CADEAUX : A VOTRE BON COEUR
Publié : décembre 19, 2024 Classé dans : Famille, Impôts | Tags: Abattement, présent d'usae 3 CommentairesNoel, nouvel an… Une période propice pour faire des cadeaux à ses proches grâce aux « présents d’usage ». Mais gare à ne pas les transformer en donation ! Rappel des abattements actuels.

Qu’est-ce qu’un présent d’usage ? C’est un coup de pouce financier lié à un évènement familial : Noël, anniversaire, réussite d’un examen, mariage, naissance d’un enfant… .
Attention pour ne pas risquer de voir ces présents requalifiés par le fisc en donation, il faut se pencher sur l’épineuse question de leur montant. A ce stade, aucun texte fiscal définit un montant. « Comme aucun texte ne fixe le montant pouvant être ainsi donné, la somme doit s’apprécier au cas par cas. Cette somme varie donc d’une personne à l’autre » explique Stéphanie Gaillard, à la Chambre des notaires de Paris. Demandez-vous s’il n’est pas disproportionné par rapport à votre patrimoine en termes de revenus, de niveau de vie et de patrimoine.
Une jurisprudence
A titre d’exemple, les juges de la Cour de cassation ont qualifié de présent d’usage un don de 20 000 € d’un mari à son épouse, fait à l’aide d’un prêt, pour l’achat d’une voiture. Pour ce « cadeau d’ anniversaire », la mensualité remboursée par son mari ne représentait malgré tout 20% de son revenu net.
Pas de fiscalité pour le présent d’usage
Les présents d’usage n’ont pas d’incidence fiscale : ils n’entament pas l’abattement légal, il n’y a pas de droits de donation à payer et ils ne sont pas rapportables à la succession du donateur.
Donation : rappel des abattements
Il existe un seuil en dessous duquel la donation n’est pas taxée. Son montant dépend du lien de parenté entre le donateur (celui qui donne) et le donataire (celui qui reçoit).
Actuellement les abattements personnels se chiffrent à :
– 100.000 euros si le donataire est un enfant, un père ou une mère,
– 31.865 euros si le donataire est un petit-enfant,
– 80.724 euros si le donataire est le conjoint du donateur ou son partenaire pacsé,
– 15.932 euros si le donataire est un frère ou une sœur vivant(e) ou représenté(e),
– 7.967 euros si le donataire est un neveu ou une nièce,
– 5.310 euros si le donataire est un arrière-petit-enfant,
Sous certaines conditions, un donataire handicapé a droit à un abattement de 159.325 euros, qui se cumule avec l’abattement personnel.
15 ans pour reconstituer l’abattement
Actuellement, ces abattements peuvent s’appliquer tous les 15 ans, en cas de donation consentie par le même donateur au même donataire (s). Disposition moins connue : il est aussi possible de consentir tous les 15 ans, un don de 31.865 euros, sous forme d’argent et en pleine propriété, au profit d’un enfant, d’un petit-enfant, d’un arrière-petit-enfant ou si le donateur n’en a pas, d’un neveu ou d’une nièce ou par représentation d’un petit-neveu ou d’une petite-nièce. A la double condition que le donataire ait plus de 18 ans. Le donateur moins de 80 ans.
Votre notaire reste votre interlocuteur privilégié pour préparer et optimiser la transmission de votre patrimoine.
J’insiste sur ce dispositif actuel. Sujet bien sûr à un assouplissement ou à un tour de vis en fonction d’un projet de loi de finances. Après la loi spéciale, attendons cette évolution pleine de surprises dans l’instabilité gouvernementale actuelle.
SUSPENSE POUR VOTRE IMPOT SUR LE REVENU
Publié : décembre 13, 2024 Classé dans : Immobilier, Impôts 1 commentaireEn cette fin d’année, flou politique rime avec flou fiscal. Une situation quasi inédite.

