EVASION : BONS PLANS A CUBA
Publié : décembre 12, 2015 Classé dans : Famille, voyages | Tags: Air Europa, Air France, Cuba, Cubana, Ernest Hémingway, Ibéria, voitures américaines 1 commentaireAu-delà des guides de voyages, voici mes 7 conseils pour bien profiter de vos vacances à Cuba.

Malgré les carnets de rationnement, les petits marchés font leur apparition à Cuba
Après mon billet sur la lente métamorphose de Cuba, voici quelques bonnes pistes pour réussir votre séjour sous les tropiques.
Y aller soit en vol non stop Air France ou Cubana. Privilégiez la première compagnie, la seconde étant plutôt imprévisible. Exemple : au lieu d’attérir à Santiago de Cuba, elle s’était posée à la Havane. Et avait transféré les passagers à l’autre bout de l’île par la route, soit une nuit d’autocar conduit par un seul chauffeur !
Autre possibilité plus longue, mais moins chère : faire une escale à Madrid avec Ibéria ou Air Europa. Ou pourquoi pas conjuguer le froid et le chaud en faisant un stop à Toronto, avec Air Canada.
Visiter : pour un séjour d’une semaine, programmez la Havane et Trinidad. En cas de séjour plus long, poussez jusqu’à Santiago de Cuba dont le carnaval se déroule en juillet.
En revanche évitez les « usines à touristes ». Situés en bordure des plages de Varadero, de Cayo Maria et Trinidad, ces hôtels en béton ne vous permettront pas de découvrir un Cuba authentique.
Se déplacer : les locations de voiture sont plutôt chères. Mieux vaut acheter un transfert en minibus chez Havanatours – agence réceptive d’Etat- ou par le biais d’une maison d’hôtes. Si vous prenez le taxi, négociez le prix AVANT la course.
Les voitures américaines : Fidel Castro les a faites inscrire au Patrimoine mondial de l’Unesco. Datant des années 1950-1960, elles roulent avec un moteur récent. Pour faire le tour de la Havane, rendez-vous devant le Capitole qui abrite le Musée de la Révolution !

Fernadez, notre chauffeur à la Havane
Payer Oubliez les cartes bancaires et les distributeurs automatiques. Actuellement deux monnaies circulent à Cuba : les CUP et les CUC. Et nous les touristes nous sommes obligés de régler en CUC (1 CUC équivaut à 1 euro). Depuis mon dernier séjour en 2011, les prix ont flambé. Quant au CUP réservé aux Cubains, son faible cours en fait une monnaie de singe : 1 CUC = 26,5 CUP. « Espérons que l’apport en CUP profite vraiment aux Cubains dont le niveau de vie reste faible » me confie un proche.
Résider : les hôtels 4 ou 5 étoiles affichent des nuitées comprises entre 300 et 500 CUC. Les hôtels de standing intermédiaires étant rares, préférez les « casas particuliares ». Généralement elles se situent dans des demeures coloniales occupées par les descendants des espagnols. Confort relativement sommaire, mais petit déjeuner sympathiques. Prix par nuit : 25 CUC + 5CUC par petit déj.
Si vous maitrisez l’espagnol, vous pouvez en trouver à la dernière minute. Si tel n’est pas le cas, réservez à partir de France. Certes les agences de voyages ont tendance à prescrire des hôtels plus rémunérateurs, en termes de commission. Cependant le tour operator Vacances Transat propose une formule en chambres d’hôtes avec un transfert entre la Havane et Trinidad.
Se restaurer : Cuba est le paradis des cocktails à base de rhum. Difficile d’échapper au célèbre Mojito cher à Ernest Hemingway.
Depuis 2011, les frères Castro (Fidel et Raoult) ont autorisé les restaurants privés ou « Paladar ». Compter 25 à 35 CUC pour un repas. Appréciez les langoustes grillées.
Lire 2 guides Ulysse méritent l’attention. Escale à la Havane, le meilleur pour un court séjour. Et surtout Comprendre Cuba rédigé par mon confrère Hector Lemieux.
