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IMMOBILIER : LES PRIX FLAMBENT DANS LES PAYS EMERGENTS

Dans les pays émergents, la flambée des prix immobiliers résulte de la forte croissance économique et de l’afflux de main d’œuvre vers les zones urbaines.

(source: Ambassade de Chine)

 Une fois n’est pas coutume. Les notaires français viennent de se pencher sur l’évolution des prix des logements dans le monde.  «Si vous vous intéressez au peloton de tête, les deux cités-états de Hong-Kong et Dubaï se détachent très nettement, avec une hausse annuelle enregistrée en 2012, de près de 25% pour la première et de près de 20% pour la seconde » m’expliquent les notaires. Depuis des décennies, la région administrative spéciale de Hong- Kong, de la république populaire de Chine, attire les investisseurs du continent chinois.

En se basant sur le panorama fourni par le magazine britannique The Economist et par l’étude du commercialisateur international Knight Frank couvrant 55 pays, nous constatons que ces cités-états sont suivies par les fameux BRIC : Brésil (près de 15%), la Russie (10%), Inde et Chine (près de 10%). Des pays comme la Turquie, Taïwan et l’Autriche flirtent également avec 10% de hausse annuelle.

Phénomène courant dans les pays émergents, la flambée des prix immobiliers résulte de l’effet conjugué de la forte croissance économique et de l’afflux de main d’œuvre vers les zones urbaines.

Logements: les douze plus fortes hausses des prix dans le monde en 2012

les 12 plus fortes hausses des prix dans le monde

Source:  Knight Frank Global Price Index (d’après les indices officiels publiés par les états des banques centrales)

Pénurie endémique

« Ayant peu de choix de placements, en dehors des matières premières, les investisseurs privés acquièrent des logements qu’ils gardent souvent vides pour miser sur les plus-values, sans prendre le risque de les louer. Depuis plusieurs années, c’est le cas en Chine où le gouvernement a tenté de réagir en limitant les crédits pour l’achat des logements au-delà du premier et, en instaurant une taxe foncière dans les grandes villes » poursuivent les notaires.

 

Toujours dans les pays émergents, l’accès à un logement décent devient l’une des principales revendications des classes à revenus modestes et souvent moyens. Ce n’est sans doute pas un hasard si les deux pays connaissant actuellement des troubles sociaux – le Brésil et la Turquie – se retrouvent en tête du classement des douze plus fortes hausses des prix des logements dans le monde en 2012.

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EXIL FISCAL : LE MOUVEMENT CONTINUE

Le durcissement de la fiscalité française incite des financiers et des entrepreneurs à quitter l’Hexagone. Au final, la France fait de mauvais calculs en menant cette politique fiscale, démonstration à l ‘appui.

Le départ des Français fortunés vers des cieux fiscaux plus accueillants se poursuit. Environ 5.000 foyers fiscaux se seraient installés hors des frontières l’an dernier. Et la perspective d’un retour dès cette année, d’une nouvelle tranche  d’impôt sur le revenu entretient le flux des départs envisagés, voire réalisés.

Dans les destinations favorites pour l’exil fiscal de nos compatriotes figurent trois mégapoles : Londres et New-York pour les cadres de la finance, et Hong-kong pour les entrepreneurs, comme me le signale le cabinet d’avocats Lefèvre Pelletier, à Paris.

Les motivations de l’exil fiscal

Bien sûr, la hausse continue de la fiscalité des revenus et du capital depuis 2009 incite les gros contribuables à quitter la France. A savoir le retour de l’ISF au barème progressif, la majoration de l’impôt sur le revenu, la hausse des droits de donation et de succession. Sans oublier l’instabilité fiscale qui perturbe toute stratégie patrimoniale à moyen terme.

Pour couper tout lien avec la France, mieux vaut notamment vendre ses biens immobiliers. Pas étonnant dans ces conditions qu’un spécialiste de l’immobilier haut de gamme comme Barnes, ait enregistré en un an, 50% de mandats supplémentaires de mises en vente de grands appartements et d’hôtels particuliers situés à Paris.

Les mauvais calculs de la France

En se basant sur 5.000 exilés fiscaux qui quitteraient la France en 2013, les avocats du cabinet Lefèvre Pelletier se livrent à un rapide calcul. En faisant 2 hypothèses :

–         chaque exilé fiscal aurait pu créer entre 10 et 100 emplois en France ;

–         le coût d’un chômeur pour l’Etat tourne autour de 50.000 euros par an.

Sur un an, le manque à gagner pour l’Etat varierait entre 2,5 milliards d’euros (10 emplois perdus) et 25 milliards d’euros (100 emplois perdus par exilé fiscal).

Sur dix ans, le manque à gagner pour l’Etat des 5.000 exilés fiscaux ayant quitté la France en 2012, se chiffrerait entre 25 milliards d’euros (10 emplois perdus) et 250 milliards d’euros (100 emplois perdus par exilé fiscal).

D’où la conclusion de Jacques-Henry de Bourmont, associé a ce cabinet d’
avocats : « Au lieu de faire de la politique fiscale, nos dirigeants devraient mener une politique économique ». Une remarque de bon sens… pour réduire la pression fiscale et encourager la création d’emplois.

Retrouvez cet article et bien d’autres sur le blog de Jean-Marc Sylvestre