PLACEMENT : ATTENTION AUX RESIDENCES MEDICALISEES
Publié : octobre 26, 2021 Classé dans : Uncategorized 3 Commentaires
SUPPOSE FAIRE FACE AU VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION, LE PLACEMENT DANS DES RESIDENCES DESTINEES AUX PERSONNES DEPENDANTES, PRESENTE DE SERIEUX RISQUES.
Pas un jour, sans qu’on entende parler dans les médias de l’éternelle réforme des retraites. Une fois en inactivité, les ressources des salariés devraient se réduire comme peau de chagrin. Une aubaine pour les « vendeurs » de compléments de retraite. Dans ce secteur, l’immobilier géré soit disant sans soucis, se taille une belle part. Alors qu’il est vivement décrié, l’investissement en résidences de tourisme a tendance à marquer le pas. En revanche le placement en résidences destinées au grand âge, à savoir en EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) suscite l’intérêt d’acteurs peu délicats. Déjà cet été, l’Autorité des marchés financiers mettait en garde le public au sujet de propositions d’investissement dans des biens souvent issues de sites internet usurpaient tout simplement le nom d’acteurs financiers ou de grands groupes du secteur !
Sans surprise, l’AMF recommande aux investisseurs de vérifier que ces pseudo exploitants d’EHPAD disposent bien des garanties ou des autorisations nécessaires. En effet un EHPAD n’est pas un bâtiment comme un autre. Toute ouverture nécessite une autorisation de l’ARS (autorité régionale de santé).
LITIGE AVEC UN EXPLOITANT D’EHPAD
Même en investissant dans un EHPAD piloté par un exploitant reconnu, le placement n’est pas forcément un long fleuve tranquille. Accessible à partir de 100.000 euros dans le neuf et dégageant un rendement proche de 4% par an, ce type d’investissement permet de se retrouver fiscalement dans le régime du LMNP (loueur en meublé non professionnel). Mais il arrive que des exploitants indélicats transfèrent leur agrément émanant de l’ARS à une nouvelle construction dans le même secteur. Et comme un EHPAD se reconvertit difficilement, les investisseurs de la première heure se retrouvent propriétaires d’une « cathédrale dans le désert ». J’ai mis l’accent sur ce danger dans une récente enquête consacrée au logement senior et publiée par le magazine Challenges (N° 711 du 23 septembre 2021).
Comme dans tout immobilier géré, un bail commercial lie les bailleurs à l’exploitant (locataire). Attention, les subtilités des clauses du bail commercial, notamment l’indexation des loyers peuvent présenter un véritable piège. J’en veux pour preuve la procédure engagée par des centaines de copropriétaires à l’encontre de Domus Vie. « Classé parmi les leaders de gestion d’établissements médicalisés, cet exploitant a unilatéralement réduit les loyers de juillet 2021 et réclame des millions d’euros de remboursement aux investisseurs » résume un avocat en charge du dossier. Une nouvelle affaire à suivre à coté de la colère des épargnants dans les résidences affaires.
S’OFFRIR DES VINS A LA VENTE DES HOSPICES DE BEAUNE
Publié : octobre 16, 2021 Classé dans : Uncategorized | Tags: Maison Albert Bichot, Vente des Hospices de Beaune Commentaires fermés sur S’OFFRIR DES VINS A LA VENTE DES HOSPICES DE BEAUNELA MAISON ALBERT BICHOT DEMOCRATISE L’ACCES AUX ENCHERES A PARTIR D’UNE BOUTEILLE DE PRECIEUX NECTAR

C’est une tradition en Bourgogne. Le troisième dimanche de novembre, soit cette année le 21 novembre, se déroule la célèbre vente des Hospices de Beaune fréquentée par des grands acheteurs internationaux. Cette année la 161° vente des vins sera orchestrée par Sotheby’s France.
Depuis 12 ans, la maison de vins Albert Bichot démocratise l’accès aux enchères avec toujours l’achat à partir d’une bouteille parmi 5 vins sélectionnés.
En effet dès 2009, elle a révolutionné les enchères en créant son site internet dédié, qui permet aux particuliers de participer aux enchères des Hospices très simplement.
Sur ce site internet, vous pouvez acheter avant et jusqu’au jour des enchères :
- A partir d’une bouteille seulement parmi une sélection de 5 vins (2 blancs et 3 rouges entre 60 euros et 150 euros) avec la possibilité de personnaliser l’étiquette
- Un fût entier soit288 bouteilles de 75 cl parmi tout le catalogue portant sur 50 vins. Une solution idéale pour un groupe d’amateurs ou pour une entreprise. Issus de la récolte 2021, ces vins seront livrés à la rentrée 2023. Dans l’intervalle ils auront été élevés dans les caves de la Maison, entre 12 à 18 mois.
