Recherche

RESIDENCES DE TOURISME : LA MORALISATION EN VUE ?

LES PROFESSIONNELS DU SECTEUR DES RESIDENCES DE TOURISME SERONT BIENTOT CONTROLES PAR LA DGCCRF, LA DIRECTION GENERALE DE LA CONCURRENCE, DE LA CONSOMMATION ET DE LA REPRESSION DES FRAUDES

Afficher l'image d'origine

Quand le placement plaisir tourne mal

 

Quasiment chaque semaine, je suis contactée à travers mon blog, par un investisseur en résidence de tourisme, confronté à de sérieuses difficultés. Le scénario se répète :  « Notre exploitant nous a fait subir des baisses drastiques de loyer et une augmentation des charges de copropriété ». Son de cloche proche de la part d’une banque, qui ne commercialise plus de l’immobilier géré à la suite des problèmes rencontrés par ses clients.

DE SERIEUX RISQUES FINANCIERS

Au vu des difficultés constatées, la sous-direction du tourisme, en co-pilotage avec la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, vient de mettre en place un groupe de travail . Sa mission : analyser l’existant et étudier les évolutions pertinentes à apporter à la réglementation actuelle. Un constat s’impose : le secteur des résidences de tourisme représente un secteur-clé de l’hébergement touristique. Mais l’investissement dans ce domaine peut s’accompagner de risques financiers pour les propriétaires-investisseurs, que ces derniers ont parfois du mal à  appréhender.  

L’information préalable du consommateur, tel est le thème de la première réunion, qui sous l’égide des Pouvoirs publics, comprendra des professionnels réunis au sein du SNRT (syndicat national des résidences de tourisme) et des investisseurs représentés par la Fédération Nationale des Associations de Propriétaires en Résidences de Tourisme et Résidences Gérées (FNAPRT).

INFORMER AU PREALABLE L’ INVESTISSEUR

Dans mon prochain billet, je vous ferai part des propositions de la (FNAPRT) regroupant près d’une centaine de résidences de tourisme en difficultés, ce qui représente près de 9000 logements détenus par des investisseurs souvent en litige avec leurs exploitants, pour améliorer l’information préalable de l’investisseur.

Bien immobilier, défiscalisation, TVA, bail commercial, classement... quelles informations indispensables auriez-vous souhaité connaître avant d’investir dans une résidence de tourisme ? Répondez ici en réagissant à ce billet.


DINARD A L HEURE DU CINEMA BRITANNIQUE

AMBIANCE BRITISH LORS DU FESTIVAL DU FILM D’OUTRE-MANCHE A DINARD. UNE OCCASION DE DECOUVRIR DES FILMS PLUTOT RARES EN FRANCE.

https://i0.wp.com/www.festivaldufilm-dinard.com/wp-content/themes/ffbd/images/header-ffbd-2015.jpg

 

Petit break à Dinard. Dans cette très select station balnéaire (Ile-et-Vilaine) lancée par les Anglais au XIX° siècle, je découvre le cinéma d’Outre- Manche. Une bonne quarantaine de films programmés entre le 30 septembre et le 4 octobre. Mais dès samedi 3, le jury du 26° Festival du film britannique de Dinard décernait le Hitchcock d’Or Ciné et le Grand Prix du Jury au film « Couple in a hole » de Tom Geens. Un film dur mettant en scène deux britanniques vivant comme des bêtes sauvages dans un trou creusé à même le sol d’une forêt, quelque part en France. Moins d’un an auparavant, ils ont tout perdu dans un terrible incendie. En état de choc depuis le drame, le couple se terre, en rupture totale avec la société. Paul Higgins, Kate Dickie, Jérôme Kircher, Corinne Masiero en sont les principaux interprètes.

 

Dans les avant premières présentées à Dinard, j’aimerais vous recommander deux films, dont l’un a trait avec les sujets évoqués dans mon blog.