En France, nous n’avons pas encore de budget global, mais un projet de loi spéciale pour “garantir la continuité de la vie nationale”.
Présenté en Conseil des ministres ce mercredi 11 décembre, le texte vise à écarter la menace du “shutdown”, l’arrêt de l’administration du pays. « Réduite à quelques articles, la loi spéciale autorise le gouvernement à percevoir les impôts en reconduisant les dispositions de 2024. Ce texte, qui devrait être voté rapidement par le Parlement, ne devrait pas prévoir de nouvelles taxes » analyse Isabelle Fauchon, Ingénieure Patrimoniale chez Neuflize OBC
En attendant, l’incertitude est de mise sur la fiscalité qui s’appliquera aux revenus perçus en 2024. Si l’on ne retombe pas dans les travers de la IVe République, un nouveau projet de loi de finances pour 2025 devrait être rédigé, puis voté au début de l’année prochaine. Ce texte pourrait majorer l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2024. « Mais la rétroactivité d’une hausse de la fiscalité pourrait être censurée par le Conseil constitutionnel, notamment en vertu de la garantie des droits consacrée par l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 » analyse Isabelle Fauchon, Ingénieure Patrimoniale chez Neuflize OBC.
En revanche la censure de sa rétroactivité n’est pas assurée pour la Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR). Cette initiative fiscale imposerait un taux minimal de 20% sur les hauts revenus. En effet le principe de cette contribution était déjà connu en 2024 et approuvé par le Sénat.
Un rappel : déposé le 10 octobre 2024 et finalement censuré, le projet de loi de finances pour 2025 prévoyait, notamment, de créer une contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR). Son principe ? instaurer un taux minimal de revenus de 20%, hors prélèvements sociaux. Résultat : des revenus financiers perçus en 2024 qui, jusqu’alors étaient imposés à un taux maximum de 34% (1), seraient taxés à un taux maximum de 37,2%.
D’autres interrogations subsistent. En particulier pour les propriétaires bailleurs ayant retenu le régime fiscal du loueur en meublé professionnel. Quid du tour de vis sur les locations meublées?.
REAGISSEZ ICI
ASSOCIATION : CONNAISSEZ-VOUS ENFANCES INDIENNES ?
Publié : octobre 28, 2024 Classé dans : Impôts | Tags: Enfances indiennes Commentaires fermés sur ASSOCIATION : CONNAISSEZ-VOUS ENFANCES INDIENNES ?
ACTEUR DE LA PHILANTHROPIE EN FRANCE, CETTE ASSOCIATION SOUTIENT L’EDUCATION DE LA JEUNESSE INDIENNE. EXPLICATIONS
Bientôt 25 ans d’existence pour le projet éducatif de terrain développé dans les bidonvilles du sud de New-Delhi sous le nom de Project WHY (we help youth, nous aidons la jeunesse en français). Initié par la fondation indienne Sri Ram Godurdhun Charitable Trust et Me Anou Bakshi, ce projet a reçu le soutien de l’Unesco dans sa démarche en faveur des « Enfants de la Rue ».
Chaque jour, le Project WHY accueille près de 1000 enfants du bidonville ou des alentours, dans 5 centres différents, pour leur apporter un soutien scolaire en primaire ou secondaire.
Project WHY, c’est aussi une aide à la petite enfance (crèche – Jardin d’enfants), un accueil pour enfants handicapés, deux centres de formation professionnelle pour les femmes, des ateliers informatiques de familiarisation
« Depuis 2003, cette fondation indienne a une antenne exclusive en France : l’association Enfances Indiennes. Ses missions :
° apporter un soutien moral et financier
• encourager des projets individuels de volontariat, si l’on souhaite donner un peu de son temps tout en voyageant et en découvrant une autre culture,
• nouer des projets de partenariat avec des écoles françaises. Et ce, afin que les plus favorisés puissent penser aux plus démunis, dès leur plus jeune âge
• récolter des dons matériels, vêtements et fournitures scolaires notamment » m’explique Xavier Ray, son dirigeant.
Dotée du statut d’œuvre d’intérêt général, l’association Enfances Indiennes contrôle tous les dons versés ou effectués en matériel, afin qu’ils soient utilisés de manière adéquate. Pour la soutenir, vous pouvez effectuer un don en ligne. Fiscalement, ce don vous donne droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66% du montant versé, dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Ainsi par exemple un don de 1.000 euros ne vous coutera que 340 euros.
ENCORE PLUS DE PAUVRETE EN INDE
Un coup de pouce financier d’autant plus nécessaire qu’en Inde les inégalités s’accentuent, selon le récent rapport du World Inequality Lab, analysé par le quotidien économique Les Echos . Le modèle économique de l’actuel Premier ministre a tendance à favoriser l’élite du pays au détriment des populations pauvres.

