MAISON INDIVIDUELLE : QUAND LE REVE TOURNE AU CAUCHEMAR
Publié : avril 10, 2015 Classé dans : Banque, Crédit, Famille, Immobilier | Tags: Crédit Foncier, maison individuelle, Maisons Pierre, saisie 6 CommentairesQUAND LE CREDIT FONCIER ACCORDE UN PRET DE 40 ANS POUR FINANCER UNE MAISON INDIVIDUELLE NEUVE…

Les Français rêvent d’habiter une maison individuelle. Sans doute, mais ce rêve peut tourner au cauchemar, si les opérateurs sont indélicats. Je vous fais part d’un témoignage d’une internaute suivant mon blog
UN PRET IMMOBILIER SUR 40 ANS
Acte 1. « En 2011, j’ai fais construire une maison en Seine et Marne via le constructeur Maisons Pierre et le Crédit Foncier. Etant mère seule avec un enfant de 5 ans, ils m’ont fais signer un crédit sur une durée de 40 ans avec environ 830 euros de remboursement mensuel. La maison coûtait 180.000 euros. De plus, ils n’ont pas tenu compte de ma capacité d’endettement car je n’avais pas les revenus nécessaires pour faire face à cela. Cette maison étant située à 2 heures de mon travail, j’ai dû me rapprocher de Paris en prenant en location un deux pièces dans le Val de Marne ».
- Lorsque cette solo battante a reçu son offre de prêt, elle n’avait qu’un contrat de travail à durée déterminée (CDD).
- Comment le Crédit Foncier ou toute autre banque peut accorder un prêt sur 40 ans ? Journaliste suivant le crédit et l’ immobilier depuis plusieurs années, j’ignorais même que cette durée de financement pouvait exister.
- Cette dame élevait déjà seule son fils
- Emprunteur modeste, elle était éligible au fameux prêt à taux zéro (PTZ). Certes avec ce dispositif ultra compétitif, elle ne rembourse que le capital. Mais elle n’est pas autorisée à donner en location sa maison. Dommage car le loyer lui aurait permis d’honorer ses mensualités de remboursement ;
BIENTOT LA SAISIE
Acte 2. Face aux loyers impayés, cette propriétaire vient de recevoir une convocation pour saisie de sa maison. Elle n’est mise à prix qu’à 48.000 euros. Par conséquent le produit de la vente, ne suffira pas à couvrir sa dette.
Dans ce dossier de naufragée du crédit, plusieurs points m’interpellent :
- Le constructeur de Maison individuelle serait intervenu à plusieurs niveaux en lui trouvant le terrain et le financement. Si je me rapporte à un article publié en 2012 par le Parisien, il n’est pas inconnu de la justice. Dossier à suivre.
Dans l’intervalle REAGISSEZ A CETTE AFFAIRE.
APPOLONIA : NON A L’ENLISEMENT DU DOSSIER
Publié : janvier 12, 2015 Classé dans : Arnaques, Banque, Crédit, Immobilier, Impôts, Placements | Tags: ACPR, Appolonia, Banque de France, banques, notaires 7 CommentairesFaute de moyens et de volonté politique, la plus grosse escroquerie immobilière de France s’enlise. Serait-ce la bataille du pot de terre contre le pot de fer ?
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Dans les documents commerciaux, « Le château des Artistes » est présenté comme un havre de paix. Au lieu de faire rêver, cette résidence de tourisme 4 * située au Cannet, à proximité de Cannes dans les Alpes Maritimes s’apparente à un cauchemar pour les épargnants victimes de l’escroquerie Appolonia.
Jugez-un peu : un bien acheté 235.000 euros sera mis aux enchères à seulement 40.000 euros par le Crédit Mutuel de l’Etang de Berre. Il y a fort à parier que cette banque ou une de ses filiales se portera acquéreur de ce bien saisi. Le produit de la vente ne suffira pas à régler l’ardoise de cet investisseur malheureux. En téléphonant à la résidence, j’apprends même qu’il n’y a plus d’exploitant. Et que le restaurant attenant vient de changer de nom. Tout un programme !
Revenons au dossier dans son ensemble. Voilà bientôt 7 ans que les épargnants victimes de l’escroquerie Appolonia ont déposé plainte auprès de la justice. « Entre mars et octobre 2014, aucun juge d’instruction n’a été nommé pour poursuivre l’instruction de la plus grosse escroquerie immobilière et financière que la France ait connue. Jusqu’à maintenant, le nouveau juge d’instruction n’a pas à ma connaissance manifesté l’intention de poursuivre l’instruction malgré les nombreuses sollicitations de notre avocat, Me Jacques Gobert à Marseille » me confie Claude Michel, Président de l’Association des victimes, l ’ASDEVILM-ANVI.
DEUX RAPPORTS SUR L’ ESCROQUERIE
L’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) dépendant de la banque de France a refusé de communiquer à l’avocat de l’ASDEVILM-ANVI copie d’un rapport qu’elle a effectué sur certaines banques au motif qu’il est confidentiel . L’ACPR doit le communiquer au juge d’instruction, s’il en fait la demande. A ce jour, à ma connaissance il n’a pas encore formulé sa demande.
« Quant au rapport d’expertise financière et comptable, il a été rendu avec 2 ans de retard. Et surtout il contient 230 pages traitant de banalités, sauf des banques normalement au centre de ce type d’expertise! Les rapporteurs n’ont pas vu que les banques – avaient violé des centaines de fois la loi Scrivener (loi d’ordre pénal),
- avaient envoyé les offres de prêts à APOLLONIA et pas aux emprunteurs. Apollonia a renvoyé ces offres de prêts aux banques et non les emprunteurs.
- se sont abstenues de contacter les clients ;
Les rapporteurs n’ont pas davantage remarqué les faux les falsifications des documents bancaires » poursuit Claude Michel.
Face à cette situation d’obstruction, je me demande, si le Ministère de la Justice n’a pas donné des instructions pour que les banques ne soient pas inquiétées dans l’affaire APOLLONIA. Même topo pour les 5 notaires impliqués dans cette affaire.