Bien que la liste précise des 5 vins sera dévoilée fin octobre, retenez que dans les appellations proposées figureront un Beaune, un Savigny, un Pommard, un Pouilly et un Meursault.
APPART CITY : LA COLERE DES EPARGNANTS
Publié : octobre 7, 2021 Classé dans : Uncategorized | Tags: Appart City, résidence de tourisme 1 commentaireSUITE A LA SORTIE DE LA PROCEDURE DE SAUVEGARDE D APPART CITY VOICI UN EXTRAIT DE VOS REACTIONS SUR MON BLOG

« La crise du Covid a souvent bon dos. Les adhérents du SNRT se donnent les recettes et les dupliquent…. Jusqu’à quand les politiques vont-ils fermer les yeux sur ces scandales ? Les PGE n’ont pas été utilisés pour leur destination d’origine, à savoir payer les fournisseurs que nous sommes pendant la crise. Détournés en toute impunité ?
Pour Appartcity, il paraitrait qu’ils ont servi à rembourser le prêt de la Deutsche Bank par anticipation (et donc des dettes antérieures au COVID) ce qui constitue un détournement d’argent public. ..
Que l’Etat ne vienne pas nous dire qu’il a fait son devoir en établissant une charte de bonnes pratiques pour les négociations de loyer Covid. Seuls les bailleurs respectent cette charte. En revanche, ni l’Etat, ni les gestionnaires ne la respectent.
C’est à se demander si le gouvernement n’est pas complice du sacrifice des bailleurs. Mieux vaut s’adresser à la justice en contournant les Tribunaux de Commerce et à la presse pour dénoncer massivement toutes ces pratiques illégales » signale cette révoltée.
Et de poursuivre : « 89% ? Certainement pas. 11% de refus express annoncés, 33% d’accords express annoncés et 56% de non répondants dont bon nombre qui n’ont pas du tout été consultés. Et des résultats de la consultation qui n’ont pas été communiqués aux contrôleurs de la procédure pour qu’ils puissent les vérifier comme il se doit.
Seuls les non répondants réellement consultés pouvaient être comptés comme des accords tacites. Les non répondants non consultés (auxquels le mandataire n’a pas envoyé le projet de plan) et donc exclus de la procédure devaient être comptés comme des refus. Mais les mandataires et le Tribunal ont anormalement décidé de les compter comme des accords tacites.
Des avocats ont fait domicilier des clients, à leur cabinet. Ces bailleurs ont juste reçu un courrier de leur avocat leur disant « qu’ils n’avaient rien à faire » car l’accord de soutien prévoyait « une ratification automatique » du plan. Les particuliers souhaitant choisir eux-mêmes leur réponse ont réclamé par LRAR adressée à leur avocat, leur courrier personnel et formulaire personnel de réponse. Sans le moindre retour de leur avocat, ils ont été privés de leur droit de choisir. D’où une ratification tacite forcée, par rétention de documents ».
Autre commentaire : « Je rebondis sur la partie où vous parlez d’Appart City. Cette société est un mauvais payeur chronique, dans notre résidence sur Nantes, Nous avons procédé à près de 40 commandements de payer en moins de 5 ans entre 2015 et 2019.
Avant la crise COVID, Appart City nous devait des loyers 2019, les taxes d’ordures ménagers sur plusieurs années pourtant réclamées à maintes reprises mais jamais payées, et bien sûr les frais afférents aux commandements de payer des 5 années.
La stratégie de non paiement des loyers est une habitude de ce gestionnaire et la crise COVID une superbe aubaine pour assainir ses comptes sur le dos des bailleurs et des contribuables sous couvert du COVID.
Malveillante, cette société a toujours considéré les bailleurs comme une variable d’ajustement de sa trésorerie. Son train de vie dispendieux était corrigé par les réductions de loyers obtenues par la violence économique et sa stratégie de reprise des paiements, uniquement si vous acceptez les abandons ou réduction de loyers. La seule solution a toujours été la contrainte judiciaire pour ceux ayant ont pu l’obtenir.
Le laxisme du gouvernement sur ce qui s’est passé a donné des idées aux autres gestionnaires qui ne voient plus pourquoi payer les bailleurs alors que d’autres ne sont pas obligés de le faire.
Les tribunaux judiciaires se laissent museler par le tribunal de commerce de Montpellier. Le plus étonnant : les politiques et la grande majorité des médias ne s’y intéressent pas.