Si vous avez des bonnes ou mauvaises expériences à Cuba, faites en part ici, tout en bas de ce billet (leave a reply).
EVASION : CUBA EN PLEINE MUTATION
Publié : décembre 4, 2015 Classé dans : Famille, Immobilier, Vidéo, voyages | Tags: Canada, CNN, Cuba, Etats-Unis, La Havane, Vacances Transat Commentaires fermés sur EVASION : CUBA EN PLEINE MUTATIONAprès plus de cinquante ans de réel blocus, cet effet d’annonce du début de rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba suscite un intérêt pour cette ile située à 166 km de la Floride ! Vidéo

Une boutique à la Havane
De retour de Cuba, voici des changements observés dans la plus grande île des Caraïbes, par rapport à mon précédent voyage effectué en 2011. Malgré les assouplissements accordés par Barack Obama, les Cubains attendent plus que jamais la levée de l’embargo. Contrairement à ce que l’on croit de ce coté-ci de l’Atlantique ce blocus subsiste encore. A dominante républicaine, le congrès Américain continue de s’opposer au rapprochement avec Cuba..
Le drapeau américain flotte à la Havane
Malgré cette opposition, l’ambassade américaine s’est installée sur le Malecom de la Havane, à proximité du célèbre « Hôtel Nacional« . Elle est dirigée par Jeffrey DeLaurentis, « ambassadeur par intérim ». Jouant un rôle de chargé d’affaires ce diplomate confiait à CNN, « there is a lot of work to do ». Voir la vidéo .
Des maisons à vendre
Depuis 2011, les Cubains sont autorisés à vendre ou à acquérir des biens immobiliers. Jusqu’alors les logements devaient être échangés entre familles selon un système de troc. Avec un salaire moyen de 20 dollars par mois, cette ouverture s’adresse surtout aux Cubains de la diaspora. Demain, Cuba pourrait devenir un eldorado. Surtout si les Américains sont un jour de nouveau autorisés à acheter des logements sur l’île. Dans les rues de la Havane, vous apercevez dans la capitale, les panneaux « se vende esta casa » sur des bâtisses fort délabrées, mais bien situées. Une nouvelle politique impensable il y a encore quatre ans.

La petite reine, en vedette
De nombreux touristes américains
Actuellement le tourisme se porte bien dans le pays des Castro. « Plus de 3 millions de touristes depuis le début de cette année, un chiffre atteint le 16 novembre, soit 45 jours plus tôt que l’année précédente » selon le journal d’Etat Gramma International Avec plus de 1.110.000 voyageurs, le Canada se positionne comme premier émetteur. Mais tous ne sont pas canadiens pour autant : passer par le voisin du Nord permet aux Américains de contourner les restrictions qui leur sont imposées s’ils veulent fouler le sol de l’île communiste. Le Mexique constitue une autre porte d’entrée. Ainsi au fil de mes déplacements, j’ai rencontré des Américains de Los Angeles venus par Mexico. En arrivant à l’aéroport de la Havane, tous prennent la précaution de ne faire tamponner qu’une feuille volante afin que leur entrée ne figure pas sur leur passeport. Sinon gare aux amendes.
Avec une croissance de 25%, les principaux marchés européens ne sont pas en reste. Prenons le cas du voyagiste canadien Vacances Transat l’un des leaders mondiaux sur Cuba, également très actif en France. « En 2015, plus de 25.000 Français sont partis à Cuba avec nos deux marques, Vacances Transat et Look Voyages. Et nous en attendons 35.000 en 2016 dans cette île conjuguant comme nulle autre, culture et balnéaire » me confie Patrice Caradec, PDG de Transat France.
Une chose est sûre : quelle que soit leur origine géographique, les touristes se pressent pour profiter d’une île authentique, avant qu’elle ne soit dénaturée par… les touristes américains.
Dans mon prochain billet, je vous communiquerai les bons plans pour découvrir cette île encore préservée du tourisme de masse.
