MENACE SUR LES MEUBLES TOURISTIQUES DES GRANDES VILLES
Publié : août 25, 2014 Classé dans : Famille, Immobilier, Impôts, Placements, voyages | Tags: EHPAD, LMNP, LMP, New-York, Paris, résidence étudiantes, résidence de tourisme, résidence seniors Commentaires fermés sur MENACE SUR LES MEUBLES TOURISTIQUES DES GRANDES VILLESA New-York comme à Paris, les mairies partent en guerre contre la location de meublés touristiques pour des durées inférieures à un mois. Le point sur les pratiques des deux côtés de l’Atlantique.

Des deux côtés de l’Atlantique, les « capitales » touristiques comme New-York et Paris semblent faire la chasse aux locations meublées de courtes durées (moins de 28 jours). J’en veux pour preuve la réponse que je viens de recevoir d’un manager d’immeubles à New-York où je cherchais une location pour quelques jours. « Mises en place depuis 2011, des restrictions légales sur ces locations de moins de 28 jours ont affecté le marché des propriétés que vous aimeriez louer. New York Council tente d’éliminer les conflits entre les immeubles de résidents permanents et les personnes louant leurs appartements aux touristes » Résultat : si des résidents permanents d’un immeuble se plaignent des gênes occasionnées (va et vient, bruit) par une location touristique dans leur immeuble, les autorités New Yorkaises mettront leur véto à cette pratique. Mon correspondant poursuit : « Nous vous garantissons de vous fournir un logement de même qualité, en cas d’interruption de l’utilisation de nos appartements une fois que votre location a débuté ». Réjouissant, s’il faut déménager au cours d’un séjour d’une petite semaine !
TOUR DE VIS A PARIS
Maintenant, je vous invite à étudier la situation à Paris où la mairie s’insurge contre la multiplication de locations de meublés. Quelques, 20.000 logements seraient soustraits du marché locatif du logement vide.
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L’ile aux Cygnes à Paris et sa statue de la liberté
Pour la mairie de Paris, les locaux d’habitation loués pour une durée inférieure à 9 mois doivent faire l’objet d’un changement d’usage, si l’on se réfère aux articles L. 631-7 et L. 632-1 du code de la construction. « Ces deux articles sont applicables à Paris, dans les communes de la première couronne et dans l’ensemble des villes de plus de 200.000 habitants », me précise un avocat. Toujours pour lutter contre les meublés touristiques qui font concurrence aux hôtels, une disposition du plan local d’urbanisme (PLU) de Paris, assimile les locations meublées de courte durée à des hébergements hôteliers. A ce titre, elle les soumet donc à une autorisation d’urbanisme préalable de changement de destination. Sans entrer dans les détails, cette obligation s’avère lourde et onéreuse pour le loueur désireux de respecter la loi.
Enfin compte tenu de ces deux articles du Code la construction, il est difficile pour un investisseur de profiter du régime fiscal du LMP (loueur en meublé professionnel) ou du LMNP (loueur en meublé non professionnel) en solo. Comprenez sans investir dans le cadre d’une résidence gérée par un exploitant. Résidence de tourisme en ville ou non, résidence étudiante, seniors, EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Bref autant des résidences où les rapports entre bailleur (investisseur) et locataire (exploitant) sont totalement inversés… en contrepartie d’avantages fiscaux. Généralement le locataire impose ses conditions au bailleur comme l’illustrent vos mésaventures.
Comme ce blog est un lieu d’échanges des investisseurs déçus, j’attends ici vos témoignages sur vos déconvenues. D’ici là, bonne rentrée à tous.
PORTUGAL : SOULAGEMENT DES EXILES FISCAUX
Publié : août 4, 2014 Classé dans : Banque, Exil fiscal, Immobilier, Impôts | Tags: Banco Espirito Santo, Caix Geral de despositos, Lisbonne, Portugal Commentaires fermés sur PORTUGAL : SOULAGEMENT DES EXILES FISCAUXLes retraités français installés au Portugal sont soulagés par le sauvetage de la Banco Espirito Santo

