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L’IMMOBILIER VU DE CHINE

Certains chinois divorcent sur le papier pour échapper à la taxe sur les plus-values. L’envol des prix de l’immobilier et la mauvaise qualité de l’air restent une préoccupation en Chine.

Soufun, le principal site d’annonces immobilières en Chine

Divorcer pour éviter l’impôt sur les plus-values immobilières? La pratique devient courante à Pékin et Shanghai. Afin d’endiguer la flambée des prix, le gouvernement a déjà adopté depuis 2010 une série de mesures restrictives. Parmi elles figurent la limitation sur l’achat d’un deuxième logement par les particuliers et une fiscalité plus sévère. Justement certaines mesures fiscales ont entraîné cette année une hausse d’environ 40 % des divorces dans ces mégapoles où de nombreux couples choisissant de se séparer… sur le papier tout simplement pour échapper à une nouvelle taxe sur les plus-values immobilières !

Flambée des prix des logements

Dans un récent reportage diffusé par la chaîne de télévision publique chinoise, la plupart des personnes interrogées estiment que la hausse des prix de l’immobilier constitue un réel problème, alors que d’autres mettent plutôt l’accent sur l’aggravation de la pollution.

« Les prix en général et ceux de l’immobilier sont tous vraiment très élevés. Les simples particuliers ne peuvent plus se permettre d’acheter autant qu’ils en avaient l’habitude » explique une personne interviewée.

Mes contacts chinois me confirment que « L’écart entre les riches et les pauvres est trop important. L’inflation est trop élevée et le montant de la pension trop faible ».

Ici, c'est Beijing

Une myriade de nouveaux programmes

La hausse des prix de l’immobilier en Chine a fortement accéléré en octobre, notamment dopée par le lancement d’une myriade de projets immobiliers. Le prix moyen du mètre carré dans les logements neufs de 100 grandes villes a bondi de 10,69 % sur un an le mois dernier pour atteindre 10 685 yuans (1 270 euros), selon une étude diffusée par Soufun, le principal portail d’annonces immobilières du pays.

A cette flambée des prix de l’immobilier résidentiel s’ajoute les problèmes environnementaux. Une importante pollution atmosphérique se répand dans de nombreuses villes du nord à l’est de la Chine comme le signale le site french.china.org.cn.

Enfin pour un sujet mon technique, je vous invite à (re) découvrir mon précédent billet consacré à la vente des vins de Beaune où ne jeune femme d’affaires chinoise a acheté la pièce de vin de Présidents pour 131.000 euros! C’est cela la vitalité des pays émergents.


RESIDENCE DE TOURISME : LE SORT DE RESITEL FIXE EN DECEMBRE

INACCEPTABLE : tel est l’avis des clients de Lagrange sur les propositions formulées pour éponger le passif de Résitel. Le sort de cette société de gestion devrait être connu le 16 décembre prochain.

IMAGE RESITEL

Encore un mois de patience, et les investisseurs ayant acheté un bien dans une résidence de tourisme gérée par Résitel devraient être fixés sur leur sort. En effet, après l’audience du 16 septembre 2013 au tribunal de commerce de Tarbes, l’avenir de cette filiale d’exploitation du groupe Lagrange, devrait être connu le 16 décembre prochain.
Dans l’intervalle, l’expert judiciaire désigné pour évaluer le passif de cette société mise sous sauvegarde, poursuit la consultation des créanciers. S’agissant des investisseurs privés, il estime leur manque à gagner résultant de la dénonciation prématurée des baux commerciaux par Résitel. A cela s’ajoute le risque de remise en cause des avantages fiscaux par l’administration fiscale.

Quelques 1.200 lettres ont été envoyées par le mandataire de justice aux investisseurs pour éponger le passif de Résitel entre décembre 2011 et le 26 mars 2012.