Le Cannet sur la French Riviera
Les rebondissements judiciaires ne manquent pas. « Ainsi par exemple le 21 décembre 2012 la cour de cassation réunie en chambre mixte a cassé ses propres arrêts pris par la 2ème chambre le 7 juin 2012, ce qui en quelque sorte autorise les banques et les notaires à violer la loi » me confie un proche du dossier.
Près de 80 banques sont impliquées dans ce dossier, mais quelques unes seulement sont responsables de la plus grosse partie des prêts. Après avoir été mises en examen en tant que personnes morales, 5 d’entre elles ont été mises sous le simple statut de témoin assisté sans que de nouveaux éléments soient portés au dossier. Une manière encore de les « blanchir ». Et de leur laisser carte blanche pour poursuivre les victimes endettées en moyenne à plus de 200 %. « Supportant les conséquences de la double peine, accablées par un surendettement insurmontable les victimes n’ont d’autre choix que de poursuivre notaires et banques, principaux responsables de cette escroquerie. Nous exigeons que l’instruction soit poursuivie jusqu’à son terme. Et ce, même si elle doit entraver le fonctionnement habituel des banques et des notaires, ou nuire à leur image. Nous demandons l’application des lois qui protègent les citoyens, et réparation de tous les dommages causés » m’indique Claude Michel.
Il est grand temps les victimes d’Appolonia voient leurs dettes effacées. Et qu’elles perçoivent des dédommagements en vertu des préjudices subis.
IMMOBILIER : QUELLES PERSPECTIVES POUR 2015 ?
Publié : janvier 5, 2015 Classé dans : Banque, Crédit, Immobilier, Placements | Tags: Century 21, Jacques Friggit, Limouson, Paris 1 commentaireENCOURAGER OU MATRAQUER : IL VA FALLOIR CHOISIR. LES INCERTITUDES FISCALES CONTRIBUENT A LA STAGNATION DE L’ACTIVITE SUR LE MARCHE DE L’ ANCIEN

Ce début d’année démarre par les traditionnels points consacrés au marché de l’immobilier résidentiel. « Malgré l’augmentation des droits d’enregistrement dans de nombreux départements, l’introduction d’une nouvelle tranche marginale d’impôt sur le revenu et l’encadrement des loyers, le marché immobilier a relativement bien résisté en 2014 » me confie Laurent Vimont, Pt du réseau Century 21 France. Son estimation sur l’activité: sans doute 720.000 transactions conclues en 2014.
En Ile-de-France, le marché se grippe. En province, on assiste à des coups de rabots successifs sur les prix.
L’analyse du marché des logements anciens par région révèle que le volume de vente augmente lorsque les prix reculent. Et inversement. Toujours selon Century 21, dans le Limousin, les prix ont gagné 3,7% sur un prix moyen de 1.270 euros/m2. Cette base semblera ridiculement bas aux Parisiens qui doivent décaisser en moyenne 8.230 euros/m2 pour devenir propriétaires.
7 indicateurs au niveau national

