AFFAIRE APOLLONIA : TROIS NOTAIRES CONDAMNES
Publié : mars 20, 2014 Classé dans : Arnaques, Impôts, Placements | Tags: Apollonia, Cour d'Appel, notaire Commentaires fermés sur AFFAIRE APOLLONIA : TROIS NOTAIRES CONDAMNESLes actes notariés étant enfin reconnus frauduleux, les saisies à l’encontre des victimes doivent donc cesser.
L’ANVI-Asdevilm, association des victimes de l’affaire Apollonia, révèle que 3 notaires ont été condamnés fin 2013 par la chambre disciplinaire de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence.
Le président de l’association et l’avocat des victimes demandent l’indemnisation des préjudices subis par plus de 350 familles.
Ces notaires : un rouage dans l’escroquerie
La chambre disciplinaire a prononcé ces condamnations, pour manquements graves à leurs obligations professionnelles.
Les jugements ont notamment été établis sur la base des éléments contenus dans le dossier pénal, riche de 70. 000 pages.
La procédure pénale restant en cours, ces trois officiers ministériels demeurent mis en examen.
Quant à l’affaire elle-même, elle concerne des faux en écritures publiques. Je vous rappelle que ces trois notaires avaient été détenus à titre préventif pendant plusieurs semaines à la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille et de Luynes.
« Plus de dix ans après certains faits, et après six ans d’instruction, cette condamnation constitue un premier pas vers la reconnaissance de la responsabilité de notaires dans l’affaire » me confirme Claude Michel, Président de L’ANVI-Asdevilm.
Les jugements rendus montrent concrètement comment ces notaires se sont constitués en rouage essentiel dans l’industrialisation de cette escroquerie, aux côtés des banques et du commercialisateur Apollonia. « Le notaire faisait des tournées, à la manière d’un facteur, pour collecter des procurations » se souviennent les victimes. Dans un prochain billet, je reviendrai sur ces pratiques frauduleuses.
Les saisies lancées par les banques, notamment le Crédit Mutuel et Cifraa reposent sur des actes notariés. Comme ils sont frauduleux, elles doivent donc cesser absolument.
Bientôt 99.000 pages vues sur mon blog. Faites le connaitre autour de vous. Réagissez aux billets. Merci de votre fidélité.
BORDEAUX : NAISSANCE D’UN VIN DE MARGAUX
Publié : mars 18, 2014 Classé dans : Assurance, Vins | Tags: Chateau Dauzac, MAIF Commentaires fermés sur BORDEAUX : NAISSANCE D’UN VIN DE MARGAUXDomaine bordelais appartenant à la Maif, Château Dauzac, va lancer un second vin élaboré par une jeune chef médiatique.
La marraine, la chef récemment étoilée, Stéphanie Le Quellec.
Soirée surprise lundi soir. Je devais participer aux Grands Jours de Bourgogne pour déguster le millésime 2013. Finalement je me retrouve à Paris pour découvrir en avant première les primeurs du Bordelais. En l’occurrence ceux du Château Dauzac, qui en a profité pour annoncer la naissance d’un vin : Aurore de Dauzac.
Ce second vin a été élaboré par Stéphanie Le Quelle. La chef étoilée a souhaité laisser parler la variété identitaire des terroirs de Margaux, pour y retrouver comme marqueur premier, le fruit.
« C’est la première fois que je réalise un assemblage avec un chef. Je suis très étonné par cette similitude dans notre approche de l’exercice » me confie l’œnologue conseil, Eric Boissenot.
Ce nouveau vin va dormir un peu plus d’un an en barriques de chêne français, avant d’être disponible à la vente.
UNE PROPRIETE DE LA MAIF
En attendant, je vous rappelle que depuis plus d’une vingtaine d’années, la Maif, l’assureur mutualiste est propriétaire du Château Dauzac dans le Bordelais. Cru classé en 1855, ce domaine possède un vignoble de 45 hectares, 42 en appellation Margaux et 3 en appellation Haut Médoc. Comme d’autres compagnies, l’assureur mutualiste a effectué ce placement de diversification. Valeur refuge, cet actif foncier est par nature contra-cyclique. Et par conséquent, à l’abri des soubresauts du cours des actions et des obligations. Pour en savoir plus sur les vins, je vous conseille ces deux ouvrages, évoqués dans un précédent billet.
RESIDENCE URBAINE : PARK LORGNE SUR GFE ?
Publié : mars 11, 2014 Classé dans : Immobilier, Impôts | Tags: Apollonia, appart-hôtel, GFE, Park and Suites, résidence de tourisme Commentaires fermés sur RESIDENCE URBAINE : PARK LORGNE SUR GFE ?A l’instar du secteur des résidences de tourisme, le marché des appart-hôtels rencontre également des retards de loyers des exploitants,ce qui pénalise les investisseurs.

