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EVASION : CUBA EN PLEINE MUTATION

Après plus de cinquante ans de réel blocus, cet effet d’annonce du début de rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba suscite un intérêt pour cette ile située à 166 km de la Floride ! Vidéo

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Une boutique à la Havane

 

De retour de Cuba, voici des changements observés dans la plus grande île des Caraïbes, par rapport à mon précédent voyage effectué en 2011. Malgré les assouplissements accordés par Barack Obama, les Cubains attendent plus que jamais la levée de l’embargo. Contrairement à ce que l’on croit de ce coté-ci de l’Atlantique ce blocus subsiste encore. A dominante républicaine, le congrès Américain continue de s’opposer au rapprochement avec Cuba..

 

Le drapeau américain flotte à la Havane

 

Malgré cette opposition, l’ambassade américaine s’est installée sur le Malecom de la Havane, à proximité du célèbre  « Hôtel Nacional« . Elle est dirigée par Jeffrey DeLaurentis, « ambassadeur par intérim ». Jouant un rôle de chargé d’affaires ce diplomate confiait à CNN, « there is a lot of work to do ». Voir la vidéo .

 

Des maisons à vendre

Depuis 2011, les Cubains sont autorisés à vendre ou à acquérir des biens immobiliers. Jusqu’alors les logements devaient être échangés entre familles selon un système de troc. Avec un salaire moyen de 20 dollars par mois, cette ouverture s’adresse surtout aux Cubains de la diaspora. Demain, Cuba pourrait devenir un eldorado. Surtout si les Américains sont un jour de nouveau autorisés à acheter des logements sur l’île. Dans les rues de la Havane, vous apercevez dans la capitale, les panneaux « se vende esta casa »  sur des bâtisses fort délabrées, mais bien situées. Une nouvelle politique impensable il y a encore quatre ans.

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La petite reine, en vedette

De nombreux touristes américains

Actuellement le tourisme se porte bien dans le pays des Castro. « Plus de 3 millions de touristes depuis le début de cette année, un chiffre atteint le 16 novembre, soit 45 jours plus tôt que l’année précédente » selon le journal d’Etat Gramma International Avec plus de 1.110.000 voyageurs, le Canada se positionne comme premier émetteur. Mais tous ne sont pas canadiens pour autant : passer par le voisin du Nord permet aux Américains de contourner les restrictions qui leur sont imposées s’ils veulent fouler le sol de l’île communiste. Le Mexique constitue une autre porte d’entrée. Ainsi au fil de mes déplacements, j’ai rencontré des Américains de Los Angeles venus par Mexico. En arrivant à l’aéroport de la Havane, tous prennent la précaution de ne faire tamponner qu’une feuille volante afin que leur entrée ne figure pas sur leur passeport. Sinon gare aux amendes.

Avec une croissance de 25%, les principaux marchés européens ne sont pas en reste. Prenons le cas du voyagiste canadien Vacances Transat l’un des leaders mondiaux sur Cuba, également très actif en France. « En 2015, plus de 25.000 Français sont partis à Cuba avec nos deux marques, Vacances Transat et Look Voyages. Et nous en attendons 35.000 en 2016 dans cette île conjuguant comme nulle autre, culture et balnéaire » me confie Patrice Caradec, PDG de Transat France.

Une chose est sûre : quelle que soit leur origine géographique, les touristes se pressent pour profiter d’une île authentique, avant qu’elle ne soit dénaturée par… les touristes américains.

Dans mon prochain billet, je vous communiquerai les bons plans pour découvrir cette île encore préservée du tourisme de masse.


IMMOBILIER : BIENTOT UN KRACH ?

A quand le Krach immobilier? Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Norvège, Royaume-Uni, Suède : dans ces pays, les prix de l’immobilier résidentiel ont fortement augmenté et le marché parait désormais surévalué en fonction des valeurs par rapport aux revenus, d’après Amundi.

Début janvier,  les principaux réseaux d’agences immobilières en France vont dresser un bilan de l’année 2013 et donner leurs prévisions pour 2014. Il y a fort à parier qu’elles fassent preuve d’un certain optimisme. Pourtant régulièrement dans ce blog, je vous mets en garde contre les risques de krach immobilier en France.

Pas seulement hexagonal, ce danger guette également des pays étrangers. Et plus particulièrement ceux bien notés  par les agences : Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Norvège, Royaume-Uni, Suède. Dans ces pays, les prix de l’immobilier résidentiel ont fortement augmenté et le marché parait désormais surévalué.

« En 2014, l’accélération de la croissance mondiale proviendra surtout des pays développés. Demandons-nous leur reprise économique ne repose pas trop sur l’expansion du marché immobilier, ou si leur marché immobilier n’est pas porteur d’importants risques économiques et financiers » s’interroge Bastien Drut, dans le dernier focus publié par Amundi Asset Management dans le giron de Crédit Agricole.

Des fortes surévaluations ?

Petit retour en arrière :  en mai 2013, dans son étude intitulée « Economic outlook », l’OCDE tirait déjà la sonnette d’alarme. Selon elle les prix des logements seraient surévalués de 49% en Norvège, de 47% au Canada, de 42% en Nouvelle-Zélande, de 29% en Australie, de 27% en Suède et de 26% au Royaume Uni. Dans ces pays, les ménages se sont fortement endettés pour devenir propriétaires. Qui plus est, ils ont contracté des financements à taux variable.

