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APPART CITY : VOS REACTIONS

VOICI QUELQUES RESULTATS FINANCIERS DE CET EXPLOITANT. A VOS CALCULETTES CHERS INVESTISSEURS.

Suite à mon dernier billet de blog sur Appart City et quelques une de ses résidences converties au logement social, vous avez été nombreux à réagir sur mon blog. Voici quelques réactions des internautes.

« Résidence sociale rime surtout avec gros rendement garanti pour le gestionnaire et non respect des appartements des bailleurs (réaménagés avec plusieurs lits superposés par chambre, dégradés et quasi-invendables).
Il y à peine 2 ans, un dirigeant d’Appartcity, obsédé par l’objectif de nous faire accepter des baisses de loyers, assurait qu’il ne recommencerait pas l’ erreur de faire du logement social, qu’il valait mieux laisser ces activités aux « spécialistes » car les expériences fâcheuses (Toulouse, Grenoble, Montevrain résidence poubelle au point d’avoir été fermée par la mairie pour insalubrité dans un état de dégradation …) avaient démontré qu’ils ne savaient pas gérer cette clientèle.  

Et maintenant, un an sur le redressement (futur !) de la société à condition que les propriétaires baissent leurs loyers, un constat s’impose : les efforts des propriétaires ayant cédé au chant des sirènes ne suffisent pas à redresser la barre.
Quand on part en situation de cessation de paiement, quelques dizaines de millions de l’actionnaire et les baisses de loyer, acceptées par seulement la moitié des résidences, ne permettront pas de redresser durablement la situation
» signale un investisseur.

LE POINT FINANCIER

Un autre souligne : « Les derniers comptes officiels d’Apparcity publiés (9 mois 2017), demeurent affolants  (source chiffres et analyse : société.com) :

132 M€ de Chiffre d’Affaires et 140 M€ de dettes ! dont 54 M€ de dettes financières, 56 M€ de dettes fournisseurs, 22 M€ de dettes fiscales et sociales et 9M€ d’autres dettes
Société en perte de 3 M€.
Rating société (société.com) : défavorable
Rentabilité (société.com) : défavorable

Niveau d’endettement financier : 234.32% des fonds propres. Si le taux est supérieur à 100%, ce déséquilibre peut signifier que les associés disposent de peu de moyens ou ne souhaitent plus investir dans l’entreprise ».

UNE FORTE DETTE

« Charge de la dette d’Appart City : 97.38% (élevée). Ce ratio permet d’évaluer si le coût annuel de la dette bancaire capte une part trop élevée de la rentabilité du coeur d’activité de l’entreprise. Au delà d’un tiers, on peut considérer que l’entreprise est trop endettée ou ne parvient pas à dégager assez de résultat pour pouvoir payer les intérêts de la dette et continuer dans le même temps à se développer normalement.

Rentabilité nette finale : -2.26% du CA (mauvaise/perte). Le ratio estime la capacité de l’entreprise à dégager un profit net final, après prise en compte de la totalité des charges qui ont été supportées par l’entreprise tout au long de l’année.

Capacité d’auto-financement (CAF) : -4.95% (mauvaise/en chute par rapport à 2015). Ce critère indique la capacité de l’entreprise à générer globalement assez de trésorerie pour pouvoir ensuite maintenir ou développer son activité. Une capacité d’auto-financement négative signifie au contraire que la société disposera  de moins en moins de trésorerie, ce qui risque « d’asphyxier » progressivement son exploitation.

Même en tablant sur des chiffres en légère hausse au titre de 2018, (car c’est une bonne année dans l’hôtellerie en général et qu’Appartcity aura profité de l’effet baisse des loyers sur un exercice complet et d’aides de l’actionnaire), qu’en sera-t-il à moyen terme ?  Et même dès 2019 avec l’augmentation importante de la charge des loyers (Indice des loyers commerciaux ou ILC) ?  

En plus au 1er janvier 2019, nous assistons au retour contractuel au loyer d’origine d’une bonne dizaine de résidences rentables qui avaient accepté des baisses provisoires ».

