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EVASION : BONS PLANS A CUBA

Au-delà des guides de voyages, voici mes 7 conseils pour bien profiter de vos vacances à Cuba.

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Malgré les carnets de rationnement, les petits marchés font leur apparition à Cuba

 

Après mon billet sur la lente métamorphose de Cuba, voici quelques bonnes pistes pour réussir votre séjour sous les tropiques.

 

Y aller soit en vol non stop Air France ou Cubana. Privilégiez la première compagnie, la seconde étant plutôt imprévisible. Exemple : au lieu d’attérir à Santiago de Cuba, elle s’était posée à la Havane. Et avait transféré les passagers à l’autre bout de l’île par la route, soit une nuit d’autocar conduit par un seul chauffeur !

Autre possibilité plus longue, mais moins chère : faire une escale à Madrid avec Ibéria ou Air Europa. Ou pourquoi pas conjuguer le froid et le chaud en faisant un stop à Toronto, avec Air Canada.

 

Visiter : pour un séjour d’une semaine, programmez la Havane et Trinidad. En cas de séjour plus long, poussez jusqu’à Santiago de Cuba dont le carnaval se déroule en juillet.

En revanche évitez les « usines à touristes ». Situés en bordure des plages de Varadero, de Cayo Maria et Trinidad, ces hôtels en béton ne vous permettront pas de découvrir un Cuba authentique.

 

Se déplacer : les locations de voiture sont plutôt chères. Mieux vaut acheter un transfert en minibus chez Havanatours – agence réceptive d’Etat- ou par le biais d’une maison d’hôtes. Si vous prenez le taxi, négociez le prix AVANT la course.

Les voitures américaines : Fidel Castro les a faites inscrire au Patrimoine mondial de l’Unesco. Datant des années 1950-1960, elles roulent avec un moteur récent. Pour faire le tour de la Havane, rendez-vous devant le Capitole qui abrite le Musée de la Révolution !

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Fernadez, notre chauffeur à la Havane

Payer Oubliez les cartes bancaires et les distributeurs automatiques. Actuellement deux monnaies circulent à Cuba : les CUP et les CUC. Et nous les touristes nous sommes obligés de régler en CUC (1 CUC équivaut à 1 euro). Depuis mon dernier séjour en 2011, les prix ont flambé. Quant au CUP réservé aux Cubains, son faible cours en fait une monnaie de singe : 1 CUC = 26,5 CUP. « Espérons que l’apport en CUP profite vraiment aux Cubains dont le niveau de vie reste faible » me confie un proche.

 

Résider : les hôtels 4 ou 5 étoiles affichent des nuitées comprises entre 300 et 500 CUC. Les hôtels de standing intermédiaires étant rares, préférez les « casas particuliares ». Généralement elles se situent dans des demeures coloniales occupées par les descendants des espagnols. Confort relativement sommaire, mais petit déjeuner sympathiques. Prix par nuit : 25 CUC + 5CUC par petit déj.

Si vous maitrisez l’espagnol, vous pouvez en trouver à la dernière minute. Si tel n’est pas le cas, réservez à partir de France. Certes les agences de voyages ont tendance à prescrire des hôtels plus rémunérateurs, en termes de commission. Cependant le tour operator Vacances Transat propose une formule en chambres d’hôtes avec un transfert entre la Havane et Trinidad.

 

Se restaurer : Cuba est le paradis des cocktails à base de rhum. Difficile d’échapper au célèbre Mojito cher à Ernest Hemingway.

Depuis 2011, les frères Castro (Fidel et Raoult) ont autorisé les restaurants privés ou « Paladar ». Compter 25 à 35 CUC pour un repas. Appréciez les langoustes grillées.

 

Lire 2 guides Ulysse méritent l’attention. Escale à la Havane, le meilleur pour un court séjour. Et surtout Comprendre Cuba rédigé par mon confrère Hector Lemieux.

Si vous avez des bonnes ou mauvaises expériences à Cuba, faites en part ici, tout en bas de ce billet (leave a reply).

 


NORVEGE : VOYAGER A BORD DE L’EXPRESS COTIER (1)

Sans complaisance, mes impressions  sur mon voyage maritime avec Hurtigruten en Norvège. Départ de Bergen pour atteindre Kirkenes, un port situé au delà du cercle polaire et du Cap Nord.

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 Longueur: 108m, largueur maximale: 16,5 m et tirant d’eau de 4,7 mètres.

Eté oblige, cette fois je vous emmène en Norvège à bord d’un navire Hurtigruten pour découvrir les fameux fjords.

