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L’effet JO sur la location saisonnière haut de gamme

A Paris, sur le marché du luxe, les loyers de courte durée explosent pendant les Jeux Olympiques.

« Nombre de propriétaires français ou étrangers qui veulent mettre en vente leur bien parisien préfèrent le mettre sur le marché après les JO. Pendant cet événement historique, ils comptent bien le mettre en location saisonnière » constate Richard Tzipine, directeur général de Barnes. A coté de la transaction cet acteur du luxe dispose d’un département location.

Donner son bien en location pendant les JO prévus du 26 juillet au 11 aout, c’est par excellence pratiquer la location saisonnière. Je vous rappelle que la loi autorise les propriétaires à louer leur résidence principale au maximum 120 jours par an. L’année 2024 est à marquer d’une croix blanche. Pour les biens haut de gamme sélectionnés par Barnes, le loyer hebdomadaire atteint trois fois le prix hors période JO.  Il se chiffre au minimum à 35.000 euros/semaine. Et au maximum via Barnes ? Un propriétaire a déjà loué pour deux semaines, sa résidence principale située au Champ de Mars, avec vue directe sur la Tour Eiffel à plus de 100.000 euros la semaine. Pour ce prix, le locataire indien dispose d’un appartement de 550 m2, avec 8 chambres et une superbe terrasse.

LES 6 CRITERES D’UN BIEN HAUT DE GAMME

  • Superficie d’au moins 120 m2 ;
  • 2 chambres minimum avec chacune sa salle de bains ;
  • Climatisation indispensable pour la clientèle anglo-saxonne ;
  • Un « plus » : terrasse, vue monument ou Seine ou proximité immédiate des sites des JO ;
  • Luxueuse décoration récente ;
  • Design contemporain, moderne et épuré le plus demandé ;

Pour ces biens haut de gamme, les prix de location démarrent à 35.000 euros/semaine. Sept arrondissements sont particulièrement demandés : I°, II°, VI°,VII°, XVIII°,XVI° et XVII°.

Dans un prochain billet de mon blog, j’évoquerai la location saisonnière pendant les JO pour les biens courants. Avec de bons plans à la base, pour les propriétaires souhaitant rentabiliser leur résidence principale ou optimiser un bien locatif.


ASSURANCE-VIE : GROS PLAN SUR L’AFER

Deux nouveautés à l’AFER pour les multisupports de l’Afer : une garantie plancher plus généreuse et l’introduction d’un mandat de gestion

Avec près de 760.000 adhérents et un encours de 55 milliards d’euros, l’Afer pèse lourd dans le monde des associations d’assurés. Au titre de 2023, le taux de rendement de son fonds garanti en euros ressort à 2,22% net de frais de gestion et hors prélèvements sociaux contre 2,01% en 2022.

Cette année, les taux de rendement font le grand écart. Jugez un peu : 0 % pour le fonds en euros immobilier Sécurité Pierre Euro. Mais 4,45 % pour Corum Life, fonds en euros misant sur la nouvelle donne obligataire. Pour le marché, le taux moyen des fonds en euros au titre de 2023, devrait tourner autour de 2,65 %.

 « On ne donne pas ce qu’on veut, pour briller. On donne ce qu’on peut pour assurer dans le temps la sécurité de notre épargne » précisé Gérard Bekerman, président de l’Afer. La hausse du taux de l’Afer se poursuit dans le contexte de remontée des taux et sans prélèvement exceptionnel sur la PPB (Provision pour Participation aux Bénéfices). Ce mécanisme permet de distribuer une partie des bénéfices réalisés par l’assureur, aux assurés.

 « La qualité d’un contrat d’assurance vie se juge dans le temps. Depuis bientôt un demi-siècle, nous défendons nos valeurs, nos adhérents.  La  moyenne du rendement de notre fonds euro ressort depuis 2005 à plus de 3 % » poursuit Gérard Bekerman.
Par ailleurs l’Afer dispose d’un large choix d’unités de compte. Avec ce type de support, le risque financier est transféré à l’assuré. Résultat : l’investissement sur un support en unités de compte présente un risque de perte en capital.