RESIDENCE DE TOURISME : UN PACKAGE DETONNANT
Publié : novembre 3, 2015 Classé dans : Crédit, Famille, Immobilier, Impôts, Placements | Tags: bail commercial, défiscalisation, DGCCRF, FNAPRT 8 CommentairesEn matière de résidence de tourisme, le bien immobilier, le bail commercial, la défiscalisation constituent un trio indissociable.

Dans un précédent billet, je vous annonçais des pourparlers entre la DGE (direction générale des entreprises), la DGCCRF ( la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ) et la FNAPRT (Fédération nationale des associations de propriétaires de résidences de tourisme) afin de moraliser ce secteur. La date de la première réunion à Paris est fixée au 1er décembre prochain.
Il est question de légiférer pour que le candidat à l’acquisition d’un bien dans une résidence de tourisme comprenne bien les risques liés à ce placement. Avec ce type de bien, il n’y a rien de comparable avec l’achat d’un logement banalisé. Certes, il s’agit généralement d’une vente en VEFA (vente en l’état futur d’achèvement) donnant lieu à la signature d’un contrat de réservation entre le consommateur et le constructeur vendeur.
Un ensemble contractuel indivisible
« Mais ce contrat ne constitue qu’une partie d’un ensemble contractuel formant un tout ou encore un « ensemble contractuel indivisible » (arrêt du 13 novembre 2003 de la première chambre civile de la Cour de cassation) » avertit Thienan Hoang de la FNAPRT. Plus précisément, cet ensemble est formé par la signature d’autres engagements : bail commercial avec un gestionnaire devant se conformer à certaines obligations (promotion à l’étranger, décret (art. 176 et 177 de l’annexe II au CGI, gestionnaire unique de la résidence, bail sur une durée ferme L 145.7.1…), convention d’occupation à « temps partagé », engagement avec le fisc (remboursement de TVA, déduction fiscale …). De plus, ce contrat est contractualisé avec d’autres parties étrangères au contrat de vente : gestionnaire, fisc, syndic de copropriété, banque…
Afin d’être conforme à ces textes, le contrat de réservation, ou une annexe, doit décrire non seulement les caractéristiques du bien vendu (L 261.11 et suivants CCH), mais aussi toute l’économie générale de cet « ensemble contractuel indivisible ». En outre, il doit rappeler, même sommairement les engagements autres (bail, occupation personnelle …).
Si ces propositions aboutissent à des textes législatifs, elles auront au moins le mérite d’éviter des déconvenues aux futurs investisseurs en résidence de tourisme. Et ce, même si elles ne règlent pas les difficultés des épargnants ayant déjà misé sur le développement touristique.
Tout particulier doit être réellement informé de la nature de son achat : le risque associé y compris avec le pire scénario (gestionnaire défaillant dès la mise en service de la résidence), le coût de sortie (par exemple s’il veut vendre au bout de 3, 5, 9,1 2 ans…). Et bien sûr, acheter dans une résidence de tourisme revient à acquérir un package constitué de 3 volets INDISSOCIABLES : le bien immobilier, le bail commercial, la défiscalisation. Jusqu’à maintenant, je reconnais que la nature de bail commercial a été occultée par les vendeurs.
« Chaque volet implique des obligations, en particulier le bail commercial et la défiscalisation. Si un seul des 3 volets ne satisfait pas les obligations c’est tout l’ensemble qui s’effondre » poursuit Thienan Hoang. Vos mésaventures rassemblées dans mon blog en témoignent.Ces discussions entre les Pouvoirs Publics et les représentant des investisseurs sont programmées alors que l’exploitant touristique Belambra souhaite minorer jusqu’à 40% par la voie judiciaire, ses loyers versés aux particuliers lui ayant fait confiance, comme le révèle mon confrère de l’Agefi.