Jusqu’à 3% de baisse des prix en 2015
« Cette année, les prix pourraient reculer jusqu’à 3%, sachant qu’ il existe de fortes disparités selon les régions. Mais une hausse brutale des taux d’intérêt pourrait transformer cet effritement en véritable correction, voire en dévissage en fonction de son amplitude » poursuit Laurent Vimont. Cette évolution me fait penser au scénario lent de l’économiste Jacques Friggit.
Son de cloche identique chez Laforêt: « cette année, les prix pourraient baisser de 2%. Tant que les taux restent bas, il existe un noyau dur constitué par des primo-accédants aidés financièrement par leurs parents, des acquéreurs moins curieux et des investisseurs sur la voie du retour » me précise le Président du réseau Laforêt. Mais attention, une remontée d’un point des taux d’intérêt pourrait entrainer un recul des prix de 10%. Let’s cross the fingers.
Face à ces incertitudes, la prudence s’impose. Si vous êtes dans une opération d’achat revente, je vous conseille vivement déjà de vendre votre bien. Puis d’en chercher un autre. Le fait de payer « cash » et par conséquent de renoncer à la condition suspensive de crédit vous permettra de mieux négocier votre nouvelle opération.
IMMOBILIER : FAIRE DE LA LOCATION SAISONNIERE A MIAMI
Publié : novembre 12, 2014 Classé dans : Banque, Crédit, Impôts, Placements | Tags: limited liability compagny, location saisonnière, Miami Commentaires fermés sur IMMOBILIER : FAIRE DE LA LOCATION SAISONNIERE A MIAMIPour conjuguer placement plaisir et rentabilité locative, mieux vaut s’orienter vers des petites surfaces dans le quartier Art Déco de Miami Beach.
Découragés par les contraintes locatives en France, des particuliers sont tentés d’investir en dehors des frontières. En particulier sous les cieux plus cléments de la Floride. Pour conjuguer placement plaisir et rentabilité locative, vous pouvez vous orienter vers des petites surfaces dans le quartier Art Déco de Miami Beach.
« Pour l’équivalent du prix de deux places de parking à Paris, nos clients achètent un pied à terre afin d’en profiter quelques semaines par an et, de le mettre en location le reste du temps. Le rendement tourne autour de 6% » m’explique Brigitte Respaut-Clément, à la tête de l’agence immobilière Of Course Miami. Avec un budget de 200.000 euros, on peut acquérir un appartement d’une chambre près de la plage. Il convient aussi de trouver un gestionnaire (building manager) capable de prendre en charge ces locations à la semaine.
Avec ou sans l’aide d’un professionnel, je vous conseille vivement de vérifier au préalable que le règlement du condominium (copropriété) accepte bien la pratique de la location saisonnière.
Il existe une menace sur les meublés touristiques des grandes villes.
Acheter dans un immeuble ancien ou récent ? Les charges des immeubles des années 1930 de deux ou trois étages, ne reviennent qu’à environ 250 euros par mois en raison de l’absence de services, contre 700 euros dans le neuf, pour un 100 mètres carrés.
Indispensables précautions
Comme les offres de vente sont centralisées dans une banque de données, mise à jour en temps réel, et réservées aux professionnels, il suffit de s’adresser à une seule agence de confiance pour trouver son bonheur. Avant d’acheter, des précautions s’imposent. S’il est possible de repérer quelques biens par le biais d’internet, il est indispensable de se déplacer pour vérifier la localisation du logement, le sérieux de l’agent immobilier, le savoir faire du gestionnaire.
« Que l’on recherche du rendement ou de la plus-value, le choix de biens à Miami et aux alentours est étoffé. Par rapport à New York, les prix de ce marché prometteur restent encore abordables » m’assurent les professionnels.
Pour des raisons juridiques et fiscales (amortissement des revenus locatifs), il est conseillé d’acquérir par l’intermédiaire d’une LLC (Limited liability compagny), société à responsabilité limitée. Et de régler son acquisition, sans recourir à l’emprunt, pour négocier au mieux sur ce marché frôlant la surchauffe.

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