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LES FRANCAIS ET L’ ARGENT

IL N’EXISTE PAS DE PLACEMENT MIRACLE, MAIS DES SOLUTIONS PATRIMONIALES ADAPTEES A CHAQUE PROFIL D’EPARGNANTS.

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Dis moi qui tu es, et je te dirai quels placements privilégier. Normal comme dans une pharmacie le praticien prescrit des médicaments en fonction des bobos de ses clients, en matière de placement, il n’y a pas de produit miracle, mais des solutions adaptées à chaque profil d’épargnants.

Grand acteur du conseil en gestion de patrimoine, l’UFF (Union financière de France) fête cette année, son cinquantième anniversaire. Une occasion de sortir un ouvrage intitulé « Les Français et l’Argent ». Publié aux éditions du Cherche Midi, il sera disponible en librairie à partir du 27 septembre.

 

CINQ PROFILS D’ EPARGNANTS

En fait, la partie la plus intéressante de l’ouvrage à mes yeux concerne, les choix patrimoniaux par profil d’épargnants. A partir d’une étude qualitative réalisée avec l’Ifop, les investisseurs privés se répartissent dans 5 grandes familles :

  • Les jeunes
  • Les familles « traditionnelles »
  • Les quadras célibataires sans enfants
  • Les familles monoparentales, souvent dirigées par des célibattantes
  • Les jeunes seniors
  • Les retraités.

Des cas pratiques illustrent chaque catégorie. Toujours dans les familles monoparentales, ces actifs constituant une génération charnière dans la famille doivent prendre soin de leur(s) enfant(s) et de leur (s) parent(s). Si leurs ainés deviennent dépendants et que les juniors suivent des études supérieures, ces célibattant(e)s subissent la « double peine » sur le plan financier.

En cas de remariage, il faut faire attention aux conséquences patrimoniales. Cela signifie par exemple, prendre en compte la tentation pour l’ex-époux de demander à revoir, souvent à la baisse, la pension alimentaire versée et même la prestation compensatoire.

En résumé, un épargnant averti en vaut deux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


IMPOT : UN ACOMPTE SERA VERSE AUX PARTICULIERS

LES CONTRIBUABLES RECEVRONT EN JANVIER PROCHAIN, UN ACOMPTE A HAUTEUR DE 60% DE LEURS REDUCTIONS ET CREDITS D’IMPOTS. EXPLICATIONS.

 

  • Après le psycho drame gouvernemental de début septembre, le PAS (prélèvement à la source) sera finalement mis en place dès janvier prochain.

Les contribuables fortement imposés ont tendance à investir dans des placements de défiscalisation afin de réduire la note à régler au fisc. Ils ont déjà reçu une douche froide en découvrant leur avis d’impôt 2018 assorti du PAS étalé sur toute l’année, c’est-à-dire douze mois au lieu de dix mois pour ceux mensualisés jusqu’ici. Et surtout, le PAS est calculé à partir de l’impôt AVANT les réductions et crédit d’impôts correspondant à l’ensemble des revenus du foyer fiscal.

Mardi 4 septembre 2018, le PAS a été légèrement revu et corrigé

Par deux modifications importantes :

° D’une part, le champ d’application de cet acompte est sérieusement élargi. Au lieu de se limiter au crédit d’impôt pour les services à la personne ou à la réduction pour l’accueil dans un EPHAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), il est étendu à dix autres secteurs. En particulier aux frais de garde d’enfants, aux dons aux associations, à l’investissement l’immobilier locatif, etc.. (voir tableau ci-dessous).

° D’autre part, le taux de cet acompte sur trésorerie est doublé.

« Afin de renforcer la trésorerie de l’ensemble des contribuables concernés, ce taux d’avance sera porté de 30 à 60 %, faisant ainsi doubler la somme versée sur les comptes en banque le 15 janvier 2019 » précise-t-on à Bercy .

COMMENT CA MARCHE ?

Imaginons qu’en 2017 vous ayez réalisé un placement ou un don assorti d’une réduction d’impôt de 100 euros. Le 15 janvier 2019, vous toucherez une avance sur votre réduction d’impôt de 60 euros. .

Et les 40 euros restant ne seront pris en compte que pour le calcul de votre taux de prélèvement de votre avis d’impôt 2019 sur les revenus de 2018 !

Sans la mise en place du PAS, cet avantage fiscal de 100 euros, aurait été pris en compte dès l’automne 2018 pour votre avis d’impot 2018, sur les revenus de 2017.  Dans ces conditions, vous faites un peu le banquier de l’Etat.

Ce relatif assouplissement du PAS améliore quelque peu vos liquidités. Mais il ne faut pas oublier que 40% de vos réductions et crédits d’impôts, pour des placements effectués l’année n seront gelés jusqu’à l’année n+ 1. Et qu’au final, vous êtes encore pénalisé par rapport à l’ancien système de paiement de l’impôt sur le revenu.

LA LISTE DES SECTEURS BENEFICIANT DE L ‘ACOMPTE PARTIEL

Nature de la dépense
CI Frais garde jeunes enfants
CI Services à la personne
RI Dépenses d’accueil en EPHAD
RI Investissement locatif Duflot
RI Investissement locatif Pinel
RI Investissement locatif Scellier
RI Investissement social DOM
RI Logement DOM
RI Investissement Censi-Bouvard
RI Dons aux personnes en difficulté
RI Dons
CI Cotisation Syndicales

QUE PENSEZ-VOUS DE CETTE MESURE RELATIVE A L ACOMPTE? DONNEZ VOTRE AVIS ICI.