 

4 options très limitées

Je vous communique les propositions du mandataire :

« Option 1 : Paiement en numéraire de 25 % des créances définitivement admises, pour solde de tout compte. Ce paiement interviendra dans les trois mois de l’adoption du plan ;

Option 2 : Paiement sous la forme d’un crédit séjour de 100 % (base prix brochure) des créances définitivement admises pour solde de tout compte. Ce paiement pourra s’exercer à compter de l’accord du créancier, pour 50 % entre la 1 e r e et la 3e m e année, et pour les 50 %

restants entre la 4 è m e et la 6 è m e année ;

Option 3 : Paiement en numéraire de 50 % des créances définitivement admises en quatre ans (soit 12,5 % par an) et pour solde de tout compte. Ce paiement s’exercera pour la première annuité à la date anniversaire de l’adoption du plan de sauvegarde ;

Option 4 : Paiement en numéraire de 100 % des créances définitivement admises, sur une durée de dix ans. Ce paiement s’exercera pour la première annuité, à la date anniversaire de l’adoption du plan de sauvegarde (5 % pendant 4 ans puis 13 % pendant 4 ans et enfin 14 % »

 Inacceptable

Nombre d’investisseurs me confient que ces options sont inacceptables, puisqu’elles ne portent que sur une période très limitée. Quid du passif enregistré à compter du 27 mars 2012 et ce jour ?

Second reproche : un dédommagement en nature ne ferait qu’aggraver la situation déficitaire de Résitel.

La prochaine étape portera sur la présentation des réponses des créanciers. Elle sera suivie par délibéré du juge commissaire sur l’homologation ou non du plan de sauvegarde prévue à mi-décembre.

Bien sûr, je vous tiendrai informée de la décision du Tribunal. Dans l’intervalle j’attends vos réactions sur mon blog comptabilisant 73.000 pages vues et repris par des nombres sites fédérant des blogs.


ARNAQUE SUR LES PARKINGS

Arnaque en sous-sol : une quinzaine de parkings vendus à la découpe à 175 familles. Ces investisseurs ont payé des travaux et ne perçoivent plus de loyer. Une instruction est en cours.

 

La liste des malversations s’allonge avec cette arnaque sur des parkings, que je viens de découvrir. Les faits : près de 200 investisseurs de particuliers résidant en région parisienne et en province ont investi dans l’achat de places de parking. Pariant sur le manque de stationnement dans les villes, un marchand de biens avait acheté une quinzaine de parkings en région parisienne et en province,  les a ensuite vendus «  la découpe » à des investisseurs.  Comme les emplacements avaient besoin de subir un lifting, voire une rénovation, des frais pour travaux s’ajoutaient au prix d’achat. Fiscalement, cette rénovation leur permettait de profiter du régime des déficits fonciers.

Exemple: en 2010 et 2011,  un parking a été découpé en partie, dans la célèbre Rue de la Paix à Paris. Vente d’un emplacement :  jusqu’à 45.000 euros. Marché de travaux: 25.000 euros/lot. Soit 70.000 euros. Loyer anuel par lot : 4.000 euros.

Ce placement de diversification était supposé dégager un rendement annuel honorable, compte tenu de l’impact de la défiscalisation. Voilà pour la théorie.

Dans la pratique, très rapidement les loyers n’ont pas été versés aux investisseurs. Le trio infernal : une société de marchand de biens, Park Rénov société chargée des travaux et  une autre spécialisée dans la gestion s’est révélé être contrôlé par un homme d’affaires à la réputation sulfureuse. La commercialisation s’est effectuée par le biais de gestionnaires de patrimoine.

Face à cette situation, les investisseurs floués se sont regroupés au  sein de l’Association de défense des copropriétaires de garages et box (ADCGB). « Déposée en 2009 auprès du TGI de Paris, notre première plainte a été classée sans suite. Ensuite, nous nous sommes constitués partie civile et une instruction est ouverte depuis 2011 pour « faux et usage de faux, escroquerie et association de malfaiteurs » m’explique un proche du dossier.

Alors que toutes les victimes n’ont pas encore été identifiées, les fonds engloutis se chiffreraient à au moins 7 millions d’euros.

Vous pouvez témoigner sur ce blog. Et vous y abonner  en cliquant à haut à droite.


IMMOBILIER : QUAND SHILLER DECROCHE LE PRIX NOBEL

Si la France n’a pas eu de prix Nobel d’économie récemment, elle peut profiter des travaux de l’économiste Jacques Friggit sur l’évolution des prix des logements. De chaque coté de l’Atlantique, Shiller et Friggit adoptent une démarche proche pour cerner la formation de bulle immobilière.

