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CONVERTIR UNE RESIDENCE DE TOURISME ?

UNE FOIS QUE L ON EST SORTI DE SON BAIL COMMERCIAL, QUE FAIRE DE CE LOGEMENT MEUBLE ?

Mon récent billet sur la copropriété a suscité de nombreux commentaires portant sur la possibilité de convertir un appartement dans une résidence de tourisme en habitation principale. C’est une question essentielle pour des copropriétaires désemparés suite au départ de l’exploitation.

Un investisseur privé témoigne :

Il n’y a plus d’exploitant ni de bail commercial dans cette résidence de tourisme située à Béziers.
Certains propriétaires veulent en faire leur résidence principale, d’autres une résidence secondaire avec possibilité de louer pendant la période estivale. D’autres souhaitent le conserver en résidence secondaire.
D’après le règlement de copropriété, il faudrait changer la destination de l’immeuble. Mais cela se fait à l’unanimité donc impossible.Il faudrait aussi se tourner vers l’urbanisme pour connaître la destination inscrite dans le permis de construire et faire certaines démarches. Mais l’urbanisme ne répond pas…
Le syndic est incompétent sur ce sujet. C’est l’impasse »

DESTINATION OU USAGE : DEUX NOTIONS DIFFERENTES

Même si l’approche est technique, distinguons la destination d’un immeuble, de son usage. En matière d’urbanisme, la destination d’un bâtiment correspond à ce pourquoi une construction est édifiée. C’est un des éléments indiqués dans la demande d’urbanisme relative au bien (permis de construire ou déclaration préalable). Quant à l’usage d’un bâtiment, il correspond à un élément de fait, relatif à ce à quoi un immeuble est utilisé. Cette prérogative du Code de la construction et de l’habitation permet d’éviter que ne disparaissent, dans certaines communes, les bâtiments d’habitation au profit d’autres usages.

CHANGER LA DESTINATION D’UN IMMEUBLE ?

Effectivement dans une copropriété, le changement de destination d’un immeuble nécessite une décision prise à l’unanimité des copropriétaires lorsqu’elle risque de compromettre la destination de l’immeuble. Dans les autres cas, la décision peut être prise à la double majorité (majorité des voix de tous les copropriétaires représentant les deux tiers / loi du 10.7.65 : art. 26).  Que la location saisonnière soit pratiquée par un exploitant ou par des particuliers me semble pas compromettre la destination de l’immeuble.

Avis d’un autre investisseur, abonné à mon blog : « Peut être qu’un changement de destination doit être demandé au service de l’urbanisme de la mairie où est implantée la résidence.  Mais je ne pense pas qu’il y ait obligation de demander ce changement pour l’ensemble de la copropriété. En effet certains propriétaires peuvent privilégier d’occuper ou de louer pour de la longue durée et d’autres pour de la location touristique comme avec AirBNB ».

UN NOUVEAU DEPART

Autre réaction : « Au niveau de l’urbanisme, si votre logement se situe en zone tendue, je pense qu’ils seront favorables à un usage à titre de location longue durée en raison de la pénurie de logements et de la volonté de nombreuses agglomérations de voir diminuer ces locations de courte durée » signale Jean de Balincourt à la tête de Lokizi. Comme l’univers des résidences de tourisme est une constellation de situations particulières, cette société étudie au préalable chaque cas spécifique avant de prendre sous mandat, des biens meublés à louer à titre de résidence principale. A titre d’exemple, une vingtaine de copropriétaires de la résidence Odalys à Messanges dans les Landes ont traité avec ce professionnel, qui les a accompagnés dans la conversion de leur bien et dans les formalités administratives. Désormais, les biens sont gérés par mandat annuel de gestion locative et les propriétaires perçoivent un loyer régulier tous les mois.

Billet sur la copropropriété

SI VOUS ETES CONFRONTE A UN PROBLEME AVEC VOTRE BIEN, REAGISSEZ ICI


RENDEZ-VOUS AU SALON DU TOURISME

Après une parenthèse de plusieurs mois, le Salon Mondial du tourisme revient du 17 au 20 mars 2022, à la Porte de Versailles à Paris. Malgré un contexte géopolitique compliqué en Europe de l’Est, il est temps de penser au grand break estival. Vous y trouverez  un maximum d’idées, de bons plans, des astuces et, surtout, de destinations.

