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RUSSIE : OSEZ LE TRANSSIBERIEN

UN PARCOURS DE PRES DE 20.000 KILOMETRES ALLER-RETOUR A TRAVERS LA RUSSIE ET 7 FUSEAUX HORAIRES. RECIT D’UN PARCOURS ENTRE LA SIBERIE ORIENTALE ET LA BOURIATIE.

© Gaëlle Cochard

Le fameux Transsibérien

Etudiante, je rêvais de relier Moscou à Vladivostok par le Transsiberien. En ne quittant pas ce train mythique reliant l’Europe à l’Asie, il faut 8 jours pleins pour effectuer ce trajet de 9.285 km, à une vitesse moyenne de 60 km/h. N’ayant pas eu le courage d’effectuer un voyage aussi long, enfermée dans un compartiment.  Et sans contact avec la population locale, car je ne parle pas russe. La décision est prise de faire un aller et retour d’Irkoutsk à Oulan Oudé.

Avant le départ

De Paris, il faut compter 10 heures de vol et un transit de 2 heures à l’aéroport de Moscou pour se rendre à Irkoutsk, la capitale de la Sibérie Orientale, appelée le « Petit Paris Sibérien », située à 5.200 km de Moscou. Décalage horaire : + 6 heures par rapport à Paris.

Quant à Oulan Oudé, la capitale de la république autonome de la Bouriatie, membre de la Fédération de Russie, elle se trouve sur la route du thé. La Bouriatie compte environ 70% de Russes et 30% de Bouriates, des Mongols. Ne l’oublions pas, dans cette partie de la Russie, le plus grand pays du monde, nous sommes déjà à proximité de l’Extrême Orient.

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Plusieurs lignes ferroviaires.

Un train touristique ou régulier

Moins confortable que le train touristique, le régulier accueille des Russes et des Etrangers. Même s’il ne dispose pas de douche, il a le mérite d’être plus authentique. Il faut donc se contenter de deux cabinets de toilette « biologiques »,  très sommaires pour huit compartiments par wagon. A raison de quatre personnes ou couchettes par compartiment… Heureusement nous avons privatisé un compartiment, moyennant un supplément.

Toilette de chat à bord. Vive les lingettes!

La Provodnista

En théorie, c’est l’ange gardien du compartiment. En pratique, cette jeune « responsable de voiture » ne semble pas encore être passée au régime capitaliste. Assez passive, la notre se limitait à ouvrir la porte du wagon à chaque arrêt et à surveiller que les voyageurs descendus à quai quelques minutes pour se rafraîchir, remontent à temps dans le train.

Chaque wagon dispose d’une sorte de samovar, version ferroviaire, qui procure aux passagers de l’eau chaude. Bien utile pour se préparer un thé ou un plat lyophilisé. La Provodnista vend notamment quelques barres de céréales. Mais il est préférable d’aller au wagon restaurant. Bien sûr, s’il y en a un dans le train. Un conseil : être autonome au niveau de la nourriture. Bon à savoir: la vodka est interdite dans le Transsibérien.

L’indispensable thermos

Le soir, la responsable de voiture distribue des draps et une serviette de toilette. Mais il faut se contenter d’un lit de 68 cm de large. Même si le compartiment est bien conçu, évitez les gros bagages.  Sous le lit, l’espace bagage se limite à 36 cm/65cm/40cm. Mieux vaut donc voyager léger !

Bonne nuit

L’heure de Moscou

« Seul le chemin de fer russe s’oriente en permanence à l’horaire de Moscou. Toutes les horloges des gares affichent l’heure de Moscou du coté quai et l’heure locale du côté ville » m’avait prévenue Yulia Santalova de Tsar Voyages.  D’ailleurs seule l’heure de Moscou figure sur le billet de train.

Sur ce tronçon, après avoir franchi la crète de Cisbaïkalie, le train longe la rive sud du superbe lac Baïkal. Et suit ses côtes sur près de 170 km.

Je reviendrai sur cette plus grande réserve d’eau douce du monde, dans un prochain billet de blog.  Les paysages alternent entre épaisses forêts et villages de maisons de bois. Très vite la notion du temps devient flou et l’on cède à la magie de la Russie.