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IMMOBILIER : LE MARCHE DES RESIDENCES SECONDAIRES EN BERNE

Deauville, la Côte Basque, Bassin d’Arcachon : le point sur le marché des résidences secondaires. Les acquéreurs restent rares et peuvent négocier. Sauf pour les biens de qualité exceptionnelle.

Une vue sur le bassin d’Arcachon

Les vacances constituent souvent une période propice pour craquer pour une résidence secondaire. Ne vous fiez pas aux prix de « présentation » des biens à vendre. Dans les lieux de villégiature nationaux haut de gamme – Deauville, la Côte Basque, le Bassin d’Arcachon -, le marché reste très calme.

Deauville Barnes constate un recul des prix d’environ 20% par rapport au 1er semestre 2012. Les « vrais » vendeurs ont revu leur prix à la baisse. Cependant la barre psychologique du million ne parvient pas à être dépassée. Toujours à Deauville, dans l’ancien la moyenne du prix est passée en dessous du seuil des 5.500 euros/m2. En raison de la proximité de la capitale, la clientèle de ce « vingt et unième arrondissement » reste à 90% parisienne.

Face au ralentissement de la demande, les professionnels de l’immobilier enregistrent une hausse du nombre de mandats. Les timides acquéreurs recherchent des maisons implantées dans un rayon de 30 kilomètres de cette ville du Calvados et des appartements en plein centre de Deauville.

La Cote basque

 Sur la côte basque, le marché des résidences secondaires est à deux vitesses. Les prix arrivent à se maintenir pour des biens situés en centre-ville ou assez proches de la plage. En revanche, ils accusent un repli de 20% sur le marché de la campagne basque, selon Barnes. La clientèle est à 80% françaises.

En premier rang vue mer, il faut compter entre 10.000 et 13.000 euros/ m2. Dans le centre-ville de Biarritz ou de Saint-Jean-de-Luz, le prix moyen varie entre 5.000 et 8.000 euros/m2.

Le Bassin d’Arcachon fait de la résistance

Si la réputation du Bassin attire de grands patrons d’industrie, des politiques, des artistes…, force est de constater que « Les petits mouchoirs » (film de Guillaume Canet tourné au Cap Ferret) ont donné un nouveau coup de projecteur sur le secteur, accentuant sa notoriété, notamment auprès des « people ».  Le Pyla et  le Cap Ferret attirent principalement pour des résidences secondaires, une clientèle en majorité parisienne, un peu bordelaise, quelques expatriés, quelques Belges et Suisses.

A Arcachon, les prix font de la résistance et s’affichent à des niveaux très élevés. Pour un appartement en front de mer, ils atteignent parfois des valeurs parisiennes : 10 000 euros le m² et répondent à une clientèle de retraités, exigeante, mais décidée à ne plus supporter les charges d’une villa. Grâce aux bonnes liaisons ferroviaires entre Paris et Arcachon, des seniors sont de plus en plus tentés d’y passer leur retraite, en résidence principale ou alternée.

« Pour les candidats à l’achat plus jeunes, Lège Cap Ferret et le Pyla-sur-Mer proposent des villas de prestige pieds dans l’eau, des produits rares sur la côte Atlantique », m’indique Stéphane Pillon de Barnes Bassin d’Arcachon.Le mètre carré n’est guère plus accessible qu’en appartement. A titre d’exemple, au Moulleau, une villa de 180 m² bâtie sur un terrain de 1 000 m² a récemment trouvé preneur à 4 millions d’euros. Au Cap Ferret et au Pyla, les fameuses “cabanes” de bois –  en réalité de belles propriétés aux prestations les plus modernes – construites dans la pinède, mais avec vue sur l’océan et accès à la plage, sont les plus convoitées et peuvent atteindre des prix faramineux. Avis aux amateurs.

Prochain billet : Aix littoral et le Périgord


IMMOBILIER : LES PRIX FLAMBENT DANS LES PAYS EMERGENTS

Dans les pays émergents, la flambée des prix immobiliers résulte de la forte croissance économique et de l’afflux de main d’œuvre vers les zones urbaines.

(source: Ambassade de Chine)

 Une fois n’est pas coutume. Les notaires français viennent de se pencher sur l’évolution des prix des logements dans le monde.  «Si vous vous intéressez au peloton de tête, les deux cités-états de Hong-Kong et Dubaï se détachent très nettement, avec une hausse annuelle enregistrée en 2012, de près de 25% pour la première et de près de 20% pour la seconde » m’expliquent les notaires. Depuis des décennies, la région administrative spéciale de Hong- Kong, de la république populaire de Chine, attire les investisseurs du continent chinois.