Pour effectuer ses évaluations, l’OCDE se fonde sur l’écart à la moyenne de long terme, des ratios « prix sur loyer » et « prix sur revenus ».  Quant aux estimations du FMI, elles sont très proches de celles de l’OCDE.

GRAPH House prices_VF

Et la France ?

 

Si l’on se fie aux ratios retenus par l’OCDE, voici les scores de notre pays. A l’instar des Pays-Bas, nous sommes dans une zone dangereuse. Mais au pays des polders, la bulle a déjà éclaté et le marché est sinistré.

 

  1. Ratio Prix / loyer (2012) :
  • 136 en France
  • 85 en Allemagne
  • 102 en Italie,
  • 113 en Espagne,
  • 119 aux Pays-Bas,
  • 131 en Grande-Bretagne

 

  1. Prix/ revenu (2012) :
  • 132 en France
  • 79 en Allemagne
  • 115 en Italie
  •  119 en Espagne
  •  130 aux Pays-Bas,
  • 122 en Grande-Bretagne

A l’aune de ces 2 indicateurs (mais avec de fortes distorsions entres les grands villes et les régions), les prix des logements seraient surévalués de 30 à 35%.  Inlassablement l’économiste Jacques Friggit table sur une correction du marché de l’immobilier résidentiel en France, qui ferait enfin revenir le ratio prix/revenu vers son « tunnel historique » !

« En cas d’éclatement de la bulle immobilière, ces pays pourraient revivre l’expérience des Etats-Unis, de l’Espagne ou encore des Pays-Bas ces dernières années. Les effets richesse joueraient en sens inverse (moins de consommation), la récession probable et les déficits publics augmenteraient fortement » conclut l’étude d’Amundi. Pas de doute, un comparatif international permet de prendre du recul. L’immobilier français serait-il l’un des plus surévalués au monde ?


IMMOBILIER : OU EN EST LA BULLE ?

A quand le Krach immobilier? Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Norvège, Royaume-Uni, Suède. Dans ces pays, les prix de l’immobilier résidentiel ont fortement augmenté et le marché parait désormais surévalué, d’après Amundi.

Régulièrement dans ce blog, je vous mets en garde contre les risques de krach immobilier en France. Le danger guette également les pays bien notés  par les agences : Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Norvège, Royaume-Uni, Suède. Dans ces pays, les prix de l’immobilier résidentiel ont fortement augmenté et le marché parait désormais surévalué.

« En 2014, l’accélération de la croissance mondiale proviendra surtout des pays développés. Demandons-nous leur reprise économique ne repose pas trop sur l’expansion du marché immobilier, ou si leur marché immobilier n’est pas porteur d’importants risques économiques et financiers » s’interroge Bastien Drut, dans le dernier focus publié par Amundi Asset Management

Des fortes surévaluations ?

Petit retour en arrière :  en mai 2013, dans son étude intitulée « Economic outlook », l’OCDE tirait déjà la sonnette d’alarme. Selon elle les prix des logements seraient surévalués de 49% en Norvège, de 47% au Canada, de 42% en Nouvelle-Zélande, de 29% en Australie, de 27% en Suède et de 26% au Royaume Uni. Dans ces pays, les ménages se sont fortement endettés pour devenir propriétaires. Qui plus est, ils ont contracté des financements à taux variable.

Pour effectuer ses évaluations, l’OCDE se fonde sur l’écart à la moyenne de long terme, des ratios « prix sur loyer » et « prix sur revenus ».  Quant aux estimations du FMI, elles sont très proches de celles de l’OCDE.

GRAPH House prices_VF

Et la France ?

 

Si l’on se fie aux ratios retenus par l’OCDE, voici les scores de notre pays. A l’instar des Pays-Bas, nous sommes dans une zone dangereuse. Mais au pays des polders, la bulle a déjà éclaté et le marché est sinistré.

 

  1. Ratio Prix / loyer (2012) :
  • 136 en France
  • 85 en Allemagne
  • 102 en Italie,
  • 113 en Espagne,
  • 119 aux Pays-Bas,
  • 131 en Grande-Bretagne

 

  1. Prix/ revenu (2012) :
  • 132 en France
  • 79 en Allemagne
  • 115 en Italie
  •  119 en Espagne
  •  130 aux Pays-Bas,
  • 122 en Grande-Bretagne

A l’aune de ces 2 indicateurs (mais avec de fortes distorsions entres les grands villes et les régions), les prix des logements seraient surévalués de 30 à 35%.  Inlassablement l’économiste Jacques Friggit table sur une correction du marché de l’immobilier résidentiel en France, qui ferait enfin revenir le ratio prix/revenu vers son « tunnel historique » !

« En cas d’éclatement de la bulle immobilière, ces pays pourraient revivre l’expérience des Etats-Unis, de l’Espagne ou encore des Pays-Bas ces dernières années. Les effets richesse joueraient en sens inverse (moins de consommation), la récession probable et les déficits publics augmenteraient fortement » conclut l’étude d’Amundi. Pas de doute, un comparatif international permet de prendre du recul. L’immobilier français serait-il l’un des plus surévalués au monde ?