« Etant copropriétaire dans la résidence EUREKA à Montpellier, commercialisée par une filiale de la Caisse d’Epargne et dont l’exploitant est Park & Suites, je crains le pire pour l’avenir de mon placement immobilier. Les loyers sont payés en retard par l’exploitant » me confie un investisseur privé. Il a misé sur ses loyers pour rembourser son emprunt immobilier.
Autre témoignage « Ma fille détient un studio à Aix. Depuis 3 trimestres les loyers ne sont plus payés par Park and Suites. D’autres propriétaires sont confrontés au même problème. L’intervention d’un avocat semble débloquer la situation. Il se dit que ces retards leurs permettent de faire de la trésorerie pour se rapprocher d’un autre exploitant » explique un abonné à mon blog.
Un rapprochement avec GFE ?
Les résidences de tourisme ne constituent pas les seuls programmes immobiliers à rencontrer des problèmes avec leur exploitant. Les résidences urbaines destinées aux voyages d’affaires et/ou aux étudiants ne sont pas épargnées. Suite à la sortie d’un investisseur institutionnel de son capital, GFE (Groupe France Epargne) exploitant des résidences en ville sous l’enseigne AppartCity aurait lui aussi des difficultés pour honorer ses loyers en temps et en heure. Dans le giron de Manguy Investissement, cette société afficherait un déficit de l’ordre 9 millions d’euros en 2012 contre d’environ 5 millions en 2011.
Dans ces conditions, il semblerait que Park and Suites vienne à son secours. Ses résultats financiers devraient leur permettre de réaliser cette opération de rapprochement. Des victimes d’Apollonia connaissent déjà cet opérateur. Des investisseurs plus récents ont eux aussi affaire à cet opérateur. Il lui reste à honorer ses loyers en temps et en heure.
IMMOBILIER DE LUXE : FAISONS UN REVE
Publié : mars 8, 2014 Classé dans : Immobilier, Impôts | Tags: britanniques, Europe de l'Est, French Riviera, John Taylor Commentaires fermés sur IMMOBILIER DE LUXE : FAISONS UN REVEAppartement, maison, voilà ce que vous pouvez vous offrir avec 5 millions d’euros en France ou à Monaco. Un budget plutôt réservé aux étrangers.

Un appartement avec vue sur le Musée d’Orsay
Que vous appréciez ou non Sacha Guitry, je vous invite dans ce billet à faire un rêve à propos de maisons ou d’appartements d’exception.
Même sur le secteur du haut de gamme, le marché immobilier tourne au ralenti. « Maintenant lorsque je vois un étranger, c’est pour vendre son pied- à- terre parisien » me confie un professionnel. Installé près de la Gare du Nord, une grande partie de son activité était réalisée avec des acquéreurs britanniques profitant de l’Eurostar pour traverser the Channel !
Un budget de 5 millions d’euros
Même les spécialistes du luxe ont-ils affaire à des clients très sélectifs. « Dans le contexte actuel, nos acquéreurs étrangers sont devenus de plus en plus exigeants. Aujourd’hui, ils recherchent des biens uniques bénéficiant d’une localisation exceptionnelle » m’explique Jean-Philippe Roux, directeur de l’agence John Taylor à Paris.
Avec 5 millions d’euros, un acquéreur pourrait par exemple s’offrir un appartement à Paris de 220 m2 avec une vue unique sur la Tour Eiffel, une villa de 300 m2 à Cannes entièrement rénovée dominant toute la baie ou de 220 m2 à Saint Jean Cap Ferrat avec une vue partielle sur la mer, ou encore un appartement de 116 m2 à Monaco avec vue sur le port et le Palais Princier.
Sur la French Riviera
« A Cannes et à Saint Tropez, en termes d’immobilier de luxe, l’essentiel de la demande porte souvent sur des villas contemporaines et modernes rénovées avec des prestations de qualités, d’environ 350 m² sur un terrain vue mer. La clientèle d’Europe de l’Est, quant à elle, est également attirée par les grandes demeures bourgeoises avec une histoire. Dans le secteur très prisé de Saint Jean Cap Ferrat, où la clientèle est composée à 95% d’internationaux, les prix peuvent dépasser les 50 000 euros par m2 », me confirme Sylvain Boichut, Directeur commercial John Taylor France.
Sur le Rocher, l’immobilier a toujours été inabordable. Les acquéreurs étrangers apprécient des biens plus vastes offrant de meilleures prestations. En 2013, le volume des transactions a fait un bond en valeur de +20%. Actuellement, le prix moyen du m2 en principauté ressort à 31.750 euros, en hausse de 6.6% sur un an.



Vos derniers commentaires