EPARGNE : PGM DANS LE COLLIMATEUR

ARNAQUE EN PERSPECTIVE : LES AUTORITES DE CONTROLE METTENT EN GARDE ENVERS PATRIMOINE GESTION MANAGEMENT

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Attention, danger en vue pour les investisseurs privés.   L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) viennent de mettre en garde les épargnants contre les activités de Patrimoine Gestion Management et PGM Patrimoine.

A la suite de plusieurs signalements, l’AMF et l’ACPR alertent le public vis-à-vis de Patrimoine Gestion Management et PGM Patrimoine et des sites liés à ces deux entités proposant des services d’investissement sans y être autorisés.

En effet, ces deux entités et leurs sites http://www.patrimoinegestion-management.com et http://www.pgm.-patrimoine.com ne sont autorisés ni par l’AMF ni par l’ACPR à fournir des services d’investissement et des livrets d’épargne.

 

Dans ce contexte, les deux autorités de contrôle recommandent aux investisseurs de ne pas donner suite à leurs sollicitations, et de ne pas les relayer auprès de tiers, sous quelque forme que ce soit.

 

FAIRE PREUVE DE VIGILANCE

En avril dernier, l’AMF avait déjà sanctionné un conseiller en gestion de patrimoine.

D’une manière générale, l’AMF et l’ACPR invitent les épargnants à appliquer des règles de vigilance avant tout investissement :

° Aucun discours commercial ne doit faire oublier qu’il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé ;

° Obtenez un socle minimal d’informations sur les sociétés ou intermédiaires vous proposant un placement. Notamment leur identité sociale, le pays d’établissement,  la responsabilité civile, les règles d’organisation, etc. ;

° N’investissez que dans le (s) produit(s) que vous comprenez parfaitement. Sinon, passez votre chemin.

° Posez-vous la question de savoir comment est réalisée la valorisation du produit proposé (prix d’achat ou prix de vente), renseignez-vous précisément sur les modalités de revente du produit et les délais liés, notamment dans le cas où le produit investit sur une classe d’actifs peu liquide.

Bref, des réflexes de base à respecter avant de confier votre épargne à des tiers.

 


CREDIT IMMOBILIER : DES TAUX ENCORE ATTRACTIFS

Le pouvoir d’achat immobilier reste stable ou s’inscrit en hausse dans plus de la moitié des grandes villes de France.

 

 

 

« Si nous constatons quelques baisses sur les durées 15 et 25 ans, rien à signaler sur le 20 ans. Côté pouvoir d’achat immobilier, 5 villes voient ainsi leur pouvoir d’achat augmenter, 7 ne bougent pas et 8 le voient baisser», m’explique Maël Bernier, chez Meilleurtaux.com. La carte ci-dessus vous indique la superficie d’un logement ancien que vous pouvez acheter dans chacune des 20 villes passées au crible, en réglant une mensualité de 1.000 euros pendant 20 ans.

Les meilleurs taux négociés

Dans cette période de taux d’intérêt bas, le courtier vient de décrocher auprès de ses banques partenaires, des conditions compétitives pour les dossiers suivants :

A Gagny : un financement à 1,00% sur 20 ans, revenus 7.500€ nets, 20% apport, financement 460.000€

A Nantes : financement jeune couple moins de 35 ans, revenus nets 3.500€ nets/mois, résidence principale, sur 25 ans à 1,40%, sans apport

A Rezé : couple, 1,35% sur 25 ans, apport 5%

A Poitiers : 1,20% sur 20 ans, célibataire, 7500€ nets/mois,

435.000€ d’emprunt, pas d’apport et délégation d’assurance

A Perpignan : 1,05% sur 15 ans, 20% apport, délégation assurance, enseignant, emprunt de 185.000€, couple d’emprunteurs, 30% d’apport

A Rennes : 0,78% sur 14 ans, sans apport, investissement locatif, sans apport, sans pénalités de remboursement anticipé, avec délégation d’assurance, couple 6.500€ nets/mois

A Bayonne : 1,12% sur 25 ans, résidence principale, 7.500€ nets/mois, 8% d’apport, délégation d’assurance.

A Brest : 0,98% sur 15 ans, investissement locatif de 180.000€ sans apport.

En moyenne, les taux tournent autour de 1,40 % sur 15 ans, 1,55 % sur 20 ans et 1,80 % sur 25 ans. Au-delà de 25 ans, ils deviennent moins intéressants puisqu’ils s’élèvent à 2,65 %.

Raisonnez en taux effectif global

Bien sûr,  il s’agit d’un taux nominal ne prenant pas en compte les frais de dossier, les cotisations d’assurance et le coût de la garantie, notamment de caution. Afin d’obtenir le fameux TEG (le taux effectif global), il faut majorer le taux nominal de près d’un demi-point. Avant de vous décider, exigez des simulations sur la base du TEG. Et si vous en avez les moyens, empruntez sur une durée courte. S’engager sur 15 ans coûte moins cher que sur 20 ans.

Par ailleurs, depuis juillet 2016, le crédit immobilier est mieux encadré.

Une remontée progressive prévue

Selon le dernier rapport trimestriel de l’observatoire Crédit Logement-CSA, les taux devraient remonter doucement, mais sûrement, jusqu’en 2020. Une augmentation d’environ 0,20 point est à prévoir d’ici la fin de l’année.