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CLUB MED A VITTEL : COUP DE JEUNE POUR L’ERMITAGE (2)

LE CLUB MED RECENTRE SON ACTIVITE SUR L’ERMITAGE, APPELE A FAIRE UNE CURE DE JOUVENCE

Pendant près de 50 ans, le Club Med a été une véritable locomotive à Vittel. Même si dans cette station thermale des Vosges, la marque du Trident a quitté le Grand Hôtel il y a trois ans, elle concentre désormais son activité sur l’Ermitage. Un petit bijou art déco proche du golf et du champ de course. Cette stratégie reste donc cohérente avec ses activités golfiques, équestres et de bien être.

La rénovation de cet hôtel de charme s’accompagne d’une extension de sa capacité. Voici ce qui est prévu

° Hébergement : rénovation de l’ensemble des chambres clients existantes. Les volumes, les boiseries, les sanitaires et les frises carrelage d’époque des salles de bains sont conservés, mais avec une recoloration de ces espaces. Le nouveau mobilier évoque l’Art déco.
En outre, de nouvelles chambres sont créées au dernier étage. Situées sous les toits, elles présentent des volumes atypiques, avec pans coupés et hauteurs sous plafonds moins élevées. A cet étage, les décorateurs ont pris le parti d’un mobilier de style plus contemporain.

° Parties communes : rénovation complète du restaurant, qui se veut un lieu raffiné avec boiseries, tonalités chaudes, velours et teintes cuivrées. Autres nouveautés : installation d’une véranda rotonde sur la terrasse en installant une véranda rotonde et extension du fameux bar lounge. Espérons que le salon Hemingway situé au fond du bar, soit préservé dans son jus.

Les travaux du Club Med Vittel débuteront le 14 septembre 2023 et dureront jusqu’au 30 juin 2024. La réouverture du Resort est prévue en juillet 2024.

Comme je vous l’ai signalé dans mon précédent billet, en exploitant

Le Palmarium, le Grand Spa des Vosges, France Thermes mise surtout sur la clientèle de l’Ermitage, qui montera encore en gamme après les travaux, pour surfer sur la remise en forme.


VITTEL, BIENTOT UN RESORT THERMAL (1)

APRES LE DEPART DU CLUB MED SUR SON SITE MAJEUR, CETTE STATION THERMALE PREND UN NOUVEL ELAN

Comme moi, vous appréciez les séjours au vert à Vittel dans les Vosges ? Pas question d’avoir des friches hôtelières en plein cœur ce parc thermal de 650 hectares. Après la fermeture en 2020 par le Club Med du domaine de Vittel Le Parc, une réflexion a été engagée pour donner un nouveau souffle à cette station thermale de 5.000 habitants.  

ARRIVEE DE FRANCE THERMES

° Thermes et thermes Prémium

Depuis le 1er janvier 2023, cet exploitant a pris les commandes de l’Etablissement thermal. De la fin 2023 à 2025, il compte embellir ou créer de nouveaux espaces. Et ce, notamment pour diversifier les activités en lien avec la médecine thermale (ex : la cuisine pédagogique dédiée à la nutrition santé) et créer une offre nouvelle de cure thermale prémium.

° Le Palmarium, le Grand Spa des Vosges

Un vaste plan pour surfer sur la remise en forme… secteur plus prometteur que les cures subventionnées par la Sécurité sociale. Voici le programme : soins à l’eau thermale de bien-être, espaces aquatiques, ateliers propices au lâcher prise, activités sportives propres à Vittel ; golf, équitation, tennis…Les travaux sont prévus de 2024 à 2025.

° Le Grand Hôtel

Qui dit resort, dit offre touristique tout en un. L’objectif est de disposer dans ce bâtiment situé près des thermes, de « 250 clés ». A savoir un hôtel 4 étoiles de 170 chambres et une résidence de tourisme 4 étoiles proposant des studios et des appartements. Sans oublier une offre de restauration sur place. Les travaux sont prévus de 2024 à 2025.

L’ARRIERE DU DECOR AVEC LA BANQUE DES TERRITOIRES

En réunissant des investisseurs publics et privés, six sites emblématiques de la ville ont été rachetés en septembre dernier, au  fonds d’investissement saoudien helvétique Rolaco.

D’une part, la SAS Vittel Invest dont l’actionnaire majoritaire est la Banque des Territoires, aux côtés du Crédit agricole Alsace-Vosges, a racheté les actifs immobiliers de l’Ermitage, du Grand Hôtel et du Palmarium. L’investissement estimé se chiffre à 55 millions d’euros.

