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RESIDENCES DE TOURISME : QUID DE L’AUTO-GESTION ?

Se constituer en société et de reprendre l’exploitation sa résidence : une voie de sortie pour les programmes en difficulté ? Résid &Co issue de la déconfiture Guinot, puis de celle de Quiétude, témoigne.

Depuis quatre mois, ce blog donne un coup de projecteur sur les résidences de tourisme en difficulté. Certains investisseurs sont tellement désemparés qu’ils ne font plus confiance aux sociétés d’exploitation pour gérer leur bien.

« Dans la résidence de Font Romeu, la société Résitel du groupe Lagrange a résilié les baux commerciaux des propriétaires .  Ces investisseurs envisagent sérieusement une solution axée sur l’auto-gestion » me confie un proche du dossier.

Au niveau fiscal, pour éviter toute remise en cause des avantages, au moins 50% des lots d’une résidence de tourisme doivent faire l’objet d’une auto-gestion ou auto-exploitation. En adoptant ce schéma, les investisseurs ne sont plus liés par un bail commercial. Toutefois, ils traitent avec un professionnel dans le cadre d’un mandat de gestion ou d’un mandat de prestations de services.

Quel type de mandat ?

Dans le mandat de gestion, la société s’engage à assurer pour le compte du mandant (investisseur) de la résidence. Responsable du respect des règles de fonctionnement en matière de sécurité, d’emploi du personne, de gestion hôtelière en général, elle se rémunère chaque année selon un pourcentage du chiffre d’affaires HT, majoré éventuellement d’un pourcentage du résultat brut d’exploitation et d’un montant fixe annuel par chambre ou appartement. Le mandataire verse directement les loyers nets de charges au mandant.

Dans le mandat de prestations de services, une société de type constituée par les investisseurs s’ interfère entre le mandataire et le mandant (investisseur). C’est le schéma adopté par Nadine Huet dirigeant Resid &Co. « Nous ne proposons pas de mandat de gestion, c’est notre différence, mais un contrat de prestations de services. Nous n’encaissons pas les revenus des locations sur nos comptes mais directement sur les comptes des SAS ou SARL constituées par les propriétaires » m’explique-t-elle. Les résidences de tourisme en difficultés, elle connaît. La preuve, voici son parcours patrimonial et professionnel.

Quand l’histoire se répète

« Fin 2001, mon mari et moi avons investi dans une résidence étudiante à Agen en statut de loueur meublé professionnel. Le programme, la commercialisation et l’exploitation étaient assurés par les sociétés du Groupe Guinot, en particulier Sun Valley.

En 2007, l’exploitant à cessé de payer les loyers. Les investisseurs des 17 résidences se sont en majorité rassemblés dans une association l’ADI LMP. Nous avons avec l’aide de nos différents avocats poussé le Groupe Guinot en procédure de redressement judiciaire.  Cette procédure a vu son issue fin juillet 2008 au Tribunal de Grasse où 15 des 17 résidences ont été reprises par le groupe Quiétude. Les deux autres, dont celle d’Agen  où nous étions investisseurs sont partis en auto-exploitation.

Lorsque Quiétude a proposé de reprendre notre résidence avec des baux revus à la baisse de l’ordre de 40% à 50%, je m’y suis opposée et j’ai convaincu les 16 autres propriétaires de se constituer en société et de reprendre l’exploitation de notre résidence. En effet après avoir établi un business plan détaillé, il est clairement apparu que notre résidence pouvait servir les loyers initialement  prévus, si elle était bien gérée, à savoir optimiser le taux de remplissage, diversifier la clientèle, bien gérer notre personnel et nos charges.

Notre avocate nous a accompagnés dans cette reprise en obtenant la résiliation de nos baux et par là, même notre liberté. Nous avons créé la société Columba le 1er aout 2008 et gérons notre résidence ainsi depuis cette date. Nous avons recruté notre personnel, optimiser notre taux d’occupation, diminuer nos charges.

« Alors que nous partons en mode auto-exploité, les 15 autres résidences sont parallèlement reprises par Quiétude et  connaissent quelques 6 à 8 mois après, les loyers impayés et une nouvelle mise en redressement judiciaire de  l’exploitant. Les investisseurs viennent alors vers  nous pour nous demander  comment nous avons procédé, tant pour la reprise que pour l’exploitation au jour le jour. C’est dans ce contexte que  nous avons créé Résid&Co, à la mi 2010 ».

