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IMMOBILIER : LES ABUS DANS LES AIDES AU LOGEMENT

CHAMPIONNE DE L’ ASSISTANAT, LA FRANCE EST GENEREUSE EN MATIERE D’ AIDES AU LOGEMENT. DE PLUS ELLE ENCOURAGE L’INVESTISSEMENT LOCATIF LORSQUE LE MARCHE IMMOBILIER SE PORTE BIEN. UN CONTRESENS ?

 

En France, il ne se passe pas un jour sans évoquer le déficit budgétaire. Dans le même temps, notre pays se positionne comme la championne de l’assistanat.

En 2013, nos dépenses sociales tricolores ont totalisé 33% du PIB (Produit intérieur Brut), contre seulement 20% aux USA et 18,2%, selon « Les enquêtes du contribuable » publiées par l’OCDE. D’ailleurs dans son numéro daté du 1er mai 2014, l’hebdomadaire Valeurs Actuelles a titré sur sa couverture : « Ces assistés qui ruinent la France ».

« Avec un coût de 39.50 milliards d’euros pour les finances publiques, la politique du logement est extrêmement coûteuse. Au regard des sommes monumentales investies, l’impact économique n’est franchement pas au rendez-vous aujourd’hui » m’explique Denys Brunel, le président de La Chambre des Propriétaires.

De son coté, le PS Didier Migaud, président de la Cour des comptes, ne s’y est pas trompé. Les rapports consacrés au logement par cette institution débouchent sur des mêmes similaires :  les dispositifs complexes et onéreux se multiplient. Et les aides versées aux citoyens ne sont pas ciblées.

 

Les aides personnelles au logement

 

D’après une étude récente de la CAF (Caisse d’allocations familiales), les aides personnelles au logement représentent plus de 16 milliards d’euros par an en France. Malgré ces énormes dépenses, les conditions d’accès au logement restent difficiles. Et les inégalités territoriales subsistent.

Pointant du doigt la distribution excessive d’argent public, Denis Denys Brunel souligne que la France se place parmi les pays d’Europe dépensant le plus par habitant pour le logement. Et les résultats restent particulièrement médiocres : maintien de la pénurie de logements dans les zones « tendues » (région parisienne, grandes métropoles), amplifié par les effets de la loi ALUR, concoctée par Cécile Duflot. La solution ? mieux moduler les aides et consacrer le surplus ainsi dégagé à la relance de la construction de logements neufs.

Pour ma part, je constate que les dispositifs de défiscalisation ont toujours encouragé l’investissement locatif et étaient plus attractifs lorsque le marché de l’immobilier résidentiel se portait bien. D’une certaine manière ils ont entretenu la spirale haussière des prix ! Qu’en pensez-vous ? Merci d’avance pour vos témoignages. Vous pouvez vous abonner à mon blog (c’est gratuit).

 

Enfin, avant fin mai, je reviens cette fois, avec un billet nettement plus ludique (croisière). A bientôt.


VINS : RECORD A LA VENTE DES HOSPICES DE BEAUNE

La plus modeste récolte depuis 30 ans, mais un volume d’affaires record lors de la plus ancienne vente de charité du monde, qui s’est déroulée le dimanche 17 novembre à Beaune (Cote d’Or).

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Avec Clotilde Courau, Yan-Hong Cao, propriétaire d’une chaîne de magasins, de plantations de thés, de carrières de jade en Chine, à qui la pièce des présidents a été adjugée

Bourgogne 2013, un millésime rare et précieux. Avec seulement  443 pièces – 30 cuvées de vin rouge et 13 de vin blanc, la 153° vente des Hospices de Beaune (Cote d’Or) a battu des records, le dimanche 17 novembre.

Avec la Pièce des Présidents et les alcools, l’ensemble de la vente totalise 6,3 millions d’euros contre 5,9 millions d’euros en 2012.  «Malgré la plus modeste récolte depuis 30 ans, ce résultat a établi un nouveau record pour la vente de charité des vins des Hospices de Beaune. Des enchérisseurs de plus de 21 pays se sont affrontés avec vigueur sur ces 43 cuvées » me confie Michael Gane, directeur du département vins chez Christie’s à Paris.

Les actions  de cette maison de vente pour promouvoir les vins des Hospices en Asie semblent porter leurs fruits. D’ailleurs c’est la première fois, que j’ai vu autant d’ Asiatiques suivre et participer à la vente à Beaune. D’autres intervenaient par téléphone ou par internet.

UNE FEMME D’ AFFAIRES CHINOISE

Un signe qui ne trompe pas : la médiatique pièce des Présidents a été acquise par une chinoise Yan Hong Cao. Petit rappel : depuis 1978, les Hospices de Beaune soutiennent chaque année une ou plusieurs oeuvres caritatives en leur versant les profits de la mise en vente de ce tonneau de 456 litres. Grâce à la mobilisation de Clotilde Courau, Présidente de cette vente et de Jean-Pierre Castaldi (qui a remplacé Laurent Gerra), cette « double pièce » de Premier Cru Meursault-Genevrières, Cuvée Philippe le Bon, a été acquise pour la somme de 131.000 euros par Didier Voland pour le compte de cette amatrice et femme d’affaires chinoise.

