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VIN : LES ETATS- UNIS, UN ELDORADO POUR LES FRANCAIS

DEPUIS 2013, LE MARCHE DES VINS AUX ETATS UNIS SE POSITIONNE COMME LE PREMIER MARCHE MONDIAL DE CONSOMMATION DE VIN EN VALEUR. UNE OPORTUNITE POUR LES PRODUCTEURS FRANCAIS.

 

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Investir dans les vignobles

 

 » Les USA ont toujours été un marché qui fait rêver les producteurs français. Le positionnement des vins français a toujours été dans le haut de gamme, Bordeaux avec les crus classés, la Bourgogne » m’explique un fin connaisseur de l’exportation des vins français . Le cœur du marché est occupé par les italiens, australiens, chiliens avec des vins de marques fortes.
« Le développement du vignoble de Californie au début des années 80, a suscité l’intérêt et le goût du vin des consommateurs américains en même temps que se développait la qualité et la diversité de la restauration ainsi que la presse spécialisée » poursuit-il. Le temps de la prohibition est bien loin et bien oublié. Depuis 2013, le marché des vins aux Etats-Unis, se positionne comme le premier marché mondial de consommation de vin en valeur.

 « Les Etats-Unis sont à la fois un marché producteur et consommateur de vin. Avec 419 000 hectares, ils sont dotés du cinquième vignoble au monde et représentent avec 22 millions d’hectolitres, le quatrième marché mondial en production », souligne Benoit Léchenault, Directeur d’Agrifrance du groupe BNP-Paribas. Ses clients en gestion de fortune sont tentés d’investir dans des vignobles tricolores.

Outre Altantique, et malgré l’élection de Trump, les perspectives sont très favorables pour les vins français qui restent une référence sur ce marché. La concurrence est rude, mais notre vignoble possède de sérieux atouts. Même si elle a tendance à perdre des places face aux producteurs du nouveau monde, la France reste un leader incontesté aux USA sur le segment haut de gamme (premium et luxe) ainsi que sur le rosé. Les Etats-Unis sont en effet le premier client de la Provence, dont ils achètent 36% des vins exportés. Les premiers crus et les grands crus de Bourgogne par exemple n’ont pas de concurrents au niveau mondial. Le domaine de la Romanée Conti est unique au monde.

Si l’Italie reste le premier fournisseur de vin aux Etats-Unis avec 28% des volumes et 31% de la valeur, la France avec seulement 11,6% des volumes, demeure une référence sur le haut de gamme et bénéficie d’une excellente image. Elle se hisse en deuxième place avec 29% de parts de marché en valeur.

LES 4 PREMIERS PAYS IMPORTATEURS EN 2015

 

Dans le monde, une bouteille sur 4 est consommée en dehors de son pays d’origine. Mais contrairement à la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Chili où 60% de leur production est exportée, les Etats-Unis consomment 80% de leur propre production. Premier marché consommateur de vin au monde depuis 2013, les Etats Unis ont consommé 31 millions d’hectolitres en 2015, soit 13% de la consommation mondiale. Derrière se placent, la France avec 11%, l’Italie et l’Allemagne avec chacun 9% et la Chine avec 7%. CHEERS


APPART CITY : LE BILAN A MI- AVRIL

L’EXPLOITANT DE RESIDENCES URBAINES APPART CITY PROPOSE A UN PEU PLUS DE 10.000 INVESTISSEURS DE SIGNER UN NOUVEAU BAIL AVANT LE 1ER MAI 2017. LE POINT SUR CETTE PROLONGATION.

Prévue initialement jusqu’au 31 mars, la signature du nouveau bail proposé par Apart City à quelques 10.000 investisseurs a été prolongée jusqu’au 30 avril, faute du manque d’enthousiasme des bailleurs, comme signalé dans un précédent billet.

L’exploitant communique sur un taux de retour de l’ordre de 50% à fin mars. Selon nos informations, il se situait autour de 40%. Loin des 80% escomptés à l’origine pour ce nouveau bail commercial assorti d’une baisse de loyers rétroactive. Quels constats dresser ?