 

LES QUESTIONS DES INVESTISSEURS

Et de poursuivre : « Combien des rénovations complètes de résidences prévues ont été faites depuis 2015 ? Cette société ne fait que de menus travaux depuis 2 ans dans les résidences. Certes cette société a choisi de rembourser des arriérés, ce qui a un bon effet immédiat pour réduire les charges d’avocat, rassurer et amadouer les propriétaires, l’opinion publique et sans doute les instances surveillant les comptes. Mais l’absence de réels travaux hypothèque la relance et donc l’avenir de nombreuses résidences…

Combien de temps les loyers pourront-ils être honorés dans ces conditions ? A notre avis, Appartcity n’a pas regagné la confiance des banques. Avec le nombre réduit de résidences ayant signé des baisses de loyer, cet exploitant ne peut pas atteindre les objectifs de sortie de crise qui nécessitaient 80% de résidences acceptant les baisses ».

ET DEMAIN ?

« A vendre à bas coûts, on ne génère pas de marge et on plombe  les comptes mais en plus l’état catastrophique de certaines résidences. Du coup, le social devient leur porte de sortie, et malgré des propos soi disant rassurant de ne plus jamais faire de résidence sociale, cela continue encore et encore….quelle autre résidence demain?  

Le précédent dirigeant a voulu éteindre un incendie avec la complicité de quelques conseils…..non seulement le résultat du nombre de signataires est décevant, avec une « économie » provisoire de 5,5 millions (puisque des loyers vont reprendre leur montant d’origine en 2019), mais en plus il a rallumé un autre incendie avec les autres résidences restées à l’écart . Aujourd’hui, on ne voit pas quelle issue favorable pourrait arriver…….

A moins d’une revente prochaine de cette société, en essayant de taire tous les problèmes actuels et d’essayer d’habiller proprement la mariée, comme se l’accordent à penser de nombreux spécialistes (conseillers en gestion de patrimoine, avocats, spécialistes du statut de loueur en meublé professionnel….enfin les vrais »

Mon billet du 16 février 2019 sur cette reconversion dans l’hébergement d’urgence.


QUAND APPART CITY SE RECONVERTIT DANS LE SOCIAL

A SAINT MAURICE (94410) APPART CITY TRANSFORME UNE RESIDENCE DE TOURISME EN RESIDENCE SOCIALE POUR FAIRE DE L’ HEBERGEMENT D’URGENCE. UN VRAI CHANGEMENT DE DESTINATION.

Les investisseurs d’Appart City ayant acheté en région parisienne, à Saint Maurice dans le Val de Marne ont de quoi être contents. Je viens d’appeler la centrale de réservation du « numéro un des apparts hôtels en France », où l’on m’assure fermement qu’Appart City n’exploite pas de résidence dans cette commune résidentielle longée par la Marne. A la place, la commerciale me propose une résidence dans Paris Intra muros.

Explication : cette résidence de tourisme classée trois étoiles est tout simplement sortie de la commercialisation de cet exploitant. Et pour cause : depuis quelques mois, elle est devenue une résidence sociale temporaire. Cette modification appelle plusieurs remarques :

  • Les propriétaires privés de cette résidence n’ont pas été informés de ce changement de destination. Ils viennent de l’apprendre par un récent article du quotidien Le Parisien. « Il est inadmissible que l’on nous mette devant le fait accompli» tonnent les investisseurs.
  • Résidence sociale rime généralement avec logement d’urgence pour abriter notamment des personnes expulsées ou des étrangers en transit. Dans ces conditions, des dégradations ne sont pas à écarter.
  • D’ailleurs, renseignements pris, des travaux de remise en état de la résidence devraient intervenir cet été. A la charge de qui : des propriétaires ou de l’exploitant ?

Dans l’intervalle, quelle valorisation de leur bien peuvent attendre les propriétaires ? Quid s’ils souhaitent le vendre rapidement ? Pourtant lorsqu’ils ont acheté, des commerciaux leur ont fait miroiter qu’ils boosteraient leur épargne.

A noter que par ailleurs cet exploitant a signé un contrat de location gérance avec un autre professionnel pour certaines résidences de tourisme. Saint Maurice n’en fait pas partie.

Article du Parisien.

