Recherche

RESIDENCE HOTELIERE : DES SOUCIS A PONT AVEN EN BRETAGNE

« Les galettes de Pont Aven », un film culte. Mais pour certains investisseurs, le placement immobilier de défiscalisation à Pont Aven a tendance à tourner mal.

 

Jean-Pierre Marielle et Jeanne Goupil dans "Les galettes de Pont-Aven"<br />

Le fameux film, 40 ans après

En 2011, des particuliers misent sur la renommée de ce pittoresque village de la Bretagne sud pour investir dans une résidence hôtelière. Soucieux de défiscaliser, ces néophytes répartis dans toute la France font confiance en leur conseiller en gestion de patrimoine. A leurs yeux, ils réalisent un placement immobilier sans souci, puisqu’un bail commercial leur garantit un loyer semestriel.

Mais les prévisions de rendement sont contrariées par la réalité. « Gestionnaire de la résidence, le groupe HMC doit normalement régler 7.200 euros de loyers par semestre, aux propriétaires. Le montage financier semblait viable et fiscalement intéressant, sauf qu’un gros grain de sable est apparu en 2013 : la société HMC a été placée en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce » me confie un investisseur privé.

Privés en partie de leurs loyers garantis alors qu’ils doivent faire face à des remboursements de crédit, les investisseurs privés du Domaine de Pont Aven Art Gallery Resort, font la grimace. Au point qu’ils ont l’intention de se regrouper rapidement en association de défense.


RESIDENCES DE TOURISME LAGRANGE : SURSIS POUR RESITEL

https://i2.wp.com/www.font-romeu.fr/sites/ftromeu/files/styles/large/public/phot_cite_excellence__1.jpg

Entraînement dans la capitale sportive de Font-Romeu

La mise sous sauvegarde de Résitel est prolongée jusqu’à septembre 2013. Dans l’intervalle, un expert judiciaire doit chiffrer les dommages et intérêts dûs aux investisseurs

Le suspense se poursuit pour les 1.700 investisseurs dans les résidences de tourisme Lagrange dont la gestion est confiée à Résitel. Cette filiale d’exploitation a obtenu une prolongation de six mois de sa période de sauvegarde supposée se terminer fin mars, lors de l’audience du 19 mars du tribunal de commerce de Tarbes.

Expertise judiciaire
En outre, le tribunal de commerce a désigné un expert judiciaire pour évaluer le passif. D’après les investisseurs, ce passif avoisine les 100 millions d’euros, compte tenu des dommages et intérêts. Ce montant tient compte de la baisse des loyers commerciaux supportés par les particuliers. A quoi s’ajoutent pour deux résidences – Font Romeu et Talmont Saint-Hilaire – le sérieux risque de reprise des avantages fiscaux par l’administration.

Afin qu’un immeuble conserve son statut de résidence de tourisme, l’exploitant doit gérer au moins 70% des lots (appartements), d’après le Code du Tourisme. Or cette condition de 70% des lots en exploitation n’est pas respectée pour les deux résidences précitées.

Le piège des baux commerciaux

« En tant qu’investisseurs, nous n’avions pas compris le piège des baux commerciaux : à savoir que la baisse de 65% de nos loyers sera durable » me confient des particuliers dépités . Craignant que le fonctionnement du groupe Lagrange s’apparente à  une pompe à déficit, ces investisseurs s’interrogent  sur leur sort.

En attendant, ils ont déclaré au passif de Résitel, le montant des avantages fiscaux qu’ils devront rembourser si les choses restaient en l’état. Rendez-vous en septembre pour une prochaine audience au tribunal de commerce de Tarbes. Un plan de continuation devrait être présenté.

 

Pour être averti des nouveaux billets, il suffit d’entrer votre adresse mail sous la rubrique  VOUS ABONNER (colonne de droite). Si vous appréciez ce billet, transmettez-le à vos amis!