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APPARTEMENTS FAMILIAUX : LE PARADOXE DE LA LOCATION

QUAND DES CADRES SUPERIEURS NE PEUVENT PAS LOUER DES APPARTEMENTS DE STANDING. COMPLEMENT D’ENQUETE EN REGION PARISIENNE

 

 

 

Dur, dur, même si on en a largement les moyens de louer un appartement familial en région parisienne. Un proche d’à peine soixante ans vient de vendre sa résidence principale suite au départ de ses enfants. Une étape courante à ce stade de la vie.

Vivant en solo, il s’est fixé comme plafond un loyer mensuel de 2.500 euros charges comprises pour une centaine de mètres carrés. En théorie, ses revenus mensuels doivent se chiffrer à au moins 7.500 euros par mois.

Le hic : malgré un patrimoine confortable, ses revenus ne représentent pas 3 fois le loyer. « C’est totalement paradoxalement. Même avec des candidats locataires payant l’ISF, certains propriétaires bailleurs sont hyper méfiants » me confie un observateur.

Première mésaventure : une maison proposée à la location. Malgré les garanties nécessaires, le propriétaire muté à l’étranger pour une période de trois ans l’a refusé comme locataire. Durant l’expatriation de son propriétaire, cette personne aurait pu réaliser son opération d’achat revente en douceur.

DES LOYERS HORS MARCHE

Seconde déception, cette fois pour un appartement . S’étonnant qu’il soit proposé à 27 euros par mois dans un secteur géographique, où le mètre carré s’affiche aux environs de 20 euros par mois, un bailleur l’a brutalisé au téléphone en raccrochant : « Avec vos questions, je n’ai pas envie de vous louer mon bien ».

 

Las de ses recherches, ce solo termine un mail à l’agent immobilier par cette formule : « en espérant qu’un assujetti à l’ISF, puisse devenir locataire ». Et là, encore il essuie un refus du propriétaire bailleur. Pourtant quasiment 5 années de loyer sont bloquées chez le notaire!

 

S’il avait été sélectionné pour devenir locataire, il lui aurait fallu obtenir une caution bancaire pour garantir le loyer. Et là, les banques exigent un dossier à peu près équivalent à une demande de crédit immobilier ! A croire qu’il est plus facile d’acheter pour se loger que de louer. Décidément cela se vérifier pour les grandes surfaces, comme pour les plus petites.  Même si un problème de « riche », donnez moi votre avis ici.

 


LOCATION : DES PRIX EXORBITANTS POUR LES PETITES SURFACES

Loyers élevés, hyper sélection des bailleurs, les candidats à la location doivent parcourir un chemin semé d’embûches pour signer un bail. Enquête sur le terrain parisien.

 Coup de gueule. Voici une annonce parmi d’autres :

« Location meublée studio 12 m² Boulogne Billancourt 500 euros. Soit près de 42 euros/m2/ par mois« . Pour ce loyer parisien, vous logerez à Boulogne nord dans une studette 12 m² meublée, mais située à l’ entresol. Comprenez entre le rez-de-chaussée et le premier étage. Dans ce mouchoir de poche, le bailleur a pu caser un canapé-lit, une armoire, une douche, et une kitchenette.

Inutile de rêver : pour pouvoir signer le bail, de sérieuses références sont demandées. Propriétaire, je suis à la recherche d’un studio à la location pour un proche. L’agent immobilier m’explique : « Vos revenus annuels nets imposables cumulés doivent être égaux à 3 fois le montant du loyer plus charges. Pour les garants des étudiants non boursiers, les revenus annuels nets imposables cumulés doivent être égaux à au moins à 4 fois le montant du loyer plus charges ».

Je comprends que les bailleurs privés se protègent des impayés. D’autant que les expulsions restent difficiles à mettre en œuvre en France. Mais je m’insurge contre ces loyers parisiens affichés pour les petites surfaces.

Les candidats à la location réalisent un véritable parcours du combattant. Toujours pour un logement d’une pièce, un bailleur me répond : « Je suis désolé mais nous avons déjà reçu plus de 70 demandes et nous avons terminé la présélection des candidats pour la location de notre appartement ».

La pénurie ne touche pas que les petites surfaces. Un couple de cadres, avec un pied dans l’immobilier, qui recherche un appartement parisien de près de 80 m2, vient d’encaisser 4 refus de location !

Merci Me Duflot. Les locataires, que vous avez souhaité protéger, sont finalement pénalisés par votre voie scélérate.

Témoignez sur le marché locatif en province ? Est-il facile de trouver un logement à louer ?