 

REAGISSEZ ICI

 

 


VERSAILLES : EXPOSITION PHILIPPE LEJEUNE

LA RETROSPECTIVE CONSACRE A CE PEINTRE DU SACRE REUNIT 150 TABLEAUX A L’ESPACE RICHAUD.

 

« Avec l’exposition présentée à l’Espace Richaud du 15 février au 14 avril 2019, la Ville de Versailles rend un hommage inédit au peintre Philippe Lejeune (1924-2014). Dans cette ré­trospective de son oeuvre, 70 ans de peinture sont illustrés au fil de quelque 150 tableaux » m’explique François de Mazières, maire de Versailles.

Vous y découvrirez un des peintres les plus prolifiques et les plus inspirés de sa génération, symbole aussi de la permanence d’un art sacré en France dans le dernier demi-siècle. Et si vous ne connaissez pas encore ce peintre, je vous signale qu’à 16 ans, le peintre Maurice Denis l’accepte aux Ateliers d’art sacré de la place Furstenberg à Paris, créés avec George Desvallières en 1919.

Après avoir  séjourné en Océanie avec le peintre Philippe Cara-Costea il fonde au début des années 1950 la revue Sujet et se rapproche ainsi des peintres de la Jeune Peinture comme Françoise Adnet, Paul Rebeyrolle et André Minaux. « Mais la rencontre décisive est celle, à la même époque, du peintre italien Leonardo Cremonini, qu’il rejoint à Forio d’Ischia dans la baie de Naples pendant l’été 1954 » poursuit François de Mazières.

Dans les années 50, Philippe Lejeune fonda l’École d’Étampes et devient conservateur du musée municipal de cette commune. Après un séjour en Inde en 1969, il ouvre en milieu carcéral à Fleury-Mérogis, un atelier qu’il animera pendant 25 ans.

« Ce qui est important, c’est de saisir les formes, les proportions, les équilibres de couleurs. Inutile de vouloir figurer l’âme, l’esprit ou le caractère d’une chose si l’on n’a pas le niveau technique requis » confiait Philippe Lejeune.  Dans ses innombrables œuvres,  cet artiste réussit à dépasser le faux dilemme figuration/abstraction. Une gageure.

 

 


SUISSE : BIENVENUE AU GLACIER 3.000

DANS LE CANTON DE VAUD, DECOUVERTE DU GLACIER 3.000 A PARTIR DE L’UNIQUE PONT SUSPENDU AU MONDE RELIANT DEUX PICS EN HAUTE MONTAGNE.

Après Valloire et ses sculptures sur neige, cette fois je vous emmène en Suisse dans les Alpes Vaudoises pour découvrir le fameux glacier des Diablerets, situé à 3.000 mètres.  Sportif ou non, vous passerez une journée inoubliable en haute montagne.

Après l’arrivée à Lausanne par le TGV Lyria en provenance de Paris, un train helvète me conduit à Aigle où je monte dans un pittoresque train cheminant à travers la montagne enneigée. En un peu moins de six heures, j’ai rejoint la station familiale des Diablerets (1.200 mètres d’altitude).

Le lendemain, une navette avec le bus postal, me dépose au Col du Pillon (1.546 mètres) pour prendre un premier, puis un second téléphérique. Au bout de 15 minutes de trajet, arrivée au « Glacier 3000 », comme l’appellent les Suisses, pour admirer par temps clair, un superbe panorama sur plus de 24 sommets dépassant les 4.000 mètres… qui nous rend bien modeste.

L’ expérience en altitude se poursuit par le franchissement du Peak Walk, une passerelle bien sécurisée. Mieux vaut s’abstenir si l’on a le vertige.  C’est le seul et unique pont suspendu reliant deux sommets.

 » Entre l’hiver et l’été, le Glacier reçoit quelques 200.000 visiteurs par an dont 70% de piétons. Les grands sportifs profitent des 28 km de pistes de ski à 3.000 mètres » m’explique Félicien Rey-Beller de la société d’exploitation Gstaad 3.000. Ce glacier est une curiosité internationale : des asiatiques, des chinois et des indiens s’y pressent pour admirer la neige en toutes saisons.

Mes conseils : prendre soin de vérifier la météo avant de se rendre au col du Pilon et bien se couvrir.

http://www.region-du-leman.ch