Le salon version 2022 accueille de nouveaux espaces thématiques et offres : Sorties et loisirs en Île-de-France, Tourisme industriel et Déserts du monde.


En présence de spécialistes de l’évasion et du loisir – offices de tourisme français et étrangers, agences de voyages, tour-opérateurs, distributeurs, entreprises de transport ou d’hébergement- la 45e édition du salon donnera donc le LA de la saison 2022 pour des voyageurs ayant plus que jamais besoin de s’évader, mais aussi d’être rassurés. De récents sondages le prouvent. En effet

59 % des Français sont partis en vacances lors de l’été 2021

63 % des Français envisagent de partir dans les 6 mois en France
et 27 % en Europe

 81 % des Français souhaitent voyager en 2022


(sources : ADN Tourisme,  Note conjoncture Atout France – septembre 2021 et  Enquête Amadeus/Censuswide – septembre 2021)

DES DESTINATIONS  DE PROXIMITE

Partir oui, mais pas très loin. Pensez à Esch-sur-Alzette, au Luxembourg, Capitale Européenne de la Culture 2022, qui programme 2000 événements. Un court séjour à combiner par exemple avec la découverte de Luxembourg ville et/ou Metz. De leur coté, Kaunas (Lituanie) et Novi Sad (Serbie), les deux Capitales Européennes de la Culture 2021, proposeront aussi en 2022 leur programme ayant été décalé à cause de la Covid.

EN FRANCE

Culture toujours, sur le territoire national, avec les festivités prévues autour des personnalités ayant marqué l’histoire française : Joachim Du Bellay, Molière, Rosa Bonheur, Louis Pasteur, Gérard Philippe, Marcel Proust…

Faute de pouvoir partir au long cours, les Français ont redécouvert des destinations et des sites proches de leur domicile, parfois méconnus et souvent ignorés. Initialement prévu pour l’édition 2020, l’espace Sorties et Loisirs en Ile-de-France regroupera des musées et des sites culturels. En complément de leur exposition permanente, des ateliers, conférences ou expositions temporaires. Une véritable aubaine pour s’évader à deux pas de chez soi.

https://www.salons-du-tourisme.com/Paris


GUERRE EN UKRAINE : L’IMMOBILIER HAUT DE GAMME SOUS LE CHOC

IL FAUT S’ ATTENDRE A UNE MISE EN VENTE DES BIENS D’EXCEPTION EN EUROPE DE L OUEST. EN PARTICULIER EN FRANCE.

Chalet à Courchevel source Barnes

Gel des réserves financières des banques russes en Europe et aux Etats-Unis, blocage des accès de la banque centrale russe au marché des capitaux, exclusion du système Swift, avoirs des personnalités de premier plan gelés… Les sanctions financières de l’ensemble de la communauté internationale à l’égard de la Russie, en réaction à l’invasion de l’Ukraine, qui sont sans précédent ont profondément déstabilisé le rouble. Au 3 mars 2022, il  avait franchi pour la première fois la barre des 110 roubles pour un dollar. Dans un tel bouleversement,  les investisseurs russes chercheront sans doute de nouvelles contrées pour préserver leur patrimoine.

En Russie, un marché en sommeil prolongé

Sous l’effet conjugué  de la chute libre du rouble et de la ruée vers les banques, les acquéreurs russes fuient également l’immobilier dans leur propre patrie. En une semaine, 80 % des transactions à la vente ou à l’achat ont été annulées, le reste repoussé. Une fois la reprise du marché en marche, les transactions seront rapides, sans condition suspensive de crédit.

Autre constat en Russie : une hausse des demandes d’investissement sur place pour loger les liquidités dans des actifs solides. « Les Russes ont massivement investi dans l’Or physique, les crypto-monnaies, et devraient miser sur l’immobilier une fois les combats interrompus », remarque Thibault de Saint Vincent, Président de Barnes.  

De nouveaux marchés pour les Russes

Les sanctions occidentales frapperont également les avoirs des Russes à l’étranger. Bercy  estimait à « presque 1 000 milliards de dollars » la valeur des avoirs russes qui seront gelés.