Lancée par trois investisseurs, issus de la faillite Guinot, les deux gérants de la résidence étudiante de Chelles et Nadine Huet gérante de la résidence d’Agen, Résid & Co met à disposition le personnel, et commercialise des séjours pour ses 500 lots, faisant l’objet d’un mandat de prestations de services.

 

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MONTGENEVRE, RESITEL : RAPPEL DE LA SEMAINE 12

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Ski de printemps à Montgenèvre, station des Alpes du Sud. Et prolongation de six mois de la période d’observation d’une filiale d’exploitation des résidences de tourisme Lagrange : Résitel.

MONTGENEVRE, VERSION FRANCO-ITALIENNE

Située dans les Hautes-Alpes, la station de Montgenèvre reste authentique. En hiver, comme en été les activités sont franco-italiennes.( Vidéo)

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RESIDENCES DE TOURISME : SURSIS POUR RESITEL

La mise sous sauvegarde de Résitel est prolongée jusqu’à septembre 2013. Dans l’intervalle, un expert judiciaire doit chiffrer les dommages et intérêts dûs aux investisseurs .

Retrouvez cet article et d’autres, sur mon blog http://www.mdenoune.wordpress.com

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RESIDENCES DE TOURISME LAGRANGE : SURSIS POUR RESITEL

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Entraînement dans la capitale sportive de Font-Romeu

La mise sous sauvegarde de Résitel est prolongée jusqu’à septembre 2013. Dans l’intervalle, un expert judiciaire doit chiffrer les dommages et intérêts dûs aux investisseurs

Le suspense se poursuit pour les 1.700 investisseurs dans les résidences de tourisme Lagrange dont la gestion est confiée à Résitel. Cette filiale d’exploitation a obtenu une prolongation de six mois de sa période de sauvegarde supposée se terminer fin mars, lors de l’audience du 19 mars du tribunal de commerce de Tarbes.

Expertise judiciaire
En outre, le tribunal de commerce a désigné un expert judiciaire pour évaluer le passif. D’après les investisseurs, ce passif avoisine les 100 millions d’euros, compte tenu des dommages et intérêts. Ce montant tient compte de la baisse des loyers commerciaux supportés par les particuliers. A quoi s’ajoutent pour deux résidences – Font Romeu et Talmont Saint-Hilaire – le sérieux risque de reprise des avantages fiscaux par l’administration.

Afin qu’un immeuble conserve son statut de résidence de tourisme, l’exploitant doit gérer au moins 70% des lots (appartements), d’après le Code du Tourisme. Or cette condition de 70% des lots en exploitation n’est pas respectée pour les deux résidences précitées.

Le piège des baux commerciaux

« En tant qu’investisseurs, nous n’avions pas compris le piège des baux commerciaux : à savoir que la baisse de 65% de nos loyers sera durable » me confient des particuliers dépités . Craignant que le fonctionnement du groupe Lagrange s’apparente à  une pompe à déficit, ces investisseurs s’interrogent  sur leur sort.

En attendant, ils ont déclaré au passif de Résitel, le montant des avantages fiscaux qu’ils devront rembourser si les choses restaient en l’état. Rendez-vous en septembre pour une prochaine audience au tribunal de commerce de Tarbes. Un plan de continuation devrait être présenté.

 

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IMMOBILIER DE LUXE, APOLLONIA : RAPPEL DE LA SEMAINE 11

A Londres comme à New-York, les ultra – riches se précipitent sur l’immobilier de luxe.  En France, les victimes d’Apollonia continuent de se battre contre les banques et tentent d’obtenir réparation de leurs préjudices

Semaine chargée avec au niveau international, l’élection du nouveau Pape.  En matières de finances personnelles, j’ai tenté de vous faire oublier la lourde fiscalité française en donnant un coup de projecteur sur les achats immobilier des ultra-riches.

Londres, New-York : destinations des ultra – riches

L’an dernier, le nombre de super riches dans le monde a progressé de 5%.  Pour diversifier leurs placements, ils investissent notamment dans l’immobilier de luxe, situé à Londres ou/et à New-York.

Propriété à vendre- Campden Hill Kensington, Londres (source Knight Frank)

Mais la chance ne sourit pas à tous les épargnants. Les clients d’Apollonia témoignent dans ma seconde chronique. Soyez vigilants pour vos placements.

Victimes d’Apollonia : vos réactions (2)

Des offres de prêts irrégulières, des baux commerciaux signés en blanc, des banques prêtent à saisir les biens des investisseurs : les clients d’Apollonia ont bel et bien été bernés.

Retrouvez cet article et d’autres, sur mon blog http://www.mdenoune.wordpress.com

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