En se basant sur le panorama fourni par le magazine britannique The Economist et par l’étude du commercialisateur international Knight Frank couvrant 55 pays, nous constatons que ces cités-états sont suivies par les fameux BRIC : Brésil (près de 15%), la Russie (10%), Inde et Chine (près de 10%). Des pays comme la Turquie, Taïwan et l’Autriche flirtent également avec 10% de hausse annuelle.

Phénomène courant dans les pays émergents, la flambée des prix immobiliers résulte de l’effet conjugué de la forte croissance économique et de l’afflux de main d’œuvre vers les zones urbaines.

Logements: les douze plus fortes hausses des prix dans le monde en 2012

les 12 plus fortes hausses des prix dans le monde

Source:  Knight Frank Global Price Index (d’après les indices officiels publiés par les états des banques centrales)

Pénurie endémique

« Ayant peu de choix de placements, en dehors des matières premières, les investisseurs privés acquièrent des logements qu’ils gardent souvent vides pour miser sur les plus-values, sans prendre le risque de les louer. Depuis plusieurs années, c’est le cas en Chine où le gouvernement a tenté de réagir en limitant les crédits pour l’achat des logements au-delà du premier et, en instaurant une taxe foncière dans les grandes villes » poursuivent les notaires.

 

Toujours dans les pays émergents, l’accès à un logement décent devient l’une des principales revendications des classes à revenus modestes et souvent moyens. Ce n’est sans doute pas un hasard si les deux pays connaissant actuellement des troubles sociaux – le Brésil et la Turquie – se retrouvent en tête du classement des douze plus fortes hausses des prix des logements dans le monde en 2012.

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APOLLONIA : QUATRE AVANCEES

Après cinq années de procédure, l’affaire Apollonia a avancé sur quatre points. Cependant les victimes ayant subi un préjudice d’environ un milliard d’euros, attendent encore  la fin de la procédure pénale.

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Des épargnants dépouillés

Relatif soulagement pour les victimes de l’arnaque Apollonia. Comme je le signalais dans un précédent billet, le 6 juin 2013, la cour d’Appel d’Aix-en-Provence a donné au cabinet d’avocats Gobert, l’autorisation d’utiliser les éléments du dossier pénal dans les procédures civiles.

Certes les préjudices moraux et financiers subsistent pour ces innombrables victimes ayant fait confiance à Apollonia pour préparer leur retraite en réalisant des placements d’immobilier locatif. Suite à la demande conjointe de Claude Michel, Président ANVI ASDEVILM, et de Jean-Marie Tétart, Député des Yvelines de déclasser les pièces de l’Instruction pénale, la situation a quelque peu évolué en leur faveur.

Etes-vous prêts à aborder des notions de droit, afin de cerner les quatre avancées venant d’être obtenues ?

 

Affaires civiles et de l’instruction pénale regroupées dans un même tribunal

Dans un arrêt (n° 211, RG 12/04525) rendu le 29 mai 2013 par la cour d’appel de Toulouse, les liens entre les affaires civiles etl’instruction pénale sont enfin reconnus. Cela permet d’appliquer le principe de « connexité ». Selon l’article 101 du code de procédure civile, « s’il existe entre des affaires portées devant deux juridictions distinctes un lien tel qu’il soit de l’intérêt d’une bonne justice de les faire instruire et juger ensemble, il peut être demandé à l’une de ces juridictions de se dessaisir et de renvoyer en l’état la connaissance de l’affaire à l’autre juridiction. » Le juge a bel et bien vérifié l’existence de ce lien.

Victimes ayant des procurations irrégulières : suspension des poursuites

Alors qu’un conflit de droit faisait planer un doute sur le caractère authentique des procurations signées par les clients Apollonia, la Garde des Sceaux a tranché en confirmant que « les arrêts du 7 juin 2012 (…) ont eu des conséquences sur les procédures civiles d’exécution mises en oeuvre par les banques à l’encontre des victimes qui avaient souscrit des emprunts ».  Selon la Cour : « les irrégularités relevées dans les procurations signées par les clients Apollonia faisaient perdre leur caractère authentique aux actes correspondants (aux actes de prêt) ».  Par conséquent,  les banques ne peuvent pas se retourner contre les épargnants (débiteurs) pour saisir leurs biens.