Plus qu’une croisière, il s’agit d’une expérience. Loin des clubs de vacances flottants embarquant des milliers de passagers, les navires de l’Express Côtier exploités par cette compagnie norvégienne fêtant actuellement ses 120 ans remplissent une triple mission au départ de Bergen et jusqu’à Kirkenes, à la frontière russe : transport public de passagers, de marchandises et de touristes.

Ses douze navires sont conçus dans le même esprit : ici pas de boîte de nuit, ni d’animation de groupe. Et surtout leur capacité reste raisonnable.  Par exemple seulement 294 couchages (pour 149 cabines) sur le MS Vesteralen à bord duquel nous avons embarqué. Ou 640 couchages pour le r Trollfjord. Par rapport aux navires de l’ancienne génération, les récents bénéficient d’une piscine et d’un jacuzzi. Rien de comparable par conséquent avec les clubs de vacances flottants d‘autres compagnies.

Début juillet, nous embarquons à Bergen pour profiter du soleil de minuit, qui éclaire cette région une bonne partie de l’été. Que l’on effectue le trajet Sud vers le Nord, ou vice-versa, le ton est donné dès la première réunion d’information animée par l’officier Egbert Pijfers. « Vous faites avant tout un voyage pour admirer la nature et les paysages. Trente quatre escales ponctueront notre trajet allant du Sud vers le Nord et revenant du Nord vers le Sud. Comme le bateau est ponctuel, nous n’attendons pas les retardataires. Ils devront nous retrouver à l’escale suivante.

Question météo, dans la Norvège du Nord, il s’avère difficile de faire des prévisions. Rien n’est garanti. Une fois, en raison d’une tempête de neige, une excursion vers le Cap Nord a dû être annulée en juin ».

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L’officier Egbert Pijfers veille sur les passagers

Après ces observations, nous sommes rassurés en apprenant que le Gulf Stream réchauffe la côte norvégienne. Même après avoir passé le cercle polaire, les températures restent clémentes en se situant autour de 18° la journée.

L’Express Côtier propose une large palette d’excursions. Je reviendrai sur le sujet dans mon prochain billet. En attendant, je vous fais partager mes impressions.

LES MOINS

° Le coût de la vie en Norvège, largement deux fois supérieur à celui de la France. En juillet 2013, il faut 7 couronnes norvégiennes pour un euro.

° La taille des cabines. Sur les navires de l’ancienne génération, les lits superposés sont nombreux. D’où l’intérêt de bien se renseigner sur le type de cabine réservée.

° Les liaisons aériennes de SAS ou Air France, avec la France nécessitant souvent des escales pour les destinations secondaires, c’est-à-dire en dehors de la capitale Oslo. Mais la situation est en train de s’améliorer avec les dessertes effectuées en vol non stop Paris-Bergen par la compagnie Norwégian Airlines. Et demain par Transavia.

LES PLUS

° Une expérience sur l’Express Côtier, c’est avant tout un enchantement. Les paysages sont splendides et impressionnants. Bien emmitouflés, on apprécie en duo ou en famille, la pureté de l’air, la progression entre les îles basses et plates, la beauté spectaculaire des fjords.

° Un vrai voyage maritime. Dans les îles les plus reculées, l’arrivée de l’Express Côtier constitue un véritable événement. Auparavant, les navires de la ligne transportaient même le courrier. Aujourd’hui, il s’agit de marchandises.

° La possibilité moyennant un supplément de fractionner son itinéraire.  Par exemple en s’attardant à Svolvaer, principale ville de l’archipel des Lofoten, ou à Tromso, camp de base des explorateurs de l’Arctique.

° Le charme des navires de l’ancienne génération avec leurs boiseries et leurs cuivres.  De plus, avec un tirant d’eau réduit, ils accostent très facilement.

Geirangerfjord

Admirer les fjords depuis le pont du bateau

° La qualité de la table. Une carte de vins chère, mais une grande variété de plats chauds et froids. Un superbe buffet de poissons : saumon fumé, truite saumonée, harengs, flétan, morue, maquereau, sans oublier les crevettes. Vive le petit déjeuner scandinave avec ses poissons fumés ou séchés.

° L’ambiance cosmopolite. Jusqu’à une douzaine de nationalités peuvent embarquer. Certes beaucoup de germanophones (allemands, autrichiens, suisses allemands), mais aussi des francophones et des anglophones (anglais, américains, australiens). Pour les norvégiens, comme pour les étrangers, l’Express Côtier est véritablement une ligne maritime de légende.

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