Breaking the bank de Vadim Jean. “Cela fait vingt ans que j’attendais d’être sélectionné au festival de Dinard » me confie ce réalisateur franco-britannique, accompagné au festival de Kelsey Grammer arrivé de Los Angeles, Tamsin Creig et Julie Dray.

Au cœur de la City à Londres, une petite banque privée bicentenaire, aujourd’hui en difficulté, suscite la convoitise d’investisseurs américains et japonais peu scrupuleux. Déchu sur le plan social, son PDG Charles Bunbury incarné par l’acteur américain Kelsey Grammer retrouve sa dignité avec l’aide de sa fille investie dans une banque communautaire. Après le film « Margin Call » consacré à la crise financière de 2008, cette production traite un sujet tragique sur un mode comique. Espérons que ce film soit rapidement distribué en France.

La City de Londres

 The city of London

Up and Down (A long way down), le film posthume de Pascal Chaumeil. Projeté à la soirée d’ouverture, il a été tourné en anglais et à Londres par le cinéaste français (“L’Arnacoeur”, “Un plan parfait”) décédé en Août. Le monde du cinéma lui a rendu hommage en présence de son épouse et de ses deux grands enfants.

Le film met en scène l’ex-bond Pierce Brosnan, un ancien présentateur vedette prêt, un soir de réveillon, à se jeter du haut d’un immeuble où il tombe nez à nez avec trois autres désespérés, partis pour faire la même chose. Ce club des suicidaires retrouvera le goût de vivre. Ce film sortira prochainement en salle.

 

 

 


PRESERVATION DU PATRIMOINE : QUE FAIT L’ETAT ?

PARADOXE : L’ARGENT PUBLIC EST GASPILLE ALORS QUE DE NOMBREUX MONUMENTS SOUFFRENT D’ UN MANQUE D ENTRETIEN FAUTE DE CREDITS ACCORDES AU MINISTERE DE LA CULTURE.

Photo de Versailles

Un angelot dans les jardins du Château de Versailles

12 millions de visiteurs, c’est la fréquentation enregistrée lors des journées du patrimoine 2015. Pour l’occasion, le Ministère de la Culture et les DRAC (direction régionale des affaires culturelles) avaient ouvert 17.000 sites au public. Avec une première remarquée pour la salle du Congrès de château de Versailles. Bravo pour cette initiative.

Déficit budgétaire sur fond de récession économique oblige, les fonds de l’Etat pour la préservation de nos chefs d’oeuvre s’inscrivent en baisse, comme je le signalais dans un récent article publié dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles et intitulé “SOS sauvons le Patrimoine”.

Jugez un peu: depuis 2012, la baisse des crédits de 128 millions d’euros de l’enveloppe de crédits du ministère de la Culture consacrée au patrimoine fait courir un risque supplémentaire d’entretien insuffisant sur de nombreux monuments.

ARGENT PUBLIC GASPILLE

Meudon, promenade
 De somptueux tilleuls à Meudon

 


Coup de gueule. Dans ces conditions, comment s’expliquer le gaspillage de l’argent public sur l’un des plus beaux sites de la région parisienne: l’avenue du Château à Meudon (Hauts de Seine)? La DRAC d’Ile-de-France prévoit d’abattre de somptueux tilleuls ornant cette allée royale, pour les remplacer par des plus jeunes. Situé entre Paris et Versailles, c’est un lieu de promenade favori pour les familles.

Si ce funeste projet est réellement mis en oeuvre, cela aura pour conséquence de détruire un site magnifique, refuge pour de nombreuses espèces animales et protecteur de la santé des habitants. Suivra alors la replantation de petits sujets. Mais il faut patienter au moins un siècle pour retrouver des allées monumentales, comparables à celles actuelles. Quel gâchis ! » me confie Georges Royer du CDAC (Comité de Défense de l’Avenue du Château). Soutenue par de nombreuses associations et de multiples scientifiques et chercheurs, cette association met tout en oeuvre pour sauver les alignements de tilleuls. Sans être écolo, je vous rappelle l’avertissement de Chateaubriand : « Partout où les arbres ont disparu, l’homme a été puni de son imprévoyance ». Réagissez à ce billet.