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Utilisation des pièces du dossier pénal pour suspendre les poursuites engagées par les banques dans les procès civils

 Pour justifier d’une demande de sursis à statuer (attente du jugement de Marseille pour poursuivre le jugement civil), d’une demande de dessaisissement ou de connexité, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a reconnu le droit (par un arrêt du 6 juin 2013 de la 8e chambre A, n°12/07594) aux victimes « de produire, par le biais de leur avocat et à condition qu’elles soient parties civiles, les éléments tirés de la procédure pénale en cours, nécessaires aux besoins de leur défense ».

La possibilité de demander que les avocats des victimes (affaires civiles) soient rémunérés par les banques ayant engagé les poursuites

La « procédure de distraction » (article 699 du code de procédure civile), accorde aux avocats le droit « de recouvrer directement contre la partie condamnée ceux des dépens dont ils ont fait l’avance sans avoir reçu provision » lors de l’arrêt de sursis à statuer ou de dessaisissement.

N’ayant rien de nouveau, cette procédure, pourrait pourtant soulager bon nombre de victimes accablés par les frais de justice. Je signale qu’elle a déjà été accordée par la 8e chambre A de la cour d’appel d’Aix en Provence, par un arrêt du 6 juin 2013 (n°12/07594) à un couple de victimes.

Si ces quatre avancées constituent une bonne nouvelle, les victimes lassées par cinq longues années de procédure, attendent avec impatience la fin de l’Instruction pénale. Et bien sûr leur indemnisation dans cette arnaque organisée et préméditée.

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IMMOBILIER : QUI PEUT ENCORE S’OFFRIR PARIS ?

A Paris, les prix de l’immobilier ancien résistent à la baisse selon les notaires. A condition d’être aisés et de bénéficier d’une aide parentale, des primo-accédants peuvent s’offrir un logement dans la capitale.

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Dans un récent billet, je remarquais que la baisse des prix de l’immobilier résidentiel se faisait attendre. Les notaires parisiens partagent également cet avis. Dans leur dernier point marché, ils signalent « dans la continuité des mois précédents, les prix sont toujours assez peu affectés par le faible nombre de ventes et la résistance perdure ». Les statistiques des notaires sont établies à partir des actes notariés correspondant à des avant-contrats signés trois mois auparavant. Si l’on se limite à  Paris intra-muros,  le prix au m² s’établit à 8.280 euros à fin avril (pour des avant contrats signés en janvier), en recul de seulement – 0,2% sur 3 mois.

Résistance des prix

D’après les indicateurs avancés des Notaires de Paris – Ile-de-France sur les prix issus de ces fameux avant-contrats de vente à Paris, les prix se maintiendraient cet été aux alentours de 8.250 euros le m², ce qui confirmerait la stabilisation des prix parisiens constatée depuis le dernier trimestre 2012. Sur une période d’un an, la Capitale évolue donc de concert avec les autres départements, avec un prix au m² en recul de seulement 1,4%.

L’achat d’un appartement à Paris n’est pas à la portée de toutes les bourses, compte tenu d’un prix moyen au m2 dans l’ancien d’un peu plus de 8.200 euros. Le courtier meilleurtaux vient de se pencher sur les acheteurs parisiens, en particulier les primo-accédants. Evalués à 70%, ces derniers sont sur représentés sur l’illustration ci-dessus, pour des raisons internes.

Sandrine Allonier

« Nous estimons à seulement 20% la proportion de primo-accédants achetant dans la capitale. Généralement ils perçoivent des revenus mensuels nets de 8.400 euros et peuvent s’offrir une soixantaine de mètres carrés » m’explique Sandrine Allonier, responsable des études chez ce courtier. Et de poursuivre : « Pour un achat d’environ 500.000 euros, ils disposent d’un apport personnel de près de 200.000 euros. Ce capital de départ résulte du fruit de leur épargne et bien souvent d’une donation provenant des parents ». D’ailleurs l’aide familiale a baissé depuis que le gouvernement actuel a ramené l’abattement pour les donations à 100.000 euros.

Au lieu de réaliser un investissement locatif en province risquant de devenir un boulet fiscal dans cette période de matraquage par des impôts, ou de s’offrir une résidence secondaire vulnérable au retournement du marché immobilier, ces primo-accédants aisés préfèrent s’installer à Paris. Quitte à acheter ultérieurement plus grand, en banlieue.

Vous avez acheté récemment dans la capitale ou en région parisienne, faites nous part de votre expérience. S’agit-il d’un bien ancien ou neuf ? Comment avez-vous réussi à boucler votre plan de financement. Réagissez sur mon blog. Merci d’avance.

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