En illustration : la publicité de la BES pour son compte Golden Key
Les seniors français installés au Portugal pour savourer une retraite dorée sont enfin rassurés s’ils ont placé leurs économies dans la banque “Banco Espirito Santo”. Dimanche 3 aout, il a été décidé de scinder la plus grosse banque portugaise, dite BES en deux entités, afin de séparer les actifs toxiques, des produits sans risque. Une injection de capital public dans la banque est prévue, avec le feu vert de la Commission européenne.
« Sans cette solution, nous aurions donné comme conseil à nos confrères de rassurer leurs clients, en leur assurant que leurs capitaux sont couverts à hauteur de 100.000 euros par la Directive européenne » m’explique Jean-Pierre Rondeaux, Président de La Compagnie des Conseils en Gestion de Patrimoine Indépendants. Comprenez que la garantie joue à hauteur de 100.000 euros par personne et par banque. Bon à savoir pour les candidats à l’exil fiscal : au Portugal, la banque d’Etat, a pour nom la Caixa Geral de despositos
Retraités exonérés d’impôt
Malgré la déconfiture de la BES, nombre de Français exaspérés par la pression fiscale tricolore souhaitent profiter du statut de résident non habituel, qui les exonère d’impôt sur le revenu pendant dix ans sur les pensions perçues dans leur pays d’origine (en vertu d’une circulaire du 3 août 2012, entrée en vigueur le 1er janvier 2013).
Pour être considéré fiscalement résident au Portugal, tout individu devra y séjourner au minimum 183 jours par an ou disposer d’une résidence dans ce pays. Par conséquent vous devez résider dans un appartement ou une maison. Au lieu d’acheter dans ces resorts lancés avant la crise des subprimes et destinés à l’origine aux acquéreurs locaux, je vous conseille vivement de démarrer en louant votre résidence principale. Quitte ensuite à devenir propriétaire.
Et si l’achat vous tente absolument, retenez que Lisbonne figure parmi les capitales européennes les moins chères. En dehors de ces fameux resorts, il est possible de s’offrir un appartement d’une centaine de mètres carrés pour le prix d’un prix d’un parking parisien !
RESIDENCE HOTELIERE : HMC DANS LE VISEUR
Publié : juillet 25, 2014 Classé dans : Immobilier, Impôts, Placements | Tags: Biarritz, charges de copropriété, HMC, période d'observation 2 CommentairesRencontrant des difficultés financières, le groupe HMC fait l’objet d’une période d’observation jusqu’à fin septembre 2014.

Sea, Surf and Sun in Biarritz….
Suivant un jugement en date du 25/03/2013, le tribunal de commerce de Bayonne avait ouvert une procédure de sauvegarde, assortie d’une période d’observation de 6 mois soit jusqu’au 25/09/2013.
« Ce groupe avait misé sur l’activité résidence de tourisme 4 étoiles, qui permet de faire coexister de manière profitable ses propres intérêts avec ceux d’investisseurs privés soucieux de diversifier leur patrimoine financier » me rappelle un proche du dossier.
En décodant, le recours à des investisseurs en quête de défiscalisation présente l’avantage pour l’exploitant de faire financer sa croissance par des tiers. Une stratégie plus confortable que celle de faire appel à des banques.
En attendant, les particuliers ayant investi il y a une quinzaine d’années, dans la résidence hôtelière Biarritz Océan font grise mine. Bien sûr, ils s’interrogent sur la tournure de la procédure collective, sachant que leur bail commercial s’achèvera d’ici 4 ans.
De plus, ils sont assignés par le gestionnaire, à propos des charges de copropriété. Le litige est loin d’être négligeable. Par exemple aux propriétaires détenant un appartement d’une quarantaine de mètres carrés, et percevant en théorie un loyer annuel de 5.000 euros, on réclame près de 3.500 euros de charges. Et ce, alors que les derniers comptes annuels de la « copropriété » ont été tout simplement rejetés par les investisseurs. A suivre.
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