Les propriétaires vont devoir réfléchir à une stratégie globale à l’encontre de cette société ».
Extrait du courrier adressé au Ministre de l’Economie : « La crise sanitaire est pour Appart City un élément supplémentaire mettant en exergue son incapacité patente à respecter ses engagements. D’ailleurs dès décembre 2019, le loyer était payé avec un mois de retard ! Les difficultés étaient donc à nouveau devant nous et, ce, avant même la crise sanitaire ! Cela n’a jamais non plus été rappelé !
Ce type de résidence était d’abord destiné aux étudiants – c’était le cas à …, et les gouvernements successifs (y compris celui de la période de cohabitation 1997- 2002) ont fait le choix d’un financement privé et non public. Je n’imagine pas que vous puissiez monsieur le Ministre être en désaccord avec ce choix, sauf à trouver que le taux des prélèvements obligatoires en France est encore insuffisant ! D’ailleurs, et sauf erreur de ma part, le financement privé perdure pour les résidences de services (notamment résidences étudiantes, EPHAD, ….)
….., ce type d’investissement représentait, pour la très grande majorité des acquéreurs, une opération d’épargne de précaution en vue de leur procurer des revenus complémentaires pour la retraite ….. Le terme d’investisseur et la défiscalisation mise systématiquement en avant par la société Appart’City et ceux qui la représentent sont mal venus.
Si nous sommes juridiquement propriétaires de nos biens, nous en sommes dans les faits dépossédés. Devant un preneur aussi peu respectueux et en définitive fort mauvais, la seule solution est la résiliation du bail. Résiliation qui entraîne la reprise par un autre preneur ou une gestion individuelle des studios, mais toujours avec les services, et qui dans les deux cas, préserve donc l’emploi au niveau local des personnels, personnels nécessaires vu la destination de ces immeubles.
Le bail commercial à l’origine était fait pour protéger le preneur qui tenait échoppe au rez-de – chaussée de l’immeuble, le rapport de force étant en faveur du bailleur, propriétaire de l’immeuble.
Le bail commercial protège toujours le preneur, mais ici le rapport de force est du côté du preneur. Vous semblez, Monsieur le Ministre, vous en accommoder or l’Etat a contribué à mettre en place ces résidences et leur financement ». Mon précédent billet.
QUEL SORT POUR LES BAILLEURS D’APPART CITY?
Publié : septembre 26, 2021 Classé dans : Uncategorized | Tags: Appart City, plan de sauvegarde 2 CommentairesLE JUGEMENT DU 14 SEPTEMBRE 2021 DU TRIBUNAL DE COMMERCE DISTINGUE DEUX TYPES DE BAILLEURS, SELON QU’ILS AIENT OU NON ACCEPTE LA CONCILIATION. EXPLICATIONS

Les 89% de bailleurs ont accepté le plan
Pour 2020 : abandon de 4 mois de loyer, report de 2 mois de loyer en 2024 et paiement de 3 mois d’arriérés de loyer, dans le mois suivant l’arrêté du plan de sauvegarde
Pour 2021, les bailleurs ont le choix entre percevoir un loyer fixe de 70% du montant du loyer initial ou loyer variable en fonction du CA. Une option personnelle à choisir en fonction de ses priorités, suite à la sortie de la procédure de sauvegarde.
Les 11% de bailleurs ayant refusé le plan,
D’après le jugement du 14 septembre 2021, ils seront remboursés des loyers 2020 et 2021 donc au moins jusqu’en 2031. Les loyers seront réglés à hauteur de 0,5% pour les 2 premières années, de 5% au titre des années 3 à 9 et à hauteur de 64% pour la dixième année.
Que retenir ? Le principe est que soit on accepte des abandons, soit on refuse. Dans ce dernier cas on est payé à 100% mais avec des délais que la loi dit pouvoir aller jusqu’à 10 ans et dans certains cas 12 ans. Et ce, pour respecter un principe d’égalité de traitement des créanciers. « Le jugement homologuant le plan de sauvegarde d’APPART CITY est relativement classique. Les bailleurs signataires aux termes d’une conciliation ont préféré un paiement rapide de leurs créances, après déduction abandon et report de loyers et des contreparties. Quant aux bailleurs non signataires, ils pourront – sous conditions – obtenir le paiement de leurs créances en 10 ans (dont 64% la dixième année). Mais pour cela, ils devront continuer à entreprendre de multiples procédures pendant une période assez longue, avec un aléa judiciaire, car ces créances seront contestées » commente Me Jacques Gobert, avocat à Marseille. Affaire à suivre

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