UNE GARANTIE PLANCHER AVANT 80 ANS

La garantie plancher garantit aux bénéficiaires, en cas de décès de l’adhérent, de percevoir au minimum le montant des sommes investies nettes de frais sur le contrat (sous déduction des rachats et des arbitrages). Et ce, quelle que soit l’évolution de ces supports. Son coût reste inchangé à 0,055 % de l’épargne couverte par cette garantie.

Depuis le 1er janvier 2024, elle s’applique avant son 80ème anniversaire –contre son 75ème anniversaire auparavant. Le calcul du montant garanti est mutualisé entre tous les supports en unités de compte et Afer Eurocroissance.

UN MANDAT DE GESTION

En proposant cette option, l’Afer emboite le pas de compagnies comme par exemple Générali et AG2R La Mondiale.  Conseillée par Ofi Invest Asset Management , la gestion sous mandat (GSM) permet aux assurés de déléguer aux co-assureurs (Abeille Vie et Abeille Épargne Retraite), la gestion d’une partie de leur épargne.
Une manière de diversifier son épargne et de rechercher de la performance sur les marchés financiers, en fonction de son profil d’investisseur : prudent, équilibre et dynamique.
La gamme de la Gestion Sous Mandat donne accès à un grand choix de supports en unités de compte avec des secteurs d’activités et zones géographiques varié. Et ce, à partir de 100€ pour les versements ponctuels et de 50€ pour les versements programmés. Fixés à 0,25%, les frais de mandat annuels s’ajoutent aux frais de gestion annuels.

 Enfin pour piloter leur contrat, les assurés peuvent associer gestion libre et gestion sous mandat.

Au fil du temps, cette association a eu une histoire mouvementée.


FLOU SUR LA LOCATION TOURISTIQUE DE COURTE DUREE

Du rififi sur l’imposition des revenus issus de la location de meublés de tourisme non classés. A ce jour, le flou subsiste.

D’abord l’article 45 de la loi de finances pour 2024 modifie sérieusement l’imposition des revenus issus de  location de meublés de tourisme non classés, perçus en 2023 ! Elle s’applique donc de manière rétroactive. Et surtout comme l’explique Me Hugues Martin, avocat associé chez Fiducial Legal dans le giron du groupe Lamy, si l’on s’en tient littéralement à la lettre :

« L’article 45 de la loi de finances pour 2024 modifie le champ d’application du régime micro BIC aux meublés de tourisme et ce (à défaut de précisions), dès les revenus 2023 qui devront être déclarés en 2024. Résultat : les locations de meublés de tourisme non classés ne pourront être imposées au régime micro BIC que dans la limite de 15.000 € de recette contre 188.700 € auparavant. Et ce,  avec un abattement de 30 % contre 71 % auparavant ». D’où un sérieux tour de vis, si vous faites de la location de meublés de tourisme non classés. Au moins en théorie.

PATIENTER POUR UNE RECTIFICATION ?

En pratique, le régime devrait évoluer. «  Le gouvernement a lui-même indiqué que l’adoption de ce dispositif résultait d’une « erreur » et fait état de sa volonté de le modifier. D’où la probabilité qu’il soit modifié et ne s’applique pas aux revenus 2024 » poursuit Me Hugues Martin, avocat fiscaliste à Lyon et à Paris. Encore faut-il que Bercy corrige la donne rapidement, c’est-à-dire avant la déclaration des fameux revenus des encaissés en 2023.

A ce stade, les meublés de tourisme classés continuent de bénéficier de l’ancien régime (abattement de 71 % dans la limite de 188.700 € de recette).

Meublés de tourisme classés ou non, ce couac des parlementaires lors du vote de la loi de finances pour 2024 illustre l’extrême complexité de notre fiscalité. A quand une remise à plat et une grande simplification de l’imposition du bailleur privé ?

