Recherche

IMMOBILIER : LA BAISSE DES PRIX SE FAIT ATTENDRE

Le scénario d’un décrochement des prix des logements n’ a pas encore vraiment eu lieu.  La diminution du volume de transactions ne se traduit pas forcément par une glissade des valeurs. 

Depuis l’élection de François Hollande, le marché de l’immobilier résidentiel a changé de cap. Certes les volumes de transaction ont sérieusement chuté. Et les experts du Crédit Foncier que je viens de rencontrer tablent sur un volume de vente dans l’ancien de 630.000 cette année, contre 709.000 en 2012. Et même de 805.000 en 2011. Soit un recul  prévisionnel de près de 22% en 2013 par rapport à 2011. Ce recul s’explique par le fort attentisme des ménages nourri par les inquiétudes sur la situation économique.

 

Une évolution des prix différentiée

« Pour autant, la diminution du volume de transactions ne se traduit pas forcément par un repli des prix. L’évolution de ces derniers est, en effet, très disparate. En Île-de-France comme en province, les prix se maintiennent dans les centres-villes, voire progressent. En revanche, ils s’ajustent à la baisse dans les secteurs périphériques éloignés des agglomérations » note le Crédit Foncier dans sa dernière étude trimestrielle

A Paris, où globalement les prix de l’ancien stagnent sur un an, la moitié des arrondissements affiche un retrait (de 0,4 % à 11,5 %), lorsque l’autre moitié est en légère hausse (entre 0 et + 2 %).

Prévisions du Crédit Foncier : « Cette disparité des prix de l’ancien devrait perdurer dans les mois à venir. Sur les marchés où l’offre est inférieure à la demande, comme à Paris et dans les centres des grandes métropoles régionales, les prix resteront sous tension. Ailleurs, l’exigence des acheteurs devrait encore augmenter, ce qui se traduira par une sélectivité accrue des biens et une augmentation des marges de négociation ».

A cette analyse, j’ajouterai une approche supplémentaire : la sévère sanction des défauts. Mauvaise localisation, nuisance sonore, travaux, autant de facteurs qui réduisent le prix. Et ce, même sur un marché tendu comme celui de la région parisienne.

 

Des freins psychologiques

« Aujourd’hui les rares acquéreurs sont prêts à renoncer à acheter si le prix dépasse de 10.000 euros, voire de 5.000 euros leur budget » me confie un agent immobilier installé à 5 km de la capitale ! D’autant qu’ils misent sur un marché baissier. D’autres craignent un krach.

Maigre consolation pour les acquéreurs : l’évolution des taux d’intérêt. Actuellement les taux nominaux (hors assurance et frais divers) se situent en dessous du seuil de 3% en s’établissant à 2,97% contre 3,91% au premier trimestre. Grosso modo, avec la détente des taux d’intérêt les candidats à l’achat ont gagné 5% de pouvoir d’achat.  Mais ce gain ne permet pas de gommer les lourds freins psychologiques, qui bloquent toute initiative d’achat.

Alors, quand arrivera-t-elle cette glissade des prix des logements ?


RESIDENCES DE TOURISME : BRAS DE FER SUR LES CHARGES

L’audience au Tribunal de commerce pour régler le sort de Soderev est reportée au 27 mai. Dans l’intervalle, les investisseurs sont confrontés à une envolée des charges de copropriété.

Le suspense continue pour les propriétaires de biens gérés par Soderev. Prévue initialement le 13 mai, l’audience du  tribunal de commerce de Paris, qui devrait fixer le sort de cette filiale de gestion des résidences de tourisme du groupe Lagrange, est finalement reportée au 27 mai.

J’apprends que sur les trente deux résidences gérées par Soderev, seulement seize font l’objet d’une procédure de sauvegarde. Et sur ces seize, trois dont celle des Coches risquent de cesser leur activité.

Autre découverte : dans des nombreuses résidences gérées par Soderev ou par Résitel, une autre filiale du groupe Lagrange, les investisseurs privés se sont séparés de la société de syndic, également filiale du groupe Lagrange.

Quand les investisseurs payent deux fois

Bien que la résidence de tourisme de Vignec ait fait l’objet d’une cessation d’activité et soit reprise en autogestion depuis quelques mois, un litige subsiste avec Résitel, le gestionnaire, au niveau des charges de copropriété.« Résitel a retiré des loyers versés aux propriétaires, les charges de copropriété, ce qui est anormal.  Mais comme ces charges n’ont pas été réglées au syndic, c’est aux copropriétaires de les honorer. Résultat : nous payons deux fois les charges . C’est un comble, contractuellement, c’est à Résitel d’acquitter ces charges » me signale un investisseur.