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ART DE VIVRE : VIVE LES CREMANTS DE BOURGOGNE
Publié : novembre 1, 2015 Classé dans : Famille, Vins | Tags: Crémant de Bourgogne, Gevrey-Chambertin, maison Louis Bouillot, Nuits St Georges 1 commentaireAPPRECIER LES BULLES DU CREMANT DE BOURGOGNE. UN VIN TOUT EN SEDUCTION ET PLUS ABORDABLE QUE LE CHAMPAGNE
Les fêtes de fin d’année approchent. J’en profite pour vous faire (re)découvrir le Crémant de Bourgogne, tout au long des agapes si le menu s’y prête. Sinon en apéritif, voire avec le dessert.
L’appellation Crémant de Bourgogne s’étend sur un territoire particulièrement important, du Nord au Sud : Chablisien, Châtillonnais, Côte de Nuits, Côte de Beaune, Côte Chalonnaise et Côte Mâconnaise et Beaujolais. La vendange et l’élaboration du Crémant de Bourgogne – appellation d’origine contrôlée (AOC) depuis le 17 octobre 1975 – sont strictement règlementées. Plus abordable que le Champagne, le Crémant a sa place dans une belle cave de particulier.
Les deux principaux cépages
Seuls 4 cépages sont autorisés pour élaborer des crémants de Bourgogne. Voici les 2 principaux :
Le pinot noir apporte fruité, structure, et vinosité
Le chardonnay pour la fraîcheur et l’élégance
Et les 2 cépages secondaires :
Le gamay tout en gourmandise (à hauteur de 20 % maximum dans l’assemblage)
L’aligoté pour sa vivacité
DES CREMANTS BLANCS OU ROSES
Les particularités de chaque cépage permettant des assemblages harmonieux donnent des crémants au caractère très différent. Les cuvées expriment l’étonnante richesse des terroirs de Bourgogne : rosés, blancs de blancs, blancs de noirs, millésimés, grandes cuvées, pour des apéritifs et des repas très gustatifs. Généralement dans le commerce vous trouvez des Crémants « génériques », sans année particulière. Sachez qu’il est possible de vous en procurer des millésimés. « De grande qualité et édités en quantité limitée, les crémants millésimés ont une personnalité représentative des raisins d’une année de vendange exceptionnelle » m’explique-t-on à la maison Bouillot qui a réalisé 29% des exportations de l’appellation Crémants de Bourgogne l’an dernier. La gamme de cette maison de vins basée à Nuits-St-Georges (21) comprend notamment de douze Crémants de Bourgogne. Après les avoir dégustés, trois ont retenu mon attention.
Perle Rare millésimé 2012 Puissant et raffiné, ce Crémant de Bourgogne Brut Millésimé résulte d’un assemblage d’un peu plus de la moitié pinot noir (55%) et 45 % chardonnay. J’ai apprécié la belle brillance de ce vin expressif, d’une belle fraîcheur aromatique. Dès l’ouverture, des notes fruitées rappellent la pêche de vigne puis affirment des arômes amandés et briochés.
Perle d’Or rosé 2009 Présenté en bouteille gravée, ce crémant est élaboré uniquement dans les meilleurs millésimes et avec un élevage partiel sous bois. Un peu plus de la moitié pinot noir (60%), 35 % chardonnay et 10 % gamay dont 5% sont passés en fûts durant six mois. Comme accord vin mets, je vous le recommande pour des mariages maritimes et iodés : sur un filet de poisson, une nage d’écrevisses, des coquillages et crustacés, il séduit autant le regard que les papilles.
Cuvée « Les Grands Rayes-Blanc » Brut Nature millésime 2005
Toujours dans un souci de qualité, la maison Bouillot signe des cuvées « grands terroirs ». Inédites en Bourgogne, elles sont nées au sein d’appellations villages, autour des nobles cépages pinot noir et chardonnay. Ayant pour origine la célèbre appellation de Gevrey-Chambertin, des Blanc de Noirs et 100% pinot noir (dont 20% en fût), cette cuvée est vraiment ma favorite. Attention, son édition est limitée à 1.829 bouteilles !


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