Recherche

ACHAT IMMOBILIER : IL EST URGENT D’ATTENDRE

EN ILE-DE-FRANCE, LES INCERTITUDES SUR L’EMPLOI DEVRAIENT FREINER LES ARDEURS DE ACQUEREURS ET RAMENER D’ICI QUELQUES MOIS, LES VENDEURS A LA RAISON.

 

L’offre de logements nouveaux pâtira-t-elle de la crise du Covid 19 ou sera t-telle poussée par une relance volontariste ? Les actuels détenteurs de biens immobiliers seront-ils tentés de conserver un patrimoine sûr pour eux ? Certains fondamentaux restent bien orientés. Le confinement a confirmé l’importance d’être bien logé. « En protégeant l’épargne des ménages, la pierre devrait continuer de rassurer et de rester un projet de vie » prévoit Me Thierry Delesalle, porte-parole de la Chambre des notaires de Paris.

Avec la perspective d’un relatif maintien du télétravail, les besoins d’espace, d’extérieur et de verdure demandent à être confirmés au regard des contraintes qu’ils supposent. A savoir accepter de s’éloigner et remettre en cause de la densification urbaine.

« Si les besoins des ménages restent très élevés, ils se heurtent à un problème de solvabilité qui va s’accentuer avec les effets de la crise actuelle » poursuit Thierry Delesalle. Des dossiers de prêt acceptés avant la crise sanitaire sont finalement refusés par les banques. Malgré des hausses de taux significatives notées au cours de ces dernières semaines, les taux d’intérêt restent encore attractifs.

QUID DU MARCHE DE L’EMPLOI ?

La principale interrogation pour le marché immobilier porte sur l’emploi. Entendez par là, l’ampleur des licenciements à venir dans les prochains mois. Et même les années prochaines. Les perdants de la crise risquent d’être nettement plus nombreux que les gagnants (secteurs de la santé, de la communication digitale, énergies renouvelables…).

Alors si vous êtes acheteur, rien ne sert de vous précipiter pour passer à l’acte. Pendant le confinement, 10 à 15% de acheteurs se sont rétractés dans les études des notaires en Ile-de-France, en raison d’un refus de prêt ou d’un refus de renégociation du prix. Toutefois certains ont pu obtenir de leurs vendeurs, une baisse de prix de 5 à 10%. Mais beaucoup de vendeurs résistent encore à intégrer l’effritement des prix de l’immobilier parisien.

Un peu de patience – au moins six mois – s’impose pour que les prix retrouvent un nouvel équilibre.