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IMMOBILIER : LA SURCHAUFFE ?

L’ANNEE 2017 CONFIRME QUE LE SECTEUR DE L’IMMOBILIER RESIDENTIEL SE COMPOSE DE MICRO-MARCHES. REVUE DE DETAIL.

En ce début d’année, les grands réseaux immobiliers dressent un bilan des douze derniers mois. Après Meilleursagents.com, et avant Century 21, c’est au tour du réseau Laforêt immobilier de faire le point. « En 2017, les prix des logements anciens ont continué à progresser de façon sensible avec une hausse de 3,5% au national » me signale le dirigeant de ce réseau. En moyenne nationale, le prix moyen d’un appartement s’établit ainsi en 2017 à 218.323 euros. Et celui d’une maison grimpe à 227. 476 euros, soit + 2,9% par rapport à 2016.

Cette inflation immobilière masque une réalité plus hétérogène. Si les prix affichent une hausse en régions, c’est principalement dans les métropoles et les villes de plus de 30 000 habitants : + 6% à Lyon, + 3% à Marseille, + 3,2% à Toulouse, + 4% à Nice et + 5,4% à Nantes. Comme l’illustre la carte ci-dessus, les Français ne sont pas logés à la même enseigne. Plus le prix du mètre carré est abordable, plus ils peuvent acheter grand dans l’ancien.

Toujours en 2017, les prix des logements anciens ont flambé à Bordeaux, avec un bond de 12,7% en un an. A Paris, le prix moyen s’élève à 8.952 euros/m², soit une hausse de 7% par rapport à 2016. Mais dans sept arrondissements Parisiens, il est désormais nécessaire de débourser plus de 10.000 euros/m² pour acquérir un logement. A ce tarif là, les primo-accédants peinent à devenir propriétaires dans la capitale. Faut-il le rappeler : on entre sur le marché de l’immobilier résidentiel par « la petite porte ». Puis on revend en profitant de l’exonération des plus-values de la résidence principale, pour s’agrandir.

En Ile-de-France, les investisseurs s’intéressent aux communes  où les loyers n’ont pas été encadrés. Et à celles dopées par l’effet Grand Paris, en particulier autour des lieux de desserte du futur Grand Paris Express, comme Saint-Ouen, Villejuif ou Cachan.

En revanche, dans les environnements ruraux et les petites villes, les prix fluctuent, à la hausse comme à la baisse, au gré des indicateurs locaux. En particulier de l’activité économique plus ou moins forte.

Quoiqu’il en soit, je pense qu’avec le nouvel IFI (impôt sur la fortune immobilière) Macron continue de matraquer fiscalement  l’immobilier pour freiner la hausse des prix.

DONNEZ ICI VOTRE AVIS SUR L’EVOLUTION DU MARCHE IMMOBILIER

 

 


IMMOBILIER : QUELLE BAISSE DE PRIX ?

Statistiques notariales à l’appui, voici  l’évolution des prix des logements anciens dans les métropoles régionales.

« Le poids des mots, le choc des photos » : vous vous rappelez sans doute cette formule d’un hebdomadaire français. Cette fois, pour tenter de cerner la tendance baissière du marché immobilier, je vous propose cette carte de France.

avant-contrats

Evolution trimestrielle des prix constatés sur les avant-contrats (source Notaires de France)

Editée par les notaires, elle vous donne la tendance des prix dans l’ancien dans douze métropoles régionales, en se basant sur les avant-contrats, comprenez les promesses d’achat signées entre le 1er décembre 2012 et le 28 février 2013. Cette carte a le mérite de distinguer l’évolution des prix en fonction du type de bien : appartement ou maison.

Grosso modo, il faut compter trois mois entre la signature d’un avant-contrat et de l’acte notarié d’achat. Par conséquent, un acquéreur qui a signé un avant contrat fin février deviendra réellement propriétaire fin mai.

Plus de baisses que de hausses

Parmi les rares hausses prévisibles, je vous signale la bonne tenue des maisons à Nantes, Orléans, Bordeaux et Montpellier.

Mais les prix sont appelés à reculer pour les appartements et les maisons dans de nombreuses métropoles régionales entre -1 et – 6%.

Toujours en province, dans les communes de moins de 20.000 habitants, le recul risque d’être encore plus important.  « Dans les villes du Massif Central, de la Creuse, et même à Auxerre, la tendance est à la désertification » me confie un dirigeant du réseau d’agences Guy Hoquet. Reste aux vendeurs à revoir à la baisse leurs exigences. Quel scénario de baisse des prix? Quid du risque d’éclatement de la bulle immobilière ou krach?

N’hésitez pas à réagir :  à votre avis est-il plus judicieux d’attendre pour acheter ? JE VOUS DONNE RENDEZ-VOUS POUR UN PROCHAIN BILLET A LA MI AVRIL

Retrouvez cet article et d’autres, sur mon blog http://www.mdenoune.wordpress.com

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