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UNE PETITION POUR SAUVER VOS LOYERS

CE N’EST PAS AUX PROPRIETAIRES DE RESIDENCES DE TOURISME DE SUBIR L’IMPACT DE LA CRISE SANITAIRE. UNE PETITION EST EN COURS A CE SUJET

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Après avoir ré ouvert à Shanghai, Disneyland et les hébergements de proximité pourraient refonctionner prochainement en France

En France, le Conseil constitutionnel vient de valider la loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire. Initialement prévu jusqu’au 24 juillet, l’état d’urgence sanitaire devrait se terminer le 10 juillet. Défendue par l’opposition, la date du 10 juillet a le mérite de relancer la machine touristique avant le week-end du 14 juillet et les traditionnels départs en vacances. Dans l’état actuel de la situation, je le répète, la destination France est privilégiée.

Sans attendre le 10 juillet,  les résidences de tourisme doivent respecter un protocole sanitaire défini au niveau professionnel.

Parallèlement les sénateurs ont rendu public le 30 avril, trente « propositions pour une relance du tourisme dès cet été ». La recommandation n° 19 prône « une solidarité entre propriétaires et gestionnaires des résidences de tourisme ». En d’autres termes pour sécuriser les opérateurs de l’hébergement, il faudrait : « diminuer les charges de loyer des exploitants de résidences de tourisme ».

Les réactions des investisseurs n’ont pas tardé.  « Je souhaitais vous faire part de notre colère contre ce scandale qui se profile » m’avertit une secrétaire d’une association de défense des copropriétaires d’une résidence de tourisme à Grasse. Elle m’informe aussi d’une pétition en ligne, que je vous invite bien sûr à signer, après mon coup de gueule sur les loyers.

DONNEZ VOTRE AVIS ICI


RESIDENCES DE TOURISME A LA MONTAGNE : HALTE ?

 

 SUPPRIMER LES INCITATIONS FISCALES A L’ INVESTISSEMENT LOCATIF DANS  L’ IMMOBILIER DE LOISIR NEUF, UNE PROPOSITION DE DEUX SENATEURS

Photo de couverture

 
 
Sans faire de politique sur mon blog, je viens de prendre connaissance du récent rapport sénatorial consacré à « L’avenir de la montagne » rédigé par un UMP et un PS.  Intitulé « Patrimoine naturel de la montagne: concilier protection et développement », ce rapport consacre un chapitre aux « difficultés de l’immobilier touristique en montagne’.
Ces deux sénateurs pointent le régime Censi-Bouvard, prolongé jusqu’au 31 décembre 2016. « Ce dispositif est proposé comme un investissement locatif sûr pour les propriétaires : en achetant dans une résidence de tourisme classée, ils ont pu bénéficier d’une déduction de TVA sur le prix d’achat et d’une réduction d’impôt, en contrepartie d’un engagement d’affecter leur bien à la location pendant une durée de neuf ans ».

Stimulés par une défiscalisation incitative, les programmes neufs destinés aux investisseurs se sont tellement multipliés, qu’une surproduction de résidences de tourisme touche de nombreuses stations de montagne.

« À l’échéance règlementaire des baux à un horizon de neuf à douze ans, ce sont des logements susceptibles de sortir du marché locatif. La poursuite du développement immobilier des stations à travers ce dispositif contribue mécaniquement à réamorcer régulièrement des besoins en hébergements neufs » poursuivent les rapporteurs.

Un parc immobilier vieillissant en altitude

Face à cette offre de logements neufs, il existe un parc immobilier vieillissant. Même s’ils sont bien localisés, la plupart des grands ensembles d’immeubles collectifs construits dans les années 1960-70 « sont aujourd’hui dégradés en raison de leur âge, d’un entretien insuffisant, d’une location intensive et d’une qualité parfois médiocre de la construction et des matériaux utilisés.

Très développés dans ces grands ensembles immobiliers, les systèmes de copropriété ont freiné à l’entretien des parties communes, l’ensemble des propriétaires ne parvenant pas à se mettre d’accord pour entreprendre des opérations d’entretien et de rénovation jugées trop coûteuses ».

Et surtout, l’offre locative est en inadéquation et la demande, compte tenu des attentes des visiteurs. Les espaces « cages à lapin » où l’on loge six à huit vacanciers dans 30 m2 n’ont plus la cote. Depuis une vingtaine d’années déjà, j’ai vu de rares initiatives en altitude pour réunir ces « cellules ». D’où l’impérative nécessite de rénover l’immobilier de loisir en montagne. Et ce, pour éviter un rythme de construction trop élevé au détriment des espaces naturels, constituer une source de travaux non délocalisables pour les entreprises et répondre aux attentes nouvelles de la clientèle française et étrangère.

La fin des avantages fiscaux dans le neuf géré ?

Les rapporteurs énoncent deux propositions : « Supprimer les incitations fiscales à l’investissement locatif dans l’immobilier de loisir neuf, et instaurer un dispositif fiscal incitant à la réhabilitation du parc locatif existant, sous la condition d’une obligation de mise en location d’une durée au moins égale à quinze ans ».

Dans leur rapport, ils mettent l’accent sur les aléas du bail commercial largement développés dans mon blog. A ce propos, je vous invite à consulter notamment le billet sur Vignec, une résidence auto gérée.

Sans oublier « le risque d’une confiscation par le promoteur et/ou le professionnel de l’immobilier du gain de l’avantage fiscal par une majoration du prix de vente de l’immeuble et/ou l’exigence de commissions importantes. Et enfin le développement de la construction de petites surfaces, aux prix accessibles afin de solvabiliser les investisseurs, au contraire des attentes actuelles de la clientèle ».

QUE PENSEZ-VOUS DES PROPOSITIONS DE CES SENATEURS ? REAGISSEZ SUR MON BLOG ICI ;