Le prix Nobel d'Economie a été attribué à trois économistes américains pour leurs analyses empiriques du prix des actifs.l

Le prix Nobel vient d’être attribué à trois économistes américains, dont Robert Shiller

Pressenti depuis plusieurs années pour le Prix Noble, Robert Shiller, économiste américain a décroché à mi-octobre 2013, cette distinction suprême. Comme les deux autres économistes récompensés, ils consacrent leurs travaux à des analyses empiriques des prix des actifs. Parmi ceux-ci-, les actions et l’immobilier occupent une place de choix. D’ailleurs dans sa chronique du 28 septembre dans le New York Times, Robert Shiller démontre de nouveau qu’une nouvelle bulle immobilière est en train de se former aux Etats-Unis.

Cette fois, je vous invite à traverser l’Atlantique et à vous pencher sur les travaux de Jacques Friggit, un économiste français qui s’acharne à démontrer que les prix des logements en France sont surévalués par rapport aux revenus des ménages. Dans mes billets consacrés au danger d’un krach immobilier, j’ai fait référence à cet économiste et à son fameux tunnel.

Quel est le lien entre Robert Shiller et Jacques Friggit ? Leur démarche  s’appuie sur des analyses empiriques du prix des actifs.

Les deux indices immobiliers créés par Shiller

Créé par Shiller, un indice de prix immobilier couvre le passé récent : il s’agit de  l’indice S&P / Case Shiller (http://www.spindices.com/index-family/real-estate/sp-case-shiller), qui commence en 1987.   C’est l’un des deux principaux indices de prix des logements aux Etats-Unis, avec l’indice FHFA (http://www.fhfa.gov/Default.aspx?Page=87).

En France,  l’indice Notaires-INSEE français n’a rien à envier à ces deux indices.

Par ailleurs Robert Shiller a publié un indice reconstitué depuis 1890, par raccord d’indices préexistants. Il est décrit dans « Irrational Exuberance ».

Robert J. Shiller

Au cours des dernières années, Robert Shiller a eu raisons à deux reprises.

« Une première fois à la fin des années 1990, lorsqu’il a annoncé le caractère insoutenable du prix atteint des actions. Il s’est ensuite effondré à partir de 2000, lors du krach des actions technologiques. Une seconde fois, dans les années 2000, lorsqu’il a souligné le caractère insoutenable du prix atteint par les logements » m’explique Jacques Friggit.

R Shiller avait prédit la crise des subprimes, mais les autorités américaines ne l’avaient pas écouté. Voici son blog.

                                                                                                                                                                                               

R Shiller, une allure d’acteur et le spécialiste des bulles.

A quand un krach immobilier en France ?

Comme ce dernier, il utilise des régularités sur le long terme.  Sur les actions, ses travaux sont bien antérieurs à ceux de Jacques Friggit. En revanche, sur le prix des logements, les travaux de Jacques Friggit ont démarré un an environ, avant ceux de Shiller. Notre économiste français a-t-il influencé le prix Nobel ?

 » Bien que j’aie publié mon indice et mes premières analyses séculaires sur le prix des logements un peu avant qu’il ait publié le sien, il n’y a pas de preuve qu’il se soit inspiré de ma démarche.  En tout cas, Shiller ne le dirait certainement pas  » répond en toute modestie Jacques Friggit. Sa courbe ou tunnel est célèbre dans le milieu de l’immobilier.

Reste à savoir si et quand Jacques Friggit aura raison avec sa théorie du tunnel.  Ce jour là, en cas de scénario rapide, les prix de l’immobilier résidentiel décrocheront sérieusement en France. A moins que le scénario lent se réalise. Dans cette hypothèse moins probable mais qu’on ne peut écarter, les prix des logements risquent de stagner pendant 20 ans !

Donnez votre avis sur les prix des logements dans votre région. Continuent-ils de grimper? restent-ils stables ou baissent-ils? Les exemples à l’appui sont bienvenus. C’est à vous de réagir maintenant, juste en dessous de ce billet.