Dans l’édition 2013 de cette Vente, voici les cuvées de vins rouges les plus emblématiques: Le Clos de la Roche, avec un prix moyen pour une pièce de 63.166 euros. Lors de chaque adjudication, le public applaudissait le résultat. Sans oublier le sublime Mazis-Chambertin et les trois cuvées de Corton Grand-Cru, que j’avais dégustées samedi aux Hospices.

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« Parmi les grands crus blancs, retenons les beaux prix obtenus pour Batard-Montrachet Dames de Flandres, Corton-Vergennes Paul Chanson et Corton-Charlemagne Roi Soleil ; ces deux derniers ont obtenus de records absolus. Ces beaux résultats confirment la qualité du travail des équipes des Hospices de Beaune et leurs vins exceptionnels en 2013 » m’explique Anthony Hanson, Master of Wine, Senior Consultant de Christie’s pour la vente.

Deux interrogations. Reste à connaître la part de la spéculation dans ces enchères record. Et dans quelles limites, les négociants répercuteront ces hausses de prix dans leurs tarifs.

Le montant total des enchères s’élève à 6.305.002 euros (frais inclus)

Les 333 pièces de vins rouges et les 110 pièces de blancs totalisent 6.168.122 euros (frais inclus)

La Pièce des Présidents : 131.000 euros

Les vins blancs : + 20%

Les vins rouges : + 28%

Prix moyen pour une pièce (peu significatif) : 13.013 euros, +26.6% (10.278 euros en 2012)


NORVEGE : VOYAGER A BORD DE L’EXPRESS COTIER (2)

De superbes escales ponctuent  la route maritime de l’Express Côtier en Norvège. Voici les principales étapes du trajet au départ de Bergen jusqu’à Kirkenes, soit la traversée Sud vers le Nord. D’autres escales sont prévues dans le parcours Nord vers le Sud.

Panorama sur le Geirangerfjord, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO

Un voyage maritime à bord de l’Express Côtier, exploité par Hurtigruten, ne fait pas seulement rêver les étrangers. Comme le placement des passagers est libre au restaurant lors du déjeuner, c’est un moment privilégié pour nouer connaissance. Une quadra en compagnie de son père me confie : « Pour nous norvégiens, c’est une ligne de légende, à emprunter au moins une fois dans sa vie ».

Trente quatre escales ponctuent le trajet départ de Bergen jusqu’à Kirkenes, soit la traversée du Sud vers le Nord et celle du  Nord vers le Sud. Lors des escales, deux possibilités. Visiter en solo ce qui limite les possibilités compte tenu de la durée relativement courte des escales. Au mieux quelques heures. Ou acheter des excursions lors de la réservation de son voyage ou à bord. Seul hic, leur prix relativement élevé, ce qui peut constituer un second budget de voyage.

Hurtigruten - carte express cotier

Les escales de l’Express Côtier

Cependant certaines visites restent incontournables. C’est le cas par exemple le Geirangerfjord, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et où la croisière ne peut s’effectuer qu’à la belle saison. Le navire jette l’ancre dans la mer de Norvège et un autre bateau l’aborde pour recevoir les passagers et les conduire à quai à Geiranger. Ce fjord s’étend sur plus de 100 km de Geiranger à Alesund.

Une fois débarqués, avec les passagers ayant pris cette excursion nous empruntons la route des Aigles, afin de profiter de vues magnifiques sur ce fjord. Changement de décor lorsque nous prenons le ferry jusqu’à la gorge de Gudbrandsjuvet, zone alpine. La balade se termine par la descente de la route des Trolls, avec ses 11 lacets menant au fond de la vallée. Crise de l’euro oblige, notre guide est grec !

Suivent deux escales où nous découvrons la ville tous seuls. Alesund réputée pour ses bâtiments Art Nouveau. Et pour la petite histoire, cette ville fut détruite par un incendie en 1904, puis reconstruite dans le style du début du siècle dernier. Les façades ont du charme, mais ne valent pas celles de Tallinn en Estonie.

Trondheim et ses docks transformés en habitation

Trondheim, l’ancienne capitale historique, fut fondée par le roi Viking Olav Tryggvason dès 997. Elle abrite la cathédrale Nidaros, l’un des plus beaux monuments de l’art gothique d’Europe du Nord. Dans un musée adjacent, nous admirons des couronnes royales et nous contentons des légendes en anglais.