INVESTISSEMENT LOCATIF : ATTENTION A LA DEFISCALISATION

Défiscaliser, se procurer un complément de retraite, constituer un patrimoine, voici les attentes et les motivations des investisseurs locatifs, selon le Crédit Foncier.

IMMOBILIER : LES ABUS DANS LES AIDES AU LOGEMENT

Dans mon précédent billet, je vous signalais que le Pinel démarrait bien. Cette fois je me penche sur une étude réalisée par le Crédit Foncier auprès de 3 000 clients investisseurs immobiliers.

 

Le tiercé des motivations 

 

En tête figure la fiscalité citée par plus de la moitié (54 %) des investisseurs dans l’immobilier locatif. D’ailleurs les trois quarts (71 %) achètent dans le neuf et seulement un quart dans l’ancien (16 %).

Attention sur les mirages de la défiscalisation : risques de surpayer son bien, de subir une vacance locative remettant en cause l’avantage fiscal. Des investissements dans l’ancien avec le régime discret du déficit foncier me paraissent plus intéressants.

 

En second le souhait de disposer d’un futur complément de retraite constitue la seconde motivation des investisseurs locatifs (44 %). Encore faut-il que le placement remplisse ses promesses en termes de revenus locatifs.

 

En troisième position, figure la volonté de se constituer un patrimoine. C’est le cas pour 41 % des personnes interrogées affirment acquérir un bien à louer pour se constituer un patrimoine.

 

Le danger des investissements éloignés

 

Les investissements se situent surtout en l’Ile-de-France et dans les cinq régions les plus méridionales (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon)

« Du fait de leur dynamise économique, ces régions concentrent 78 % des investissements locatifs réalisés par les particuliers au 1er semestre 2015 » me précise-t- au Crédit Foncier.

Le lieu d’investissement diffère selon la nature du bien.

° Dans l’ancien, le bien locatif est implanté dans le secteur géographique où réside l’investisseur. Un bon point pour maitriser le marché locatif.

° Dans le neuf, le bien locatif se situe surtout (67 %) dans une zone géographique éloignée du domicile de l’investisseur. Attention danger en achetant sur un marché que l’on ne connaît pas. Un placement immobilier n’est pas une opération financière et ne doit pas s’effectuer les yeux fermés. Mon conseil : acheter près de chez soi

 

Quel est le profil des investisseurs?

 

CREDIT FONCIER 'investissement locatif

 

Le revenu annuel médian des acquéreurs reste stable depuis plusieurs années. Mais des disparités de pouvoir d’achat apparaissent selon les régions : il atteint 67 500 euros à l’échelle nationale et grimpe en Rhône-Alpes (73 600 euros), pour culminer (74 390 euros) en Ile-de-France (74 390 euros).

 

L’âge moyen des investisseurs ressort à 45 ans ; les plus de 40 ans représentent l’essentiel des investisseurs locatifs particuliers (72 % du total). Les trois quarts (74 %) des investisseurs vivent en couple. Ma question : ces investisseurs sont-ils déjà propriétaires de leur résidence principale ? Je pense qu’ils en sont locataires.

 

Les petites surfaces privilégiées

 

Neuf transactions sur dix portent sur des appartements, les maisons individuelles ne représentant que 10 % des opérations d’investissement locatif.

Rien de nouveau, les investisseurs se tournent surtout vers les petites surfaces (2 pièces ou studios pour plus de la moitié des investisseurs) : en moyenne de 41 m2 pour un montant d’acquisition de 160 000 euros avec de fortes disparités régionales. Plus précisément, il s’élève à 195 000 euros en Ile-de-France et de 171 000 euros en Provence-Alpes-Côte d’Azur.