Le poids des factures de fonctionnement

Des difficultés existent aussi chez Soderev.  Comme me l’explique un investisseur aux Coches, station rattachée au domaine skiable de la Plagne : «  À l’origine, les contrats notamment avec l’EDF ont été souscrits par le syndic LSI (Lagrange Syndic Immobilier)  au nom des copropriétés. Le règlement des factures était donc effectué par le syndic. En raison de leur montant important, elles étaient  avancées  par Soderev. En toute logique les contrats auraient du être souscrits par Soderev l’exploitant (comme cela se passe ailleurs).
Depuis que les copropriétaires ont changé de syndic, ils doivent s’acquitter des factures de fonctionnement que Soderev ne veut pas rembourser dans l’immédiat. D’ailleurs Soderev donne une fin de non recevoir aux appels de charges émis par notre nouveau syndic
 » m’explique un autre investisseur. Toujours aux Coches, la facture globale d’électricité depuis le 1er décembre 2012 se chiffre à 150.000 euros ». Rapportée à 150 copropriétaires, elle s’élève à 1.000 euros !

Pour les investisseurs la note est salée et leur placement a tendance à tourner au cauchemar, comme dans cette vidéo.

N’hésitez pas à témoigner sur mon blog. Par ailleurs pour être averti des nouveaux billets, il suffit d’entrer votre adresse mail sous la rubrique VOUS ABONNER (colonne de droite).



SUISSE, RESIDENCES DE TOURISME : RAPPEL DE LA SEMAINE 9

Français et suisses ne sont pas sur la même longueur d’onde fiscale. Dans l’Hexagone, l’immobilier géré en général et les résidences de tourisme en particulier devraient faire l’objet d’une enquête de la Direction de la concurrence.

File:Flag of Switzerland (Pantone).svg

EXIL FISCAL : LA FRANCE VUE DE SUISSE

D’après nos voisins helvètes, ” il faut expliquer à ces socialistes français qu’une fois les riches chassés, il ne restera plus que des pauvres “. La récente parution de l’interview de Yann Galut, député socialiste du Cher et président de la nouvelle Commission sur l’exil fiscal dans un journal suisse a suscité une levée de bouclier.

L’ Assemblée générale, le Parlement Suisse

LES RESIDENCES DE TOURISME BIENTOT DANS LE COLLIMATEUR ?

Des mesures d’urgence s’imposent pour protéger les investisseurs des abus de promoteurs et de gestionnaires malhonnêtes. La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes mènera une enquête sur l’investissement immobilier défiscalisé destinée à analyser les difficultés que certains propriétaires pourraient rencontrer dans le secteur de l’investissement locatif.

File:Flag of Switzerland (Pantone).svg


LA CHUTE DE LA METEORITE, EN VERSION IRONIQUE

En France, ce que l’on ne vous dit pas : les Russes ironisent sur la chute de la météorite dans l’Oural et mettent en cause les autorités. Point vue émis de Moscou.(Vidéo)

!cid_FC42FFE8-C971-48C1-A43B-6D1CCACF83ED

« Les habitants de la météorite observaient avec horreur approcher la ville de Tchélyabinsk ! »

Oui je vous l’accorde, la chute d’une météorite se trouve à des années lumière de la planète des placements. Cependant je souhaite vous faire partager le témoignage de Talliynia. Vivant à Moscou, cette abonnée au blog suit de près l’actualité franco-russe. Voici ses réactions.

« La chute de la météorite, ayant atterri dans un lac près de la ville de Tchélyabinsk, 7h20 heure de Moscou, a été perçue, dans la capitale en tout cas, avec beaucoup de recul et d’ironie.

Cartes postales ironiques

Le très populaire site  Atkritka.com,  où chacun peut créer sa « carte postale » (traduction phonétique du nom du site) avec une illustration et un mot sur un fait d’actualité ou de la vie de tous les jours, publiait plusieurs chefs-d’oeuvre de la création populaire!

« Les habitants de la météorite observaient avec horreur approcher la ville de Tchélyabinsk », – clamait la carte ci-dessus, faisant allusion aux conditions de vie spartiates dans les villes de l’Oural, surtout en hiver . En somme, pas de panique dans cette ville de l’Oural, mais des dégâts matériels et des blessés.

La nouvelle s’est propagée très vite, cependant, grâce aux médias sociaux en ligne où l’on pouvait très rapidement regarder la fameuse vidéo prise par la caméra d’un des automobilistes de Tchélyabinsk.

image_1168640

Polémique

Toute une vague de publications critiques avait également été lancée, des propos suggérant que le bolide aurait été repéré par les observatoires militaires, scientifiques et météorologiques fédéraux bien avant son implosion près de la ville. Mais qu’aucune mesure n’aurait été prise par les autorités publiques pour prévenir les dégâts et mettre en garde la population.

Ainsi l’appréhension générale de l’évènement avait-elle regagné le cours habituel de la pensée publique : si les simples gens souffrent, c’est la faute aux administrations, au gouvernement et aux politiciens ».

Un grand merci à Talliynia pour ses impressions de Moscou.

Enfin 20 minutes.fr revient sur le sujet et publie cette superbe photo.

20minutes.fr/20minutes.fr – Image détournée d’une météorite en Russie circulant sur Internet, 20Minutes.fr

Image détournée d'une météorite en Russie circulant sur Internet, 20Minutes.fr