  • « Afin de laisser les investisseurs dans le flou, Appart City fait de nouveau preuve d’opacité » me confie un copropriétaire.
  • Et de poursuivre : « les résidences ayant signé sont majoritairement celles conseillées par les 4 avocats, soit environ les 2/3 des signatures. Seulement 10% des résidences hors les 4 avocats ont signé. En outre  70% des résidences dont la baisse de loyers se limite à 5% sont signataires ».
  • Depuis le 1er avril, le rythme de signatures se ralentit : à peine une centaine de baux signés par semaine.
  • « A mi avril, 6.000 nouveaux baux sont signés sur les 8.000 envoyés. Et sur un total de 12.950. Le nombre de résidences ne signant pas s’élève à 48 » me signale un autre investisseur.
  • Depuis les dernières semaines, trois résidences urbaines exploitées par Appart City sont déjà sorties de son périmètre : Béziers et Magny les Hameaux au 1er avril, Narbonne au 1er mai.
  • D’autres résidences envisagent sérieusement de leur emboîter le pas pour trouver un nouvel exploitant.

 

RENONCER A ATTEINDRE LE QUOTA ?

Pour rappel, le quota de 80% des résidences est nécessaire fin avril et aucun délai supplémentaire n’est prévu dans le protocole. Actuellement 43 résidences ont signé sur 99 et 13 hors accord. « Même si 4 résidences pourraient atteindre le seuil des 75% fin avril, le résultat se trouverait donc loin du fameux quota de 80% souhaité…..Dans ces conditions,  les dirigeants ont le choix entre deux solutions : soit activer avant le 30 avril, c’est-à-dire dans moins d’une semaine la clause de renonciation spécifiée à l’article 1.3 du nouveau bail, soit renoncer à tous les nouveaux baux signés » m’explique un observateur. Reste une question majeure : comment et dans quelles conditions, cette société sera recapitalisée?


VERSAILLES : LE MOIS MOLIERE EN JUIN

A VERSAILLES , LE MOIS MOLIERE CONSTITUE, UNE AVANT-1ERE DU OFF D’AVIGNON. 350 SPECTACLES MAJORITAIREMENT GRATUITS A NE PAS MANQUER.

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Pour ce week-end pascal, oublions momentanément les requins de l’épargne, pour se tourner vers le théâtre. Et plus précisément, le fameux mois Molière de Versailles.

Chaque année, du 1er au 30 juin, cette manifestation marque le lancement de la saison des festivals et voit affluer les comédiens à Versailles. Pour de nombreuses compagnies, c’est un véritable tour de chauffe avant le Off d’Avignon.

« Dans la programmation, j’ai toujours privilégié l’esprit de troupe au détriment des stars. Je suis plus intéressé par des gens qui ont une démarche collective » me rappelle François de Mazières, Député-marie de Versailles, Fondateur et directeur artistique du Mois Molière. Classiques et contemporains, tous les auteurs peuvent y être joués.

Incubateur de talents depuis 1996, le Mois Molière transforme Versailles, 30 jours durant, en une grande scène à ciel ouvert, accueillant chaque année près de 100 000 spectateurs.

350 spectacles, classiques et contemporains, majoritairement en entrée libre, défendent les nouvelles formes du théâtre populaire, dans 60 lieux, partout en ville : Grande écurie du château, Potager du Roi, théâtre Montansier, ancien hôpital royal, galerie des Affaires étrangères de Louis XV, parcs, places et jardins….

LE THÉÂTRE À L’HONNEUR

Une fois le(s) spectacle(s) choisi(s) dans un lieu prestigieux, munissez-vous de courage pour faire la queue le jour de la représentation gratuite. En avant-première, voici la programmation partielle de ce superbe festival.