« Au niveau de l’international il est encore trop tôt pour faire un diagnostic précis, mais les biens des Russes vont être massivement mis en vente en Europe de l’Ouest. Ils regarderont désormais Dubaï, la Turquie, l’Asie et éventuellement l’Afrique pour réaliser leurs investissements », analyse Thibault de Saint Vincent.

Un impact faible pour le marché français

Les années 90, les milliardaires russes achetaient, à des prix records, des biens d’exception dans le « triangle d’or » parisien et les stations huppées telles qu’Antibes, Courchevel et Megève est révolue.

Depuis l’annexion de la Crimée en 2014 et les premières sanctions contre certains oligarques, les acheteurs russes étaient beaucoup moins présents. Avec la pandémie, ils ont laissé la place aux Français de retour de l’étranger, aux Libanais. Et depuis la réouverture des frontières, aux Européens -Allemands, Belges et Suisses- et aux Américains du Nord.

« La clientèle russe pèse aujourd’hui moins de 0,5 % de nos transactions, soit 7 à 8 transactions par an dans le segment des biens au-delà de 5 millions d’euros » conclut Thibault de Saint Vincent. Aujourd’hui, on compte plus de vendeurs que d’acheteurs russes en France. Toujours dans l’Hexagone, le conflit en Ukraine refroidit les ardeurs des acheteurs, quelque soit leur nationalité. Un indice vers un marché plus rééquilibré?


BIEN COMPRENDRE LES ROUAGES DE LA COPROPRIETE

Une bonne nouvelle pour les copropriétaires : la Chambre des Notaires de Paris et la CLCV (Association nationale de défense des consommateurs et usagers) viennent de publier un guide pratique et gratuit intitulé « Copropriété : les questions essentielles ».

Gratuit, ce guide est à présent accessible en ligne sur les sites internet des Notaires du Grand Paris et de la CLCV.

Qu’est-ce qu’une copropriété ? Comment est-elle organisée ? Comment fonctionne-t-elle ? Qui la re présente ? Comment et à quelle majorité sont prises les décisions ? Que doit-on prévoir avant de vendre ou d’acheter un lot de copropriété ? Quelles sont les charges courantes d’une copropriété ? Quelles sont les contraintes d’une copropriété (location, Airbnb, etc.) ? Dans cet ouvrage, vous trouverez une mine d’informations : cas pratiques, tableaux, schémas, glossaire… . Ces éléments visent à « démythifier » le droit à la copropriété et la vie en copropriété pour les rendre le plus  compréhensible possible. Comme les rouages de la copropriété sont complexes et souvent source de litige, je vous ai concocté un cas pratique

EXEMPLE PRATIQUE : L’ACHAT DE PARTIE (S) COMMUNE (S)

Imaginons qu’un copropriétaire détenant une chambre de service souhaite s’agrandir en achetant un couloir et l’espace dédié à la douche. « En vertu de la loi du 10 juillet 1965, l’acquisition de parties communes relève de la double majorité de l’article 26. A savoir les trois quarts des voix des copropriétaires et les trois quarts de tantièmes de la copropriété » explique Me Barbara Thomas David, notaire à Paris.

Au préalable dans sa résolution de l’assemblée générale, le candidat à l’extension doit prendre de multiples précautions. Comme l’indique Me Barbara Thomas David, « il faut recourir à un géomètre pour indiquer la surface qu’il envisage d’acheter, présenter des plans valides de l’existant et de son projet, préciser le nombre de tantièmes que représenterait cette acquisition et indiquer le prix qu’il en propose ». Pas de doute,  une extension revient à augmenter la surface habitable de sa chambre. Si la chambre mitoyenne a fait l’objet d’une transaction récente,  mieux vaut se baser sur son prix pour formuler une offre raisonnable.

« Lors de la discussion de la résolution, les copropriétaires peuvent discuter  âprement le projet, le refuser ou bien l’approuver . Dans ce dernier cas, le prix sera réparti entre tous les copropriétaires, y compris l’acquéreur, en fonction de leurs tantièmes » conclut Me Barbara Thomas David. Les frais de modification du règlement de copropriété sont à la charge de l’acquéreur.

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