Que pensez-vous de ce couac gouvernemental? RÉAGISSEZ ICI


Sri-Lanka : l’île resplendissante

En solo, en famille ou en petit groupe, rendez-vous au Sri Lanka, une superbe destination épargnée du tourisme de masse. En hiver, privilégiez l’Ouest de l’île. Et en été, l’Est.

Plage près de Galle, en fin de journée, juste après un orage tropical. Photo MD

En cette fin d’année, je vous emmène en Asie, plus précisément au Sri-Lanka – anciennement Ceylan- une île baignée par l’Océan Indien. Et au nord, par le Golfe du Bengale. Justement seulement 32 km séparent le nord de cette île multiculturelle du Sud de l’Inde, d’où viennent des hindouistes ou tamouls qui représentent 15% de la population. Quant aux Cinghalais – 75% de la population- ils sont surtout bouddhistes. A l’exception des Chrétiens convertis lors de l’occupation portugaise. D’ailleurs la présence de nombreuses églises à Negombo, située à 37km au nord de la capitale Colombo, lui vaut le surnom de Little Rome. 

Et pour compléter la mosaïque religieuse, des musulmans sont aussi présents sur l’île. A un croisement, il n’est pas rare de voir un temple bouddhiste, un autre hindouiste, une église, et parfois une mosquée.

Sur ses 65.610 km2, le Sri Lanka compte 22 millions d’habitants et une forte diaspora au Canada, en Australie, en France…

8 sites au patrimoine mondial de l’Unesco

Avec ses 8 sites (6 culturels et 2 naturels) inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Sri Lanka a de quoi ravir les touristes avides de culture et d’histoire. Au lieu de vous les lister, je vous signale mes trois préférés :

Kandy,la capitale culturelle de l’île (500 m d’altitude) est la deuxième plus grande ville du pays abrite le site du temple de la Dent du Bouddha, célèbre lieu de pèlerinage. Avec ses bâtiments coloniaux et notamment the Queen Hotel, elle a conservé son allure britannique.

La ville ancienne de Sigiriya abrite le Rocher du Lion. Sur un piton rocheux culminant à 370 mètres, se trouvent les ruines d’un palais et d’une forteresse, des galeries avec de fascinantes fresques, les célèbres demoiselles de Sigiriya. Equipez vous de bonnes chaussures pour monter les 1.200 marches. Et ensuite les descendre. (Pour les étrangers, le ticket d’entrée est facturé 30 $, un montant énorme pour les locaux).

La vieille ville de Galle et ses fortifications. Fondée au XVIe siècle par les Portugais, elle atteint son apogée au XVIIIe siècle avec les colonies néerlandaises. Construite par les Européens dans le sud et le sud-est de l’Asie, cette ville fortifiée illustre bien les interactions entre les styles architecturaux européens et les traditions sud-asiatiques.

Oui, je suis injuste vis-à-vis des autres sites Unesco ou non. Il vous suffit de vous reporter à un guide pour les découvrir avant de préparer votre voyage.

Entre les bus, les motos, les tuks-tuks et parfois les buffles,  la circulation s’avère très sportive au Sri Lanka. Mieux vaut prendre un circuit. Ainsi par exemple Tui France avec Nouvelles Frontières signe 6 circuits accompagnés et 2 circuits privés, proposés à des dates flexibles. « Nos clients apprécient le triangle culturel, les sites archéologiques traditionnels et des  découvertes naturelles du pays : randonnées et visites de sites moins touristiques comme la région de Knuckles, forêt de Sinharâja. Ils peuvent aussi passer une  nuit chez l’habitant ou dans un monastère, afin de saisir cette destination variée » m’explique Grégory Gérard, Directeur de la production Nouvelles Frontières.

Loin d’être une destination de tourisme de masse, le Sri Lanka s’apprécie pour ces temples, ses plantations de thé, ses plages, ses parcs nationaux. And so on.

Dans un bus en compagnie d’un moine, sous la protection de Bouddha et d’une déesse hindoue. Photo MD

Bon à savoir : au départ de Paris, seule la compagnie Sri Lankan Airlines dessert la destination sans faire d’escale.