces règles sont valables pour un produit financier et a fortiori pour tout produit ne relevant pas de la sphère financière régulée :
– aucun discours commercial ne doit faire oublier qu’il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé. Tout produit affichant un rendement supérieur au taux monétaire (l’épargnant pourra aussi se référer au taux du livret A) comporte a priori un risque sensible ;
– les informations communiquées par l’intermédiaire doivent être claires et compréhensibles ;
– il est essentiel de disposer d’un socle minimal d’informations sur les sociétés ou intermédiaires proposant le produit (identité sociale, pays d’établissement, responsabilité civile, règles d’organisation, etc.) ;
– les règles ou mécanismes en termes de prix d’achat et vente du produit doivent être précisément connus : comment et par qui est réalisée la valorisation du produit proposé ? Quelles sont les règles permettant éventuellement sa revente ?
Enfin je vous rappelle mon enquête sur les dérives de la pierre défiscalisée, publiée dans un numéro du mensuel Intérêts Privés. Les placements atypiques comme les investissements immobiliers restent deux secteurs non couverts par l’AMF.
RESIDENCES DE TOURISME : SECURISER LES INVESTISSEURS
Publié : Mai 24, 2014 Classé dans : Crédit, Immobilier, Impôts | Tags: excès de la défiscalisation, loi ALUR, résidence de tourisme 10 CommentairesConscient des difficultés dans le secteur des résidences de tourisme, le gouvernement pourrait enfin prendre des mesures pour sécuriser les particuliers.

Suite à une question orale posée le 6 mai 2014 par le sénateur Georges Labazée, voici les grandes lignes de la réponse de Valérie Fourneyron, secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation, absente à la séance :
Destinée à l’origine à encourager l’implantation des résidences de tourisme dans des territoires qui présentaient un fort potentiel touristique, « la défiscalisation a également facilité un certain nombre de projets sans lien avec les réalités économiques du secteur ».
Après avoir mis en place ces avantages fiscaux au fil des années, les politiques sont en train d’engager un revirement pour éviter que de nouveaux « accidents ». Aussi le 27 mars 2014, une réunion de travail s’est déroulée au cabinet de Valérie Fourneyron pour sécuriser les futurs investisseurs particuliers. Trois points ont été retenus.
1. améliorer l’information pré-contractuelle. Et ce, afin que les investisseurs puissent à évaluer la proposition commerciale qui leur est faite, notamment la soutenabilité des engagements de loyer de la part des gestionnaires.
2. revoir le contexte du financement de l’investissement par emprunt, afin qu’ils soient capables de mesurer les conséquences d’un défaut de loyer, trop souvent présenté comme garanti. « Le Gouvernement pourrait renforcer les sanctions envers les promoteurs et les gestionnaires qui ne respecteraient pas leurs obligations d’information à l’égard des particuliers ».
3. garantir aux copropriétaires la propriété des locaux dédiés aux services collectifs afin de faciliter ainsi le changement de gestionnaire, si besoin. Dans un précédent billet, j’ai détaillé cette importante disposition figurant dans le cadre de la loi ALUR du 24 mars 2014 (accès au logement et un urbanisme rénové).
Sur ce dossier épineux, le Gouvernement travaille avec le syndicat représentatif des gestionnaires, comprenez le SNRT (syndicat national des résidences de tourisme) et les associations représentant les copropriétaires, notamment la FNRT (fédération nationale des résidences de tourisme). A noter que le SNRT « contre attaque » en présentant début juin, une étude chiffrée sur l’impact économique des résidences de tourisme sur leur environnement local.
Au-delà de ces bonnes intentions, je continue de m’interroger sur les solutions de sortie pour les copropriétaires déjà piégés dans des résidences de tourisme en difficulté ?
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