 

– 1er juin (20h30) – Grande écurie : Le Roman de Monsieur Molière, d’après Mikhaïl Boulgakov (Collectif Voix des PlumesRonan Rivière). Création Mois Molière 2016 / Entrée libre

 

– 2, 3 et 4 juin (20h30) – Grande écurie : Amphitryon, de Molière (Phénomène & CieStéphanie Tesson, avec Nicolas Vaude. Création 2017 / Entrée libre

 

– 3, 4, 10 et 24 juin (18h et 20h) – Potager du Roi : Hansel et Gretel (compte musical ambulant), d’après les frères Grimm. Création 2017 / Entrée libre

 

– 7 juin (20h30) – La Rotonde / 14 juin (20h30) – salle Marcelle Tassencourt : Falstaff, d’après William Shakespeare (Burlesques associés – Jean-Hervé Appéré). Création 2017 / Entrée libre

 

– 8 et 9 juin (20h30) – Grande écurie : Le Quatrième Mur, adaptation du roman de Sorj Chalandon (Cie du Théâtre des Asphodèles – Luca Franceschi). Entrée libre

 

– 10 juin (20h30) – Théâtre Montansier : Amok, de Stefan Zweig, adaptation Alexis Moncorgé (Molière de la Révélation théâtrale 2016), mise en scène Caroline Darnay.

 

– 12 juin (20h30) – Académie du spectacle équestre : Hugo, extraits d’œuvres de Victor Hugo, de et avec Yves-Pol Denielou, mise en scène Charlotte Herbeau. Entrée libre

 

– 15 et 16 juin (20h30) – Grande écurie : La Main de Leïla, de Aïda Asgharzadeh et Kamel Isker, mise en scène Régis Vallée. Création 2016 / Entrée libre

 

– 16, 17 et 24 juin (19h) – Cour de l’Hôtel des Affaires étrangères : Matilda, de Roald Dahl (Compagnie du CatoganGwénaël de Gouvello). Création 2017 / Entrée libre

 

– 17 juin (16h) – Carré au puits / 18 juin (16h30) – Cour Duplessis / 24 juin (16h) – Place Charost : Petites histoires sur un coup de tête (Compagnie de l’Alouette – Aurélie Lepoutre et Loïc Richard). Création 2017 / Entrée libre

 

– 17 juin (20h30) , 18 juin (17h) – Grande écurie : Les Cavaliers, de Joseph Kessel, mise en scène Eric Bouvron (Molière du Théâtre privé 2015). Entrée libre

 

– 19 et 27 juin (20h30) – Grande écurie : Faust, de Goethe (Collectif Voix des PlumesRonan Rivière). Entrée libre

 

– 22 et 23 juin (20h30) – Grande écurie : Iliade, d’après Homère, mise en scène Alexis Perret et Damien Roussineau. Entrée libre

 

– 26 juin (20h30) – Grande écurie : Tartufferie en Nouvelle-France, de Hubert Fielden (Cie de l’Archipel – Alice Pascual – troupe du Québec), direction musicale Yves Morin. Création 2017 / Entrée libre

 

– 28 et 29 juin (20h30) – Grande écurie : Roméo et Juliette, de Shakespeare (Compagnie VivaAnthony Magnier). Création 2017 / Entrée libre

 

– 30 juin (20h30) – Grande écurie : Baâda, le Malade imaginaire, d’après Molière (Cie Marbayassa – Guy Giroud – troupe du Burkina Faso). Entrée libre

 

Et dans l’ensemble des quartiers de la ville, le théâtre sur tréteaux de l’AIDAS (Carlo Boso et Danuta Zarazik) :

 

– 3 juin (16h) – Ecole La Source / 11 juin (15h) – Parc de Picardie / 24 juin (17h) – Place du marché Notre-Dame : Les Noces de sang, de Federico Garcia Lorca. Création 2017 / Entrée libre

 

– 3 juin (17h) – Place du marché Notre-Dame / 10 juin (16h) – Hôtel des Menus plaisirs / 17 juin (16h) – Petite rue du refuge / 24 juin (16h) – Esplanade Grand Siècle : Les Trois mousquetaires, d’après Alexandre Dumas. Création 2017 / Entrée libre

 

– 4 juin (15h) – Jardin des Etangs Gobert / 25 juin (15h) – Square Jeanne d’Arc : Les Grenouilles, d’après Aristophane. Création 2017 / Entrée libre

 

– 10 juin (17h) – Place du marché Notre-Dame / 17 juin (16h) – Centre commercial de Satory : Les Amants du paradis, d’après Raoul Mille. Création 2017 / Entrée libre

Programmation complète à retrouver prochainement sur :
http://www.moismoliere.com


RESIDENCE GEREE : DONNER UN MANDAT DE GESTION ?