D’autre part, la région, le conseil départemental et la ville ont acquis l’ancien Théâtre, l’ancien casino et l’hôtel Vittel Palace pour un montant de 5,4 millions.

L’investissement global devrait permettre de pérenniser 350 emplois directs et un millier d’emplois indirects dans cette petite commune. A l’horizon 2029, France Thermes table sur 7.000 curistes thermaux conventionnés et 63.000 entrées au Spa. A suivre.


MORZINE : RENCONTRE AVEC UN CHEF TOUCHE-A-TOUT

A Morzine, station familiale de Haute Savoie, Thierry Thorens, cuisinier inventif et artiste n’est plus aux fourneaux, mais aux champs.

Après avoir passé la main à son fils Jules pour diriger ses deux restaurants- la Chamade et le Coup de cœur- ce dynamique sexagénaire a passé ses habits de véritable terrien. 

Au début de l’été, il monte à l’alpage un troupeau de 35 bêtes. Outre s’adonner à l’élevage, il exploite les jardins de l’abbaye à St-Jean-d’Aulps, à quelques kilomètres de Morzine. Aux côtés de Mathieu, un horticulteur chevronné et de ses équipes, il  veille sur un potager de 5.000 m2.  Vous y trouverez pèle-mêle des fleurs, des plantes, des fruits et légumes, le tout jardiné selon les principes d’une agriculture raisonnée. Au bio, Thierry préfère les produits de proximité et de plein champ. « L’important est de consommer des produits frais » me confie-t-il. Du potager à l’assiette, ces saveurs sont à retrouver dans les plats savoureux de ses restaurants.

LA LIQUEUR « LA FEE DES MONTS »

Produite à partir d’une quinzaine de plantes cultivées dans les Jardins de l’Abbaye, est la dernière création de Thierry. Un équilibre réussi entre les aromatiques mentholées et anisées caractérise ce nouveau nectar. A découvrir en digestif. Et même en apéro, en Spritz concocté avec un pétillant de Savoie Philippe Grisard.

A quand la prochaine nouveauté à Morzine ?


L’IMMOBILIER DE LUXE SUR LA FRENCH RIVIERA

GRACE AUX ETRANGERS, LE MARCHE SE MAINTIENT MIEUX SUR LA COTE D’AZUR QU’A MARSEILLE. EXPLICATIONS.

Marseille 7° St Victor, villa rénovée de 160 m2, achetée 1,78 million par un acquéreur franco-grec.

De Marseille à Menton, les transactions sur les appartements de grand standing comme les superbes villas ont tendance à marquer le pas. Comme à Paris, l’immobilier résidentiel de luxe connaît désormais un marché à deux vitesses :

  • De 1 à 3 millions d’euros, le nombre des ventes a chuté de 30% en un an.
  • Au-delà, de 3 millions, le marché tourne normalement.  Dans le Midi, les étrangers représentant 60% des acheteurs.

Finie la période où les biens partaient dans la journée sur la Côte d’Azur . « Nous allons retrouvons le rythme habituel de la Côte d’Azur, avec des hivers calmes et des saisons estivales animées » commente Julien Baudry, directeur commercial de Barnes Côte d’Azur.

Depuis 2 ans, la clientèle française dynamisait le marché. Maintenant le retour des étrangers, principalement originaires des pays européens limitrophes – Angleterre, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Luxembourg, Suisse, Italie, Scandinavie- permet de prendre le relais.  Les biens les plus recherchés ? Bastides et mas authentiques dans l’arriére-pays, villas ultra contemporaines avec vue mer ou pied dans l’eau pour les zones littorales.

Dans le secteur de Marseille-Cassis, la demande s’effrite et les acquéreurs prennent plus de temps pour se décider.  Ici très peu de demande étrangère. Chez Barnes par ex, les délais de vente s’allongent et le nombre de biens à vendre à augmenté de 25% au 1er semestre 2023. Résultat : la marge de négociation fait son retour et tourne autour de 10% du prix. Toujours chez Barnes, si le montant moyen des transactions ressort à 1,3 million d’euros, le secteur influe fortement sur le prix au mètre carré. Il faut compter environ 5.000 € /m2 dans les quartiers prisés des 7° et 8° arrondissements, 5.100 €/m2 dans les secteurs Bompard et Le Pharo. Pour les résidences privées du 7° arrondissement, le prix tourne autour de 10.000 €/m2.