Au bout d’un certain temps de navigation, nous franchissons le cercle polaire arctique, cette ligne  qui  traverse la péninsule scandinave, (Norvège, Suède et Finlande), l’Islande, le Groenland, le nord de la Russie et le nord du continent américain (Canada et Alaska). Situé sur le parallèle de 66° 33′ 44″ de latitude nord, il s’agit de la latitude la plus méridionale. A ce niveau, en théorie, il est possible d’observer le soleil de minuit dans l’hémisphère nord. En pratique, en raison du temps nuageux, nous n’avons pas pu admirer le soleil de minuit.

Puis nous faisons escale à Tromso, un port implanté à proximité de l’océan Arctique. Construite en 1965 sur un promontoire,  la  » cathédrale arctique  » de Tromso n’est qu’une église.  Cet « Opéra de Norvège », en comparaison à l’Opéra House de Sydney est bien visible par sa couleur immaculée et sa forme dépouillée. Je préfère nettement la cathédrale de Tromso, la seule cathédrale en bois de Norvège, plus authentique.

Le Cap Nord, le point le plus septentrional du continent. Plus que cet endroit de bout du monde, très venteux, c’est le trajet y menant qui en vaut la peine. Pour arriver sur ce plateau situé à 307 mètres au dessus de la mer, nous traversons pendant près d’une heure, des espaces très arides, sans aucune végétation. Seul bémol : depuis quelques années, le Cap Nord est exploité comme une attraction touristique, ce qui en gâche un peu le charme. Cependant ce voyage à bord de l‘Express Côtier restera un grand moment à renouveler. Sans doute vers mars-avril : certes les température sont nettement plus basses qu’en été. Mais à cette période, nous aurons peut-être la chance d’observer les aurores boréales au Nord.  Cette destination vous tente : rendez-vous sur  le photoblog d’un fin connaisseur de l’Océan Arctique.

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Le Cap Nord (Copyright Gerhard Schlecht)


IMMOBILIER : LA BAISSE DES PRIX SE FAIT ATTENDRE

Le scénario d’un décrochement des prix des logements n’ a pas encore vraiment eu lieu.  La diminution du volume de transactions ne se traduit pas forcément par une glissade des valeurs. 

Depuis l’élection de François Hollande, le marché de l’immobilier résidentiel a changé de cap. Certes les volumes de transaction ont sérieusement chuté. Et les experts du Crédit Foncier que je viens de rencontrer tablent sur un volume de vente dans l’ancien de 630.000 cette année, contre 709.000 en 2012. Et même de 805.000 en 2011. Soit un recul  prévisionnel de près de 22% en 2013 par rapport à 2011. Ce recul s’explique par le fort attentisme des ménages nourri par les inquiétudes sur la situation économique.

 

Une évolution des prix différentiée

« Pour autant, la diminution du volume de transactions ne se traduit pas forcément par un repli des prix. L’évolution de ces derniers est, en effet, très disparate. En Île-de-France comme en province, les prix se maintiennent dans les centres-villes, voire progressent. En revanche, ils s’ajustent à la baisse dans les secteurs périphériques éloignés des agglomérations » note le Crédit Foncier dans sa dernière étude trimestrielle

A Paris, où globalement les prix de l’ancien stagnent sur un an, la moitié des arrondissements affiche un retrait (de 0,4 % à 11,5 %), lorsque l’autre moitié est en légère hausse (entre 0 et + 2 %).

Prévisions du Crédit Foncier : « Cette disparité des prix de l’ancien devrait perdurer dans les mois à venir. Sur les marchés où l’offre est inférieure à la demande, comme à Paris et dans les centres des grandes métropoles régionales, les prix resteront sous tension. Ailleurs, l’exigence des acheteurs devrait encore augmenter, ce qui se traduira par une sélectivité accrue des biens et une augmentation des marges de négociation ».

A cette analyse, j’ajouterai une approche supplémentaire : la sévère sanction des défauts. Mauvaise localisation, nuisance sonore, travaux, autant de facteurs qui réduisent le prix. Et ce, même sur un marché tendu comme celui de la région parisienne.

 

Des freins psychologiques

« Aujourd’hui les rares acquéreurs sont prêts à renoncer à acheter si le prix dépasse de 10.000 euros, voire de 5.000 euros leur budget » me confie un agent immobilier installé à 5 km de la capitale ! D’autant qu’ils misent sur un marché baissier. D’autres craignent un krach.

Maigre consolation pour les acquéreurs : l’évolution des taux d’intérêt. Actuellement les taux nominaux (hors assurance et frais divers) se situent en dessous du seuil de 3% en s’établissant à 2,97% contre 3,91% au premier trimestre. Grosso modo, avec la détente des taux d’intérêt les candidats à l’achat ont gagné 5% de pouvoir d’achat.  Mais ce gain ne permet pas de gommer les lourds freins psychologiques, qui bloquent toute initiative d’achat.

Alors, quand arrivera-t-elle cette glissade des prix des logements ?