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RESIDENCES DE TOURISME : RECAPITALISATION DE 2 EXPLOITANTS

 Sociétés exploitant des résidences de tourisme, Odalys et CGH renforcent leurs fonds de roulement. Le point sur ces deux schémas différents visant à sécuriser les investisseurs.

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Pour faire face aux remous de la conjoncture, deux exploitants de résidences de tourisme renforcent leurs fonds propres.

L’an dernier, un fonds d’investissement devait entrer dans le capital d’ Odalys. D’après notre confrère des Echos, c’est finalement la maison mère, la Financière Duval qui injectera 25 millions d’euros d’argent frais auprès de sa filiale d’exploitation, pilotant 190 résidences de tourisme regroupant 75.000 lits. « Avec cette opération financière, espérons que les retards de paiement de loyers s’achèvent » me confient des copropriétaires- investisseurs.

Renforcement des fonds propres du groupe MGM

D’autre part, le fonds Ekkio Capital vient de prendre une participation dans le capital du groupe MGM. Et ce, à deux niveaux, en s’invitant au capital de CGH (Compagnie de gestion d’hôtelière) qui exploite à la montagne, 28 résidences de tourisme totalisant 2000 appartements et 10.000 lits. En 2014, CGH a réalisé un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros.

Dans cette opération de capital développement, le fonds Ekkio prend également une participation dans la filiale de promotion de ce groupe, MGM Construction. Le chiffre d’affaires de ce promoteur spécialisé dans les résidences de montagne a certes baissé en 2014 à 80 millions d’euros, contre 100 millions en 2013.

« Désormais, notre modèle économique se base sur la construction annuelle d’environ 160  appartements en résidence de tourisme et 40 en résidence principale. Dans le cadre de ce partenariat stratégique, ce fonds d’investissement accompagnera nos différentes opérations de promotion dans des proportions variables en fonction de la taille des projets, afin de conserver certains logements à travers une foncière » m’explique David Giraud, Président du groupe MGM.

Tout en maintenant le cap des résidences 4 étoiles, le groupe MGM a cédé ses deux hôtels à Tignes en 2014.


4 commentaires on “RESIDENCES DE TOURISME : RECAPITALISATION DE 2 EXPLOITANTS”

  1. Le Dindon de la Farce dit :

    Il n’empêche que la valeur actuelle de nos biens a perdu près de 50 % en 6 ans et que les loyers ne représentent qu’une misère. En particulier surtout pour ceux qui, comme nous, se sont endettés sur 20 ans: mensualité 1 100 € pour un loyer brut de 280 €/mois, soit, net, environ 200 €.
    Avec un déficit de 900 €/mois, voilà ce à quoi correspond le « complément de retraite » que l’on nous avait annoncé!
    Reste à vendre! Oui, mais, si l’on vend avant le terme de la 9e année, le fisc va nous faire verser ce dont dont il nous a exonéré et récupérera une grosse partie de la TVA qu’il nous a remboursée! On pouvait se faire pigeonner de plus belle manière…..mais il fallait chercher!
    Le Promoteur, le « Locataire » et même l’Etat se sont unis dans une arnaque de très grande ampleur!
    Alors, penser que les fonds que DUVAL réinjecte dans ODALYS sont de nature à nous rassurer, il y a un TRES grand pas!
    Nous avons été gravement bernés, ODALYS vas se refaire une santé en exploitant NOS appartements sur lesquels nous avons perdu une fortune dans l’indifférence générale, y compris chez nos Parlementaires, Ministre des Finances, Premier Ministre et même Président de la République!

    • mdenoune dit :

      Bonjour

      Si je comprends bien, vous êtes en cours de bail et le renouvellement au bout de 9 ans n’a pas encore été atteint. Par rapport à l’origine, votre niveau de loyer est-il maintenu? quid des retards de loyers?
      Comment calculez vous la perte de valeur de 50% en six ans?
      Cdlt

      • Le Dindon de la Farce dit :

        Nous sommes effectivement en cours de bail, en formulant le souhait que ce soit le 1 er et….le dernier!
        Notre loyer a été « grassement » augmenté : environ 40 €/ mois en 6 ans (grosso modo 20 € au terme de la 3e année, 20 € au terme de la 6e année, 2014)
        Pour le calcul de la perte de valeur, c’est très simple: nous sommes étranglés et nous avons mis le bien en vente. La meilleure offre que nous ayons eue (ou la moins mauvaise!) a été 95 000 € (avec frais d’Agence inclus) pour un bien payé 167 000 €. En compulsant les annonces sur le CORBIER, les biens équivalents (situation, superficie) sont entre 80 000 et 90 000 € frais d’Agence inclus soit prix net vendeur 73 000 à 84 000 €.
        Nous avons bénéficié de la défiscalisation, c’est vrai, mais, si nous vendons avant le terme de la 9e année, nous serons « requalifiés » et devrons restituer au Fisc la totalité des impôts dont nous avons été exonérés! Dans le même temps, nous avons dû payer près de 80 000 € d’intérêts à la banque. Quand je dis que nous avons perdu 50 % de la valeur du bien, je suis TRES modéré!
        Ah! C’est vrai, j’allais oublier les recettes constituées par ces loyers ridiculement bas! Avec environ un total de 16 500 € desquels il convient de déduire la TVA, le Foncier, les frais locatifs, nous sommes très loin de l’équilibre financier!
        Et dire que le Courtier nous avait assurés d’un substantiel complément de retraite!!!!!