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VOUS AVEZ DIT PLACEMENTS FONCIERS ?

AVEC LEUR EPARGNE, LES PARTICULIERS PEUVENT SOUTENIR LES ACTIFS FONCIERS. EXPLICATIONS.

Dans ce blog, j’évoque rarement les placements fonciers. Pourtant se poser la question des enjeux du foncier, c’est s’interroger sur la société de demain. Suite aux deux canicules supportées cet été en France, nous commençons à en prendre conscience. Certains chercheurs se demandent s’il ne faudra pas tôt ou tard s’orienter vers l’agriculture tropicale !

 

En attendant la demande de foncier en France a tendance à être supérieure à l’offre d’après les SAFER (Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural). En particulier dans la région Grand Est regroupant depuis 2017 la Champagne-Ardenne, la Lorraine et l’Alsace. « En 2018,  nous avons examiné en comité technique 3.700 projets agricoles ou viticoles. Seulement 1.070 candidatures ont été retenues, ce qui représente une superficie totale de 5.300 hectares attribués. Or pour satisfaire l’ensemble des candidats, il aurait fallu près de 31.000 hectares supplémentaires de terres agricoles ou viticoles » me confie Marc Moser, Président de la Safer Grand Est.

 

Dans ce contexte, une « Matinale du Foncier » se déroulera mercredi 4 septembre à la Foire de Châlons (51). A cette occasion, la Safer Grand Est présentera le prix des terres et, plus largement, le marché agricole et viticole dans les départements des Ardennes, de l’Aube et de la Marne. Ensuite une table ronde évoquera la stratégie foncière à adopter afin de répondre aux défis de nos territoires.

ATTIRER L’EPARGNE PRIVEE

Tablant sur une nouvelle loi foncière en 2020, Emmanuel Hyest, Président de la Fédération Nationale des Safer, explique : « L’enjeu est maintenant d’inventer un nouveau modèle de régulation, d’imaginer de nouveaux outils. Et ce, sans alourdir le poids du contrôle et de l’administratif sur les exploitations agricoles et les porteurs de projet ».

 

Une des priorités consiste à faire financer des biens fonciers (terres agricoles, vignes, forêts) par l’épargne des particuliers. Un premier pas vient d’être franchi avec un nouveau véhicule d’épargne collective : les GFI (groupements forestiers d’investissement). A la différence des traditionnels GFF (groupements fonciers forestiers), ils n’ont plus besoin d’être vendus sous le manteau. Comprenez sans publicité. A quand des GAI (groupements agricoles d’investissement) pour soutenir l’agriculture française ?