.
ASSURANCE-VIE : LA TRANSMISSION DANS LE VISEUR
Publié : octobre 18, 2024 Classé dans : Assurance, Impôts | Tags: Assurance-vie Commentaires fermés sur ASSURANCE-VIE : LA TRANSMISSION DANS LE VISEUR
UN TOUR DE VIS FISCAL EST DANS L’AIR POUR LES GROS CONTRATS D ASSURANCE VIE
Lors de la discussion du projet de loi de finances pour 2025, la Commission des finances vient d’adopter un amendement qui remet en cause le régime fiscal de l’assurance vie en matière de succession.
« Avec un encours dépassant 1 900 milliards d’euros, l’assurance vie se positionne, après le Livret A, comme le produit de placement le plus diffusé en France. Plus de 42 % des ménages détiennent un contrat d’assurance vie » analyse de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne.
Gros plan sur l’amendement
L’amendement de député des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Paul Mattei membre du groupe Les Démocrates prévoit « d’aligner la fiscalité de la transmission des contrats d’assurance vie après abattement, sur le modèle des droits de succession en ligne directe ».
Le régime fiscal actuel
° Pour le capital décès issu des primes versées avant 70 ans, un abattement de 152 500 euros s’applique à chacun des bénéficiaires désignés du contrat. En-dessous de ce montant, aucun droit n’est à acquitter. Au-delà de ce montant, les successions sont taxées à 20 % dans la limite d’un plafond fixé à 700 000 euros. Au-delà, elles sont taxées à 31,25 %.
° « Pour le capital décès issu des primes versées après 70 ans, un abattement limité à 30 500 euros est partagé entre tous les bénéficiaires. Et ce, avant de laisser la place aux droits de succession, dont le barème varie selon le degré de parenté entre le défunt et le bénéficiaire » poursuit Philippe Crevel.

Si le Sénat vote aussi cet abattement
« L’amendement adopté prévoit d’appliquer, pour les versements effectués avant les 70 ans du défunt, les même taux au titre des droits de succession que ceux en vigueur pour les successions en ligne directe. Le barème est plus progressif que celui actuellement en vigueur pour l’assurance vie. Après application de l’abattement de 152 500 euros, l’éventuel solde serait taxé à 20 % jusqu’à 552 324 euros, puis à 30 % jusqu’à 902 838 euros, à 40 % jusqu’à 1 805 677 euros et à 45 % au-delà de ce montant » commente Philippe Crevel.
Décodons : si l’amendement est voté en l’état, un abattement de 152 500 € continuerait de s’appliquer pour chaque bénéficiaire du contrat d’assurance-vie pour les primes versées avant 70 ans et après le 13 octobre 1998. Mais la fiscalité en cas de décès, la fiscalité des gros contrats serait donc alourdie.
Une nouvelle tentative du Modem, préparée cette fois-ci en toute complicité avec LFI, vise à déstabiliser une fois de plus le statut de l’assurance vie.
« Rapporter l’assurance vie aux héritages serait une grave faute. Leurs auteurs avaient déjà conçu, sans espoir, un funeste rapport sur la fiscalité des patrimoines, le rapport Mattéi/Sansu, où l’héritage était mis en accusation » estime Gérard Bekerman, Président de l’Afer, qui se mobilise pour protéger les intérêts non seulement de ses 750 000 adhérents, mais aussi de tous les épargnants Français.
DONNEZ VOTRE AVIS ICI

Vos derniers commentaires