AU LIEU DE SIGNER UN BAIL COMMERCIAL AVEC UN NOUVEL EXPLOITANT, IL EST POSSIBLE DE LUI DONNER UN MANDAT DE GESTION. LE POINT SUR CETTE FORMULE.

 

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Nombre d’investisseurs échaudés par le bail commercial conclu avec leur précédent exploitant, n’ont pas envie de se retrouver liés avec un autre professionnel. Aussi une fois qu’ils ont récupéré le fonds de commerce de la résidence, ils créent une SAS (société par actions simplifiée) pour détenir ce fonds de commerce et intervenir comme mandant auprès du gestionnaire sélectionné. « La SAS a au moins la vertu de pouvoir rendre à peu prés transparente la gestion de l’exploitant » m’explique un investisseur. Le mandant (la SAS regroupant les investisseurs) signe alors un mandat de gestion au nouvel exploitant. Un mandataire sérieux s’engage à apporter tous les soins à la bonne exploitation du fonds de commerce. Et assure la gestion de la résidence pour le compte du mandant.

Pendant la négociation avec le mandataire, il faut veiller à des points clés : le sérieux de la gestion, les travaux d’entretien et les gros travaux, sa rémunération, la durée du mandat et le schéma financier des recettes.

« En tant que mandataire, notre société signe un mandat de gestion de la résidence. Quant à la SAS d’exploitation, elle verse les loyers à chaque copropriétaire, et nous rémunère sous forme d’honoraires de gestion. Parfaitement transparent, notre modèle ne suscite aucun doute ou aucune suspicion chez nos partenaires investisseurs. Un intranet permet aux investisseurs de suivre en direct le remplissage de leur résidence » souligne Yannick Auré, à la tête du Groupe Exhore. Si certains gestionnaires reprenant la gestion d’une résidence, captent les recettes avant de les redonner à la SAS, cette formule n’est pas saine. Pas de doute,  la totalité des recettes ou du chiffre d’affaires doit arriver directement sur un compte en banque détenu par la SAS.

Dans la formule du mandat de gestion, les associés de la SAS s’impliquent davantage qu’en signant un bail commercial avec un exploitant. Ils doivent consacrer du temps pour « piloter » quelque peu la résidence, notamment sur le plan financier. En effet toutes les recettes de l’exploitation appartiennent à la SAS qui a également toutes les charges à régler dont les honoraires de gestion. « Lorsqu’on réside à des centaines de kilomètres et qu’on exerce une activité professionnelle, cette implication personnelle n’est pas forcément aisée » poursuit en privé ce président de SAS.

Au final, un mandat de gestion est-il préférable au bail commercial ? Face à un nouvel exploitant respectant ses engagements,  les investisseurs devraient toucher un montant des loyers nets de frais relativement similaire. Comprenez sur un chiffre d’affaires de 1.000, les investisseurs (bailleurs ou mandants) perçoivent environ 350.

Dans mon précédent billet, nous avons vu par exemple qu’ Exhore a versé pour la résidence de 140 appartements qu’elle pilote dans le cadre d’un bail commercial conclu il y a 7 ans à Strasbourg, un montant de 434.000 euros de loyers au titre de 2016.  Deux remarques : les Cassandre avançant que le nouvel exploitant réduit- lui aussi- son loyer en cours de bail se trompe. Par ailleurs ce montant équivaut largement au niveau de loyer… impayé par le précédent exploitant.

A Lannion, l’exploitant d’origine voulait baisser les loyers de 50%. Devant le refus des investisseurs, il a rompu le bail commercial. Après avoir délégué une expertise sur l’état de la résidence, les propriétaires ont racheté les parties communes et ont mandaté en 2014, Exhore pour la gestion du fonds.  « Après une grosse campagne de rénovation, nous avons dopé le chiffre d’affaires de cette résidence de près de 45%. En tant qu’actionnaires de la SAS, nous sommes ravis de cette nouvelle gouvernance. Nos biens se sont valorisés et les reventes restent rares » me confie Christophe Gaume, Président de la SAS.

Une preuve que l’on peut voir la vie en rose dans le secteur de l’immobilier géré.

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