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VENTE AUX ENCHERES DE GRANDS CRUS : RESULTAT EXCEPTIONNEL



DES ACHETEURS DU MONDE ENTIER SE SONT DISPUTES POUR ENCHERIR DES FLACONS DE GRANDE QUALITE

Pour des flacons exceptionnels, les acheteurs français et étrangers n’ont pas hésité à faire flamber les enchères lors de la vente aux enchères organisée le 30 avril dernier à Dijon par le Domaine. Rappelons que ces grands vins – essentiellement des Bourgogne et des Champagne – provenaient de saisies judiciaires. Au total le produit de cette vente de 202 lots – sans invendu- s’élève à 1.612.950 euros. Avec la taxe Domaniale incluse de 11%, il ressort à  1.790.374,50 euros. L’estimation portait sur un montant de 1.200.000  euros.

RECORD POUR LA ROMANEE CONTI

Lors de cette vacation orchestrée par les services de l’Etat, un record mondial a sans doute été atteint avec une caisse panachée provenant du très prestigieux Domaine de la Romanée Conti. L’acheteur a déboursé 128.000 euros pour s’offrir une caisse de 12 bouteilles de l’année 1999, estimé entre 75.000 et 85.000 euros.

La précieuse caisse bois d’origine abritait

 1 bouteille ROMANÉE-CONTI (GRAND CRU). En 1999, seulement; 6917 bouteilles avaient été récoltées par ce domaine établi à Vosne Romanée, 3 bouteilles LA TÂCHE (GRAND CRU), 2 de RICHEBOURG (GRAND CRU), 2 de GRANDS-ÉCHÉZEAUX (GRAND CRU), 2 de ROMANÉE-SAINT-VIVANT (GRAND CRU) et 2 d’ ÉCHÉZEAUX (GRAND CRU)

Par ailleurs, un acheteur étranger – non asiatique- a emporté 52 lots pour un montant supérieur à la rondelette somme de… 850.000 euros. De quoi s’offrir un bel appartement parisien.

« Au total pour les 202 lots mis en vente, on compte 52 acheteurs dont 38 particuliers et 14 professionnels. Parmi ces 52 adjudicataires, 50  sont de nouveaux clients » me précise Alain Caumeil, Directeur de la Direction Nationale d’Interventions Domaniales.

Finalement, peu d’acheteurs étaient présents à Dijon. Avec 308 enchérisseurs sur le site en ligne de Drouot, cette vente s’est surtout faite à distance. En fait 109 lots ont été attribués à 36 clients internautes. 

Dans cette vente organisée par le Domaine,  les frais pour les acheteurs se limitaient à 11% alors qu’ils tournent autour de 20% dans une vente volontaire.


Dans le tiercé des belles appellations figurent un Bourgogne : la Romanée Conti et deux Bordeaux  Château Pétrus et Château Lafite Rothschild.  Ces deux dernières appellations atteignent des prix plus raisonnables. Par exemple le marteau est tombé à 17.760 euros pour 6 bouteilles de Petrus 1.999. Et à 32.190 euros pour 6 bouteilles de Petrus 2.000, un millésime légendaire.

LES GRANDS CRUS, UNE VALEUR REFUGE

Les Grands Crus jouent un rôle de valeur refuge en cette période troublée sur le plan géopolitique ? Sans doute, d’autant que le marché des grands vins est mondialisé et spéculatif. Lors de cette vente, des acheteurs –personnes physiques ou morales- de Hong Kong, de Grande Bretagne et de Scandinavie (Suède et Finlande)- ont été particulièrement actifs. En volume les français ont représenté 50% des acheteurs, mais seulement 25% en valeur.

« Les résultats de cette vente exceptionnelle confirment bien qu’une cave de très grande qualité a été proposée au public » conclut Pascal Kuznienwski, expert en vins.

Les bénéfices tirés de cette vacation abondent le budget général de l’Etat. Moralité de cette vente de vins saisis ou confisqués auprès de trafiquants : « le crime ne paie pas ». 


CHEVAUX : BEAU SCORE DE LA VENTE DE YEARLINGS A DEAUVILLE

Retour sur la prestigieuse vente de yearlings d’août à Deauville. Agés de 18 mois, ces poulains à haut pedrigee ont fait l’objet d’une demande soutenue émanant d’acheteurs internationaux.

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source: Arquana

Chaque année après le 15 août, Deauville vit au rythme des ventes de yearlings, ces chevaux de 18 mois. En 2014, le coup d’envoi de cette prestigieuse vente aux enchères où les acheteurs viennent du monde entier, a été donné le samedi 16 août. Le catalogue porte sur 365 yearlings. Les plus beaux spécimens sont proposés durant les deux premiers jours.

Malgré la parité dollar-euro, les journées de ventes ont été soutenues et la demande reste d’origine fortement internationale. Dans un contexte géopolitique troublé, les chevaux de course peuvent apparaitre comme une valeur refuge pour certains acquéreurs.

Sur l’ensemble du week-end (la 1ère partie du catalogue), le chiffre d’affaires a atteint un peu plus de 29 millions d’euros, en hausse de près de 9% par rapport à 2013. Le prix moyen cumulé des yearlings s’inscrit à 228.870 euros en hausse de 7,5%.

Un yearling d’Invincible Spirit a été adjugé 1,1 million d’euros. C’est au terme d’un duel d’enchères rythmé l’opposant à David Redvers, représentant l’écurie de Cheikh Fahal Al Than (Qatar), que Peter Doyle, agissant pour Mayfair Speculators (Afrique du Sud) a signé le bon d’achat.

 

Le prix de vente record pour cette édition s’est établi à 1,2 million d’euros, pour un cheval acquis samedi par Saleh Al Hamaizi et Imad Al Sagar (Koweit).

Comme ces chevaux n’ont pas encore fait leurs preuves sur le champ de courses, ils peuvent se révéler brillants ou… toquards. Même à des prix nettement plus abordables, je ne conseille guère d’investir dans un seul  « cheval », un placement très aléatoire. Les écuries proposées notamment par Arquana permettent de répartir les risques.

Si le sujet vous intéresse, j’y reviendrai dans un prochain billet de blog.

En attendant, pour saisir l’ambiance de cette vente aux enchères, je vous propose d’écouter cette vidéo… en anglais.